Toutes les vidéos et images incluses sur ce blogs sont la propriété de leurs ayants-droits respectifs. Elles peuvent être retirées du blog à tout moment par simple demande d'un ayant-droit. Tous les articles dont la source est mentionnée peuvent aussi être retirés par simple demande de l’auteur.

jeudi 19 mai 2016

Obispo chante Marceline Desbordes-Valmore

Ce sont pourtant les mots d'amour de Marceline Desbordes-Valmore qui ont donné naissance au 10e album de Pascal Obispo, « Billet de femme », grand disque romantique intemporel, arrangé par Jean-Claude Petit, 72 ans, à la tête d'un orchestre symphonique. Le chanteur, qui s'est marié en septembre dernier avec Julie Hantson, raconte ces deux rencontres artistiques et sa soif d'écriture, toute nouvelle, après vingt-cinq ans de carrière.

Comment avez-vous « rencontré » cette poétesse ?
PASCAL OBISPO. A la fin de la tournée « Millésime(s) » (NDLR : fin 2013), j'ai eu un blues en rentrant chez moi. J'ai ouvert le carton dans lequel j'avais conservé les affaires de mon père (NDLR : décédé en 2012). J'y ai retrouvé un recueil de poèmes de Marceline Desbordes-Valmore, que je ne connaissais pas. Oui, mon père était footballeur et aimait la poésie et la philosophie (il sourit). J'ai commencé par le poème « Qu'en avez-vous fait ? » et j'ai eu un tel choc que je suis allé directement au piano. En une matinée, j'avais quatre chansons. J'ai acheté ses œuvres complètes. Et trois jours plus tard, j'avais composé l'album.

Qu'est-ce qui vous a séduit chez elle ?
Ce qu'elle écrit me transperce le cœur, je ressens ce qu'elle ressentait, la valise de souffrances qu'on traîne, la disparition des personnes chères... Je pleurais en jouant. Ses déclarations d'amour, écrites il y a deux siècles, sont d'une telle modernité. Je n'ai pas changé un seul mot.

Vous avez travaillé pour la première fois avec Jean-Claude Petit.

Un piano-voix ne suffisait pas. J'ai pensé à un grand orchestre et à Jean-Claude Petit, à qui l'on doit tant de chefs-d'œuvre (NDLR : les bandes originales de « Cyrano de Bergerac », « Jean de Florette », les arrangements d'albums de Julien Clerc, Alain Souchon, Claude François)... Sa fille nous a mis en rapport. Il m'a fait l'honneur d'accepter. Cela fait plus de trente ans qu'il n'avait pas fait d'album comme ça. Il a réalisé les arrangements, dirigé les cinquante musiciens, le piano. Je l'ai laissé faire. Je me suis régalé juste en le regardant. Petit, c'est du trop haut niveau pour moi. J'ai seulement joué du piano sur « le Dernier Rendez-Vous ». Ce texte est si fort que je n'ai pas réussi à trouver de mélodie. Alors, je l'ai récité.


Pourquoi « Billet de femme » n'est-il pas disponible en streaming ?
Je tiendrais un peu le même discours qu'Adele, qui trouve bizarre de tout mélanger et regrette que la musique devienne jetable. J'ai envie d'être le contraire de ça. La preuve, je garde les livres, les colliers de mon père... Je ne suis pas dans la génération jetable. J'apprécie les choses belles, rares. Les réseaux sociaux, c'est un outil de communication dont on ne peut pas se couper. Mais c'est une perte de temps pour moi, je préfère lire.

Votre album précédent, « le Grand Amour », ne date que de deux ans...

Si cela ne tenait qu'à moi, celui-ci serait sorti encore plus vite. C'est le système industriel qui a instauré ce rythme, mais moi, je suis un artisan qui a son tempo. Et j'aimerais être beaucoup plus rapide. Je fais sans cesse des chansons, j'ai envie d'être sur scène, mais je suis malheureusement toujours obligé d'attendre. Je n'ai plus vingt ans (NDLR : il en a 51 ), il ne me reste plus tant de temps.


http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/elle-fait-chanter-obispo-06-02-2016-5519131.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...