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lundi 14 décembre 2015

AU COEUR DE TELEPHONE - Session de travail - Inédits


Téléphone - Shanghaï (Instrumental - V1... par milouzedue
Téléphone - Changer les lois (Instrumental... par milouzedue
Téléphone - Ordinaire (Session de travail 1980) par milouzedue
Téléphone - Métro (c'est trop) (Démo mai 1977) par milouzedue

MAX de FUN RADIO interview 1996


 Interview de MAX dans XL (octobre 96) Max, l'homme de la nuit sur Fun Radio, ne veut pas "montrer sa gueule en photo". Heureusement, il ne se prive pas pour l'ouvrir, ça compense. 

XL: Tu ne veux pas montrer ta tête sur nos photos. Tu peux te décrire? (Il réfléchit) Je dirais: brun, cheveux longs, frisé, yeux bleu turquoise, 1m70, très costaud. Et un point très important, je porte des Converse, 365 jours par an. J'en suis fou! J'en ai 17 paires de couleurs différentes, certaines importées des Etats-Unis, ça ne rigole pas. 

Le Mystère autour de ton physique, c'est voulu? Non. Le Star-system qu'on a monté à Fun , c'est du second degré. Si on veut me voir, il n'y a qu'a venir à la station quand je sors. A l'antenne, c'est le jeu du vrai-faux. Je suis sincère quand on me pose des questions sur la vie quotidienne, sur une question bien précise, sentimentale ou sexuelle. Ou quand on me demande mon point de vue. Quand je délire, que je me mets à casser, à avoir de la repartie, je ne me force pas, je suis comme ça dans la vie. Ce n'était pas très bien vu au départ, il y a 3 ans, mais maintenant, c'est entré dans la tête des auditeurs. Du coup, y en a qui t'agressent... 


Je suis loin d'être vexé quand on me sort à l'antenne:" Je t'ai vu devant la radio, t'es pas bien !" C'est la règle du jeu. Mais je ne me laisse pas faire. Je ne vais pas rester là comme un con à écouter l'auditeur en le respectant, ni le laisser dire: " T'as vu, là je te casse, t'es vexé !" Je réponds à tout ce qu'on me dit et ça s'appelle un discussion. C'est ça la Libre-Antenne. 

Pourtant à l'époque de Chela Ouate, l'émission du DOC, on te voyait? C'était autre chose, il n'y avait pas de raison que je joue le même jeu qu'à la radio. Ce qui était chiant, c'est que je ne pouvais pas faire ce que je voulais. J'aurais bien aimé faire le con avec les 700 personnes qui étaient là, être rentre-dedans, aborder des sujets plus jeunes comme la techno , la drogue... Si je devais faire de la télé, je souhaiterais que mon personnage soit en relation directe avec celui de la radio. Ou peut-être faire de la télé sans qu'on me voit. T'as des projets alors? A force de fréquenter Difool, Arthur et Baffie, je commence à avoir des idées. Pas envie d'argent ou de célébrité. Ca ne me branche pas. J'ai rencontré des gens importants, je leur ai dit:" Si vous me proposez ça , c'est non". Genre une rubrique littéraire. Je me verrais bien comme Ray Cokes sur MTV: prendre des mecs au téléphone et les faire venir en direct sur le plateau. Ou commander un pizza en direct. Qu'est ce que tu regardes à la télé? La mire. J'ai pas le câble, ni Canal. Je regarde mes vidéos, je suis fan de Sacha Guitry, inconditionnel de De Funès, taré de Mr Bean. Et j'adore les Monty Python. Je me fais envoyer des cassettes de Londres. 

Qui d'autres te fait rire? J'adore les Nuls, les Inconnus, Coluche, Desproges, Devos, Bedos, Elie et Dieudonné?. J'aime moins Muriel Robin. Tu t'entends avec tes rivaux comme Maurice? Je l'ai parodié, ça s'appelait "Veaurice": appelez-le, il ne vous écoutera pas". C'était pour rigoler, Maurice l'a compris. Il m'a appelé, je l'ai pris en direct. Plus tard, c'est moi qui est participé à son émission. On s'est bien marré. L'Ascension du StarSystem sur FUN Un Article... 


Franck a passé son enfance à Plaisir dans les Yvelines, une enfance heureuse entouré de son Papa, Christian, de sa mère Evelyne, de son frère Sébastien et de sa soeur Gersande. Il adorait jouer au foot avec ses potes Crazy-B et Faster-Jay d'Alliance Ethnik. Il a appris le piano pendant pas mal d'années et écoutait beaucoup de zic: Dead Can Dance, Trisomie 21, Cocteau Twins,...et du bon vieux rock aussi. Max, the starsystem est arrivé sur Fun en 1988. Au début , il n'était qu'un "petit". Après s'être adonné aux joies du standard, il est devenu assistant de Bill (Code-Barre)... Et oui, c'est Bill qui a tout appris à notre grand Max. Puis Max est arrivé sur l'antenne au début des années 90 (91?), il s'appelait alors ALVIN! Il a commencé par animer une émission dont il a eu lui-même l'idée: le FUN LIVE. Une super émission avec tous nos groupes préférés en concert, 1 à 2 heures de zic live non stop. 

Puis en 1992, Lovin' fun a commencé et avec cette émission ce fut l'ascension de la libre antenne sur les FM pour les jeunes. En 1993, entre 22h00 et 00h00, Julia et Génie ont commencé une nouvelle émission:" l'émission des filles ". Et comme elles n'avaient pas de réalisateur, elles ont demandé à Alvin qui commençait son émission à 00h00 de réaliser leur émission. Celui-ci s'est empressé d'accepter, vous pensez bien: 2 filles!!!... Alvin parlait très peu au début et puis de plus en plus au fur et à mesure que les mois passaient si bien qu'il a bien fallu trouver un nom au réalisateur de cette émission, ce fut "MAX", c'est le nom que Génie voulait donner à son premier enfant,et Génie a demandé que Max s'appelle comme ça et il avait refusé au début. Mais il a fini par acccpter. Tous les auditeurs trouvaient que Max et Alvin avaient la même voix ( et pour cause!), et tout le monde appelait pour le dire. Les filles ont fait croire aux auditeurs que Max et alvin étaient frères jumeaux (une idée farfelue de Génie, évidemment). 

Finalement, tout le monde a fini par savoir que Max et Alvin étaient la même personne: Franck (après 6 mois ou un an d'interrogation!). Et oui, Max a fait de la télé dans "Chela Ouate" et si on avait une photo d'Alvin, on pouvait constater que Max et alvin étaient la même personne! Alvin a disparu de l'antenne à la rentrée 1994. Julia est partie de FUN et l'émission a continué sans elle. Max a décide de pousser jusqu'à 03h00 sans Génie. Et là beaucoup de jeunes ont commencé à faire des nuits blanches!! Max a commencé ses délires, ses jeux fous, ses canulards déments, Max a révélé un vrai talent d'acteur. Coté zic, il nous a passé tout ce qu'il voulait et nous a fait découvrir plein de styles musicaux, surtout de la New-age et de la techno vers la fin de la saison. Et si vous êtes un fan de max vous connaissez la suite. Une interview de MAX, Le Starsystem Interview réalisée par Watson le lundi 9 janvier 1995 au siège de FUN RADIO à Neuilly. 

XL :Comment Max est-il né? MAX: Au tout départ, le personnage Max ne devait exister, ça s'est fait par hasard. Il y avait ces 2 filles, Génie et Julia qui animaient une émission à 22h00 et qui n'avaient pas de réalisateurs. Moi, je reprenais à 00h00 et je leur ai proposé mes services. Au début, j'intervenais très peu dans l'émission, je sortais des petites conneries de temps en temps quand je le sentais, je n'avais même pas de nom. Et puis, ce qui s'est passé c'est qu'à force d'intervenir, ça plaisait de plus en plus aux gens. Nous avons crée Max. (NDLR: c'est Génie qui a souhaité ce nom car c'est le nom qu'elle voulait donner à son premier enfant). On ne disait pas qui j'étais ( c'est à dire Alvin), ce que je faisais, par où j'étais venu. Petit à petit, je me suis forgé sa personnalité en intervenant de plus en plus souvent, jusqu'au moment où l'on m'a demandé de faire une émission tout seul la nuit. XL : Quelle est la différence entre ta personnalité et celle de Max? MAX: Ce que je suis à l'antenne, c'est ce que j'étais quand je suis arrivé chez Fun il y a 5 ans (NDRL: 7 ans en fait): dans les locaux j'étais comme ça . Dès que j'arrivais devant un micro, impossible de pouvoir le faire. Je ne me sentais pas à l'aise, pas sûr de moi. Et puis un jour, il y a eu le déclic. Par contre les délires que je faisais à l'antenne, quand je faisais l'Extra-Terrestre par exemple, il est évident que je ne me les tape pas dans le couloir! En réalité, je suis plutôt discret,timide et réservé...alors qu'à l'antenne!!... XL : Qu'est ce que Max t'apporte? MAX: La possibilité de faire enfin ce que j'avais envie de faire. Pour l'instant ça marche ,mais combien de temps ça durera? Ce dont j'ai envie aussi c'est de faire découvrir des styles de musique: des trucs qui existent depuis longtemps et qu'on entend peu comme Dead Can Dance ou Cocteau Twins, mais aussi des nouveaux styles: de la Trance techno à la Jungle. J'ai une certaine liberté de programmation et ça c'est bien. XL : Comment expliques-tu le succès de Max? MAX: Je ne sais pas, on me dit souvent que je suis naturel, que je parle avec les gens. c'est vrai que je n'ai pas peur de m'attarder, parfois 20 minutes avec un auditeur. Mais ce qu'ils aiment bien je crois, c'est quand je me mets à pèter les plombs tout seul! XL : 

Alors comment se passe une émission vue de l'intérieur? MAX: Etant donné que ce sont les auditeurs qui font la libre antenne à 100%, j'arrive, je me pose sur ma chaise, j'attends que le premier prénom me tombe dessus et j'attaque direct. Durant les pauses musicales, on en profite généralement pour discuter un peu de ce qui ne va pas. Parfois, il y a des coups de gueule! C'est Génie qui va me faire un reproche quand elle trouve que j'ai été un peu sec à l'antenne. Passé minuit, je me retrouve carrément dans le noir, tout seul. Là, c'est l'ambiance de la nuit jusqu'à parfois trois heures du matin si je suis en forme et si les auditeurs le sont aussi de leur côté! XL : Un conseil à ceux qui voudraient faire de la radio? MAX: Je pense qu'il faut y aller au culot. Pour te donner un exemple bien précis, mon réalisateur Slash est un auditeur, ma standardiste Rafaela n'a fait aucune école. Ce qui compte finalement, c'est le contact, le feeling. Tous les gens qui m'entourent (et sans lesquels Max n'existerait pas) sont des auditeurs! 

 source http://itwasfun.free.fr/interviewmaxold.htm

vendredi 11 décembre 2015

TELEPHONE PUBLIC le film de la tournée 1980


Téléphone Public est un film français de Jean-Marie Périer, sorti le 13 juin 1980 en France, et montrant le groupe de rock français Téléphone lors d'un concert au Palais des sports de Paris le 7 juin 1979, entrecoupé d'extraits d'interviews de chaque membre du groupe, en individuel, et d'un concert à la fête de l'Humanité en septembre 1979.
Téléphone Public (Le Film)1980 par milouzedue

mardi 8 décembre 2015

Le marché aux puces et ma guitare fait mal, deux adaptations pour le prix d'une


Une chanson anglaise et deux adaptations française La chanson originale est de Tony Joe White, Il a écrit les paroles anglaises de "The Guitar Don't Lie", 
Originellement composée sous le titre "Le marché aux Puces" par Joe Dassin et Claude Lemesle ensuite reprise par Joe Dassin et traduite en "La guitare fait mal" par Étienne Roda-Gil pour Johnny Hallyday en 1991.


Je l'ai croisée un jour près du marché aux puces Où je faisais un saut, histoire de me fringuer Un gramophone jouait de fausses chansons russes Sur un rouleau grinçant comme un portail rouillé Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose Et pourtant sans savoir pourquoi je l'ai suivie Tu hésites un moment, tu n'oses pas puis tu oses Un moment de culot va bouleverser ta vie Porte de Clignancourt, un café sous la flotte Elle s'était acheté du tabac à rouler J'n'ai su que plus tard que c'était sa marotte On se défoule comme on peut se défouler Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose Voulez-vous prendre un verre? Un pastis? Deux alors? Souvent les grands méfaits ont de petites causes On a pris l'apéro, le repas dure encore, et encore, et encore... Depuis, de temps en temps on reprend l'autobus Le cent-soixante-six, direction Clignancourt Et on va faire un tour dans ce marché aux puces Où j'm'en veux tellement d'être allé faire un tour Elle n'a plus l'air de rien, moi je n'suis pas grand-chose L'habitude nous sert de ciment quotidien Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent On est presque content de partir le matin Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent On est presque content de partir le matin Et nos vies se sont faites à leur métamorphose Elles n'étaient pas grand-chose, elles n'ont plus l'air de rien Toute la nuit, il a joué sur sa guitare Au fond d'un vieux caféUn peu de soleil, sur le goudron mouilléLes gens s'en vont, le jour va se lever C'est la dernière chanson, d'un amour blesséY a la guerre quelque part, loin du caféComme un amour bizarre qui veut jamais rentrer Tout ça est normal et la guitare fait... mal La femme qui vient le soir, s'habille en noir Elle sourit quand il joue le blues Elle demande chaque soir, la même chanson La même chanson qui est toute son histoire Et c'est son parfum qui traîne dans le lointain On empile des chaises, pour balayer C'est toute une histoire qu'il faudrait oublier Tout ça est normal et la guitare fait... mal Il y a pas si longtemps, pas très longtemps Il jouait pour pouvoir l'aimer Malgré les journées où il perdait sa vie Pour la voir arriver quand venait la nuit Il attend la nuit et cette femme aussi Comme on attend son dernier train Qui va l'emporter vers son vrai destin Tout ça est normal et la guitare fait mal La guitare fait mal

lundi 7 décembre 2015

LES INSUS à la cigale le 3 décembre 2015 - après le concert de LOUIS BERTIGNAC


 LES INSUS pour 4 titres après le concert de LOUIS BERTIGNAC La Cigale afin d'annoncer la grande Tournée de l'année prochaine... 
+ d'infos ici http://rockerparis.blogspot.fr/2015/12/louis-bertignac-cigale-paris-dec-03-2015.html

LES INSUS : 200 000 places vendues en 8 heures le vendredi 4 décembre


jeudi 3 décembre 2015

BLACK BETTY la chanson culte de RAM JAM



La chanson a été enregistrée une première fois par les musicologues américains John et Alan Lomax en 1933, exécutée a cappella par le condamné James Baker (également connu sous le nom de Iron Head)
 Alors que la version de Lead Belly, en 1939, est également exécutée a cappella, la plupart des versions ultérieures sont accompagnées à la guitare : versions folk en 1964 par Odetta
En 1990 le remix dance de la version de Ram Jam rentre dans le top 20 des titres dance aux États-Unis et dans les charts britanniques, au top 30 en Australie. D'autres artistes notables, comme Nick Cave and the Bad Seeds (1986) ou Tom Jones (2002) ont repris cette chanson
En 2004, la version de Ram Jam retravaillée par Spiderbait fait un carton en Australie.

jeudi 26 novembre 2015

JANE BIRKIN Gainsbourg, poète majeur


  En marge de la dernière représentation de son spectacle Gainsbourg, poète majeur, à Paris, l'artiste d'origine britannique a accordé une interview à RTL dans laquelle elle évoque le décès de Kate Barry. "Près de deux ans après le décès de sa fille Kate Barry, la chanteuse au célèbre accent british Jane Birkin a évoqué pour la première fois cette tragédie dans une interview pour RTL. «Quand Kate est morte, je suis restée à la maison pendant un an sans bouger. Sans bouger du tout. Comme disait mon petit-fils: ‘Tu étais avec nous mais tes yeux ne voyaient rien'. Je me suis dit que ce serait bien de faire quelque chose qui me mette près des gens», raconte l'ex-femme de Serge Gainsbourg aujourd'hui âgée de 68 ans.

" http://www.lefigaro.fr/musique/2015/11/26/03006-20151126ARTFIG00135-jane-birkin-s-exprime-sur-la-mort-de-sa-fille-kate.php

mercredi 25 novembre 2015

TELEPHONE à la télévision (1979-1986)

TELEPHONE - Quelqu'un va venir (Antenne 2 - 24.12.85) TELEPHONE interprète en playback son tout dernier titre "Quelqu'un va venir" à l'émission "C'est encore mieux l'après-midi" le 24 décembre 1985. TELEPHONE - Ce que je veux (Les vainqueurs - mai 84) TELEPHONE - 66 heures (Ruido - mai 84) TELEPHONE - La bombe humaine (London, Rainbow Theatre 03.03.79)

JEAN LOUIS AUBERT Zenith 1993 (extraits video)

Jean Louis AUBERT ZENITH 93 bateau sous la terre Jean-Louis Aubert- Toi que l'on n'homme pas (Zenith 08.11.1993) Jean-Louis Aubert-La bonne étoile (Zenith 08.11.1993) Jean-louis Aubert-Entends-moi (Zenith 08.11.1993)

lundi 23 novembre 2015

AU COEUR DE TELEPHONE les inédits du best of 3CD

Au coeur de Téléphone, le cd bonus du best of
Disque : 3
  1. Tout Ça C'est Du Cinéma 
  2. Quelqu'un Va Venir 
  3. Cendrillon (acoustique Session de travail - 12 mars 1982) 
  4. New York Avec Toi (Session de travail -12 février 1982)
  5. La même chose (Démo 1983)
  6. Dure Limite (Session de travail - 18 février 1982)
  7. Ma Guitare (est une Femme) (Démo 17 mai 77) 
  8. Congas (Live -1981) - Telephone
  9. Crache ton venin (Live -1981)
  10. Tu vas me manquer (Live -1981)
  11. Prends ce que tu veux (Live -1981)
  12. Fleur De Ma Ville (Live -1981)
  13. Un Peu De Ton Amour (Live -1981) - Telephone
  14. Les Ils Et Les Ons (Live 1981) 
  15. Ploum Ploum (Live 1981)

AU COEUR DE TELEPHONE les inédits de l'intégrale cd (coffret 10 cd)

Les inédits de l'intégrale AU COEUR DE TELEPHONE
Disque 8, disque 9 et disque 10 

Disque : 8

  1. Hygiaphone (Démo 17 mai 1977) *
  2. Ma guitare (est une Femme) (Démo 17 mai 1977) *
  3. New York avec toi (Session de travail 12 février 1982) *
  4. Serrez (Session de travail 17 février 1982) *
  5. Métro (c'est trop) (Démo 17 mai 1977) *
  6. Dure limite (Session de travail 18 février 1982) *
  7. Cendrillon (Acoustique - Session de travail 12 mars 1982) *
  8. Argent trop cher (maquette juillet 1980) *
  9. Changer les lois (Instrumental - Session de travail Janvier 1979) *
  10. Shangaï (Instrumental - Session de travail 1983)
  11. Ordinaire (Session de travail 1980) *
  12. Need in Mi (Instrumental - Session de travail 1980) *
  13. Ça (Démo 1982) *
  14. La même chose (répétition 1983) *
  15. Waterfall (Instrumental - Répétition juillet 1980) *
  16. Crache ton venin (prise console inédite Bataclan 1994) *
  17. *Inédits

Disque : 9

  1. Sur la route (07/06/1977 Olympia - Paris)
  2. Métro (c'est trop) (07/06/1977 Olympia - Paris)
  3. Medley 66 (07/06/1977 Olympia - Paris)
  4. Annonce François Ravard + le public ''Bon anniversaire'' (live 12/11/1979 Montreuil) 5. J'sais pas quoi faire (live 12/11/1979 Montreuil)
  5. Fait divers (live 12/11/1979 Montreuil)
  6. Facile (live 12/11/1979 Montreuil)
  7. Le Vaudou (est toujours debout) (live 12/11/1979 Montreuil)
  8. Crache ton venin (27/03/1980 CBGB's - New York)
  9. Métro (c'est trop) (27/03/1980 CBGB's - New York)
  10. Ne me regarde pas / Regarde moi (27/03/1980 CBGB's - New York)
  11. Flipper (27/03/1980 CBGB's - New York)
  12. Pourquoi n'essaies - tu pas? (16/02/1981 Olympia
  13. Les Ils et les Ons (live 17/02/1981 Palais des Sports)
  14. Ploum Ploum (live 17/02/1981 Palais des Sports)
Disque : 10
  1. Le jour s'est levé
  2. Quelqu'un va venir
  3. Tout ça c'est du cinéma
  4. Hygiaphone (Bus Palladium 8 juin 1977)
  5. Métro (c'est trop) (Bus Palladium 8 juin 1977)
  6. Congas (Live - 1981)
  7. Crache ton venin (Live - 1981)
  8. 2000 nuits (Live - 1981)
  9. Le Vaudou (est toujours debout) (Live - 1981)
  10. Prends ce que tu veux (Live - 1981)
  11. Fleur de ma ville (Live - 1981)
  12. Un peu de ton amour (Live - 1981)

American Music Awards - L'hommage aux victimes des attentats


Les American Music Awards ont rendu hommage cette nuit à Los Angeles, aux terribles attentats terroristes de Paris, et c'est Céline Dion qui a été choisie pour rendre hommage aux victimes. La chanteuse a interprété la célèbre chanson d'Édith Piaf "Hymne à l'amour", avec orchestre et images projetées de la ville lumière. Beaucoup d'artistes qui étaient présents dans la salle ont fondu en larmes pendant l'interprétation de la star. L'acteur Jared Leto avait présenté Céline Dion avant sa prestation, lançant un message de paix et de solidarité entre les peuples. La direction des American Music Awards a indiqué qu'il était impossible de tenir la cérémonie sans avoir une pensée pour la France.

Laura Croix, chanteuse du groupe The Traps, gravement bléssée dans les attentats de Paris

C’est sans doute parce que «le rock, elle a ça dans le sang!» que Laura Croix est allée au concert du Bataclan vendredi soir. Originaire de Trith-Saint-Léger, la jeune chanteuse de 31ans du groupe The Traps a été touchée par six impacts de balle. À ce jour, elle se trouve toujours plongée dans un coma artificiel, à l’hôpital Georges-Pompidou. 
 « Je ne savais pas que Laura était partie voir le concert des Eagles of the Death Metal au Bataclan vendredi soir, témoigne sa maman, Danielle. Elle y est partie toute seule, car ma fille, le rock, elle a ça dans le sang ! » Fonder un groupe de rock… C’est d’ailleurs l’une des premières choses auxquelles la jeune Trithoise s’est attelée, lorsqu’elle s’est installée, il y a une dizaine d’années, près de Versailles, où elle est assistante de direction. « Dès son arrivée à Paris, elle a formé un groupe avec des filles qui s’appelleThe Traps. 

 Elle est chanteuse dans ce groupe qui commence à bien tourner », reprend la maman. « On ne savait pas si elle était morte ou vivante » Redoutant que sa fille ne se soit trouvée au Bataclan lors des attentats, Danielle a donc cherché à joindre Laura pour s’assurer qu’elle allait bien. « Son portable ne répondait pas. J’ai appelé chez elle et c’est son petit copain qui a répondu. » Et qui lui a expliqué que Laura se trouvait au concert des Eagles of Death Metal. « Il a cherché des nouvelles d’elle toute la nuit. » En vain. « Après, on a lancé des recherches sur les réseaux sociaux, on a appelé le numéro officiel, ses amis se sont beaucoup mobilisés pour que l’on sache où elle se trouvait. 

Son petit ami est allé chez les militaires. Mais son nom ne se trouvait pas sur la liste des personnes décédées. Ça a été l’angoisse complète pendant une journée. On ne savait pas si elle était morte ou vivante. » Grièvement blessée par six impacts de balle C’est finalement dans la soirée de samedi que Danielle Croix et son entourage ont appris qu’elle était hospitalisée à l’hôpital Pompidou. Dans un état extrêmement préoccupant. Laura se trouvait en effet tout au fond de la salle. « Et elle s’est pris six impacts de balle. Dans la poitrine, l’abdomen…, explique sa maman, qui vient de remonter à Paris pour trois jours, afin de pouvoir être au chevet de sa famille. Elle a aussi une fracture de la hanche et deux doigts sectionnés à la main gauche. » La jeune femme, qui a été évacuée vers Pompidou vers 2 h 30 du matin, a déjà subi trois opérations. Une quatrième sera nécessaire. « Il reste un éclat de balle dans ses poumons. » 

« Ma fille, c’est une battante » Pour l’instant l’état de Laura est « stationnaire ». Elle est toujours plongée dans un coma artificiel. « Ils devraient essayer de la réveiller tout doucement aujourd’hui ou demain», reprend Danielle, qui reste confiante malgré tout. « Ma fille, c’est une grande battante. Elle se bat. Et elle est dans un très bon hôpital, entre les mains de grands spécialistes. »




PAR CATHERINE BOUTEILLE http://m.lavoixdunord.fr/region/bataclan-une-chanteuse-de-trith-toujours-dans-le-coma-ia27b36955n3168940

jeudi 19 novembre 2015

LA LETTRE de Magyd Cherfi


Attentats de Paris: les messages bouleversés de Magyd Cherfi

http://magydcherfi.com/
 l y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet. C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais. Il y a des jours comme ça où même anar on porte un drapeau parce que c’est tout ce qui reste à brandir après l’embrasement et il est bleu blanc rouge. Il y a des jours où on aime ce pays même quand il a tort, même quand il se trompe parce qu’il est nous jusque dans les entrailles. Des jours comme ça où on aime ce pays, ses hameaux, ses villages, ses monuments aux morts. Des jours où on regrette de pas la ménager la vieille dame aux quatre cent fromages. Des jours où on préfère la justice à sa propre mère, des jours où on est à l’envers. Des jours qui dépassent nos propres idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité. Des jours plus forts que la vie et c’est des jours de mort. C’est vrai, des jours comme ça où on reprocherait à Renaud, Ferré, Brassens d’avoir aimé que la France et pas assez la patrie. Des jours où on voudrait être patriote sans attendre qu’un danger nous guette. Avant le sang, avant le feu. On devrait avoir envie de sauver la France avant les signaux d’alerte, avant que la mort ne vienne exhaler son odeur dégueulasse. Allez ! Prenons les armes et sauvons ce trésor qui est la république et même la nation. Il y a des jours comme ça où on est de droite, de gauche, de tous les bords tant qu’ils respectent le droit de pas être d’accord. On envie ce pays d’autant tolérer d’avis contraires, d’idées extrêmes et nauséabondes. Des jours comme ça où on mesure l’état de droit, la liberté, le combat pour la laïcité qu’elle que soit sa maladresse. D’assumer les débats foireux de l’identité nationale, de dire oui à la France quelle qu’elle soit, de tout assumer, Pétain et Jean Moulin, le lâche et le héros, l’orfèvre et le bourrin, l’étroit comme l’iconoclaste ? Des jours où Finkielkraut est un enfant de cœur, où le front national n’est qu’un adversaire de jeu. Il y a des jours à lire Houellebecq pas pour ce qu’il écrit mais parce qu’il a peur ! Des jours à écouter Zemmour, Morano et Delon et la cohorte des dépités parce qu’ils perdent la boule. Des jours comme ça où on veut s’acheter deux sapins, un pour la tradition, l’autre pour l’effort de porter ce pays qui essaie en trois mots de nous faire une place. Des jours où on veut manger des crêpes à mardi gras et à Pâques du chocolat. Des jours où même noir ou même musulman, on veut bien que nos ancêtres soient gaulois. Des jours comme ça où on s’incline devant la tombe du soldat inconnu, où on rechigne pas à la minute de silence. Des jours de fleurs pour tous les « morts pour la patrie » et qu’ils le soient au front ou à l’arrière salle d’un restaurant. Des jours où on choisit son camp parce qu’il y en a pas d’autres. Des jours où on applaudit à tout rompre les uniformes, tous les gardiens de la paix, les paras et les flics. Ce jour là on aime les français quels qu’ils soient. Des jours, mais il y en aura d’autres.
http://blogs.lexpress.fr/all-access/2015/11/17/attentats-de-paris-les-messages-bouleverses-de-magyd-cherfi-julien-dore-fauve/

lundi 16 novembre 2015

Guillaume Barreau-Decherf, mort d'un Inrockuptible



Le journaliste des «Inrocks» avait débuté à «Libération». Il est l'un des 89 morts du Bataclan. Il avait 43 ans. • Guillaume B. Decherf, militant du metal Les Inrocks l’ont annoncé samedi en début de soirée: leur journaliste Guillaume Barreau-Decherf, qui signait Guillaume B. Decherf, est l’un des 89 morts du Bataclan. Guillaume avait quasiment débuté àLibération: tout juste diplômé de l’ESJ, l’école de journalisme de Lille, il avait effectué un stage d’été à la rédaction en 1999. L’étage culture l’avait vu débarquer avec ses cheveux longs, ses jeans coupés aux genoux, et sa passion pour le hard-rock. Son premier reportage, paru le 13 juillet, étaitun compte rendu du festival Solidays, premier du nom. Quelques semaines plus tard, il allait à Benicassim, près de Valence en Espagne. De cette grand-messe du rock indé, il était revenu enthousiasmé par Massive Attack, car ce militant du metal avait l’esprit assez ouvert pour apprécier d’autres genres musicaux. En 2010, il avait même publié une biographie du groupe Indochine (Pas de repos pour l’aventurier, éditions Premium). La FM du campus Né à Bar-le-Duc (Meuse) en 1972, Guillaume avait grandi dans l’Essonne, entre Morsang-sur Orge et Viry-Châtillon. Passionné de culture anglo-saxonne et parfaitement bilingue, il avait étudié à Paris 12-Créteil et obtenu une maîtrise d’anglais (à l’époque on ne disait pas master), avant de réussir le difficile concours d’entrée à l’ESJ. De ses années de fac, une expérience le marquera particulièrement: son séjour à l’université anglaise de Loughborough, près de Leicester, dans le cadre du programme Erasmus. Il avait 20 ans. Sur le site Copains d’Avant, il racontait: «Je me souviens surtout de la FM du campus où j’animais une émission metal 100% in english. Je passais des nuits à farfouiller dans leurs archives disques. Un vrai délice. Et en pleine crise financière (la précédente), la livre ne valait rien, donc les CD et concerts non plus. La fête!» Entre 1999 et 2003, on retrouvera très souvent la signature de Guillaume B. Decherf dans nos colonnes. Début 2000, il est l’envoyé spécial de Libéà Chicago, où il rencontre un de ses groupes fétiches, The Smashing Pumpkins. Dont le leader Billy Corgan lui confiait: «Je me suis accommodé des côtés abjects de la vie. Les démons sont à l’affût, il faut s’y faire.» Fooding et air guitar C’est surtout dans les pages Guide qu’il intervient: en journaliste tous terrains, il est à la fois critique de rock, de télé et chroniqueur gastronomique. Mais sa spécialité reste le rock metal et ses nombreuses chapelles, qu’il décrit avec érudition et, parfois, ironie complice. Il écrira ainsi sur Slipknot, «les grands malades du death metal à percussions», «les jeunes potaches tous fous de Sum 41» ou encore les Finlandais Nightwish, «l’une des rares raisons de ne pas désespérer du hard rock traditionnel». Il savait aussi décrypter l’air du temps: c’est sous sa plume que Libé parlera pour la première fois de fooding (décembre 2000), ou de air guitar (juillet 2002). Son dernier article dans nos pages, le 21 octobre 2003, sera consacré à Blankass, ce groupe d’Issoudun«fleurant bon l’accordéon et le coup de pif servi à même le zinc». Après avoir collaboré à Rolling Stone et au quotidien Metro, il est rédacteur en chef de Hard Rock Mag en 2005-2006, arrive en 2008 auxInrocks. Il y suit l’actualité du hard rock et en 2012, il coordonne un numéro spécial consacré au metal. Sa dernière chronique, parue le 28 octobre, était celle de Zipper Down, nouveau disque des Eagles of Death Metal, dont il annonçait le concert au Bataclan. Là où Guillaume Barreau-Decherf, père de deux filles, est mort à 43 ans, vendredi, sous les balles des terroristes. 

François-Xavier Gomez http://www.liberation.fr/france/2015/11/15/guillaume-b-decherf-militant-du-metal_1413538

PARIS 13 NOVEMBRE 2015, les UNES de la presse

















Chloé Boissinot, poitevine et victime des attentats parisiens.


Après de longues heures d'angoisse à Paris, Elisabeth Boissinot, la maman de Chloé, cette jeune femme originaire de Château-Larcher victime de l'un des six attentats de Paris vendredi, a annoncé son décès ce dimanche soir sur son site Facebook. La jeune fille avait été atteinte d'une balle alors qu'elle se trouvait dans un restaurant asiatique, le « Petit Cambodgien », rue Alibert, dans le Xe�arrondissement. 

Ce n'est que dimanche après-midi que son corps a pu être identifié. C'est le compagnon de la jeune femme, lui-même blessé, et ses camarades qui avaient donné l'alerte. Toute la journée de ce dimanche, un vaste mouvement de solidarité s'est mis en place via les réseaux sociaux pour tenter de retrouver Chloé dans les hôpitaux parisiens où elle aurait pu être transportée. Chloé Boissinot, cette jeune femme de 25 ans, dont toute la famille réside à Vivonne et ses alentours et que ses parents recherchaient en vain à Paris depuis plus de 48 heures, est morte sous les balles des terroristes. Après une nouvelle journée d'attente et d'angoisse, sa maman Élisabeth a annoncé peu avant 18 heures la terrible nouvelle sur sa page Facebook. Elle et son mari, Bernard Boissinot, qui travaille à Vivonne à la marbrerie Perwuelz, avaient quitté dans la nuit de vendredi à samedi leur domicile de Château-Larcher pour gagner Paris. De son côté, la sœur de Chloé, Jennifer, actuellement en Nouvelle-Zélande, avait lancé sur les réseaux sociaux une alerte, relayée hier par des dizaines de personnes. Un formidable élan de solidarité a été lancé à travers la France via les réseaux sociaux, avec son lot de maladresses. Ainsi, en fin de matinée, la rumeur a couru qu'on avait enfin retrouvé la disparue, vivante. En attestait une photo diffusée via Twitter, montrant une jeune femme blessée mais consciente, en train d'être évacuée. Très vite, les proches ont fait savoir qu'il ne s'agissait pas de Chloé. En fin d'après-midi la terrible nouvelle tombe La jeune femme, bien connue à Château-Larcher, où elle a été élève de l'école communale, comme à Vivonne, dont elle a fréquenté le collège, a été prise dans la fusillade survenue vers 21 h 25, rue Alibert, dans le Xe arrondissement. Elle et son petit ami Nicolas étaient en train de dîner au restaurant asiatique « Le Petit Cambodge » lorsque les terroristes ont ouvert le feu, laissant derrière eux une quinzaine de morts, parmi lesquels figurait donc Chloé Boissinot, et plusieurs blessés graves. Nicolas, bien que blessé, a réussi à s'extraire de l'enfer, tout comme un de ses compagnons de table, le dernier à avoir vu Chloé. Il a expliqué qu'elle gisait au sol dans une mare de sang. Pendant près de deux jours, les proches de la jeune femme ont espéré qu'elle se trouvait, sans doute grièvement blessée, mais vivante, dans l'un des nombreux hôpitaux parisiens ayant pris en charge les centaines de blessés. Jusqu'à ce que tombe la terrible nouvelle. http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2015/11/16/Chloe-Boissinot-figure-parmi-les-victimes-2533837

source photos

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3319807/French-backpacker-Jenny-Boissinot-discovered-sister-Chloe-killed-Paris-attacks-return-home-family-strangers-friends-alike-crowdfund-flights-home.html





Les victimes des attentats à Paris ont désormais un visage 
Par Gabriel Vedrenne 
http://www.europe1.fr/societe/les-victimes-des-attentats-a-paris-ont-desormais-un-visage-2620861 LE JOUR D’APRES 
- On commence à en savoir plus sur les victimes des attentats qui ont ensanglanté la capitale. Mais certains n’ont pas encore été identifiés, provoquant l’angoisse de ceux qui sont sans nouvelles de leurs proches Le bilan est malheureusement encore provisoire et risque de s’alourdir encore. Les attentats qui ont endeuillé Paris vendredi ont à ce jour fait 129 morts et 352 blessés. Parmi les personnes décédées, "il y a eu 103 corps identifiés", a précisé dimanche Manuel Valls, lors d’un déplacement dans un centre d’accueil pour les familles de victimes. 103 femmes et hommes dont on commence à connaître les noms, les parcours et les dernières heures. Mais de nombreuses victimes n’ont pas encore été identifiées, plongeant leurs proches dans l’angoisse même si les autorités et les réseaux sociaux s’organisent pour tenter d’apporter des réponses. Des victimes de tous horizons. Les premiers portraits apparus dans la presse montrent la diversité des personnes fauchées par les attentats : des hommes, des femmes, des étrangers de toutes origines et couleurs. Le quotidien L’Est Républicain relate ainsi le parcours de Marie Lausch et Mathias Dymarski, respectivement âgés de 23 et 22 ans et en couple depuis leurs années de lycée. Originaire de l’agglomération messine, le couple avait emménagé en septembre à Paris, où ils avaient trouvé du travail : lui en tant que chef de projet dans le bâtiment, elle pour un stage dans une grande entreprise de cosmétiques. Fans du groupe Eagles of Death Metal, ils avaient convié un couple d’amis au concert et leur avaient offert les billets. Seuls ces derniers ont survécu miraculeusement. 

Lui aussi fan de rock, le quarantenaire Guillaume B. Decherf avait décidé d’y consacrer sa vie. Après des débuts au sein de Libérationet un passage à la tête de Hard Rock Mag, le journaliste originaire de la Meuse écrivait depuis 2008 pour Les Inrockuptibles, pour lequel il couvrait l’actualité musicale. C’est d’ailleurs lui qui avait chroniqué le dernier album du groupe Eagles of Death Metal. Tout naturellement, ce père de deux enfants se faisait une joie d’assister à leur concert vendredi, sans savoir que ce serait son dernier. Originaire du Chili, qu’elle avait fui sous la dictature, Patricia San Martín Nunez avait refait sa vie en France, où elle était devenue fonctionnaire territoriale à la mairie de Sevran. Agée de 61 ans, elle est morte vendredi en compagnie de sa fille, Elsa, qu’elle accompagnait au concert. Manuel Dias, 63 ans, était chauffeur d’autocar et résidait à Reims. Il avait conduit un groupe de Remois au Stade de France pour assister au match contre l’Allemagne. Il a été victime de l’explosion déclenchée par un kamikaze. Sous-brigadier affecté au tribunal de grande instance de Bobigny, en Seine Saint-Denis, Thierry Hardoin avait décidé de fêter l’anniversaire de son épouse en l’invitant dans un restaurant du XIe arrondissement, La Belle Equipe. Décrit comme jovial et blagueur, ses collègues de travail "l'ont vu quitter le bureau tiré à quatre épingles", raconte Le Parisien. Lui et son épouse, parents de deux adolescents, font partie de la vingtaine de personnes assassinées rue de Charonne. Tout comme Djamila Houd, 41 ans et originaire de Dreux, Guillaume Le Dramp, employé de brasserie âgé de 33 ans et originaire de Cherbourg. Ou encore Ciprian et Lacramioara, un couple de trentenaires roumains venus participer à une fête d’anniversaire. Ils laissent derrière eux un enfant de 18 mois. Mais toutes les victimes des terroristes ne vivaient pas en France. Au moins vingt d’entre elles étaient de passage pour visiter la capitale française : une Suédoise, deux Mexicaines, deux Algériens, trois Belges, un Allemand, un marocain, trois Espagnols, deux Tunisiennes ou encore un Britannique. Une liste loin d’être exhaustive. Une trentaine de victimes pas encore identifiées. Si les proches de ces victimes du terrorisme peuvent entamer leur période de deuil, d’autres n’ont aucune certitude et redoutent le pire : une trentaine de victimes n’ont pas encore été identifiées. "Elles le seront dans les heures qui viennent. C'est ce temps-là qui est insupportable" pour les familles, a déclaré le Premier ministre Manuel Valls. Impossible pour leurs proches de savoir s’ils sont blessés ou décédés. Pour les aider, plusieurs initiatives ont vu le jour sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’est apparu sur Twitter le mot-clef #rechercheParis, qui permet aux personnes concernées de diffuser un portrait de leur proche dans l’espoir d’obtenir des nouvelles. Tous ceux qui peuvent avoir un élément de réponse peuvent alors les aider, et cela fonctionne parfois. Ainsi, Vanessa Essobmadje, qui cherchait désespérément des nouvelles de Rodrigue Ngassam Nana – disparu après le match au Stade de France, a ainsi réussi à savoir que ce dernier était hospitalisé et hors de danger
http://www.liberation.fr/france/2015/11/15/attaques-de-paris-qui-sont-les-victimes_1413563
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