Toutes les vidéos et images incluses sur ce blogs sont la propriété de leurs ayants-droits respectifs. Elles peuvent être retirées du blog à tout moment par simple demande d'un ayant-droit. Tous les articles dont la source est mentionnée peuvent aussi être retirés par simple demande de l’auteur.

jeudi 2 juin 2016

JIMI JAMISON interview 2012 lors de son passage en France pour le Rock meets classic

aor,classic rock,hard fm
- Jimi, c'était la première fois que tu jouais en France. Qu'as-tu pensé du concert ?
- C'était la première fois live en France. Mais je suis déjà venu en France pour faire des émissions télé ou donner des interviews à la presse. Je trouve que les gens sont très sympas. Avant le festival, on est allés faire un tour en ville, et on m'a reconnu, je n'en revenais pas ! C'était comme à la grande époque. En Europe, c'est très différent. Les gens continuent d'écouter de la bonne musique, la font écouter à leurs enfants, et le cycle se perpétue. Le type de musique que je joue va faire un come-back, elle n'est d'ailleurs jamais vraiment partie, tant qu'il y a des musiciens qui la pratiquent.
- Comment se fait-il qu'un groupe comme Survivor, qui a vendu des millions d'albums, ne soit jamais venu faire de concerts en France ?
- Quand on venait en France, c'était juste pour rencontrer des journalistes. Je n'ai jamais réussi à convaincre les autres de voyager à travers le monde, à part le Japon, où on a donné des shows. Je suis allé en Italie, au Royaume-Uni, en France, mais juste pour la presse ou des télés. (Il soupire) En fait, je n'ai pas vraiment de réponse à ta question. Il y avait un ou deux membres du groupe qui avaient envie de venir, mais les autres... En même temps, je ne peux pas leur en vouloir, ça relève de la décision de chacun.
- Je ne comprends pas grand chose à ta discographie. Tu as joué ce soir plusieurs nouveaux morceaux de One Man's Trash, tu viens de sortir un CD avec Bobby Kimball (ex-Toto), un autre avec Jim Peterik (Survivor, Pride Of Lions). Ca fait beaucoup d'albums en peu de temps !
- (Il éclate de rire). C'est plutôt bien, non ? Je vais t'expliquer. Le truc avec Kimball est sorti. One Man's Trash a pris du retard, ce ne sera pas pour tout de suite. Ce qu'on sort sous ce nom, ce sont juste des advanced CD, un truc où on met le nom du groupe. En fait, pas tant de choses que ça sont publiées sous mon nom.
- Mais la suite de ta carrière se fera sous quelle bannière ? Jimi Jamison ou One Man's Trash ?
- Les deux. Une carrière solo, et une autre dans un un groupe. J'ai toujours aimé jouer dans un groupe, il y a moins de pression.
- Que peux-tu nous dire sur le futur de Survivor ?
- Deux des membres originaux sont toujours dans le groupe (Ndlr : en fait, seul le guitariste Frankie Sullivan est là depuis le début. Le batteur Marc Droubay n'est arrivé que pour le second album). On discute et on négocie. Voyons, qu'est-ce que j'ai le droit de te dire ? (Il rigole). Rien n'est sûr. Ce qui est garanti, par contre, c'est que Jim Peterik ne reviendra plus. Il reste toujours la possibilité que nous fassions quelques concerts... On reste amis, on se parle au téléphone (Ndlr : deux semaines plus tard, Survivor annonçait qu'un album était prévu pour 2012, avec Jamison au chant).
- Je voudrais que tu m'expliques un mystère. J'ai vu tous les grands noms de l'AOR sur scène, Survivor, Journey, Foreigner, Styx, REO Speedwagon. Alors que leurs disques peuvent parfois être très mous, les concerts sont toujours très forts, très animés, très puissants. Comment expliques-tu ce décalage entre le studio et le live ?
- Je ne peux parler que de mon cas, bien sûr. Mais souviens-toi que, quand j'ai débarqué dans Survivor, j'arrivais de Cobra, un groupe plutôt heavy. Au début, j'ai trouvé effectivement que la musique était un peu soft, et je n'étais pas bien sûr de vouloir être de la partie. On a enregistré l'album et, quand est arrivé l'épreuve du live, je me suis rendu compte qu'il fallait insuffler beaucoup de puissance, de conviction, pour interpréter les chansons. Le même phénomène s'est produit quand j'ai monté un groupe pour jouer live mes disques solos : on a commencé à triturer les chansons, à abuser de la distorsion, à être plus heavy metal, et la réaction du public était positive, comme ce soir. C'est pareil avec Survivor, et aussi avec d'autres groupes.
- Tu n'as jamais pensé à jouer du Cobra lors de tes concerts ? "Travelin' man" est quand même une sacrée chanson ?
- Tu sais quoi ? On n'a pas joué "Travelin' man", mais "Blood on your money", au Firefest (Ndlr : un festival de rock mélodique) . Moi, je préférais "Travelin' man", le reste du groupe "Blood",ce n'était pas les mêmes musiciens que ce soir, il y avait Tommy Denander et des membres de HEAT. Ca me fait penser que j'ai reparlé à Mandy Meyer (Ndlr : futur Asia, Katmandu, Gotthard sur les tournées, ou encore Krokus), on est restés copains, et j'aimerais vraiment faire un reunion tour de Cobra. Ca fait bien quatre ou cinq ans qu'on en parle, mais les problèmes d'emploi du temps... J'adore tous les mecs du groupe, Mandy, Tommy, Jeff (Ndlr : Klaven, lui aussi futur Krokus), Jack, on est restés les meilleurs amis du monde.
- Est-il vrai que tu as failli devenir chanteur de Deep Purple à la fin des 80s ?
- Oh yeah ! J'ai fait partie du groupe une semaine ! On répétait dans le Connecticut, il y avait tout le groupe : Ritchie Blackmore, Ian Paice, Roger Glover, Jon Lord, et c'était les types les plus sympas que j'ai rencontrés de ma vie. Ils m'ont dit : "Tu es dans le groupe"....
- Et que s'est-il passé ?
- Ma compagnie de disques, Scotti Brothers, pour laquelle je venais de finir d'enregistrer mon album solo... Je suis allée la voir, et je lui ai dit : "Je rejoins Deep Purple". Et on m'a répondu : "Non. On vient d'investir beaucoup d'argent dans ton album solo, maintenant, tu vas en faire la promotion". J'étais au 36e dessous. Deep Purple, le groupe idéal, mon groupe favori ! J'ai été obligé d'appeler Jon et les autres, et de leur dire que je laissais tomber, ils n'en croyaient pas leurs oreilles. Bien entendu, je me suis fait avoir par mon label. Ils ont bien sorti mon album, mais j'ai compris après coup que c'était pour me garder au chaud, à proximité, au cas où Survivor se reformerait. Jon Lord a donné une interview dans un magazine, où il raconte toute l'histoire. Finalement, c'est Joe Lynn Turner qui a décroché le job, et c'est bien, parce que Joe est un bon copain.
- Et puis, Blackmore aurait sans doute fini par te virer...
- Je ne crois pas. En fait, on était assez proches, notamment parce que sa petite amie était du Tennessee, comme moi. En plus, on se connait depuis longtemps, aux alentours de 1976. A l'époque, j'étais dans un groupe appelé Target, et il était venu nous voir, lui était dans Rainbow. Je disais à mon manager : "Ce ne serait pas Ritchie Blackmore, dans la salle ?" Et lui me répondait : "Ne rêve pas..." Non, je pense que Ritchie et moi, on se serait bien entendus.
Alors que le petit quart d'heure qui m'avait été accordé est terminé,

Jimi me dit au revoir, puis revient brusquement et se lance dans une confession inattendue.
- Tu sais, je suis drôlement content d'être là. C'est toute ma vie. C'est du pur plaisir. Je me produis sur scène, et en plus, il y a des gens qui paient pour me voir. Incroyable ! Ca me rappelle mon premier cachet, je devais avoir 16 ans. On a touché chacun 5 dollars. Au total, ça faisait 25 dollars, et on était là tous les cinq : Whoah ! On a dû se trouver un endroit tranquille pour partager le pactole. On est allés au fast-food du coin, et on était là : un pour toi, un pour toi, un pour moi... (Il est mort de rire). Si tu veux d'autres histoires sympas comme celle-là, va sur mon site, il y en a plein.

22 janvier 2012

http://rocknroll.blog.leparisien.fr/archive/2012/01/22/jimi-jamison.html

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...