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vendredi 23 décembre 2016

RICHIE SAMBORA interview 2014


Richie Sambora est l’ex-guitariste du groupe interplanétaire Bon Jovi qui a quand même vendu 130 millions de disques de par le monde en 30 ans. C’est donc un évènement de l’avoir au téléphone et d’échanger avec lui avant sa tournée solo européenne avec Orianthi et son passage à Paris, ville qu’il affectionne, le 26 juin. Richie s’avère être chaleureux, sympathique, humain, à l’écoute et passionné.
R'n'R : J’ai lu que quand tu as vu les Beatles à la télévision en 1964, tu as dit que c’était ce que tu voulais faire. As-tu encore ce souvenir dans ton esprit ?
RS : C’est le tout premier souvenir de ma vie. C’était en 1964 et j’avais 5 ans, je regardais l’Ed Sullivan Show diffusé aux Etats-Unis. Mes parents étaient danseurs, ils adoraient écouter de la musique à la maison. Ils m’ont autorisé à me coucher plus tard ce soir là afin que je puisse regarder les Beatles à la TV. C’était mon tout premier souvenir et à partir de ce moment j’ai réalisé ce que je voulais faire et devenir. Ecrire des chansons, faire de la musique, faire plaisir aux gens. La musique est venue comme une révélation pour moi. J’étais né pour ça, c’est devenu mon métier.
R'n'R : Y a-t-il une différence entre le toi de Bon Jovi et le toi en solo ?
RS : Oui, tu sais c'est l'instinct qui est derrière tout ça, évidemment ce qui m'arrive en ce moment, je veux dire ce qui est arrivé dans ma vie jusqu'à "Aftermath of a Lowdown", il y a quelque chose d'étrange qui est arrivé, je pensais que quand je parlais de moi-même je n'étais pas humble dans mes chansons. Et puis tu réalises que nous ne sommes qu'un microcosme dans cette humanité avec tout le monde, alors avec "Aftermath..." J'étais un genre de confessionnal et je deviens un avec le public à ce moment-là, tu es en mesure de donner ton coeur et être vulnérable et c'est peut-être l'ultime moment d'humilité que tu puisses avoir d'authenticité et sincérité en tant qu'artiste et puis tu as ce groupe, un monstrueux géant et tu dois faire avec ça et quand tu es capable d'être un artiste solo, tu peux faire preuve de plus d'intimité, je pense à la conversation que tu peux avoir avec les gens qui écoutent. Je pense que c'est une conversation en cours, j'ai été assez chanceux à l'encourager, je crois, une conversation avec les gens et les fans, je ne sais pas comment les appeler. Quelquefois tu arrives à un point où tu ne sais pas comment dire, je ne sais pas le mot ou la définition, quelque chose comme "est-ce un fan ? est-ce un ami ? Entre les deux ou les deux à la fois ?" On a une conversation ensemble et les gens sont loyaux, ils trainent avec toi, et c'est pourquoi tu le fais, c'est la vie, et c'est ce que tu fais. Et c'est ce que je fais aussi.
R'n'R : Tu as fait trois très bons albums solos. Composes-tu de manière différente que lorsque tu composais pour Bon Jovi ?
RS : Je pense que les mécanismes ne sont pas différents. Je prends une guitare acoustique ou je me mets au piano et j’écris. Mais lorsque j’écris pour moi-même, je suis l’artiste. C’est ma perception sur ce qui va se passer, c’est ma connexion quand je joue en solo. Je pense que la musique est un genre de langage universel. Tu peux jouer ta musique auprès de différentes cultures tant que tu joues avec ton âme et ton coeur. Je pense de cette façon depuis de nombreuses années maintenant.
R'n'R : J’ai eu l’opportunité d’écouter ta dernière chanson, la reprise de Willy DeVille, « Storybook Story ». Comment t’est venue l’idée de la reprendre ?
RS : Willy et moi étions bons amis. Il vivait à la Nouvelle Orléans et il m’embarquait à chaque fois dans des tas d’endroits différents et me faisait connaître des tas d’artistes talentueux, c’était de la folie. Il était énormément respecté et c'est  lui rendre hommage de reprendre cette chanson.
Il y a quelques mois, on m’a approché pour faire un concert caritatif dans le New Jersey près de chez moi. J’ai accepté et je suis donc allé dans le New Jersey la semaine dernière (fin mai) et je me suis rendu compte qu’il y a une véritable épidémie de drogue dans cet Etat qui était plutôt sobre. Des fans qui m’avaient approché 5 mois auparavant sont revenus me voir en me demandant ce qui se passait ici. Des personnes tels que des procureurs, flics, maires, des gens que je connaissais m’ont demandé ce que je comptais faire. J’ai répondu qu’il fallait se réunir autour d’une table et en discuter afin de pallier à ce problème car dans cet Etat, des dizaines de personnes meurent chaque mois d’une overdose. C’est pour cette raison que ce projet me tenait tellement à cœur et je souhaitais collecter des fonds afin d’aider des personnes en détresse pour suivre leur cure de désintoxication.
Pour en revenir à Willy de Ville, il avait un problème avec l’héroïne. Quand je jouais des morceaux à la guitare, je m’asseyais à côté de lui, on se racontait nos histoires, nos expériences et il en faisait de superbes chansons. Il me manque, c’est triste. Je jouerai Storybook Story à Paris. C'est une chanson magnifique.
Je travaille actuellement avec Orianthi, elle était la guitariste de Michaël Jackson. Elle est extraordinaire. Une belle personne. Nous avons écrit des chansons ensemble. J’ai envie de jouer la mixité homme/femme, être plus ouvert. Je vieillis et j’ai une fille. Je souhaiterais qu’elle ait la même chance que n’importe qui d’autre à travers ce monde afin qu’elle soit heureuse et faire ce qu’elle désire.
R'n'R : Considères-tu la musique comme une thérapie ?
RS : Oui bien sûr ! Je me souviens parfaitement de ma première rupture. J'ai écouté Layla de Clapton. La musique te fait ressentir que tu n’es pas seul. C’est très important pour moi. J’emmène ma fille à des festivals comme le Coachella (un festival californien permettant de voir des artistes très divers) et qu’importe les diversités musicales, tout le monde joue avec son cœur et se laisse aller à ses sentiments. C’est une alchimie, une passion et j’ai de la chance de pouvoir faire ce que j’aime. La musique t'aide à t'ouvrir.
  
R'n'R : Que peut t’apporter Orianthi dans ton groupe ?
RS : Quand tu rencontres quelqu’un, quelque chose se passe et ça ne s’explique pas. Qu’importe ce que c’est. On est sur la même longueur d’onde, ça arrive comme ça, c’est organique. Mon guitariste habituel est génial mais sa mère est tombée malade et il est allé la rejoindre à son chevet. Je devais jouer à des festivals en Australie, dans un premier temps je me disais : je peux le faire seul et puis finalement j’ai pensé à Orianthi que j’avais rencontré quelques semaines avant lors d’un concert caritatif avec Alice Cooper (avec lequel elle joue aussi). Les gens veulent voir une communication entre musiciens et le public. Eric Clapton, Jimi Hendrix, Jimmy Page, Django Reinhardt, Oscar Peterson, John Coltrane tous ces musiciens savent ou savaient le faire parfaitement. C’est pour cette raison que j’ai envie de faire de la musique. C’est un cycle. Je fais quelque chose que j’aime et je joue avec un groupe plein de talent, qui est flexible et qui peut s’adapter à tout. Tout le monde se comprend et se respecte.
R'n'R : Tu joues à Paris dans quelques jours (le 26 juin au Bataclan). Ca te fait quel effet ?
RS : Paris est une ville très spéciale pour moi. Je me suis marié à Paris. Et puis j’ai divorcé. L’été dernier ma fille Ava a eu 16 ans. J’étais fier de pouvoir lui faire visiter cette ville riche en culture. Nous avons passé un moment de rêve ensemble. Je suis fière d’elle, elle se débrouille très bien dans la vie. Je suis très impatient de venir jouer à Paris car ce sera pour moi la première fois en tant qu’artiste solo.
Richie a écrit pour sa fille le somptueux instrumental Ava’s Eyes. Ecouter Ava's Eyes
R'n'R : Lighthouse que tu viens de composer est une chanson poignante. As-tu ressenti une influence de Bruce Springsteen et est-elle une chanson spéciale à tes yeux ?
RS : Bruce est quelqu’un d’extraordinaire mais je ne me suis pas inspiré de sa musique. En fait, j’ai commencé à écrire une chanson appelée "Needles on the Shore"., c'est sur les rivages du New Jersey et la chanson est devenue très triste. Elle était très sombre parce que j'étais là face aux parents de ces enfants qui sont morts et c'est dur. Il semblait que c'était mauvais pour moi de continuer à être dans le côté sombre et j'ai voulu voir ce qu'il y a avait d'autre sur le rivage, et bien il y avait une balise, un phare, ça m'a apporté optimisme et espoir et en tant que parolier j'ai décidé de prendre cette voie. J'ai écrit "Lighthouse" dans la maison de ma mère dans le New Jersey et j'étais assis à la table et en quelques heures la chanson est née. J'ai fait venir un choeur d'enfant et c'était vraiment un beau moment, la chanson n'est paut-être pas parfaite, peut-être quelques paroles doivent être changées mais je vais la laisser comme ça mais peut-être que les paroles que j'avais en tête étaient trop sombres, plus austères. Les gens n'ont pas envie d'être sombres à ce point, ils ont besoin d'espoir alors je l'ai écrite d'une façon plus heureuse.
R'n'R : La France a toujours été un marché difficile pour Bon Jovi. Sais-tu pourquoi ?
RS : Je ne sais pas du tout
R'n'R : Jon et toi avez dit un jour que vous conquerrez la France mais apparemment ça n'a pas marché comme vous l'espériez
RS : Je ne me souviens pas de cette déclaration. Tu sais, je fais ce boulot depuis des années. D'une manière honnête je pense. Tu sais les gens considèrent la musique comme un art. Tu peux entrer dans un musée, passer devant une peinture durant 5 ans sans ressentir aucun effet et tout d’un coup, tu passes devant cette même peinture et il y a comme un déclic, quelque chose de différent se passe en toi. Ca te touche d'une manière différente. Je ne me suis jamais senti concerné, j'ai toujours essayé de faire de mon mieux et aujourd'hui  particulièrement j'essaie d'être authentique et sincère du mieux que je peux. Essaie juste d'être aussi bon que tu le peux et travaille dur et fais ce que tu peux. La musique est un mystère, d'où vient-elle ? Comment vient-elle ? C'est un mystère de la technique, de talent et de l'âme, l'esprit et la culture, c'est un mystère sans fin et un procédé d'apprentissage sans fin et je ferai ça jusqu'à ma mort.. Le procédé d'apprentisage est la partie amusante, c'est ce qui te garde vivant, mec. Je continue mon voyage, tu connais mes mentors, on en a parlé. Tu dois faire ce que tu aimes avec passion.
 
Son attachée de presse me demande si je n'ai plus d'autres questions. Je sollicite de Richie une dernière question. Il me répond en riant qu’il n’y a aucun problème.
R'n'R : Aujourd’hui es-tu un homme heureux et quelle est la chose la plus importante pour toi ?
RS : Je suis très heureux, j’ai ma fille, ma mère et je les aime. Voir un sourire sur les lèvres de ma fille ou de ma mère me comble. C’est ce qu'il y a de plus important pour moi.
 
 
C’est fini. Richie doit répondre à d’autres interviews mais avant de raccrocher il me dit que l’interview était sympa et que les questions posées étaient bonnes. Venant de la part d’un tel artiste cela fait plaisir à entendre surtout qu’en trente ans, il a du en entendre des questions.
Un dialogue enrichissant humainement avec un grand monsieur, un guitariste sous-estimé doublé d'un excellent chanteur, qui va avoir maintenant tout loisir de faire ce qu’il a envie, sur scène et en studio et qui a hâte de nous faire découvrir ce qu’il a dans le cœur. Il sera à Paris avec Orianthi le 26 juin au Bataclan. Il reste des places. N’hésitez pas. Découvrez également ses trois albums solos Stranger in This Town (1991), Undiscovered Soul (1998) et le dernier en date Aftermath of the Lowdown (2012) tous d'excellente qualité. Et bien sur vous pouvez l'écouter à loisir sur tous les albums de Bon Jovi. So long Richie. You'll see a million faces again and you'll rock them all.


http://www.rocknreviews.fr/Interview/Richie-Sambora/Interview-juin-2014.html

DANCING DEAD le retour des IDOLES



C'est un spectacle totalement inédit. À partir du 12 janvier 2017, Dalida, Claude François, Mike Brant et Sacha Distel vont remonter sur scène. Les quatre chanteurs vont effectivement revenir au Palais des Congrès sous forme d’hologramme, avant une tournée en régions au printemps. Pas tout à fait pour un concert. Les anciennes idoles vont participer à une émission de télévision virtuelle, Hit Parade, située en 1974.



Les quatre stars de cette année-là ne seront pas seules. Quatre vrais comédiens donneront la réplique aux hologrammes. Trois vrais musiciens joueront en direct. Et douze vrais danseurs interagiront avec les hologrammes. Il y aura donc, un Claude François virtuel mais entouré des Claudettes en chair et en paillettes. Du début à la fin, le spectateur n’entendra donc que des tubes éternels.

Sur Paroles paroles, c’est l’hologramme de Dalida mais avec sa vraie voix qui chantera et Mike Brant qui lui répondra. Ne cherchez pas, le duo Dalida-Mike Brant est inédit. La voix de Mike Brant a donc été recréée.


Il n’y pas de cachet de star à payer. Mais sur ce spectacle, il a fallu environ un demi-million d’euros pour créer un hologramme à partir de photos d’époque. Les graphistes 3D du film Moi, moche et méchant ont ensuite enregistré les mouvements d’un acteur pour animer ces images. 




Pour les descendants des artistes "hologrammés", l'expérience n'a rien de commun : revoir chanter et dialoguer leurs disparus comme s’ils étaient vivants. Certains ayants droit ont dit non : la famille de Joe Dassin, par exemple. Pour convaincre Laurent Distel ou Orlando, le frère de Dalida, la production a signé un contrat qui leur laissait la possibilité de modifier les dialogues ou la mise en scène.



"On n’a pas fait bouger une oreille de Claude François sans que ce soit validé par Claude François junior", explique la production, qui attend maintenant le verdict du public lors la première de Hit Parade avec une certaine fébrilité

http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/hit-parade-on-n-a-pas-fait-bouger-une-oreille-de-claude-francois-sans-demander-a-son-fils-7786197733

http://reinformation.tv/dalida-mike-brant-claude-francois-sacha-distel-concert-2017-hologramme-mille-53662-2/

Supertramp Live in Paris'79

Jean Jacques Goldman - Un Tour Ensemble Concert 2002

Jean-Jacques Goldman - Un héros si discret

GAINSBOURG etc.. le documentaire - mars 2001

jeudi 22 décembre 2016

Vinyle meilleur que MP3 ?

Dossier pioché sur http://indeflagration.fr/indetermine/vinyle-meilleur-que-mp3-bullshit/

Ah, les vinyles. Le symbole stylé d’une époque où chacun pouvait enfin avoir facilement accès à la musique chez soi, sans avoir à attendre que la radio passe le bon morceau ou que le groupe du moment passe en ville. Un symbole qui a quand même pris cher quand la technologie du CD est née, au grand dam de Papa, qui s’est retrouvé sans savoir quoi faire de ses nombreuses galettes d’AC/DC ou de Rick Astley.
Heureusement que, depuis peu, la Ligue des Justiciers du Vinyle (aka LJV) mélangeant aussi bien faux hipsters que véritables mélomanes est apparue. Afin de préserver le monde de sa destruction, afin de rallier tous les musiciens et producteurs à leur nation, ceux-ci se sont mis à écraser le MP3 et le CD et à étendre leur pouvoir au nom de la qualité.
La qualité ? Oui, il paraît qu’en fait, le vinyle est bien au-dessus du CD, niveau qualité. Le site tomsguide.fr affirme
carrément que « on obtient une qualité d’écoute plus pointue qu’avec un CD », par exemple du fait qu’« un CD dispose d’une fréquence d’échantillonnage de 44,1 kHz alors que le son d’une trompette grimpe au-delà de cette limite » (dixit Christophe-Emmanuel Lucy, journaliste). Je ne connais pas bien M. Lucy, mais je vais assumer qu’il n’a jamais reçu de cours d’acoustique, de numérisation, de traitement du signal et de trompette (j’attends de le voir me jouer une note aussi aigue).
Il ne faut pas chercher longtemps sur Google ( « avantages vinyles ») pour entendre le fameux « nan mais tu comprends pas, le vinyle, ça retransmet fidèlement le son en analogique, alors que ton MP3 de merde c’est de la numérisation à deux balles ». Bien vu, fanduvinyle666, mais encore faut-il savoir ce que c’est que la numérisation.

Un signal ? Qu’est-ce donc ?

La première chose qu’il faut comprendre, c’est qu’un son n’est rien de plus qu’une onde qui peut être matérialisée par un signal temporel. Tout ça se voit facilement sur Audacity, un séquenceur gratuit. Quand on regarde une piste, ça ressemble à ça :
Sans titre
Ou encore, si on zoome un peu, on se retrouvera avec ça :
Onde2
Le son n’est rien de plus qu’une onde qui fait vibrer la membrane de l’oreille interne à une fréquence relativement haute (c’est-à-dire très rapidement). La fréquence définit la hauteur de la note, plus elle est élevée, plus la note sera aigue. A l’inverse, les fréquences basses seront graves (et c’est pour ça qu’on appelle une basse une basse, LOL). Le but de n’importe quel appareil musical (platines vinyle, lecteur CD, baladeur MP3) est d’arriver à retransmettre ces signaux.
On va laisser de côté la phase enregistrement (fonctionnement du microphone) et lecteur (fonctionnement d’une enceinte) qui sont plus complexes (ça fait appel au phénomène d’induction). On va plutôt s’intéresser ici à : mais qu’est-ce que le CD fait à mon signal, bordel ? Est-ce que fanduvinyle666 a raison ?

Du signal analogique au signal numérique

Effectivement, la principale différence entre le vinyle et le CD/MP3, c’est que c’est du signal analogique contre du signal numérique. Quelle est la différence ? Le signal analogique est le signal retransmis sans aucune altération, alors que le signal numérique est le signal qui a subi une numérisation (jusque-là, c’est logique). Mais alors, qu’est-ce que la numérisation ? Regardons un signal analogique (donc le signal lui-même, quoi) :
Onde3
L’amateur de mathématiques remarquera qu’il s’agit d’une fonction qui à chaque variable réelle entre 0 et 10 attribue une unique valeur. Mais entre 0 et 10, il y a une infinité de valeurs. Ça fait beaucoup de valeurs. Pas facile d’enregistrer tout ça quand on a un iPhone qui n’a que 32 Go d’espace (et encore, il y a toujours moins, Apple nous ment). Mais l’ingénieur est un mec un peu yolo. Il a quand même envie d’avoir le signal (sonore ou non) sur son PC. Et une chose qu’on ne vous dit pas, c’est que l’ingénieur est tellement yolo qu’il travaille généralement jamais avec des modèles exacts. On va toujours faire des approximations, c’est tellement plus simple (glandeur).
Alors approximons et discrétisons l’espace pour n’avoir plus qu’un nombre fini de valeurs. On va se dire une valeur toutes les 0,5 ms, ça s’appelle l’échantillonnage.
Onde4
C’est cool, on a un nombre fini de variables, maintenant, on n’en a plus que vingt. Ah, mais problème : elles peuvent encore prendre n’importe quelle valeur entre 0 et 5 ici, donc on a toujours un problème d’infini. Bon, bah on va aussi discrétiser l’axe des ordonnées et attribuer à chaque variable la valeur la plus proche de l’originale, c’est la numérisation.
Onde5
En zoomant à fond sur une piste de son sur Audacity, on peut d’ailleurs voir cette numérisation :
Onde6
Les points à intervalles réguliers indiquent la numérisation réalisée, avec une interpolation linéaire entre chaque (on relie les points).
Voilà, on a maintenant un signal numérique qui est une fonction en escaliers qu’on peut tranquillement stocker sur un PC ou sur un iPod. Bon, après c’est pas tout à fait le signal original, mais il faut bien faire des sacrifices au nom de la science, non ? Surtout que ça prend méga pas beaucoup de place sur le disque dur, honnêtement, ça les vaut bien te dira le directeur de l’iTunes Store. Non, te dira le hipster chauve barbu au jean skinny et à la chemise de bucheron. Il n’est pas un mouton et sait que ça les vaut pas.

De l’importance de la fréquence d’échantillonnage

En même temps, c’est difficile de lui donner tort. Le constat est évident : plus l’approximation du signal numérisé sera forte et moins la place du fichier sera importante. Si je me dis qu’au lieu de prendre une valeur toutes les 0,5 ms, j’en prends une toutes les 1 ms, je diminue la taille de mon fichier par deux grâce à l’échantillonnage. Et si je décide de retenir encore moins de valeurs sur l’ordonnée, bam, encore des économies. C’est la compression. Mais voilà, à force, ça commence à devenir moyen, pour ne pas dire moche, voyons ça avec un exemple. Voici un signal original :
OndeA

On va l’échantillonner à 64 KHz :
OndeB
Eh, c’est pas mal ! C’est la même chose que l’original (qui est en réalité modélisé informatiquement et qui possède des limites). Et si j’essaye plus bas pour économiser ? Genre 8 KHz ?
OndeC
Ah ouais. Nan. Et si je tente vraiment bas, comme 2,1 KHz ?
OndeD
Ok, on ne reconnaît même plus le signal.
Bref, vous avez là la base de l’argument « la numérisation, c’est mal ». On cherche à nous spolier à coups d’économies de bits, si c’est pas lamentable. Le vinyle, lui, ne nous ferait jamais ça. Lui, il est fidèle. Mais alors pourquoi je suis en train de vous dire ça ? Parce que finalement, ça ne change rien à la perception de l’auditeur si on fait attention à ce qu’on écoute sur CD ou en MP3. On a beau se croire plus doué que les machines, ça n’empêche pas que notre oreille ne peut pas distinguer un son correctement numérisé d’un son analogique.

Nyquist-Shannon, I choose you!

Le spectre de l’oreille humaine s’établit d’environ 16Hz à 20,000Hz (et encore, ça fait franchement aigu, pas sûr que Papa puisse encore entendre jusque-là). Ça fait un écart de 20,000Hz environ. Un critère important dans le traitement du signal est celui de Nyquist-Shannon, qui donne un critère pour une représentation fidèle du signal.
« Le théorème d’échantillonnage de Nyquist-Shannon énonce que l’échantillonnage d’un signal, c’est-à-dire sa représentation sous une forme discrète, par une liste de valeurs prélevées régulièrement dans ce signal, exige une fréquence d’échantillonnage supérieure au double de l’écart entre les fréquences minimale et maximale qu’il contient »[2]
Je passerai sur la démonstration (mais elle est cool), pour retenir l’essentiel :
Fréquence d’échantillonnage  2 * Ecart entre fréquences maximales et minimales
Eh, mais attends, c’est combien l’écart ici ? 20,000Hz.
Et on échantillonne à combien déjà ? 44,100 Hz.
Mais les types de Philips et de Sony qui ont créé le CD étaient vraiment intelligents, alors. Ils ont parfaitement respecté le critère de Nyquist-Shannon tout en minimisant le volume de données à conserver.
Eh oui, à moins d’être une chauve-souris, une fréquence d’échantillonnage supérieure ne changera rien. Donc désolé M. Lucy, mais même si une trompette pouvait aller jusqu’à 44,1KHz (lol), ce ne serait pas possible de l’entendre, et ce serait inutile de garder un tel son. C’était vraiment le pire argument qu’on pouvait sortir, mais c’était sympa d’avoir essayé de sortir des chiffres pour impressionner les gens.
Ah mais il y a un bluff, quand même. Là on a réglé le problème de l’échantillonnage, mais sur la numérisation, il y a aussi la compression sur l’axe des ordonnées. Effectivement, et c’est là qu’il faut écouter. La plupart des lecteurs audio (iTunes notamment) importent les CDs dans un format de compression par défaut faible (de l’ordre de 128kbits/s, berk), mais fort heureusement, il est possible de changer les réglages d’importation. En réglant sur quelque chose supérieure à 256kbits/s, la différence devient quasiment inaudible. Je conseillerais de régler sur du 312kbits/s pour une qualité optimale du MP3. Faites bien attention en téléchargeant des titres sur des plateformes de téléchargement (type iTunes Store), on vous refile parfois une qualité de merde en invoquant le prétexte que les téléchargements risqueraient d’être longs.
Mais il existe aussi certains formats (dont les détails techniques sont beaucoup plus compliqués) qui permettent de ne perdre quasiment aucune qualité par rapport au signal analogique comme le FLAC (Free Lossless Audio Codec), qui rend un son d’une qualité parfaite (bon, par contre la chanson pèsera dans les 100-150 Mo, mais on n’a rien sans rien). Apple a aussi développé un format « lossless » (Apple Lossless) pour ses appareils. La comparaison avec le FLAC porte à débat, mais à ce niveau de qualité, j’ai du mal à voir comment on peut entendre la différence.
Le Pono de Neil Young, financé sur Kickstarter en 2014, baladeur pouvant lire les fichiers en qualité studio (192 kHz et 24 bits)
Le Pono de Neil Young, financé sur Kickstarter en 2014, baladeur pouvant lire les fichiers en qualité studio (192 kHz et 24 bits)
Le vinyle de meilleure qualité que le CD ? Je ne crois pas. Il y a bien un son différent du fait de la différence du procédé de lecture (la « chaleur » du son), mais le vinyle n’est pas vraiment plus fidèle dans le rendu qu’un CD correctement encodé. Ou alors, si vous voyez la différence, c’est que vous êtes un dauphin qui peut écouter jusqu’à 80KHz, auquel cas vous devriez probablement aller voir NRJ12 pour vous faire un paquet de pognon avec une émission du genre « vis ma vie de dauphin ».
En revanche, et c’est le point important, il peut y avoir une différence au niveau des périphériques d’enregistrement et de lecture. Et c’est là que les goûts de chacun peuvent varier. Certains ne jurent que par le grain d’une platine vinyle, d’autres préfèrent écouter du FLAC dans leur casque AKG ou Senheiser… Les deux opinions se valent. Tant que vous n’écoutez pas Maître Gims en 128kbits/s dans votre Beats. Mais dire que le vinyle est meilleur que le CD (ou l’inverse, d’ailleurs) n’a aucun sens.

Une pensée émue pour ces heureux consommateurs de vinyles

Dans la vie, certaines choses me rendent triste. Les gens en font partie. Plus particulièrement, les gens qui achètent ces fameuses platines qui vous permettent de numériser vos vinyles. Imaginez-vous le quinquagénaire enthousiaste passant sa journée à numériser ses vieux vinyles pour conserver le fameux son tant vanté… Pour finalement les recompresser en les exportant en MP3. Oui, vous ne vous trompez pas, il vient d’acheter une machine à 100€ pour retrouver une compression de merde, les « crin-crins » de la tête de lecture en plus. Et après, il vous dira « ah, les vinyles, c’est quand même un son meilleur ! ». Belle arnaque, hein.
Je souhaiterais en conclusion que nous ayons une pensée émue pour ce quinquagénaire, ainsi que pour fanduvinyle666, qui a fait preuve d’une admirable curiosité pour le traitement du signal.

source

Jean-Michel Jarre - Oxygene Trilogy

Jean Michel Jarre - Oxygene 3D

Monsieur Vinyl #26 | Spécial Trilogie "Oxygène"

VA Y'AVOIR DU SPORT dans les chansons

La nouvelle Chanson de DA SILVA - John Mc Enroe
voici d'autres chansons faisant référence à des sportifs ou au sport en général.


FLORENT PAGNY 1997-2004




Florent Pagny, très bon chanteur français (qui pourrait en douter) n'a plus rien à prouver en live,

En 25 ans de carrière, les titres incontournables de sa discographie ne manquent pas, il faudrait au moins quatre mains pour tous les compter.

Son petit défaut, ce sont ses disques, tel un Johnny Hallyday, il ne peut s'empêcher d'enchainer les albums qui se suivent mais qui ne se ressemblent pas (une qualité rare car lui au moins, on ne peut pas lui reprocher de faire toujours la même chose)

Qui n'a jamais entendu cette phrase :
"Pagny, c'est un album sur deux qui est bon, pas plus"...
on va tenter de le vérifier... quitte a prouver le contraire

Savoir aimer est le 4e album studio de Florent Pagny, sorti le  novembre 1997 chez Mercury France.


Pour cet album, Pagny décide qu'il n'en serait que l'interprète. Il réunit alors autour de lui ceux qui ont fait ses derniers succès, l'équipe mise en place par Jean-Jacques Goldman, composée de ce dernier, d'Erick Benzi et Jacques Veneruso. Robert Goldman, le frère de Jean-Jacques, vient s'ajouter à l'équipe sous le pseudonyme de J. Kapler. Erick Benzi réalise 8 des 11 chansons de l'album.

Le premier single, Savoir aimer signé Obispo/Florence, paraît un peu avant la sortie de l'album et est un succès immédiat. Suivront Dors, Chanter et D'un amour l'autre.
La pochette de l'album est l'œuvre de sa compagne, l'artiste Azucena.
L'album est un succès incontestable. Avec 1,8 million d'exemplaires vendus





réCréation est le 5e album studio de Florent Pagny, son 7e album discographique, paru en novembre 1999, chez Mercury France. Il s'agit d'un double album de reprises plus ou moins techno/dance de chansons françaises.

Le choix est large, il va de Léo Ferré (Jolie môme) à Trust (Antisocial), en passant par Daniel Balavoine (Vendeurs de larmes), Julien Clerc (Partir) ou Gérard Manset (Il voyage en solitaire).

Le titre de l'album fait référence, sous forme de « Clin d'œil », à l'album de Claude Nougaro, en 1974, Récréation, également fait de reprises de chansons françaises.







Châtelet les Halles est le 6e album studio de Florent Pagny, sorti le  novembre 2000 chez Mercury France.
Cet album est le premier album studio complètement inédit après Savoir aimer au succès phénoménal



2 est un album de duos de Florent Pagny sorti le 15 décembre 2001, chez Mercury France. Il est le 8e album studio de l'artiste.
Comme RéCréation, deux ans plus tôt, cet album constitue une sorte de parenthèse dans la carrière de Florent Pagny. Il ne contient en effet qu'une seule chanson inédite.
Un seul single sera extrait de l'album : L'Air du temps avec Cécilia Cara.
L'élimination rapide de la France à la Coupe du monde de football de 2002 provoqua l'annulation de la sortie du deuxième single prévu : We are the champions dont le clip a pourtant déjà été tourné.





Ailleurs land est le 7e album studio de Florent Pagny et son 10e album discographique, sorti le 8 avril 2003 chez Mercury France
Cet album est précédé d'une polémique à propos du premier single qui en est extrait : Ma liberté de penser.
L'album est un de ses plus grands succès. En France, il est certifié disque de diamant
Baryton est le 8e album studio de Florent Pagny, sorti en le 22 novembre 2004 chez Mercury France. Le chanteur y reprend des airs lyriques, anciens ou originaux.



Conclusion :
En 7 ans, Florent PAGNY a sorti 6 albums studios dont deux albums de reprises (à oublier) et le chanteur s'est fait plaisir avec un album lyrique. 
On retiendra donc que 3 albums indispensables,  Savoir aimer, Châtelet les halls et ailleurs land

THE LEMON TWIGS - DO HOLLYWOOD


Deux frangins de 17 et 19 ans passés par les planches de Broadway enregistrent avec un Foxygen et se prennent pour des Beatles les deux Américains sortent ces jours-ci leur premier véritable album (Do Hollywood) sur le label 4AD http://focus.levif.be/culture/musique/lemon-twigs-on-a-du-beatles-et-du-beach-boys-dans-notre-adn/article-normal-563195.html
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