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mardi 31 mars 2015

le rythme le plus samplé de l’Histoire est signé Gregory C. Coleman


Le batteur Gregory C. Coleman est décédé en septembre 2006, sans le sou. Si son nom ne vous dit rien, le bruit de ses fûts vous est très certainement familier. En 1969, son groupe, The Winstons, sort le titre « Amen Brother », sur lequel Gregory C. Coleman exécute un break de batterie de 5,2 secondes, à 150 battements par minute (BPM). Ces 5,2 secondes sont, en quelques années, devenues les instants les plus samplés de l’histoire de la musique.





Pourtant, le batteur n’a jamais touché un dollar de droits d’auteur. C’est aussi le cas du compositeur et arrangeur du groupe, Richard Lewis Spencer.





http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/03/28/collecte-morceau-plus-sample-lhistoire-258412


RINGO STARR Goodnight Vienna


Goodnight Vienna est le quatrième album studio de Ringo Starr, paru en 1974, il est tout de même un des albums de Starr les plus appréciés par le public. Comme chaque disque de l'ex-Beatle, nombre de ses amis ont participé à l'écriture ou l'enregistrement. On y trouve entre autres la chanson-titre écrite par John Lennon, ainsi qu'une reprise des Platters, Only You.

lundi 30 mars 2015

SUZI QUATRO, une femme dans le monde du GLAM ROCK


Chanteuse et bassiste américaine de glam rock/hard rock célèbre dans les années 1970.

Elle connaîtra la gloire jusqu'à la fin des années 1970 dans un certain nombre de pays avec des singles heavy-rock tels queCan the Can et 48 Crash (1973) ou Devil Gate Drive (1974). Elle classera au total 16 titres dans les hit-parades britanniques. 

À partir de 1975, le glam rock étant passé de mode, sa musique devient plus agressive (Your Mamma won't like me, 1976), puis commerciale et perd de sa substance. Des albums inégaux voient le jour, mais tous ont un bon accueil. Son seul gros succès aux États-Unis sera Stumblin' In en duo avec Chris Norman en 1979. 

Ce titre sera enchaîné avec son dernier tube,She's in love with you (1979).  

 Son seul album solo des années 1980 est Main Attraction, et sera un échec malgré ses qualités.  
Elle met sa carrière de chanteuse de rock de côté en 1983 après la naissance de son premier enfant.  

Elle se lance dans une carrière de chanteuse de comédies musicales, actrice puis animatrice radio. Elle a joué le rôle de Leather Tuscadero dans la série TV Les Jours heureux (Happy Days) puis anime une émission musicale sur la radio BBC Radio 2. Les derniers albums en date sont Oh Suzi Q (1991), qui a rencontré un petit succès en Allemagne,  
What Goes around (1996, sauf 1995 en Australie), ré-enregistrements désastreux de ses tubes avec quatre nouveaux titres, et Unrelessed Emotions (1998), publication tardive de l'album enregistré en 1983
.  

 Avec un nouvel album paru vers février-mars 2006, Suzi Quatro reprend le chemin de la scène qu'elle n'a jamais vraiment quittée. Il reste encore deux albums jamais parus. Elle a beaucoup influencé les femmes du monde du rock, dont Joan Jett qui a reconnu l'avoir prise pour modèle.  Elle fut aussi l'une des rares femmes dans le monde du glam rock.

jeudi 26 mars 2015

mardi 24 mars 2015

LES BARONETS chante les Beatles


Quand le groupe de RENE ANGELIL (mari de Céline DION) chante les BEATLES en français,
ça donne ça !

vendredi 20 mars 2015

FR DAVID vs LES BEATLES Adaptation, IMPOSSIBLE PAS FRANCAIS



Adaptation française improbable du chanteur FR DAVID dans les années 70.
il sera connu qu'en 1982 avec son premier et unique tube : WORDS.
 la version orignale

DICK RIVERS vs THE BEATLES - les adaptations impossibles


 la version originale
 

LE GRAND HIT PARADE ILLUSTRE DES ANNEES 70


De tout temps, l’histoire de la musique populaire a été rythmée par la publication de listes reflétant le goût du public, amateur de chansons mais également de chiffres. 

En France, les hit-parades font partie du quotidien, et contribuent largement à la promotion d’un disque au même titre que la télévision. Le succès des chansons, c’est le reflet de l’histoire sociale et culturelle de tout un peuple. 

Du phénomène hippie à l’avènement du disco, en passant par la période patte d’eph, le rock psychédélique ou le punk, sans oublier la chanson à texte, le Grand hit-parade illustré des années 70 propose, mois par mois, une synthèse complète de tous les classements de la décennie, enrichie de textes, d’anecdotes et de photos qui retracent non seulement l’histoire des tubes, mais aussi les différentes étapes de l’évolution de la carrière des artistes. 

On retrouve, bien sûr, le parcours de centaines de grands standards qui ont marqué la décennie (Pour un flirt, La maladie d’amour, Le téléphone pleure, L’été indien, Gabrielle, Rockollection, Born to be alive…), ainsi que des curiosités plus ponctuelles dont beaucoup se souviennent encore. Il est d’ailleurs intéressant de constater que certains titres devenus cultes de nos jours n’avaient en fait réalisé qu’une discrète apparition dans les classements de l’époque, et qu’à côté, un certain nombre d’artistes aux nombreux disques d’or sont totalement oubliés aujourd’hui, y compris dans la programmation des radios nostalgiques.

Cet ouvrage, fruit d’un long travail de recherche, est conçu comme une encyclopédie de référence, une photo réelle de l’histoire de tous les tubes des seventies. Il n’est pas seulement destiné aux amateurs de statistiques, mais s’adresse aussi aux passionnés de la chanson et plus largement à tous les amoureux des années Peace and love désireux de se replonger dans cette époque magique et colorée.

Illustré de plus de 60 photographies et de 1200 reproductions de 45 tours.



jeudi 19 mars 2015

LE CINEMA DE SERGE GAINSBOURG



 Propos recueillis par Christophe Geudin

Stéphane Lerouge dévoile le contenu inédit du “Cinéma de Serge Gainsbourg” Le 20 avril, la collection Écoutez le cinéma ! proposera une version enrichie du Cinéma de Serge Gainsbourg en 5-CDs, vinyle et version digitale. Stéphane Lerouge, concepteur de l’édition originale parue en 2001 et de ce nouveau coffret, dévoile les (nombreuses) découvertes, surprises et pièces inédites d’un objet Gainsbourien qui fera date. “Ce nouveau Cinéma de Serge Gainsbourg est aussi un cinéma de Serge Gainsbourg nouveau !”.



 Stéphane Lerouge, vous avez conçu et réalisé le premier coffret Le Cinéma de Gainsbourg en 2001. Quelles sont les différences fondamentales entre cette nouvelle édition et la précédente ?

 Stéphane Lerouge : Ces différences découlent de la fin annoncée d’un format, le long-box. Pour des raisons de taille, ce format n’a plus sa place dans les bacs. À l’époque, on avait turbiné un an et demi à l’élaboration du coffret initial Le Cinéma de Gainsbourg. C’était la première fois qu’on entreprenait de compresser Gainsbourg comme compositeur de musiques de films en 3 CDs et 3h30 de musique.

Il était impossible que tout l’acquis de ce travail disparaisse, qu’il n’existe plus d’anthologie généraliste, de synthèse des bandes originales co-signées Gainsbourg. En même temps, fallait-il simplement repackager les 3CDs existants avec le même livret ?

Ca aurait été réducteur et frustrant car, dans l’intervalle, j’étais parvenu à exhumer un certain nombre de bandes masters que, en 2001, on croyait perdues ou disparues. Sur un format long-box, ajouter deux CDs supplémentaires et donc un rabat additionnel, aurait plombé la fabrication… et donc le prix de vente. Quand est apparue l’idée de repenser Le Cinéma de Serge Gainsbourg au format d’aujourd’hui, c’est à dire dans une boîte cartonnée capbox, l’évidence nous imposait de faire en 2015 ce qui n’avait pas été possible en 2001 : pousser le projet à une échelle de 5 CDs, c’est-à-dire 6 heures de musique. On était au format standard, on est passé en CinémaScope.

Quels sont les titres proposés dans ce nouveau contenu ? Tout d’abord, il y a les titres issus des bandes studio localisées depuis 2001, celles notamment du Pacha, Le Jardinier d’Argenteuil, Comment trouvez-vous ma sœur, Vidocq. Ou encoreManon 70, une vraie découverte car on ne connaissait que les deux faces du 45-tours Philips, qui n’offraient pas une vision juste de la partition dans sa véritable ambition. Gainsbourg avait un lien affectif fort avec cette partition et cette chanson : que le cinéaste l’ait trappée au mixage a été une vraie douleur pour lui. Il y avait aussi d’autres éléments épars : un bobinot avec le thème principal de L’Une et l’autre, un film d’auteur, fragile et un peu oublié, signé René Allio. Autre hasard des recherches : en traquant les masters américains des Demoiselles de Rochefort, je suis tombé sur une petite bande de Slogan sur laquelle figurait un thème prévu pour la face B du 45-tours Philips, mais finalement guillotiné. Posée sur un Studer, la bande a délivré une déclinaison instrumentale de la chanson pour cuivres et cordes, encadrée par deux thèmes indiens, avec sitars et tablas. Ca s’appelle Paris-Bombay et ça contient toute la perversion harmonique de Jean-Claude Vannier, ça renvoie aussi à ses souvenirs d’enfance des fanfares de l’Armée du Salut. En 2001, on avait remixé plusieurs morceaux de Strip-tease, d’après les 4 pistes originales. L’un d’entre eux, Effeuillage, était resté inédit : il trouve donc sa place dans ce nouveau coffret. Tout comme un instrumental azimuté de Aurais dû faire gaffe, le choc est terrible, que Jean-Pierre Sabar a eu la gentillesse de nous transmettre. Sans oublier la fameuse chanson L’escroc dont Sébastien Merlet a retrouvé un support pour l’intégrale Mercury de 2011.

Tout ce matériel marquait déjà une vraie différence avec l’édition originale du Cinéma de Serge Gainsbourg. Avez-vous pensé à enquêter du côté du mythique studio Ferber, où Gainsbourg a beaucoup enregistré ?

Oui, Ferber a été le lieu d’une autre découverte providentielle En inventoriant les bandes originales enregistrées par René Ameline (propriétaire du studio, décédé en 2014, ndr), je suis tombé sur les 24 pistes du documentaire Mode en France et d’Équateur. C’était assez émouvant, car on entendait sur les bandes des échanges entre Gainsbourg et les musiciens. À un moment, Gainsbourg se met à scander le titre d’Équateur : «É-qua-teur, É-qua-teur… Il faut s’en servir, tu m’entends ?»

On a suivi son indication, en utilisant sa voix en transition. La musique deMode en France, elle, est bâtie sur des reprises instrumentales de chansons des années 80, dont un retraitement iconoclaste de Dépression au-dessus du jardin, avec un jeu de modulations successives. De la même manière, l’éditeur Sido Music, partenaire historique de la collectionEcoutez le cinéma !, nous a fourni les bandes studio de Toutes folles de lui, une comédie mineure de Carbonnaux : l’une d’entre elles a révélé un échange inattendu entre Gainsbourg dans la cabine et Michel Colombier, dans le studio, au célesta. À ma connaissance, c’est le seul support où on les entend ensemble, complices, dialoguer en studio. Au mastering, nous avons réalisé un petit montage qui figure en amorce d’un morceau, comme une photographie sonore de leur fraternité. Quoi d’autre ? Noëlle Debailleul, responsable de la bandothèque d’Universal, a mis la main sur une bande studio stéréo de Goodbye Emmanuelle, avec plusieurs versions inédites du thème paradisiaque Emmanuelle at the sea. On en a profité pour remasteriser la chanson alternative Goodbye Emmanuelle, avec un son infiniment supérieur. Enfin, nous avons régularisé la situation avec Michèle Mercier, afin d’inclure son joyau pop, La Fille qui fait tchic-ti-tchic, retiré dès la seconde édition du coffret, en janvier 2002.

Il y a aussi la version chantée de la Ballade de Johnny Jane par Jane Birkin, co-composée et arrangée par Jean-Pierre Sabar, qui ne figurait pas sur l’édition originale. D’ailleurs, le nouveau livret contient un témoignage de Jane Birkin sur le rapport de Gainsbourg à l’image. Des extraits de La Horse et des Chemins de Katmandou font également partie de ce nouveau contenu… Suite à l’inventaire exhaustif de toutes les archives Universal, Noëlle a localisé des éléments techniquement supérieurs à ce dont je disposais jusqu’ici : notamment sur La Horse, avec une bande ¼ de pouce provenant du Studio des Dames, quelques mois avant l’enregistrement deMelody Nelson. Comparez par exemple le son du morceau L’Alouette : il y a un fossé entre le mastering de 2001 et celui de 2015.

Même chose pour Projection privée, avec notamment la version instrumentale (générique de fin) de la chanson L’Amour en privé… On a aussi intégré un remix disco de La Horse par les Marathon Men’s, remix jamais sorti en CD, uniquement sur un vinyle 25cm Cinémix en tirage limité. A titre personnel, je fantasmais sur Les Chemins de Katmandou. C’est l’un des Himalaya objectifs de la collaboration Vannier-Gainsbourg. Mais la situation semblait désespérée : plusieurs documents administratifs prouvaient qu’un 45-tours avait été envisagé sur Philips, en 1969.

Or, aucun vinyle n’a jamais été publié et les archives d’Universal ne contenaient pas la queue d’un support sur cette musique. Seul YouTube permettait d’écouter un repiquage du générique début, au son tragique, mis en ligne par un geek guatémaltèque ! (rires) Du coup, pour représenter Katmandou dans le coffret, l’ami Fred Pallem a réenregistré une relecture du générique début, à la fois personnelle et respectueuse. Les éléments du coffret étaient sur le point de partir en fabrication quand la providence a décidé de nous donner un coup de main… C’est-à-dire ? En février, Jean-Claude Vannier était en vacances à Lisbonne. On se passe un coup de fil, je lui parle du projet, il me glisse sur un ton détaché : «Tu penses que la bande originale des Chemins de Katmandou pourrait t’intéresser ?» Pour un peu, j’ai failli faire le même malaise vagal que Sarkozy lors de son jogging de 2009 en plein cagnard ! (rires) À Lyon, dans un grenier, la fille de l’ancien copiste de Jean-Claude, était tombée par hasard sur une bande de Katmandou,planquée dans une vieille valise. C’était incroyable, fascinant, vertigineux : cette bande dormait dans une valise depuis 1969… et voilà qu’on la retrouvait en 2015, à la veille de graver les masters du nouveau Cinéma de Serge Gainsbourg. On a tout stoppé, in extremis, pour intégrer cette découverte miraculeuse. Katmandou, c’est la troisième collaboration entre Vannier et Gainsbourg, l’une des partitions où le “son Vannier” de l’époque claque le plus, avec La Horseet Cannabis : le timbre du clavinet, instrument fétiche qui relie ces trois partitions, le piment harmonique de Jean-Claude, son écriture pour cordes, reconnaissable entre mille… Il y a aussi un thème lyrique, Jane et Olivier, étrangement médiéval, avec des quartes successives, une interruption d’un piano un peu dissonant, à la Monk. En studio de mastering, Jean-Claude s’est demandé comment il a pu penser musicalement au Moyen-Age pour évoquer les communautés hippies au Népal ! (rires) Il y a aussi un bijou pop, l’un des sommets du coffret, Transe party des haschichiens, construit sur trois accords répétés, avec un chorus de guitare démoniaque, qui s’envole dans un vrai crescendo lyrique. Il faudra, à mon avis, peu de temps à ce morceau pour être samplé… Les mots me manquent pour remercier Jean-Claude de nous avoir transmis ce trésor, de s’être impliqué dans sa restauration en mastering. Grâce à lui, cette bande originale culte va être enfin publiée en disque, pour la première fois. Ce moment de partage sera, j’espère, à la hauteur des quarante-six ans d’attente ! Jean-Claude Vannier et les bandes des Chemins de Katmandou (photo : Stéphane Lerouge) À l’inverse, quels titres n’avez-vous pas réussir à obtenir pour ce nouveau coffret ? Bien sûr, il y a toujours des manques, des déceptions secrètes. Les bandes de Paris n’existe pasdemeurent introuvables, ça reste une petite meurtrissure. J’ai quasiment eu accès aux multipistes d’une musique de Gainsbourg-Colombier intitulée Carré de dames pour un as, un nanar sixties de Jacques Poitrenaud, avec Roger Hanin. Mais l’ingénieur du son qui les avait conservées a eu la bonne idée de s’en débarrasser… dans une benne à ordures. Ca m’a crucifié sur place. Que dire d’autre ? Peut-être faudra-t-il concevoir dans quinze ans une troisième édition ?

A chaque fois, sur les bo de Gainsbourg et de ses co-compositeurs successifs, j’ai l’impression d’avoir éclusé toutes les pistes, ressources ou fonds d’archives… Mais, souvent, les évènements me donnent tort. Donc… Au vu de l’importance de ses arrangeurs, Gainsbourg était-il un second rôle, voire un figurant dans ses propres bandes originales… Difficile à dire, nous n’étions pas présents à l’époque. L’écoute chronologique des bandes originales co-composées par Gainsbourg évoque presque Picasso : il y autant de contraste entre, par exemple, les périodes Goraguer et Sabar qu’entre la période bleue et la période cubiste. Ce sont des territoires très marqués, clairement délimités : l’arrivée de Michel Colombier se fait avec un twist échevelé (Comment trouvez-vous ma soeur ?) qui marque une vraie rupture avec le jazz sous influence West-Coast de l’époque Alain Goraguer.

Ce qui est certain, c’est que le premier coffret m’a valu un e-mail à la fois chaleureux et revendicatif de Michel Colombier : “Serge et moi nous entendions comme larrons en foire, aussi bien dans nos collaborations que dans la vie quotidienne. Mais aujourd’hui, la situation n’est plus la même : les raisons de Serge (pour être seul à l’affiche) n’existent plus et les noms de ses co-compositeurs doivent figurer à côté du sien, comme il se doit.” C’était, selon la formule de Johnny Hallyday, l’occasion de “remettre les pendules à leurs places”. Donc, dès la seconde édition du Cinéma de Serge Gainsbourg, les quatre co-compositeurs historiques ont été enfin crédités comme tels. C’était un jalon décisif. Il aura fallu attendre plusieurs décennies pour qu’ils sortent de l’ombre et reçoivent enfin une reconnaissance officielle, à la hauteur de leur contribution.

 Une dernière chose à ajouter sur Le Cinéma de Serge Gainsbourg 2015 ?

Non, sinon qu’il s’agit d’une vraie édition revue et corrigée, augmentée, enrichie. Et qui, en terme d’actualité, correspond à un double anniversaire : d’abord aux 45 ans de la première bande originale co-signée par Gainsbourg et Goraguer, L’Eau à la bouche, publiée début 1960. Et, par ailleurs, aux 15 ans d’Ecoutez le cinéma !. Le Cinéma de Serge Gainsbourg fait aussi l’objet d’une version vinyle. Difficile, voire acrobatique de réduire à la cuisson 6 heures en 40 minutes. J’ai fait de mon mieux… en intégrant deux titres des Chemins de Katmandou. Après avoir été introuvable pendant quatre décennies, voilà cette bo incandescente simultanément disponible en CD, 33 tours et digital ! Quelle sera la prochaine sortie de la collection Écoutez le cinéma ? Plusieurs gros projets sont en cours d’élaboration, dont le fameux coffret Quincy Jones, conçu avec l’implication et la bénédiction du maître. La sortie de cette somme sera peut-être l’occasion de nous revoir ?


http://www.funku.fr/2015/stephane-lerouge-devoile-le-contenu-inedit-du-cinema-de-serge-gainsbourg/ Propos recueillis par Christophe Geudin


CD 1 : De L'Eau à la bouche à Toutes folles de lui
CD 2 : De Anna à Ce sacré grand-père
CD 3 : Du Pacha à Un petit garçon nommé Charlie Brown
CD 4 : De Projection privée à Je vous aime
CD 5 : D'Equateur à Stan the flasher + Titres bonus

 Tracklisting complet:

Disque : 1 1. L'eau a la bouche - Serge Gainsbourg 2. Angoisse - Alain Goraguer 3. Black march - Alain Goraguer 4. Les loups dans la bergerie - Alain Goraguer 5. Cha cha cha du loup - Alain Goraguer 6. Les loups dans la bergerie - Alain Goraguer & His Orchestra 7. Fuite du rouquin - Alain Goraguer & His Orchestra 8. Strip tease - Juliette Gréco 9. Some small chance - Alain Goraguer 10. Rendez-vous a la calvados - Alain Goraguer 11. Wake me at five - Alain Goraguer 12. Solitude - Alain Goraguer 13. Effeuillage - Alain Goraguer 14. Crazy horse swing - Alain Goraguer 15. Comment trouvez-vous ma soeur? - Serge Gainsbourg 16. Erotico tico - Michel Colombier 17. Rocking horse - Michel Colombier 18. Quart d'heure américain - Michel Colombier 19. Rendez-vous a l'eglise - Michel Colombier 20. Comment trouvez-vous ma soeur? - Michel Colombier 21. L'escroc - Serge Gainsbourg 22. Scène de bal 1 - Michel Colombier 23. Scène de bal 2 - Michel Colombier 24. Chanson du forçat - Serge Gainsbourg 25. Le mariage de Vidocq - Michel Colombier 26. Chanson du forçat II - Serge Gainsbourg 27. A vous de jouer, monsieur vidocq - Michel Colombier 28. Woom woom woom - Michel Colombier 29. Caressante - Michel Colombier 30. Wouaou ! - Michel Colombier

Disque : 2 1. Sous le soleil exactement - Anna Karina 2. Jerks en cavalerie - Michel Colombier 3. C'est la cristallisation comme dit Stendhal - Serge Gainsbourg 4. Photographes et religieuses - Michel Colombier 5. Boomerang - Jean Claude Brialy 6. Je n'avais qu'un seul mot a lui dire - Jean Claude Brialy 7. Anna - Michel Colombier 8. Le jardinier d’Argenteuil - Michel Colombier 9. Les voyages du père la tulipe - Michel Colombier 10. French riviera - Michel Colombier 11. Dénouement et final - Michel Colombier 12. Breakdown suite - Michel Colombier 13. L'une et l'autre - Michel Colombier 14. Elisa - Serge Gainsbourg 15. L'horizon - Michel Colombier 16. Elisa - Serge Gainsbourg 17. Manon - Serge Gainsbourg 18. New délire again - Michel Colombier 19. New délire - Michel Colombier 20. Auto-stop - Michel Colombier 21. No no yes yes - Michel Colombier 22. Oh beautiful america/mister freedom march - Michel Colombier 23. Freedom rock/mister freedom - Michel Colombier 24. L'herbe tendre - Serge Gainsbourg 25. Ce sacré grand-père générique - Michel Colombier 26. Champêtre et pop - Michel Colombier 27. L'herbe tendre - Michel Colombier 28. L'adieu générique fin - Michel Colombier

Disque : 3 1. Requiem pour un c... - Serge Gainsbourg 2. Psychasténie - Michel Colombier 3. Un noël - Michel Colombier 4. Joss a la calavados - Michel Colombier 5. Batucada meurtrière - Michel Colombier 6. Cadavres en série - Michel Colombier 7. La chanson de slogan - Serge Gainsbourg 8. Evelyne - Jean-Claude Vannier 9. Paris-bombay - Jean-Claude Vannier 10. Les chemins de katmandou (générique) - Jean-Claude Vannier 11. Jane et olivier - Jean-Claude Vannier 12. Transe party des haschichiens - Jean-Claude Vannier 13. Carte postale du népal - Jean-Claude Vannier 14. La horse - Jean-Claude Vannier 15. L'alouette - Jean-Claude Vannier 16. Western - Jean-Claude Vannier 17. Cannabis - Serge Gainsbourg 18. Avant de mourir - Jean-Claude Vannier 19. Danger - Jean-Claude Vannier 20. Dernière blessure - Jean-Claude Vannier 21. Cannabis - Jean-Claude Vannier 22. Sex shop - Serge Gainsbourg 23. Fontaine des innocents - Jean-Claude Vannier 24. Sex radio suite - Jean-Claude Vannier 25. Moogy-woogy - Jean-Claude Vannier 26. Close combat - Jean-Claude Vannier 27. Un petit garçon nommé charlie brown - Serge Gainsbourg

Disque : 4 1. L'amour en privé - Françoise Hardy 2. Projection privée - Jean-Claude Vannier 3. L'amour en privé - Jean-Claude Vannier 4. Ballade de johnny-jane - Serge Gainsbourg 5. Je t'aime moi non plus - Jean-Pierre Sabar 6. Banjo au bord du styx - Jean-Pierre Sabar 7. Zanzibar - Jean-Pierre Sabar 8. Le choc est terrible - Jean-Pierre Sabar 9. Yesterday yes a day - Jane Birkin 10. First class ticket/yesterday on fender - Jean-Pierre Sabar 11. Mi corasong - Serge Gainsbourg 12. Passage a tabacco - Serge Gainsbourg 13. Chanson du chevalier blanc - Gérard Lanvin 14. Emmanuelle and the sea - Jean-Pierre Sabar 15. Goodbye emmanuelle - Serge Gainsbourg 16. Emmanuelle and the sea - Jean-Pierre Sabar 17. Sea sex and sun - Serge Gainsbourg 18. Melancoly suite - Jean-Pierre Sabar 19. Tapage nocturne - Bijou 20. Dieu fumeur de havanes - Jean-Pierre Sabar 21. La fautive - Serge Gainsbourg 22. La fautive - Don Ray 23. Je pense queue - Serge Gainsbourg 24. Dieu fumeur de havanes - Catherine Deneuve

Disque : 5 1. Equateur (générique) - Serge Gainsbourg 2. Un cargo vers l'afrique - Serge Gainsbourg 3. Le physique et le figuré - Jean-Pierre Sabar 4. Dorothée (fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve) - Serge Gainsbourg 5. Accéléré historique - Serge Gainsbourg 6. En souvenir de fred a. - Serge Gainsbourg 7. Travelling - Jean-Pierre Sabar 8. Entrave - Jean-Pierre Sabar 9. Trave - Jean-Pierre Sabar 10. Travaux - Jean-Pierre Sabar 11. Charlotte for ever - Serge Gainsbourg 12. Stan/elodie - Serge Gainsbourg 13. La valse de l'au revoir - Juliette Gréco 14. Strip tease - Nico 15. La fille qui fait tchictitchic - Michèle Mercier 16. La noyée - Anna Karina 17. Hier ou demain - Anna Karina 18. Ballade de Johnny Jane - Jane Birkin 19. Goodbye Emmanuelle - Serge Gainsbourg 20. Les chemins de Katmandou - Fred Pallem 21. La horse - Marathon Men'S 22. Requiem pour un con - Serge Gainsbourg 12 personnes atteintes

mercredi 18 mars 2015

RINGO STARR réunit tous les Beatles pour son album solo en 1973


Ringo est le troisième album studio de Ringo Starr, sorti en 1973. Il s'agit de son premier album de rock classique, après Sentimental  et Beaucoups of Blues. Il suit également le grand succès du single It Don't Come Easy qui a mené le batteur au sommet des charts.

Pour cet album, Ringo Starr a réussi à réunir les quatre Beatles (bien qu'ils ne jouent ensemble sur aucune chanson) toutefois sur le titre I'm the Greatest l'on retrouve pour la seule et unique fois après la séparation du groupe trois Beatles ensemble : Ringo, John lennon et George Harrison. Enfin chacun d'eux lui a composé quelques titres. D'autres musiciens sont intervenus, notamment Marc Bolan, Billy Preston, Klaus Voormann, Harry Nilsson et Linda McCartney. Les enregistrements se sont déroulés entre mars et juillet 1973, principalement à Los Angeles.

Lorsqu'il parait, l'album connaît un grand succès et atteint la 7e place des charts au Royaume-Uni et la 2e aux États-Unis. C'est également un grand succès critique, et il est généralement considéré comme le sommet de la carrière de Ringo Starr. Les singles publiés à partir de l'album (Photograph, You're Sixteen et Oh My My) ont tous trois connus une bonne carrière dans les classements (deux numéros 1 américains) et sont devenus des titres classiques lors des prestations du All-Starr Band.



1. I'm the Greatest (John Lennon) – 3:21 Ringo : chant, batterie ; John Lennon : piano, harmonie vocale ; Billy Preston : orgue ; George Harrison : guitare électrique ; Klaus Voorman : basse 2. Have You Seen My Baby (Randy Newman) – 3:44 Ringo ; chant, batterie James Booker ; piano Marc Bolan ; guitare électrique Klaus Voorman ; basse Jim Keltner ; batterie Milt Holland ; percussions Tom Scott ; vents 3. Photograph (George Harrison/Richard Starkey) – 3:56 Ringo ; chant, batterie George Harrison ; guitare électrique, harmonie vocale Bobby Keyes ; sax ténor Vini Poncia Jimmy Calvert ; guitares acoustiques Nicky Hopkins ; piano Klaus Voorman ; basse Jim Keltner ; batterie Lon et Derrek Van Eaton ; percussions Jack Nitzsche ; arrangements orchestre et chœurs 4. Sunshine Life For Me (Sail Away Raymond) (George Harrison) – 2:45 Ringo ; chant, batterie, percussions George Harrison ; guitare électrique, harmonie vocale Robbie Robertson ; guitare Levon Helm ; guitare Rick Danko ; violon David Bromberg ; banjo, violon Garth Hudson ; accordéon Klaus Voorman ; contrebasse 5. You're Sixteen (Bob Sherman/Dick Sherman) – 2:48 Ringo ; chant, batterie Vini Poncia ; harmonie vocale Jimmy Calvert ; guitare Nicky Hopkins ; piano Klaus Voorman ; basse Paul McCartney ; kazoo Harry Nelson Linda McCartney ; harmonie Vocale 6. Oh My My (Vini Poncia/Richard Starkey) – 4:16 Ringo ; chant, batterie Vini Poncia ; harmonie Vocale Jimmy Calvert ; guitare Billy Preston ; piano, orgue Klaus Voorman ; basse Jim Keltner ; batterie Tom Scott ; solo sax, arrangements Jim Horn ; arrangements Martha Reeves Merry Clayton ; chœurs 7. Step Lightly (Richard Starkey) – 3:15 Ringo ; chant, batterie Steve Cropper ; guitare électrique Jimmy Calvert ; guitare acoustique Nicky Hopkins ; piano électrique Klaus Voorman ; basse Tom Scott ; clarinette 8. Six O'Clock (Paul McCartney) – 4:06 Ringo ; chant, batterie Paul McCartney ; piano, synthétiseur, arrg. des cordes et flûtes, chœurs Vini Poncia ; guitare, percussion Klaus Voorman ; basse Linda McCartney ; chœurs 9. Devil Woman (Vini Poncia/Richard Starkey) – 3:50 Ringo ; chant, batterie Jimmy Calvert ; guitare Tom Hensley ; piano Klaus Voorman ; basse, chœurs Jim Keltner ; batterie Chuck Findley Tom Scott ; vents Richard Perry`; chœurs 10. You and Me (Babe) (George Harrison/Mal Evans) – 4:59 Ringo ; chant, batterie George Harrison ; guitare électrique Vini Poncia ; guitare acoustique Nicky Hopkins ; piano électrique Tom Holland ; marimba Tom Scott ; arrg. vents Jack Nitzsche ; arrg. cordes •

Bonus de la réédition CD de 1991 : 11. It Don't Come Easy (Richard Starkey) - 3:02 Ringo ; chant, batterie George Harrison ; guitare électrique Stephen Stills ; piano Klaus Voorman ; basse Pete Ham Tom Evans ; chœurs Tom Cattermole ; chœurs • Originellement paru en single en 1971. 12. Early 1970 (Richard Starkey) - 2:20 Ringo ; chant, batterie, guitare acoustique, piano, George Harrison ; guitare électrique, basse, chœurs • Face B du single It Don't Come Easy. 13. Down and Out (Richard Starkey) - 3:04 • Face B du single Photograph paru en 1973.

mardi 17 mars 2015

RINGO STARR Sentimental Journey




L'APRES BEATLES - 1970 - Ringo Starr est le premier des Beatles à publier un album solo qui ne soit pas d'avant-garde Sentimental Journey, qui sort en mars 1970, est en effet un album comprenant des chansons des années 1920 à 1950. L'album connaît un certain succès commercial et arrive dans les charts des deux côtés de l'Atlantique

01 - Sentimental journey
02 - Night and day
03 - Whispering grass (Don't tell the trees)
04 - Bye bye blackbird
05 - I'm a fool to care
06 - Stardust
07 - Blue, turning grey over you
08 - Love is a many splendoured thing
09 - Dream
10 - You allways hurt the one you love
11 - Have I told you lately that I love you
12 - Let the rest of the world go by

Beaucoups of Blues paraît la même année. Hommage à la musique country qu'il affectionne, l'album connaît un succès moindre que son prédécesseur, bien qu'il reste apprécié de la critique

lundi 16 mars 2015

LE ROCK EN FRANCE vu par Patrice DREVET - 1980

MIKE PORCARO 1955-2015

Le bassiste du groupe américain Mike Porcaro est décédé à l'âe de 59 ans des suites de la maladie de Charcot, a annoncé son frère Steve Porcaro, également membre du groupe
Mike Porcaro, Michael Joseph Porcaro est un bassiste de rock américain. Issu d'une famille de musiciens, il est le frère de Steve et Jeff Porcaro. Il est, entre 1984 et2007, le bassiste du groupe de rock californien Toto, avec lequel il effectue la totalité de sa carrière musicale. Il participe en effet à tous les albums studio du groupe, depuis Toto IVjusqu'à Falling in Between, sorti en février 2006. Absent de la dernière tournée du groupe en 2007, Mike Porcaro souffre d'une sclérose latérale amyotrophique. 

En 2010, les membres de Toto, séparés depuis juin 2008, reforment le groupe et effectuent une tournée européenne en son soutien. Le bassisteNathan East est choisi pour le remplacer. En 2013, alors que Toto célèbre ses trente-cinq ans de carrière, l'état de santé de Mike Porcaro continue de se dégrader.

FRANCIS CABREL In extremis


"In Extremis" (Smart/Sony Music) sera le premier album de Francis Cabrel avec des chansons originales depuis "Des roses et des orties" (2008) écoulé à plus de 900.000 exemplaires. Ce 13e album studio, l'un des événements de l'année musicale en France, sera-t-il le dernier? "Pas forcément... Mais c'est la pente qui y mène", dit-il. "Dans une carrière, il y a une entrée et une sortie. L'entrée, on ne décide pas forcément quand elle arrive, mais la sortie, je pense qu'il faut la préparer, là je suis en train de faire ça", explique le chanteur aux plus de 35 ans de tubes depuis "Petite Marie" (1977) ou "Je l'aime à mourir" (1979).


Le temps qui passe, thème déjà abordé par Francis Cabrel dans les années 1980 avec des chansons comme "Le temps s'en allait", revient hanter le chanteur dans son single "Partis pour rester". Sur fond de guitares blues-rock et choeurs féminins, il invite à "viser l'éternité/On est tellement bien ici/On va faire comme si/On était partis pour rester".

"J'arrive à un stade de ma vie où les choses deviennent urgentes, on arrive dans le final, les derniers lacets. Après 60 ans, ce n'est pas le moment d'avoir des projets pour dans 30 ou 35 ans", estime le chanteur qui a enregistré cet album chez lui, à Astaffort (Lot-et-Garonne). Francis Cabrel aborde les choses de front, à l'image de la photo, assez inhabituelle pour lui, retenue pour la pochette de l'album : habitué du clair-obscur ou des ambiances un peu nuageuses, il s'affiche en gros plan, de face, regardant le spectateur droit dans les yeux.


"A l'âge que j'ai, la volonté, c'est de dire exactement ce que je ressens, assumer le temps qui a passé, sans vouloir toujours accrocher un public d'une quinzaine d'années", ajoute-t-il au sujet d'un disque toujours très blues où les chansons parlent évidemment d'amour mais aussi de thèmes moins attendus.


"Faire un 13e album pour dire toujours les mêmes choses, cela n'aurait pas été si excitant que ça... J'aurais aimé trouver douze thèmes que personne n'avait abordés ! Mais j'en ai quand même trouvé cinq ou six", glisse le chanteur fidèle à ses guitares acoustiques et aux ambiances blues-rock. Avec la chanson "Dans chaque coeur", Francis Cabrel conte le chemin de croix du Christ, s'intéressant à "la leçon d'amour et d'humanité" lié à cet épisode "appris par force catéchisme et messes". Le thème de la religion était déjà présent dans son album "Des roses et des orties" (2008).

             
Celui qui avait rendu hommage aux "chevaliers cathares" en 1983 s'est aussi inspiré de l'Histoire : "Mandela, pendant ce temps" rappelle les 27 ans de détention du leader sud-africain et "Azincourt" peint la bataille dont on célèbre cette année le 600e anniversaire. "Cette chanson raconte comment on ressort d'une bataille, celle-là ou une autre, quand on est survivant", décrit le chanteur féru de romans historiques et de Révolution française.

Dans "In extremis", la chanson qui a donné son titre à l'album, il se fait défenseur de la biodiversité des langues en comparant la disparition de l'occitan à celle des oiseaux. "Avec ce piétinement par le français des langues régionales, on perd son histoire, ses racines et beaucoup de richesses, car il y a beaucoup d'images dans ces langues qu'on ne trouve pas en français."

              
Au fil des 12 chansons, Francis Cabrel évoque aussi ces pères qui voient leurs filles, désormais grandes, s'éloigner irrémédiablement ("Les tours gratuits"), son amour du jazz ("Les fontaines du jazz") ou un étrange "Pays d'à côté" couvert de nuages et peuplé de choeurs envoutants. Mais l'amour n'est évidemment jamais loin chez l'auteur de "Je l'aime à mourir", en atteste la ballade "A chaque amour que nous ferons" traversée d'arpèges discrets et de cordes romantiques: "Je me noierai dans tes étreintes/Dans tes vallées, tes sillons/Tes merveilleux labyrinthes/Et tes mystérieuses plaintes".
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Le chanteur avait confessé une panne d'inspiration il y a quelques années et s'était octroyé une parenthèse Bob Dylan en adaptant les titres du chanteur américain ("Vise le ciel", en 2012). Puis il a fait comme d'habitude : prendre son temps, "s'asseoir à une table pour réfléchir" pour "provoquer" le retour des idées.


"Il faut soigner l'écriture. Même s'il faut cinq ans pour faire une chanson, ce n'est pas grave" : voilà les conseils que le chanteur donne aux jeunes auteurs-compositeurs qui viennent chaque année depuis 20 ans en stage à Astaffort, conseils qu'il distille aussi à sa fille, Aurélie Cabrel, qui a publié en 2014 son premier album. "Elle s'en sort pas mal. Evidemment, cela ne suit pas toujours comme elle voudrait au niveau de l'accueil du public, mais je trouve que, vocalement, elle a vraiment quelque chose", ajoute celui qui a souvent évoqué l'amour filial dans ses chansons.


A l'ère du numérique et d'une industrie musicale en crise, Francis Cabrel et ses 21 millions de disques vendus (selon son label) reste l'un des très rares à pouvoir toujours imposer son rythme et ses conditions. Comme Jean-Jacques Goldman et une poignée d'autres, il peut par exemple refuser que ses albums soient disponibles sur les plateformes d'écoute en streaming. "Je considère que mes chansons m'appartiennent et que je peux les mettre sur le support que je choisis", dit celui qui repartira sur les routes à partir de septembre avec près d'une cinquantaine de dates annoncées en France, Suisse et Belgique.


http://culturebox.francetvinfo.fr/musique/chanson-francaise/lalbum-in-extremis-de-francis-cabrel-dans-les-bacs-le-27-avril-214269

vendredi 13 mars 2015

10 choses sur CLAUDE FRANCOIS


1. Il a dansé avec Michael Jackson dans un aéroport Aéroport de Bruxelles, début des années 70. En transit, Claude François se retrouve nez à nez avec le groupe des Jackson Five dont les chansons électrisent le monde entier. Devant les voyageurs médusés, Cloclo se met alors à danser avec la fratrie, surprise par le sens du rythme du petit Frenchy. Michael, tout juste âgé d'une dizaine d'années, n'est pas le moins épaté.

2. Brigitte Bardot l'a poussé à tenter sa chance à Paris En 1958, alors en couple avec Sacha Distel, Bardot aurait vu Claude à Monaco, lequel jouait à l'époque de la batterie dans l'orchestre de Louis Frozio. Un peu plus tard, ils se retrouvent à Saint-Tropez. Claude danse alors avec Brigitte qui, conquise par ses talents de musicien et touchée par son ambition, l'encourage à monter à Paris.

3. Il avait la baraka En dépit d'une fin tragique et prématurée, Cloclo a longtemps eu beaucoup de chance. Venu en septembre 1975 à Londres, il échappe par miracle à un attentat de l'IRA dans le hall de l'hôtel Hilton où il était descendu. Une femme -qui trouve à cette occasion la mort- s'étant interposée entre la bombe et lui... En 1977, des chauffards en le dépassant sur la route criblent de balles sa voiture. Claude en sort une nouvelle fois indemne.

4. Abonné au chiffre 39 Né en 1939, Claude François est mort le 11 mars 1978, 39 jours après son 39ème anniversaire. Étonnant, non ?

5. Il était photographe érotique, sous pseudonyme En 1974, Claude, entrepreneur dans l'âme et fou du corps des femmes, créé le magazine de charme "Absolu", publié par les éditions du Moulin (en référence à sa propriété, le moulin de Dannemois). Au programme : des photos de jeunes femmes dénudées, dans l'esprit de David Hamilton. Clichés pris par Claude lui-même, au cours d'une quarantaine de séances organisées dans sa chambre... et qui se prolongeaient souvent le soir, dans son lit. Claude photographe discret signait ses "œuvres" sous le pseudo de François Dumoulin !

6. Il était attiré par les -très- jeunes filles... Il n'est pas le seul à l'avoir dit, ou fait. Mais ses propos, librement tenus dans les années 70, choquent profondément aujourd'hui. Écoutons l'artiste : "Je suis obsédé par la catégorie des filles qui viennent me voir (...) J'aime jusqu'à 17, 18 ans. Après, je commence à me méfier. Dieu sait si j'ai des aventures au-delà de 18 ans, et heureusement. Mais après 18 ans, je me méfie parce que les filles commencent à réfléchir, elles ne sont plus naturelles (...) Je n'aime pas les filles entre 18 et 30 ans." No comment...

7. Il sabotait les prestations de ses protégés Le chanteur, qui se rêvait Pygmalion, a lancé quelques artistes, dont l'excellent Alain Chamfort. Mais face au succès auprès de la gent féminine du beau brun, le blondinet se révèle vite des plus jaloux. Et lorsque Chamfort, qu'il produisait, chantait en première partie de Claude, il arrivait à ce dernier de saboter ses prestations : "[Il] envoyait un collaborateur couper le courant. Au moment même, je ne savais pas que ça venait de lui. Il avait pourtant tout intérêt à ce que ma carrière se développe." Après Chamfort, Cloclo lancera Patrick Topaloff. Question succès auprès des filles, il ne risquait plus rien...

8. Il a fait de ses ruptures de grandes chansons En 1965, trois ans après sa rupture avec sa femme Janet, Claude écrit et chante l'un de ses plus beaux titres : "Je sais", qui évoque la fin de leur histoire d'amour. Deux ans plus tard, dans la foulée de sa séparation douloureuse avec France Gall, il participe à l'écriture de "Comme d'habitude", qui parle de cette déchirure. Cloclo, l'homme inspiré par ses échecs sentimentaux ?

9. Il avait la plus belle cave... mais ne buvait pas A Dannemois, lorsqu'il recevait chaque week-end des gens du métier, Claude se faisait un plaisir de les conduire dans sa cave, soigneusement constituée des plus grands crus. Qu'il leur servait à sa table... alors que lui-même ne buvait pas !

10. Son dernier tube est posthume Lorsqu'il chante pour la première fois à la télévision "Alexandrie Alexandra", en décembre 1977, puis en janvier 1978 chez les Belges, Claude n'a toujours pas sorti la chanson d'Étienne Roda-Gil en disque. Tout juste a-t-il le temps d'enregistrer un "clip" de cet opus disco... avant de mourir accidentellement. Le 45t de ce qui restera comme l'un de ses plus grands tubes sort le 15 mars 1978, jour de ses obsèques. Serti d'une pochette noire. http://www.telestar.fr/2015/photos/claude-francois-10-choses-que-vous-ne-savez-pas-sur-lui-photos-79699#offset2 Par Olivier Rajchman Le 17 février 2015

mardi 10 mars 2015

Coup de Gueule de Pascale Clark sur France INTER


Tout a commencé hier soir vers 21h06 sur l'antenne de France Inter. Après le rejet de sa demande de renouvellement de carte de presse, Pascale Clark a décidé de protester à l'antenne en ne proposant pas son émission habituelle.
Après le rejet de sa demande de renouvellement de carte de presse, Pascale Clark a décidé de protester à l'antenne en ne proposant pas son émission habituelle.
Et voici DJ Clark ! La journaliste de France Inter, qui présente l'émission "A'Live" tous les soirs de 21h à 23h a décidé de protester contre le refus de sa demande de renouvellement de carte de presse, dont elle est titulaire depuis une trentaine d'années, en diffusant des disques à la place de l'émission habituelle. En cause, son statut d'intermittente du spectacle et la décision de la C.C.I.J.P, Commission de la Carte d'Identité des Journalistes Professionnels, qui considère que sa nouvelle émission n'a pas un "caractère d'émission d'information".

"30 ans de carte de presse. Numéro 53.216. Mais ça c'était avant"

Une décision administrative que l'animatrice a donc décidé de dénoncer en modifiant le sommaire de sa propre émission au dernier moment. "Ce soir je vais vous parler de ma vie de journaliste professionnelle. 30 ans de carte de presse. Numéro 53.216. Partout je l'ai obtenue. CVS, 95.2, Europe 2, France Info, Europe 1, Oui FM, Canal+, RTL, France Inter. Mais ça c'était avant", a déclaré Pascale Clark ce soir, dans son billet qui ouvre traditionnellement "A'live". Elle a ensuite expliqué avoir reçu samedi matin une lettre recommandée de la C.C.I.J.P.
A l'antenne, la journaliste a "contesté absolument" la décision, rappelant que son émission a un caractère informatif. "L'info est la matière première que nous malaxons, soir après soir. (...) Après les tueries de Charlie et de l'Hyper Cacher, nous n'avons traité que de ça deux semaines durant. C'est énervant ces réflexes de journaliste... Plus fort que vous", a-t-elle poursuivi avant de regretter son statut d'intermittente. "C'est vrai. Depuis toujours sur Inter. C'est vrai, mais c'est pas choisi. Ce statut à mon corps défendant devient double peine", a-t-elle expliqué.

DJ Clark

"Alors comme je ne suis pas journaliste. Plus, après 30 ans, je m'en voudrais d'usurper tel titre ou telle carte. Ce soir, et peut-être d'autres suivront, voici DJ Clark. DJ, il paraît qu'on peut exercer sans carte professionnelle", a-t-elle conclu avant d'annoncer l'annulation de l'émission consacrée au Secours Populaire. L'animatrice a alors lancé les chroniques et les lives prévus, avant d'enchaîner les morceaux de musique.

http://www.franceinter.fr/depeche-patrick-cohen-decoupe-sa-carte-de-presse-en-direct

vendredi 6 mars 2015

JEAN JACQUES CRAMIER chante le pompiste





Adaptation française improbable par JEAN JACQUES CRAMIER, lien ici pour écouter



Le bonus du jour, la chanson le POMPISTE, un régal A écouter ci dessous



Mais que fait JEAN PIERRE FANCOIS dans ce lien vidéo ? peu importe, écoutez la chanson...
du bonheur en barre
ci desssous les PAROLES


mardi 3 mars 2015

ELVIS LIVE December 28 1976


2001 Theme / See See Rider / I Got A Woman - Amen / Love Me / Fairytale / You Gave Me A Mountain / Jailhouse Rock (1 fs) / O Sole Mio - It's Now Or Never / Trying To Get To You / Blue Suede Shoes / My Way / Polk Salad Annie / Introductions & Solos: Early Morning Rain - What'd I Say - Johnny B. Goode - Love Letters - Hail Hail Rock n Roll / Hurt / Unchained Melody / Can't Help Falling In Love / Closing Vamp
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