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lundi 27 février 2017

BRIAN ADAMS par metalmp


Auteur : metalmp - source http://www.metal-integral.com Bryan ADAMS fait partie de ces artistes dont le parcours a souvent flirté, en début de carrière le plus souvent, avec les limites du Rock et du Hard. Si sa percée en France fut moins facile qu'ailleurs, une fois installé, son succès ne s'est jamais démenti. Chez Metal Intégral, nous sommes plusieurs à aimer son oeuvre, alors son futur passage au Zénith de Paris le 5 décembre prochain est donc pour nous, pour moi, l'occasion de faire un retour un peu différent sur le parcours de ce rocker pas comme les autres. Petit voyage dans le temps... J'ai découvert Bryan ADAMS un peu par hasard, en 1983, au cours d'un voyage aux USA pour voir mon géniteur. Eh, oui, parents divorcés, vivant chacun d'un côté de l'Atlantique, une à deux fois par an je me rendais, adolescent, dans ma Caroline du Nord natale. C'était une époque où il était possible de voyager vers et depuis les USA (et le Canada) avec 2 bagages de soute ne dépassant pas - chacun - 32 kilos... En plus, les compagnies aériennes étaient tolérantes sur les bagages cabine... Je revenais généralement avec un sac US rempli à en craquer de disques, de mes découvertes musicales (que je gardais avec moi précieusement en cabine, ainsi que ma mallette photo, mon sac d'achats en duty free et les demi douzaines de cartouches de clopes que je n'avais pas pu mettre dans mes bagages de soute...) , et une valise pleine de BD, de magazines et de livres. Les divorces, ça peut avoir ses bons côtés... C'était une époque, aussi, où, aux USA la modernité se nommait MTV... MTV, justement. Naissante, la chaine passait en boucle des vidéos toutes aussi hypnothisantes les unes que les autres, de tous les styles. Et en bon fan de métal que je suis, j'avais aussi mes racines dans le rock. Dur, FM, mais généralement moins décrié que cette sauvagerie de Hard Rock. Celui des ROLLING STONES, THE POLICE, THE PRENTENDERS, bien sûr, mais aussi celui avec un sérieux penchant Hard, celui de TELEPHONE. Et celui de Bryan ADAMS. Ma première "rencontre" avec le Canadien remonte à 1983, par le biais de cette merveille qu'était donc MTV qui diffusait à intervalles régulier la vidéo de Cuts Like A Knife. Il traduisait alors et de façon pertinente à mes yeux et oreilles l'univers des ados pubères dans toute sa splendeur. Forcément, j'ai craqué. Parce que ce que j'entendais me correspondait, me parlait, même. Inutile de dire que je me suis rapidement procuré Cuts Like A Knife, son troisième album paru en 1983. Et que, de retour à Paris (mon père n'ayant pas de chaine Hi-Fi, il me fallait patienter...), il a encore plus rapidement fait partie de ma playlist régulière. Cuts Like A Knife était composé d'un mélange dosant savamment énergie dévastatrice, électrisante et douceur. Les ballades (Straight From The Heart, The Best Is Yet To Come) côtoyant avec une remarquable aisance les chansons plus directes (dont The Only One, Take Me Back, Cuts Like A Knife ou le plus passe-partout I'm Ready) frappaient au coeur. L'année suivante, j'étais impatient de retrouver ma famille américaine. Tellement d'ailleurs que j'y ai passé les vacances de Pâques puis l'été 1984. Tu t'en fous de ma vie ? T'as bien raison, j'arrête. Mais qu'est-ce que j'ai pu en rapporter de disques cette année là ! Dont l'extraordinaire Reckless, une merveille taillée dans le rock le plus pur qui soit. En écoutant cet album, une question se pose : qu'y a-t-il à jeter ? Sur les dix titres, rien. Absolument rien. De la première attaque de One Night Love Affair à la conclusion de Ain't Gonna Cry (intéressant le lien, non ?), en passant par She's Only Happy When She's Dancing à Kids Wanna Rock, le duo avec la tigresse Tina TURNER It's Only Love, le direct Run To You , le mid-tempo Somebody, ou encore la ballade Heaven, tout fait vibrer. Me fait vibrer, aujourd'hui encore. Et puis, il y a Summer of '69. L'histoire, l'autobiographie de Bryan ADAMS et de son groupe. Des potes qui se retrouvent autour de la musique et qui font tout pour en vivre. Qui n'a pas rêvé de gloire en s'excitant sur sa guitare en carton ? Quel amateur de Rock ne s'est pas retrouvé dans ces textes (non, je n'ai pas eu ma première guitare en 1969, ni ne l'ai achetée dans un dépôt vente, trop jeune pour ça...) ? Cet album, je l'ai usé tellement j'ai pu l'écouter, en vinyle, en cassette...seul le CD a décidé de survivre ! De retour en France, j'ai beau parler du gaillard autour de moi, personne ne semble connaitre le Canadien malgré les quelques millions d'exemplaires vendus de Reckless... Il n'y en a, en 1984 que pour The Boss, Bruce SPRINGSTEEN et son Born In The USA (que j'adore également) ou à la limite John Cougar MELLENCAMP dont le Uh-Huh de 83 est annonciateur du Scarecrow à venir). N'empêche... Reckless fait encore partie des albums que j'embarque sur les routes régulièrement. Puis, le drame frappe Bryan ADAMS : la mort de son père le touche au point que son album suivant en est marqué de bout en bout. Plus sombre, ou en tout cas plus grave et moins joyeux, Into The Fire (1987) fait passer le jeune rocker à l'âge adulte. La contradiction est omniprésente : après une photo sombre pour Reckless, Bryan ADAMS, qui vit des moments de deuil, s'expose sur la pochette de son album en pleine lumière. Et ce titre, Into The Fire n'est-il pas illogique au regard de l'eau qui entoure le guitariste chanteur qui pose, sur cette même pochette, devant le Potomac (je crois) ? Le contenu musical est tout aussi perturbant, les chansons étant interprété avec une joie mêlée de mélancolie, faisant de cet album le plus personnel de Bryan ADAMS. La vie continue pourtant, et son label de toujours, A&M n'est pas prêt de le lâcher. Si la France fait encore la sourde oreille, nos voisins anglais et belges, eux, l'accueillent à bras ouverts. Sous une pluie battante, Bryan ADAMS et son groupe jouent à Werchter, en Belgique, devant 50 000 personnes. Il en est ressorti l'extraordinaire Live! Live! Live! (uniquement disponible dans un premier temps en import...) Tout au long de l'album se dégage une intensité électrique qui en fait un de mes albums live préférés (que je classe volontiers du côté de If You Want Blood, Life After Death, Made In Japan ou Trust (tournée Répression dans l'Hexagone) - pas besoin de vous citer les auteurs respectifs, j'espère ? Tout est là, brut de décoffrage, de hits et des hymnes tels un parfait résumé d'une déjà riche carrière. Et puis 1991 est arrivé. Waking Up The Neighbours déboule avec un changement notable : Bob CLEARMOUNTAIN, qui a co-produit tous les albums précédents de Bryan ADAMS, n'est plus de la partie. Bryan ADAMS a choisi de travailler avec Robert John "Mutt" LANGE. Le génial Mutt LANGE. Celui qui a propulsé quatre ans auparavant DEF LEPPARD à des sommets jamais fantasmés grâce à Hysteria, celui là même qui fit de même bien plus tôt avec ACDC (Highway To Hell en 1979 ou Back In Black en 1980) ou FOREIGNER (4 en 1980) pour n'en citer que trop peu. Les portes vont-elles enfin s'ouvrir en France ? Le 30 juin 1991, je vois, enfin, Bryan ADAMS pour la première fois sur scène ! Il doit jouer les chauffeurs de salle pour ZZ TOP, en plein tournée Recycler (1990). Je suis impatient de voir ce qu'il donne live. Plus que mes voisins dont j'entends quelques bribes de conversation. "Qui c'est le gars qui ouvre ? - J'en sais rien, fait chier ces nouveaux, pourraient prendre quelqu'un qu'on connait, non ?" (je vous prometsque c'est vrai, j'étais assis à leur gauche !) Eh ben, pinaise (comme dirait Ben), il a mis le feu ! Et le public a commencé à se rendre compte du phénomène lorsque Bryan ADAMS a annoncé un titre que les radios diffusaient alors en boucle : celui qui illustrait la BO du film Robin Des Bois, Prince Des Voleurs qui sortait sur les écrans au mois d'août, avec Kevin COSTNER. Un titre, sirupeux au possible allait propulser, en France, Bryan ADAMS au firmament : (Everything I Do) I Do It For You. Et comme ce fut le cas sept ans avant avec SCORPIONS (Still Loving You), cette ballade devait, en France, occulter le reste, les Is Your Mama Gonna Miss Ya, Hey Honey - I'm Packin' You In, Not Guilty ou House Arrest, autres brûlots rock énervé... Le succès en France doit-il passer par la ballade ? (Bryan ADAMS signera par la suite plusieurs chansons pour des films, pas toujours des réussites, ces films, d'ailleurs, à l'image de Les Trois Mousquetaires en 93, pour un trio mielleux avec Sting et Rod STEWART sur le titre All For One...) N'empêche, il est au top, le bougre, et revient six mois plus tard, en tête d'affiche, à Paris où il joue, le 2 décembre 1991 à l'Elysée Montmartre. La machine est elle lancée ? La tournée mondiale dans laquelle il s'est engagé l'éloigne naturellement des studios, quelques années en tout cas. Un temps mis à profit pour sortir une compilation, So Far So Good (1993), s'offrir Bercy en tête d'affiche le 20 juillet 1994, et repartir au travail. Bryan ADAMS reparait en 1996 avec 18 'Til I Die, un album rock efficace, qui cache un humour que l'on n'attendait pas forcément de lui : The Only Thing That Looks Good On Me Is You ou I Wanna Be (Your Underwear) illustrent parfaitement le Bryan ADAMS nouveau, celui produit par Mutt LANGE, qui lui apporte un son moins rugueux, et plus passe partout. un Bryan ADAMS qui cherche cependant à renouer avec le rock direct, fun et insouciant qui a fait son succès. J'avais quitté Paris deux ans auparavant, et, forcément, les concerts de taille se limitant à une ou deux grandes villes françaises, il me fut dès lors impossible de le voir de nouveau sur scène. Bien qu'ayant continué de suivre ses productions, j'ai trouvé MTV Unplugged (1997) et On A Day Like Today (1998) moins percutants. La flamme brute semblait avoir disparue, et Bryan ADAMS se faisant de plus en plus rare (son dernier album date de 2008, c'est loin !), mes intérêts se sont recentrés ailleurs. Mais il a toujours continué de jouer en France, plus sporadiquement, certes, mais s'est offert des Zénith ou Olympia... Avec le nouveau Zénith qui arrive, célébrant le trentième anniversaire de la sortie de Reckless il est temps de raccrocher les wagons, non ? http://www.metal-integral.com/fr/dossiers/4434/reportage/dossier-30-ans-de-reckless---bryan-adams-une-vie-entre-rock-et-hard.html

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