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lundi 30 juin 2014

ORSON WELLES LA GUERRE DES MONDES 1938


 Orson Welles - War Of The Worlds - Radio Broadcast 1938 - Complete Broadcast. La Guerre des mondes est une dramatique radio interprétée par la troupe du Mercury Theatre (en) et diffusée le 30 octobre 1938 sur le réseau CBS aux États-Unis.  

Écrite et racontée par Orson Welles, c'est une adaptation du roman du même nom de l'écrivain H. G. Wells. C'est d'abord la voix d'un speaker annonçant que le Système de Diffusion Columbia, ainsi que ses filiales s'apprêtent à nous faire entendre Orson Welles et le Mercury Theatre dans La Guerre des mondes de H. G. Wells. L'indicatif sonore du Mercury Theatre retentit : il s'agit du thème orchestral du Concerto pour piano nº 1 de Tchaïkovski. Un nouveau speaker nous annonce que nous allons entendre Orson Welles. Ce dernier prend la parole pour asséner sur un ton pontifiant que « Depuis l'aube de notre siècle, nous sommes observés par des êtres d'une intelligence absolue » et de poursuivre, avec assurance, un discours à la fois grandiloquent et soporifique quant à la réalité de la menace extraterrestre. Glissant presque insensiblement de la fonction récitante à la fonction narrative, le discours revient au jour présent de la diffusion (30 octobre 1938) en le décrivant au passé. « C'était quelque mille et neuf cent années après le début de notre ère, pour cette soirée du trentième jour du mois d'octobre...» Sans autre transition qu'un court silence, nous entendons la fin d'un bulletin météo évoquant quelques perturbations atmosphériques d'une origine inconnue... Déjà se conclut le bulletin, et s'annonce un moment musical offert par Ramon Raquello et son orchestre consacré ce soir à la musique espagnole (castagnettes, trompettes)... Alors que le présentateur de l'émission musicale nous précise qu'il parle depuis l'hôtel Park Plaza, débute La Cumparsita sur un tempo lent... « Mesdames et Messieurs, nous sommes bien contraints de ne pas poursuivre notre retransmission musicale car une nouvelle d'importance doit vous être donnée ... » Le présentateur nous annonce qu'un éminent scientifique dont le laboratoire est situé à Chicago constate que des gaz explosifs ont été émis sur la planète Mars... La musique reprend, applaudissements... Débute Star Dust... Mais déjà le « journaliste » revient avec des informations fraîches concernant les gaz émis depuis Mars. Il nous annonce que l'on va entendre l'éminent Pr Pierson dans quelques instants, depuis Princeton dans le New Jersey. Mais encore une fois, place à la musique Un nouveau « présentateur » nous dit parler depuis Princeton (New Jersey), un tic-tac se fait entendre, serait-ce le bruit du télescope ? Il va donner la parole au Professeur Pierson... Et Orson Welles de prendre sa voix de barbe (un peu comme dans Mr. Arkadin mais sans l'accent européen) et de pontifier sur la distance Terre-Mars d'un ton Falstaffien. Il semble préoccupé, tout de même à propos de cet astéroïde... Un peu de piano maintenant... Et déjà des nouvelles étranges venant du Canada, du New Jersey, évoquent la chute d'astéroïdes... Musique jazz... Suspense intense ! Et en direct du New Jersey, le même présentateur (Philips) inquiet maintenant, se fait entendre par dessus les sirènes de secours accompagné de Pierson. «Je suppose que c'est ce truc là devant moi...» Le présentateur nous décrit l'objet et interroge le même professeur (Orson Welles). Brouhaha... Un Monsieur Wilmuth vient dire que justement il écoutait CBS. Mais Monsieur Wilmuth ne parle pas assez fort ! Et le quidam d'expliquer qu'il a entendu avant de voir, comme un "siiiiii" un peu comme une fusée de fête nationale. Philips le presse... Wilmuth balbutie. Wilmuth est fermier; c'est sur sa grange que s'est abattu l'astéroïde... Le présentateur est maintenant assez enjoué, il décrit l’agitation qui entoure la scène, l'ambiance, les voitures innombrables, les lumières... Brouhaha... Quelqu'un veut toucher l'objet... À propos, aviez-vous noté ce son cher Professeur Pierson ? Je vais rapprocher le microphone... (objectivement, le son ressemble à une couvercle de boite de conserve vissé puis dévissé) S'agit-il vraiment d'une météorite ? Pierson est perplexe : c'est lisse, cylindrique...

 Oh mon dieu ! Cela s'ouvre ! Ça se dévisse ! Ce visage ! Le journaliste va nous annoncer qu'il va interrompre sa retransmission quelques instants, le temps de se mettre à l'abri... du piano... une annonce standard pour maintenir la fonction phatique... à nouveau du piano... Philips revient, se répète... il décrit les «robots» de la Guerre des mondes (Lasers) des policiers hissent un drapeau blanc... Explosions...
Silence de mort... Mesdames et Messieurs nous sommes au regret de ne pouvoir poursuivre notre émission depuis Grovers Mill. Le Professeur Indelkoffer nous annonce depuis la Californie que tout cela n'est qu'activité volcanique martienne et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter... Encore du piano... Un message téléphonique tombe : 40 morts à Grovers Mill. Nous allons entendre le brigadier chef Smith... (Orson Welles avec cette fois un accent plus trainant) qui vient d'être nommé gouverneur militaire du New Jersey... Le présentateur nous parle maintenant de ... Un instant... Finalement nous avons retrouvé le professeur Pierson... grâce à un «fil spécial» - Et de fait la voix d'Orson Welles est cette fois déformée par les sonorités absurdes d'un mégaphone. Pierson déclare ne rien pouvoir affirmer. Il se perd littéralement en conjectures. Les «Visiteurs» utiliseraient-ils des miroirs d'Archimède ? Un présentateur reprend l'antenne pour annoncer la mort effroyable de Carl Philips (le présentateur qui accompagnait Pierson). La Croix-Rouge est sur les lieux. La parole est donnée à M. McDonald (Welles avec un accent britannique), un responsable des opérations qui emploie la langue de bois. Direction le QG de la milice improvisée à Grovers Mill. Un capitaine tente de minimiser l'incident. Il décrit son propre péril. Un présentateur affirme enfin que les extraterrestres ont débarqué sur Terre et annonce la prise de parole du Secrétaire de l'Intérieur - une charge fictive de l'administration fédérale - depuis Washington. Mes bien chers concitoyens, je ne vous cacherai pas la gravité de la situation. Ni l'extrême gravité de la menace à laquelle nous sommes confrontés. Pour autant, je vous en supplie...gardez votre calme... Pour le moment, l'ennemi est cantonné sur une portion réduite du territoire. Prions que les forces armées parviennent à l'y maintenir. En attendant, tournons-nous vers Dieu et continuons, comme si de rien était. Que notre Nation se dresse face à cette menace d'extinction. Je vous remercie.» «Vous venez d'entendre le secrétaire de l'Intérieur qui s'adressait à nous depuis Washington. Nous vous informons qu'une partie du New Jersey est coupé du monde. Ici, à New York, des télexs du monde entier affluent. Des scientifiques de toutes les nations proposent leur aide. Apparemment, d'autres fusées ennemies ("rocket machine") sont en route vers la Terre... On en aurait aperçu en Virginie. La stratégie des envahisseurs semble de désorganiser la société humaine en brisant les moyens de communication... Des dépêches nous parviennent du New-Jersey où l'armée affronte actuellement les envahisseurs. Une dépêche nous parvient de Long Island... Un instant s'il vous plait... Un câble spécial nous permet de retransmettre ce qui se passe actuellement dans les "Watchin Mountains"(?) » L'artillerie réglant son tir. Vous êtes à l'écoute de CBS qui transmet actuellement une adaptation radiophonique originale d'Orson Welles et du Mercury Theatre de La Guerre des mondes d'H. G. Wells!... La retransmission va reprendre bientôt, vous êtes bien à l'écoute de CBS qui transmet actuellement une fiction adaptée de l’œuvre de H.G. Wells, par Orson Welles et du Théâtre des Ondes Mercury. Musique d'ambiance...

GENE VINCENT The last interview 1971




mercredi 25 juin 2014

MICHAEL JACKSON rafistolage post-mortem



ci dessous, l'excellent article d'Olivier NUC publié ici


"Dans les jours qui ont suivi la mort de Michael Jackson, le 25 juin 2009, Sony Music avait signé un accord promettant dix lignes de produits consacrés à l'artiste dans les années à venir. Après This is It, bande originale du film des répétitions avortées du show qui devait marquer son retour sur scène, le décevant Michael l'année suivante et l'édition marquant le 25e anniversaire de la parution de Bad en 2012, Xscape est le nouveau produit diffusé par la maison de disques historique du «roi de la pop».
Après l'Angleterre, qui a bénéficié d'une écoute en avant-première du disque, et avant les États-Unis, la presse française était conviée ce mercredi à découvrir les huit titres de cette nouvelle référence. L'album, qui paraîtra le 13 mai prochain, a été confiée à une équipe de réalisateurs artistiques placés sous la houlette de L.A. Reid, producteur exécutif et président du label Epic, qui commercialise les albums de Jackson depuis Off the Wall, en 1979.

Des chutes de studio assemblées

C'est à partir de chutes de studio que les morceaux, dont les titres n'ont pas encore été dévoilés, ont été assemblés par plusieurs sorciers du son, notamment Timbaland. À grands renforts de cordes, rythmiques et autres gimmicks sonores, l'équipe en charge du projet s'est attachée à moderniser le son de bandes dont la provenance n'est pas précisée. Certaines parties de batterie semblent tout droit sorties des années 1980, gonflées artificiellement par de lourds beats dance, avec des réussites diverses.
Si l'album Michael était un naufrage total, quelques morceaux de Xscape surnagent. Ainsi, une chanson démarrant par une syncope rythmique inspirée du Higher Ground de Stevie Wonder et qui s'achève avec une mélodie de voix tirée du tube country-rock A Horse With No Name (America, 1972) tire son épingle du jeu, malgré des références évidentes. Sur la majorité des autres pièces, le rafistolage effectué post-mortem donne une sonorité pasteurisée à la musique. Les cordes, omniprésentes, évoquent la bande originale d'une superproduction hollywoodienne pompière, et semblent plaquées artificiellement sur des titres inachevés.

Question de la pertinence de l'exploitation d'archives

Parfois, un clavier latin-jazz donne une touche d'exotisme. Certains titres rappellent les ambiances de Bad. La production surchargée déforme l'intention originelle de Jackson, dont la présence vocale est parfois écrasée. Sur le plan des textes, plusieurs chansons évoquent les enfants, comme l'embarrassant refrain «Do you know Where your Children are» (savez-vous où sont vos enfants?). Gênant, lorsqu'on se souvient des démélées que Michael Jackson a eu avec la justice sur ce sujet.

Xscape n'apportera rien au mythe d'un artiste qui est entré dans la postérité de son vivant. Certains passages raviront les plus passionnés de ses fans, quand d'autres soulèveront la question de la pertinence de l'exploitation forcenée d'archives que l'homme n'aurait certainement jamais voulu voir sortir."


http://www.lefigaro.fr/musique/2014/04/03/03006-20140403ARTFIG00118--xscape-de-michael-jackson-du-rafistolage-post-mortem.php

lundi 23 juin 2014

GREGOIRE COLARD, l'attaché de presse de MICHEL BERGER


GREGOIRE COLARD parle de son métier et de Michel Berger. Extrait de l'interview piochée sur http://www.stars-media.fr 
Bonjour Grégoire Colard, pourriez-vous vous présenter à mes lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Bonjour Laurent, Je suis un homme du Show Business, avec, au cours de ma vie et actuellement, de nombreuses activités.

La plus fameuse a été celle d’attaché de presse de stars de la chanson française et internationale, avec Michel Berger et France Gall pendant plus de 16 ans, mais aussi Queen pendant cinq ans, sans oublier Brassens, Bashung, Higelin, Gainsbourg, Françoise Hardy, Johnny Clegg, Jordy, et tant d’autres.


Mais aussi de comédies musicales comme Starmania, La légende de Jimmy et Emilie Jolie…Depuis, j’ai écrit pour Flammarion des biographies  sur France Gall et Michel Berger, qui m’ont fait le plaisir de trouver un immense lectorat, en France et à l’étranger. Aujourd’hui, tout en étant journaliste sur France Bleu Paris Ile de France  et collaborateur de France 3 Lorraine, je suis devenu producteur de musique, notamment de David Bacci, artiste en plein développement et que Michel Berger aurait apprécié et sûrement parrainé, j’en suis sûr. Il existe donc là une sorte de continuité dans ma vie…

Parlez-nous des artistes célèbres pour lesquels vous avez été l’attaché de presse ?

Il faudrait des heures pour tous les évoquer. Disons que le plus amical, le plus humain pour moi fut Michel Berger, avec cette écoute qu’il avait pour les autres, et donc pour moi, contrairement à tant d’artistes uniquement centrés sur eux mêmes ! Avec France Gall, il régnait une grande complicité entre nous , avec des  fous rire, des shoppings délirants partout où on allait, à Paris, à New York, sans Michel, qui détestait ça.

On dansait le rock ensemble dans les boîtes hallucinantes de Los Angeles ou de San Francisco tandis que Michel n’osait pas bouger de son fauteuil! 

Je me suis bien entendu aussi avec Gainsbourg, extrêmement courtois, respectueux, précis, professionnel jusqu’au bout de son éternelle cigarette. 

Et  le mystère de la vie et du caractère de Christophe , au temps des Mots Bleus, dont j’ai assuré la promotion, m’a beaucoup frappé. Un oiseau de nuit, entouré chez lui de Juke boxes, de guitares, et qui me parlait longuement de France Gall, qu’il trouvait sublime « Dis donc, Grégoire, tu lui dis que je suis sur la liste d’attente, si jamais elle quitte Michel! »…Mais France n’a jamais quitté Michel…

Comment se passaient vos relations avec Michel Berger et France Gall ?

Elles étaient différentes avec chacun d’eux. Avec France, on riait beaucoup, on jouait aux cartes, mais on se chamaillait à tout bout de champ, comme deux gamins !  France a toujours été imprévisible, changeant d’avis d’une minute à l’autre, et elle mettait cela sur le compte de son signe astrologique : Balance! De fait, elle en profitait largement!  Nos disputes agaçaient Michel qui soupirait » Arrêtez , tous les deux, vous êtes insupportables! »  » Mais c’est Grégoire qui… » Mais c’est France qui… ». Deux gamins! Michel, lui était quelqu’un de très calme, très posé, un peu pépère , d’ailleurs, avec toujours une musique en tête,  un texte à peaufiner. Interdiction de mettre une radio musicale dans la voiture, pour ne pas déformer malgré lui son inspiration.  Par contre, malgré ses tourments éternels, il aimait lui aussi rire aux éclats. Avec France et moi, il était servi ! Et, comme il avait décidé, lui si réservé, de me prendre comme confident, et que je lui  raconte aussi ma vie par le menu, nous avons partagé d’immenses moments intenses…


Propos recueillis par Laurent Amar
source photos et informations
http://www.stars-media.fr/colard-interview-michelberger-francegall/

jeudi 19 juin 2014

RICHIE INTERVIEW Rocknreviews.fr


Richie Sambora est l’ex-guitariste du groupe interplanétaire Bon Jovi qui a quand même vendu 130 millions de disques de par le monde en 30 ans. C’est donc un évènement de l’avoir au téléphone et d’échanger avec lui avant sa tournée solo européenne avec Orianthi et son passage à Paris, ville qu’il affectionne, le 26 juin. Richie s’avère être chaleureux, sympathique, humain, à l’écoute et passionné.
J’ai lu que quand tu as vu les Beatles à la télévision en 1964, tu as dit que c’était ce que tu voulais faire. As-tu encore ce souvenir dans ton esprit ?
C’est le tout premier souvenir de ma vie. C’était en 1964 et j’avais 5 ans, je regardais l’Ed Sullivan Show diffusé aux Etats-Unis. Mes parents étaient danseurs, ils adoraient écouter de la musique à la maison. Ils m’ont autorisé à me coucher plus tard ce soir là afin que je puisse regarder les Beatles à la TV. C’était mon tout premier souvenir et à partir de ce moment j’ai réalisé ce que je voulais faire et devenir. Ecrire des chansons, faire de la musique, faire plaisir aux gens. La musique est venue comme une révélation pour moi. J’étais né pour ça, c’est devenu mon métier.
As-tu toujours les mêmes influences que lorsque tu étais jeune ?
Oui, toujours les mêmes. (Led Zeppelin, Eric Clapton, les Beatles, Jimi Hendrix et le blues en général.) et ça se ressent dans mon dernier album solo Aftermath of the Lowdown. Je peux me permettre des choses que je ne pouvais plus avec Bon Jovi qui était devenu trop gros.
Tu as fait trois très bons albums solos. Composes-tu de manière différente que lorsque tu composais pour Bon Jovi ?
Je pense que les mécanismes ne sont pas différents. Je prends une guitare acoustique ou je me mets au piano et j’écris. Mais lorsque j’écris pour moi-même, je suis l’artiste. C’est ma perception sur ce qui va se passer, c’est ma connexion quand je joue en solo. Je pense que la musique est un genre de langage universel. Tu peux jouer ta musique auprès de différentes cultures tant que tu joues avec ton âme et ton coeur. Je pense de cette façon depuis de nombreuses années maintenant.
J’ai eu l’opportunité d’écouter ta dernière chanson, la reprise de Willy DeVille, « Storybook Story ». Comment t’est venue l’idée de la reprendre ?
Willy et moi étions bons amis. Il vivait à la Nouvelle Orléans et il m’embarquait à chaque fois dans des tas d’endroits différents et me faisait connaître des tas d’artistes talentueux, c’était de la folie. Il était énormément respecté et c'est  lui rendre hommage de reprendre cette chanson.
Il y a quelques mois, on m’a approché pour faire un concert caritatif dans le New Jersey près de chez moi. J’ai accepté et je suis donc allé dans le New Jersey la semaine dernière (fin mai) et je me suis rendu compte qu’il y a une véritable épidémie de drogue dans cet Etat qui était plutôt sobre. Des fans qui m’avaient approché 5 mois auparavant sont revenus me voir en me demandant ce qui se passait ici. Des personnes tels que des procureurs, flics, maires, des gens que je connaissais m’ont demandé ce que je comptais faire. J’ai répondu qu’il fallait se réunir autour d’une table et en discuter afin de pallier à ce problème car dans cet Etat, des dizaines de personnes meurent chaque mois d’une overdose. C’est pour cette raison que ce projet me tenait tellement à cœur et je souhaitais collecter des fonds afin d’aider des personnes en détresse pour suivre leur cure de désintoxication.
Pour en revenir à Willy de Ville, il avait un problème avec l’héroïne. Quand je jouais des morceaux à la guitare, je m’asseyais à côté de lui, on se racontait nos histoires, nos expériences et il en faisait de superbes chansons. Il me manque, c’est triste. Je jouerai Storybook Story à Paris. C'est une chanson magnifique.
Je travaille actuellement avec Orianthi, elle était la guitariste de Michaël Jackson. Elle est extraordinaire. Une belle personne. Nous avons écrit des chansons ensemble. J’ai envie de jouer la mixité homme/femme, être plus ouvert. Je vieillis et j’ai une fille. Je souhaiterais qu’elle ait la même chance que n’importe qui d’autre à travers ce monde afin qu’elle soit heureuse et faire ce qu’elle désire.
Considères-tu la musique comme une thérapie ?
Oui bien sûr ! Je me souviens parfaitement de ma première rupture. J'ai écouté Layla de Clapton. La musique te fait ressentir que tu n’es pas seul. C’est très important pour moi. J’emmène ma fille à des festivals comme le Coachella (un festival californien permettant de voir des artistes très divers) et qu’importe les diversités musicales, tout le monde joue avec son cœur et se laisse aller à ses sentiments. C’est une alchimie, une passion et j’ai de la chance de pouvoir faire ce que j’aime. La musique t'aide à t'ouvrir.
Que peut t’apporter Orianthi dans ton groupe ?
Quand tu rencontres quelqu’un, quelque chose se passe et ça ne s’explique pas. Qu’importe ce que c’est. On est sur la même longueur d’onde, ça arrive comme ça, c’est organique. Mon guitariste habituel est génial mais sa mère est tombée malade et il est allé la rejoindre à son chevet. Je devais jouer à des festivals en Australie, dans un premier temps je me disais : je peux le faire seul et puis finalement j’ai pensé à Orianthi que j’avais rencontré quelques semaines avant lors d’un concert caritatif avec Alice Cooper (avec lequel elle joue aussi). Les gens veulent voir une communication entre musiciens et le public. Eric Clapton, Jimi Hendrix, tous ces musiciens savent ou savaient le faire parfaitement. C’est pour cette raison que j’ai envie de faire de la musique. C’est un cycle. Je fais quelque chose que j’aime et je joue avec un groupe plein de talent, qui est flexible et qui peut s’adapter à tout. Tout le monde se comprend et se respecte.
Tu joues à Paris dans quelques jours (le 26 juin au Bataclan). Ca te fait quel effet ?
Paris est une ville très spéciale pour moi. Je me suis marié à Paris. Et puis j’ai divorcé. L’été dernier ma fille Ava a eu 16 ans. J’étais fier de pouvoir lui faire visiter cette ville riche en culture. Nous avons passé un moment de rêve ensemble. Je suis fière d’elle, elle se débrouille très bien dans la vie. Je suis très impatient de venir jouer à Paris car ce sera pour moi la première fois en tant qu’artiste solo.
Richie a écrit pour sa fille le somptueux instrumental Ava’s Eyes. Ecouter Ava's Eyes
Lighthouse que tu viens de composer est une chanson poignante. As-tu ressenti une influence de Bruce Springsteen et est-elle une chanson spéciale à tes yeux ?
Bruce est quelqu’un d’extraordinaire mais je ne me suis pas inspiré de sa musique. En fait, j’ai commencé à écrire des chansons à connotations sombres où j’explique cette histoire entre des parents et leur enfant, une histoire très triste. Et puis par la suite, j’ai continué à écrire dans le même registre et est arrivé le titre « Lighthouse ». Quand j’ai écrit cette chanson, j’étais dans la cuisine chez ma mère dans le New-Jersey.
La France a toujours été un marché difficile pour Bon Jovi. Sais-tu pourquoi ?
Je ne sais pas. Enfin,je ne dirais pas que je ne sais pas car je joue depuis des années. Je pense que les gens considèrent la musique comme un art. Tu peux entrer dans un musée, passer devant une peinture durant 5 ans sans ressentir aucun effet et tout d’un coup, tu passes devant cette même peinture et il y a comme un déclic, quelque chose de différent se passe en toi. Pour la musique c’est pareil. En tout cas, c’est l’effet que ça me provoque tout le temps. Tout ça pour dire que cette musique demande encore un peu de patience. J’essaye de faire ce que j’aime du mieux possible. Et être sincère. A part ça, que pourrais-je faire d’autre ? La musique est un mystère. C’est un mélange de toutes cultures différentes. Il y a tant de choses à y apporter. C’est un mystère sans fin. Je peux faire ça jusqu‘à ma mort. Tu dois vivre ta passion à fond.



http://www.rocknreviews.fr/Interview/Richie-Sambora/Interview-juin-2014.html

LES PIRES ALBUMS DE JOHNNY : A partir de maintenant


En juin 1980, l'album À partir de maintenant essentiellement composé de ballades, ne contient aucun tube et n'est jamais parvenu à s'imposer comme marquant dans la discographie du chanteur85. Il se distingue par la reprise de La Poupée qui fait non de Michel Polnareff et par la création de Je ne suis pas un héros écrite par Daniel Balavoine pour Johnny Hallyday
.
L'album reçoit un accueil honorable de la part du public et est rapidement certifié disque d'or. Pour autant, il ne se distingue pas particulièrement dans l'abondante discographie de l'artiste, il lui est souvent reproché un manque d'énergie, d'enthousiasme, ou plus généralement d'originalité, voir d'inspiration1. La raison première en est l'absence de titres "forts". Des dix chansons qui composent l'album aucune n'accèdent au rang de tube, et ce même si la chanson À partir de maintenant tourne sur les ondes durant tout l'été, précédant Un diable entouré d'anges qui assure la relève durant l'automne.

mardi 17 juin 2014

THOMAS CHAUSSEBOURG PHOTOS DE de Sylvie Bosc

Ma Bête Noire, le dernier spectacle de mon ami Thomas qui tourne actuellement en France. A ne pas rater ! Voici quelques photos récentes piochées sur le site de Sylvie Bosc http://sylbmonoeil.com/


 7 et 8 juin 2014 – Capdenac ( 12 ) – Midi Pyrénées 


N"hésitez pas à aller visiter sa page 








 7 et 8 juin 2014 – Capdenac ( 12 ) – Midi Pyrénées

source photos


lundi 16 juin 2014

ROGER TAYLOR Periode CROSS


The Cross est un groupe de rock britannique formé en 1987 à Londres et mené par Roger Taylor, batteur de Queen. À l'origine plutôt orienté rock classique avec des influences dance pour le premier album, le groupe abandonne rapidement ce dernier aspect pour produire ensuite deux albums rock. Bien que Taylor ait annoncé, lors de la formation du groupe, que celui-ci deviendrait « un groupe de premier plan » dans les six mois, The Cross n'a jamais décollé dans aucun pays sauf en Allemagne. De ce fait, le groupe s'est séparé en 1993
.  



vendredi 13 juin 2014

LES PIRES ALBUMS DE JOHNNY HALLYDAY : HOLLYWOOD


Hollywood, enregistré à Los Angeles, sort en janvier 1979. L'album contient de nombreuses adaptations et emprunte de multiples couleurs musicales : Hallyday chante Bob Seger, Robert Palmer et, plus étonnant, Jimmy Cliff. Le bon temps du Rock'n'Roll est l'unique tube et single d'un album qui rompt avec les précédentes productions.
.

LE TRIBUNAL DES FLAGRANTS DELIRES : JEAN YANNE

jeudi 12 juin 2014

ALL BY MYSELF deux adaptations françaises oubliées



Deux adaptations pour le même tubes, sauf que cette fois, les deux adaptations n'ont pas marqué les esprits.
Retour sur l'histoire d'un tube : All by myself. 
All by Myself est une chanson américaine écrite, composée et interprétée par Eric Carmen et sortie en 1975. Elle emprunte librement son thème musical au deuxième mouvement du Concerto pour piano no 2 de Sergueï Rachmaninov, une pièce que Carmen croyait à tort être dans le domaine public. Elle s'est classée à la fois no 1 au Cash Box, no 2 au Billboard Hot 100 et no 12 au UK Singles Chart. Elle remporte un disque d'Or avec plus de 500 000 exemplaires vendus[2] et depuis, est devenue un standard. Une reprise par Céline Dion en 1995 rencontre le même succès..

RICHARD ANTHONY vs THE TURTLES


 Richard Anthony - Station service
 (
 The Turtles~"She'd Rather Be With Me

NICOLA SIRKIS CHANTE RENAUD

Le leader d'Indochine a participé à l'album de reprises "La Bande à Renaud". Il a choisi une chanson qui évoque le peuple français sur un ton moqueur.

À l'époque, Hexagone avait été un temps interdite par France Inter. Pourquoi le chanteur a-t-il choisi ce tube de Renaud ? "Renaud est un chanteur que j'aime beaucoup, J'étais allé le voir quand j'avais 14/15 ans. Il y avait une chanson qui m'avait fait voir les choses différemment en France, c'était Hexagone. S'il y en avait une que je voulais vraiment chanter, c'était celle-là. Tout le monde s'est battu pour chanter Morgan de toi et moi je voulais Hexagone."



http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/musique/article/nicola-sirkis-leader-d-indochine-chante-hexagone-de-renaud-en-ecoute-integrale-7772497903

LES PIRES ALBUMS DE JOHNNY : c'est la vie


En octobre 1977, sort l'album C'est la vie. Le titre phare J'ai oublié de vivre est l'unique tube d'un disque qui pourtant obtient les faveurs du public. Enregistré à Boulogne-Billancourt au Studios 92, l'album est réalisé par Jacques Revaux.

mercredi 11 juin 2014

LES PIRES ALBUMS DE JOHNNY : HAMLET HALLYDAY


1976 Hamlet, premier double album studio du chanteur et l'un des tout premiers opéra-rock en France, paraît en novembre. Gilles Thibaut signe le livret de l'adaptation en vers de la pièce de William Shakespeare, sur une musique, composée par Pierre Groscolas, fortement influencée par le rock progressif.  
 L'album ne trouve pas son public et est un échec commercial

mardi 10 juin 2014

GAINSBOURG Détournement de majeur

Gainsbourg a emprunté, utilisé et détourné le répertoire classique de Bach, Chopin ou encore Beethoven. La saison musicale d’Hérouville fait l’inverse ! Elle reprend ses chansons pop et les réinterprète avec un orchestre symphonique. Explications de Blaise Zagalia, auteur, et de Frédéric Fournier, conseiller artistique.
Comment vous est venue l’idée de travailler sur le répertoire classique de Serge Gainsbourg ?
Chaque année, la saison musicale d’Hérouville monte un spectacle qui mêle le monde de la musique écrite – où l’on lit des partitions -, et le monde de la musique orale. Nous avons déjà fait le reggae, la techno… Cette année, 20 ans après sa disparition, nous avons choisi la musique de Serge Gainsbourg.
Quelles sont ses chansons empruntées au répertoire classique ?
Elles sont nombreuses ! Par exemple, « Initials B.B », emprunte à la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak ou encore « Ma Lou Marilou », reprend la sonate de piano nº 23 de Beethoven… Gainsbourg faisait de la « chanson », ce qu’il considérait comme de l’art mineur, contrairement à la musique classique, qu’il estimait être de l’art majeur. De notre côté, nous avons décidé de réinterpréter ses chansons avec l’orchestre symphonique de la saison musicale d’Hérouville, composé de 18 musiciens. Une occasion de le redécouvrir de manière « classique».
La choriste de Tiken Jah Fakoly
Pourquoi faire chanter une fille sur les compositions de Gainsbourg ?
Le répertoire que nous avons choisi est destiné à des voix féminines ou à des portraits de femmes, c’est pour cela que nous avons choisi Élodie Saint pour interpréter les chansons de Gainsbourg. Cette ancienne choriste de Tiken Jah Fakoly est aussi danseuse et comédienne.
Utilisez-vous ses autres talents pour le spectacle ?
Oui, « Détournement de majeur » n’est pas seulement un concert, on y raconte aussi des éléments de la vie de Gainsbourg, au travers de petits interludes de théâtre. L’auteur du spectacle, Blaise Zagalia, fera également quelques apparitions sur scène. L’ensemble du spectacle est mis en scène par Valéry Dekowski, metteur en scène et acteur pour Amavada, chanteur des Muz’nouch, réalisateur… Tous les artistes qui interviennent sont des locaux.



http://www.cotecaen.fr/6289/les-classiques-de-serge-gainsbourg-au-theatre-dherouville/

GAINSBOURG CLASSIQUE


Voici un extrait d’une interview de Serge Gainsbourg parue dans Le Monde de la Musique n° 94 (1986) :
Quels sont vos goûts en matière de musique classique?

-”Je n’y verrai aucun éclectisme, simplement une trajectoire initiatique. Je commencerai, en rejetant tout ce que je ne sens pas, par Scarlatti que j’adore, Vivaldi, Haydn, Haendel, Chopin. Chopin le mal aimé, dirais-je. L’interprète le plus remarquable de Chopin a été et sera toujours pour moi Alfred Cortot. Je suis allé le voir avec mon père juste après la guerre au théâtre des Champs-Élysées. Il n’a pas pu jouer parce que, durant la guerre, il s’était produit devant des officiers allemands. Je le vois comme si c’était aujourd’hui, j’étais gamin, treize, quatorze ans. Il était assez âgé, il est arrivé par le côté gauche de la scène, enfin, droite caméra, il s’est dirigé vers le piano, puis il y a eu une cabale. Il a été hué. Il n’a pas pu jouer. Il est reparti. Je n’ai pas compris à l’époque j’étais gamin - qu’il était collabo. Enfin, collabo… Je ne sais pas. Si on se déplace pour aller à un concert, je pense qu’il y a un no man’s land de la politique, des idées de gauche et de droite. Alfred Cortot, que je sache, n’a jamais tué personne de ses dix doigts. C’est un génie qui a compris le phrasé, l’écriture de Chopin.
« Je passe ensuite à Rachmaninov, Brahms, puis Debussy, enfin Ravel. Encore que je m’éloigne de Ravel actuellement. Sauf la Pavane pour une infante défunte. J’ai perdu ma mère, mais pour elle, ici, je mettais le disque. Pendant une quinzaine de jours, en sa mémoire, j’ai mis la Pavane pour une infante défunte. L’infante défunte, c’est une petite princesse espagnole, c’est ainsi que je l’ai pris intellectuellement et j’ai transféré ça sur ma maman. Donc, mon père avait arrêté son trajet initiatique sur Debussy et Ravel. Moi, je suis allé beaucoup plus loin, je suis passé à Stravinsky, Schoenberg et Berg, le plus grand sur le plan orchestral étant Stravinsky. Attention, attention J’en oublie un, monstrueusement ! C’est Bartok, j’adore Bela Bartok. Musiques pour cordes, percussion et célesta. Et dans le domaine lyrique, j’ai commencé à avoir une fixation esthétique avec Pelléas. C’était une révolution dans l’écriture de l’opéra. Mais je n’ai rien trouvé de plus beau à ce jour que Lulu. C’est étrange que j’aie appelé mon petit garçon Lulu et que je m’appelle Lulu, enfin Lucien. Voilà mon trajet. Qui n’est pas dégueulasse.

- Comment considérez-vous l’utilisation que vous faites de certains thèmes classiques Brahms, Chopin - dans vos chansons ? Comme un hommage, une simple citation ou encore une provocation ?
- On pourrait aller jusqu’à la profanation (rires). Hugo disait : « Il est interdit de déposer de la musique le long de mes vers. » Brahms n’aurait pas aimé que je dépose des paroles le long de sa musique. Mais je ne fais qu’emprunter. Mes essais - qui ne sont que des essais - s’effaceront d’eux-mêmes et Brahms sera restitué. Je l’ai à peine effleuré. Ce n’est pas dégueulasse mais ce n’est pas… Enfin, c’est comme ça.
- Et comment se passe alors le travail d’arrangement ? En studio ? Ou bien avez-vous, à la simple écoute de Chopin, déjà des idées ?
- J’ai des a priori. La base pour moi de mon travail, c’est mon Steinway, -la vérité à l’état pur. C’est avec lui que je retrouve la mélodie dans sa structure rythmique interne, les harmonies. Il fut un temps où je composais à la guitare sèche. Mais la guitare m’imposait des harmonies, d’après la position des doigts, trop rigoureuses. Au piano, il peut y avoir des renversements, des accidents, des références classiques inconscientes. Références aussi à Gershwin et Cole Porter que j’ai connus lorsque j’étais très jeune.”


http://blog.radioclassique.fr/olivierbellamy/2011/03/03/vingt-ans-apres-verlant-rend-hommage-a-gainsbourg/


Et voici le programme de Gilles Verlant :
Madeleines
Valse de Melody
Variations sur Marilou
La Javanaise
Etude op. 10 n° 3 de Chopin par Horowitz // « Lemon Incest »
Brahms : Symphonie n° 3 – 3e mvt // « Baby Alone in Babylone »
Peer Gynt : Chanson de Solveig // « Lost Song »
Khatchaturian, Aram : Andantino op. 5 // « Charlotte forever »
Chopin : Prélude n° 4 par Alfred Cortot // « Jane B »
Dvorak : Symphonie du Nouveau Monde (1er mvt) // « Initials BB »
Bach : Suite n° 5, Prélude (Rostropovitch)
Ravel : Pavane pour une infante défunte

GILLES VERLANT interview à OUI FM_ 02 JUIN 2009



Voici une interview de Gilles Verlant qui date de juin 2009
C'est dans les locaux de Oui Fm que Gilles Verlant nous a reçu. L'inénarrable voix de l'Odyssée du Rock qui n'a d'égal que la plume s'est livré à nous pour une interview des plus passionnantes...

... peux-tu te présenter aux lecteurs de Music Waves qui ne te connaîtraient pas ?
Hé bien, il y a plein de raison pour lesquelles ils ne me connaîtraient pas... Mais mon nom est Gilles Verlant, j'ai 52 ans, je suis journaliste depuis que je suis tout petit et je suis donc spécialiste en musique surtout rock et chanson française. Et parmi mes faits d'arme les plus fameux, il y a la biographie de Serge Gainsbourg parce que je suis le biographe officiel de Serge Gainsbourg.

Quel est ton parcours ? Ta formation ?
Il paraît que j'ai fait des études de journalisme et communication sociale. J'ai été en fac pendant quatre ans à Bruxelles et j'ai donc un diplôme de journalisme et communication sociale, voilà ! Je ne sais pas où il est, je ne l'ai jamais montré à personne (Sourire)...
D'ailleurs, j'étais déjà professionnel avant de sortir de la fac... Disons que j'ai utilisé l’excuse de la fac pour rester pendant quatre ans en pension complète chez ma mère (Sourire). Et j'en ai profité pour approfondir ma culture générale puisque c'était des études assez légères. Donc, j'en ai profité pour aller voir plein de films, plein de concerts, écouter plein de disques, lire plein de livres etc...

Et pour quel aspect de ta carrière considères-tu être plus reconnu : animateur radio, humoriste, écrivain ? Et si tu devais choisir où irait ta préférence ?
Je ne sais pas... Je ne sais pas... Je suis quelqu'un de naturellement polyvalent ou alors... instable (Rires). Et non, moi, ça m'amuse beaucoup parce qu'il y a plein de gens qui me connaissent en tant que biographe de Gainsbourg et vu comment le bouquin s'est vendu, ça veut dire plein de gens. Il y a plein de gens qui me connaissent en tant qu'animateur sur Oui Fm. Il y en a d'autres qui me connaissent comme voix de Taratata. Il y en a d'autres qui se souviennent -parce qu'ils sont très vieux- ils m'ont vu faire le mariolle avec Antoine de Caunes et Karl Zéro à Nul Part Ailleurs...

... dont je fais partie...
Ouais (Rires)... Mais tout ça n'a pas d'importance... Moi, voilà, je fais mon boulot, je suis mercenaire depuis toujours, j'ai toujours été indépendant, je n'ai jamais été salarié... Enfin, les rares fois où j'ai été salarié, c'était pour des périodes très courtes, pour des missions très définies parce qu'ils ne pouvaient pas faire autrement... Mais j'ai toujours été indépendant et donc voilà (Rires)...
Moi, je suis auteur en fait, je crois que je suis auteur. Mes éventuels talents d'auteur, je les mets au service, tour à tour, de la radio, de la télévision, des bouquins etc et puis voilà...

Ce qui m'amuse, ce de n'être jamais là où on m'attend (Rires). Parce qu'il y a plein d'auditeurs de Oui Fm qui ignorent totalement que je fais une chronique sous le nom de DJ Pop sur France Bleue et d'ailleurs, il n'y a aucune raison pour qu'ils le sachent et ça n'a aucun intérêt pour eux.
Et puis, il y a plein de gens sur France Bleue qui m'écoutent brailler mes histoires de tubes des années 80 et qui ne savent absolument pas que je suis animateur rock par ailleurs...
Il y en a plein qui m'écoutent sur Classic 21 en Belgique et qui, si ça se trouve, croient que je suis en Belgique quand je fais les émissions alors que de nos jours, on n'a plus besoin de se déplacer...
Et donc voilà, ne pas être là où on m'attend... Là, par exemple, je suis en train de préparer, d'écrire avec Philippe Gildas, son autobiographie. Voilà, je suis le nègre de Gildas (Sourire) ! Donc, c'est rigolo, il y aura sans doute plein de gens qui vont lire ce bouquin-là, comme il y a plein de gens qui ont lu l'autobiographie de Lio et voilà, c'est coécrit par moi !

Mais ne crois-tu pas que cette polyvalence puisse nuire à ta carrière ? Un manque de visibilité sur qui est Gilles Verlant...
Ouais mais non, non puisque je gagne très bien ma vie, tout va bien ! Je gagne très bien ma vie, enfin je touche du bois, et je l'ai toujours bien gagné et ce n'est pas du tout le fait d'être incohérent comme tu dis...

Non, non, de manque de visibilité...
... Ou qu'il y ait un manque de visibilité. Pour moi, tout est parfaitement clair, je suis éclectique... Je suis auteur, donc je suis capable d'écrire un texte où il y aura peut-être des traces de moquerie ou d'ironie... Je peux présenter "Voyage, Voyage" par Desirless sur France Bleue et parler de Johnny Thunders sur Oui Fm. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas faire l'un et l'autre.
Le côté rock intégriste, ça n'a aucun intérêt. C'est à dire qu'un garçon comme Philippe Manoeuvre, par exemple lui, il est assez cohérent, c'est à dire, il y a "Rock & Folk", c'est le côté rock pur et dur et puis, après ça, il fait "La Nouvelle Star" mais why not ? Il le fait très très bien...

Donc, ça n'a pas d'importance et puis, moi ce que j'aime dans la musique, c'est les bonnes chansons. Je suis très con et très limité pour ça. Pour moi, si une chanson est bonne, peu importe qu'elle soit chantée en moldave, en français ou anglais ou n'importe quoi, si c'est une bonne chanson, c'est une bonne chanson, point !
Il y a deux sortes de musique, la bonne et la mauvaise ! Et donc, j'ai la prétention de dire que j'essaie de parler de la bonne musique (Sourire) mais ça m'arrive aussi de parler de Jeanne Mas, de Desirless et de grosses daubes des années 80 parce qu'on me demande de le faire et j'essaie de le faire avec humour, c'est tout...

Sans transition, quel conseil as-tu à donner pour nos lecteurs qui voudraient faire comme toi ?
Justement de ne jamais être intégriste ! D'être aussi intelligent que le grand public l'est... Je suis un passionné de brocante et de vide-greniers etc, et très souvent, il y a des mecs qui vendent leurs disques et dans le même bac de disques, je vais trouver Francis Cabrel et Devo par exemple. Et bien, le mec qui a acheté Francis Cabrel et Devo, c'est lui qui a raison.
Et celui qui est fan de Devo et dit : "Quoi ? Ecouter un disque de Francis Cabrel, la grand-mère à moustache !", c'est un con ! Et celui qui est super fan de Francis Cabrel et qui dit : "Oh de la New-Wave, ça pue !", c'est un con aussi... Les deux sont formidables !

C'est très français ça ! C'est né d'un truc qui s'appelait la pop musique en Angleterre, aux Etas-Unis... Et la pop musique, c'est aussi bien la variété que le rock. Je veux dire si tu fais des recherches sur des artistes de rap, si tu fais une recherche sur Public Enemy, sur des sites comme AllMusic.com... Aux Etats-Unis, c'est un groupe qui est répertorié rock au même titre que Metallica est qualifié de rock... Alors qu'aujourd'hui en France, on va dire : "Bah non, ça, ce sont des rappeurs"... Toutes ces étiquettes sont imbéciles... Les étiquettes ont été inventées par les crétins du marketing -qu'ils soient maudits, qu'ils aillent en Enfer- ou par les journalistes à court d'idées parce que c'est tellement facile... Et moi aussi, je suis le premier à utiliser les étiquettes mais il ne faut pas que les étiquettes soient limitatives ou soient des carcans...

Nous sommes dans les locaux de Oui FM, quel est ton avis sur le partenariat avec Deezer ? Penses-tu vraiment que la programmation d’une radio en particulier et l’avenir de la musique en général passe par le Net ?
Oui... Bah, on va voir l'évolution que va nous apporter la radio numérique par ailleurs... Et puis, les web radio sont formidables, ça offre une vraie alternative aujourd'hui !
Moi, je trouve que les idées de partenariats ou quoique ce soit avec Deezer ou Myspace pour le cas de Oui Fm, ce sont d'excellentes initiatives, donc, ce sont de très très bonnes idées que la précédente direction de Oui Fm aurait pu avoir, elle ne les a pas eu et du coup, quand Arthur est arrivé, il les a eu... Ce sont de bonnes idées qui ne coûtent pas chères en plus de ça et qui font une pub formidable. Donc, c'est très très bien !
Moi, j'utilise Deezer en permanence pour réécouter des morceaux simplement pour ne pas lever mon cul et pour ne pas avoir à aller chercher dans ma discothèque (Rires). Non, j'exagère parce que je n'ai pas tous les disques, il ne faut pas déconner et puis, pourquoi pas ?
Non, non, c'est très très bien !


D'autant que l’évolution de la bande FM où tout est formaté actuellement ; n’est-ce pas dommage avec tout ce qui a été fait au début des années 80 avec les radios pirates ?
Oui, oui, oui... mais bien entendu ! Tout est formaté parce que justement, il a fallu trouver un créneau, l'audience, le public, la cible etc. Et donc moi, je suis formaté ici, sur Oui Fm, dans le sens où, par exemple, j'ai peut-être passé deux ou trois morceaux de Johnny Halliday en bientôt dix ans de radio et huit ans d'Odyssée du Rock. Non pas que j'aurais envie de passer "Oh Marie!" ou des chansons comme ça mais disons que Johnny Halliday, c'est quand même un rockeur français et simplement le format de la radio me l'interdit... Mais je le glisse parfois, je passe une reprise. L'autre jour, j'ai passé deux versions de "Hey Joe", la version de Johnny et la reprise par Bashung qui -que je sache- n'a pas repris la version de Jimi Hendrix mais celle de Johnny. Voilà et par exemple Francis Cabrel, je ne peux pas le passer dans mon émission mais je me permets plein de liberté par rapport au format parce qu'il ne faut pas oublier que mon émission est une des rares émissions de la bande Fm en programmation manuelle ; c'est moi que je choisis tous les disques qui passent dedans (Rires) !

A ce titre, la diffusion d’un titre dans son intégralité est devenue assez rare et tu es un des rares à le faire : tu ne trouves pas dommage qu’on en soit arrivé là ; encenser ceux qui le font alors que c’est censé être normal par respect pour l’artiste ?
Et bien, d'abord dans mon émission, j'essaie de passer les titres dans leur intégralité sauf quand les intros sont chiantes ou les fins sont interminables parce que je veux dire que l'auto-condescendance des artistes est quand même légendaire aussi !
Là, par exemple, dans mon émission, je passe "Fiesta" des Pogues et bien, si on prend la version album, il y a une intro interminable et chiante, donc je la sucre ! Voilà, c'est aussi con que ça (Rires) !
Mais le fait de couper des morceaux, sur la bande Fm, ils le font ! Parfois, ça se justifie, parfois pas !
Je travaille sur Classic 21 en Belgique et là justement, à l'inverse, ils sont extrêmement respectueux de la durée totale des morceaux à tel point que parfois, ça m'agace parce que je me dis : "Attendez, vous auriez pu démarrer le morceau sur ma voix et arriver...". Enfin, voilà quoi !

Ce que je déteste, c'est me faire chier c'est à dire quand je monte des sujets pour la télé, dès qu'il y a trois images en trop, je les vois et donc parfois, il y a quelques secondes, quelques dizaines de secondes en trop dans un morceau et voilà...
Et si on a envie de l'écouter en intégralité, on va sur Deezer !

Au regard de ta programmation, ne penses-tu pas être si bien perçu dans le sens où tu sembles vouloir faire partager ta musique plutôt que de nous noyer dans le bruit commercial ? En gros, les stations radios n’ont-elles pas perdu leurs éventuelles vocations culturelles en éduquant l’auditeur plutôt qu’économique ?
Non. Il faut savoir que la radio, c'est quelque chose qu'on entend et pas quelque chose qu'on écoute ! Dans la majorité des cas, c'est quelque chose qu'on entend... On l'écoute dans des situations particulières, comme quand on est en bagnole, là, on écoute la radio parce qu'on n'a rien d'autre à foutre et qu'on s'emmerde dans les embouteillages ou on l'écoute dans des émissions du soir, des émissions particulières comme "L'Odyssée du Rock" où on peut écouter...
Mais la plupart du temps, les radios s'entendent comme un fond sonore, comme une bouillie sonore derrière et voilà, les bouillies sont plus ou moins supportables... Enfin, les bouillies, les programmations sont plus ou moins supportables, quand c'est Fun Radio et NRJ, c'est juste abominable, quand c'est Oui Fm ou Nova, généralement, c'est très écoutable...

A propos d’évolution : quelle(s) évolution(s) notable(s) musicales as-tu constaté depuis tes débuts ?
Oh écoute, je ne sais pas ! J'ai l'impression que les maisons de disques ont toujours été -à de rares exceptions près- parce qu'il y a des gens très très bien qui travaillent dans les maisons de disques, vraiment très très bien... Donc, il y a des gens formidables ce qui m'a valu un débat d'ailleurs ; l'autre jour sur Internet parce qu'un crétin mettait tout le monde dans le même sac. C'est à dire, pour lui, Pascal Nègre égale industrie du disque !
D'abord Pascal Nègre n'est pas un crétin, loin de là, c'est un mec qui a fait des erreurs, c'est un mec qui fait, par ailleurs, très bien son métier. En dessous de Pascal Nègre, il y a des gens formidables par exemple et mettre tout le monde dans le même sac, ça s'appelle du fascisme, du racisme...
Donc, le mec mettait : "Les maisons de disques, le grand Satan". Non, mais il y a une chose qui est sure, c'est que dans les maisons de disques, il y a toujours eu un solide nombre d'incompétents notoires, notamment tous ceux qui ont investi à donf sur le marketing en oubliant l'artistique et ça, c'était une erreur.
Il y a eu aussi des phénomènes industriels qui ont fait que les maisons de disques nous ont vendu et revendu et re-revendu les mêmes trucs en boucle et du coup, on est dégoûté par le produit, d'autant plus que le dernier produit en date qui est quand même le compact disque, c'est un truc qui n'a jamais eu quoique ce soit de glamour... C'est comme les cassettes VHS, je ne sais pas si tu as remarqué mais dans les brocantes ou les vides-greniers, tu trouves des milliards de cassettes VHS, ça ne vaut rien, c'est laid, c'est moche, c'est encombrant... Le dvd est un peu plus smart quand même, bref le cd n'a jamais été smart !

Et moi, j'ai deux anecdotes sur l'incompétence des maisons de disques. Déjà à la fin des années 70 en Belgique, je travaillais pour un fanzine et il y avait une attachée de presse, pour la promotion d'une sortie avait filé le vinyle à une radio qui s'appelait "Radio Cité" et nous, elle nous avait donné que la pochette en disant : "Bah oui, vous avez juste besoin de la pochette pour illustrer l'article" (Rires) !
Autre exemple, dans une semaine ou deux, je fais une spéciale Island Records qui est un des labels historiques les plus importants de l'histoire du rock anglais. C'est le label, par exemple, qui nous a offert Bob Marley et bien, on a déjà passé trois/quatre coups de fil -entre Jean-Patrick Laurent et moi- on est tombé sur des stagiaires absolument sympathiques, on leur a dit qu'on faisait une émission spéciale sur le cinquantième anniversaire d'Island qui est en Angleterre par exemple, il y a une grosse campagne, tu as tous les disques qui sont remis en avant etc. Et donc voilà, on voulait les avertir de ça et s'ils voulaient qu'on fasse une opération ensemble, à savoir offrir des disques d'Island etc. On a laissé plusieurs messages, on n'a rien ! On n'a aucun retour ! Donc voilà, alors effectivement, c'est une émission de trois heures, ça n'entre pas dans la stratégie globale mais j'encule les stratégies globales et je me dis qu'un mec aurait pu se réveiller et se dire : "Verlant, il fait un truc sympa, il va faire trois heures avec uniquement des artistes Island, ça vaudrait peut-être le coup de lui dix disques !". Je ne parle pas de faire une campagne de dix mille euros sur Oui Fm, juste dix disques, juste dix putains de disques !!!
Voilà, ça c’est les maisons de disques. Cela dit, il y a plein de gens formidables qui travaillent dans les maisons de disques, je connais plein de directeurs artistiques qui ont été presque aussi importants que les artistes eux-mêmes ; il y a des gens qui ont eu des bonnes idées aux bons moments, comme de mettre tel artiste dans les patte de tel producteur pour donner tel disque...

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Tu parlais de stratégie globale : penses-tu que les quotas de 40% de musique française à diffuser aient pu avoir un impact négatif sur la radio ?
Bah, c'est un truc qui est... tellement français ! C'est tellement français ça, encore une fois et donc, tellement con ! C'est tellement protectionniste...
Il y a eu une époque où effectivement, sur NRJ et sur d'autres radios, il y avait trop d'anglo-saxons... Enfin, les quotas de 40% ont servi à certains. Par exemple, on n'aurait pas eu le rap français sans les quotas de 40% parce que Skyrock, ils étaient bien emmerdés car bien évidemment, tout le rap est américain et tout d'un coup, tu leur files les quotas dans les dents... Et ça a donné la scène rap française !
Voilà, mais les quotas, c'est très artificiel et je ne sais pas si ça sert vraiment tous les nouveaux artistes ?

Ca dépend ce qui est certain c'est que ça ne sert pas la scène metal française underground que tout le monde s'accorde à dire qu'elle est super talentueuse...
Oh mais ça, ça ne passe nul part !

Mais comment ça se fait-il qu'ils ne trouvent pas ne serait-ce qu'une petite place sur les ondes ?
Mais de toute façon, je veux dire, on s'en fout ! Il fut un temps où les radios étaient le passage obligé pour se faire connaître et vendre des disques. Aujourd'hui, on a Internet, les artistes n'ont plus besoin de ça... Evidemment, c'est gratifiant d'être en play-list et ça leur rapporte des sous mais ça n'a aucune importance. Ce qui est important aujourd'hui pour les groupes et tous les groupes de cette scène fusion et du metal etc, c'est de remplir les salles et ça, avec les Myspace et autres...

Oui mais, aujourd'hui, on constate que, même avec ces nouveaux supports médiatiques, de plus en plus de concerts sont annulés...
Oui parce qu'il y a un autre truc qui se passe et qui s'appelle la crise et que les gens n'ont plus de thune, je simplifie... ou parce qu'il y a des groupes mauvais...

... Je rajouterais également qu'avec la transformation de l'industrie du disque, tous les groupes et je dis bien tous doivent aller sur scène pour vivre et il arrive que le même soir dans une même ville, tu te retrouves avec deux/trois concerts...
Oui, oui bien sûr... Ouais, ça aussi... Mais ça n'a jamais été simple, hein ?

Justement quel est ton avis sur le paysage musical actuel notamment français ?
Je ne sais pas, il y a plein de choses. J'ai l'impression que chaque année nous apporte une moisson de nouveaux artistes. Moi qui travaille pour Les Victoires de la Musique -ce qui me vaut aussi de belles engueulades avec certains- et bien, je trouve que chaque année, il y a des choses intéressantes, il y a des choses nouvelles... Je serais infoutu de te citer des noms parce que tu me prends à cours mais je trouve qu'on a vu apparaître, depuis le début des années 2000, de très très bons artistes avec ce gros succès commerciaux. Je considère, par exemple, que Benarbar est un très très bon artiste, je considère aussi que Camille est une très grande chanteuse, j'aime aussi des choses de Pauline Croze, et puis, il y a Florent Marché... Donc, la scène dance : il y a Justice, il y a eu Daft Punk etc même si Daft Punk commence à dater aussi.

Non, non, il se passe plein de choses, je vais dire de gros clichés, la scène française est totalement décomplexée depuis quelques années ! Et le côté international ne pose plus de problème. Dans le temps, c'était une complication sans nom de sortir hors de nos frontières et aujourd'hui, ça semble tellement facile, il y a plein de groupes français comme Phoenix qui font carrière d'abord aux Etats-Unis avant de faire carrière en France.
Le marché français ? Et alors ? Ca n'a aucune importance, l'important est de remplir les salles...

Oui mais ces groupes que tu cites ne perceront jamais à l'international en chantant en français !
Non, non, peut-être pas. Mais je trouve ça très sain qu'il y ait cet espèce de contre-pouvoir. Non, non, la scène française, il y a pas mal d'artistes intéressants, il y a aussi un nombre de merdes absolument incalculables. C'est à dire qu'il y a aussi des choses sur-gonflées. C'est à dire la scène française, il y a plein d'artistes issus de la télé réalité qui font de l'ombre à d'autres. Ou alors des mecs qui ont peut-être le potentiel, un Julien Doré, par exemple, aurait pu sortir un bon album, il a sorti deux bonnes chansons ! Donc, je trouve ça dommage, c'est tout !
Ou alors, au niveau de la direction artistique de l'album d'Amandine (NdStruck : Bourgeois, lauréate de La Nouvelle Star 2008) ; c'est formidable, la pochette de son album, je ne sais pas si tu as la pochette en tête, on dirait Michel Petrucciani en fille, lookée par un non-voyant et posée sur un matelas Conforama. Direction artistique et photo : Thierry Rajic. Bravo, garçon, je t'ai connu plus inspiré (Rires). C'est absolument désastreux !

A propos de Nouvelle Star, si Philippe Manœuvre quittait l'émission, pourrais-tu nous faire profiter de tes bons mots lors de la saison prochaine ?
Je suis prêt à accepter toute offre honnête d'une chaîne de télé pour montrer ma gueule et faire le mariolle, du moment que c'est très bien payé. Cela dit, une émission où 75% du temps d'antenne est constitué d'applaudissements et de hurlements du public, dont une majorité de CSP moins moins et obèse, je trouve ça très moyen et pas très créatif (je parle des prime times, bien sûr). Donc tout bien réfléchi il faudrait que ça soit très, très, très bien payé (Rires).

Sans transition, comment fais-tu la programmation de tes émissions dont « L’Odyssée du Rock » et faire en sorte qu’elle se renouvelle ?
Parce que je travaille en même temps pour la Belgique où j'ai un programmateur pour l'émission Classic 21 qui m'amène des idées et parce que je me suis plongé, ces derniers mois, dans une réédition de "La Discothèque Parfaite de l'Odyssée du Rock : Le Livre". Et donc, je me suis mis à réfléchir : au lieu des 200 albums et 1.800 chansons à télécharger du livre précédent, dans la prochaine édition qui sort en fin d'année, il y aura 300 albums et 3.000 chansons à télécharger.
Et donc, à l'occasion de cette réédition, je me suis tout bêtement replongé dans ma discothèque, j'ai ressorti des disques et j'en ressors comme ça. Du coup, je range un album, je regarde ce qu'il y a à gauche, ce qu'il y a à droite et je me dis : "Tiens, merde, j'ai complètement oublié ce disque-là !". Voilà, c'est purement du hasard ! Et puis, grâce à Deezer, et grâce à Old Music etc, parfois, quand je fais des recherches sur tels groupes, ils disent "artistes similaires et donc, je me dis : "Ah oui, bien sûr si j'écoute Nick Lowe, je vais réécouter John Hiatt, et si je réécoute John Hiatt, je vais réécouter un album de Ry Cooder etc ou un T-Bone Burnet..." et de fil en aiguille, je me renouvelle...

Et quel but poursuis-tu en tant que programmateur ?
J'adore apprendre... Il y a un constat dans mon métier, c'est que j'adore apprendre des trucs à ceux qui ont envie de me suivre et de m'écouter c'est à dire être pédago sans être démago et chiant (Rires) !
Voilà, j'essaie d'apprendre des trucs parce que j'ai un côté passeur comme ça...

A propos de passeurs, quel est ton avis sur les sites internet comme Music Waves véritable fenêtre ouverte sur ces cultures musicales trop peu promues ?
Tout d'abord, j'aurais bien aimé avoir eu le temps de visiter Music Waves... Mais je pense que de toute façon, on s'est bien aperçu qu'Internet servait notamment à ça, c'est à dire, à mettre en avant toutes les cultures entre guillemets marginales, toutes les musiques marginales qui trouvent leur place alors que c'est tellement lourd de faire une station radio ou émission télé est tellement cher...

Sans transition, si je te dis rock prog tu me réponds ?
Je te réponds que c'est le truc que j'écoutais quand j'étais gamin, ado dans les années 70 parce que j'écoutais le prog rock, la première génération du prog rock c'est à dire Yes, Genesis, Emerson Lake et Palmer, Pink Floyd... Bon, j'écoutais aussi Bowie quand même ainsi que T-Rex et j'étais super fan de Slade aussi. Et je suis passé d'une manière assez brutale du prog au punk, c'est à dire que j'ai eu une véritable épipathie. J'avais 19 ans pile-poil, je m'entendais bien avec une femme qui a fait une carrière dans le disque mais qui était une simple attachée de presse à l'époque. Et j'avais négocié de venir interviewer Jaki Liebezeit du groupe allemand Can, Daevid Allen du groupe australo-français Gong et on était vraiment dans le truc baba-cool prog. Elle m'a dit : "Tiens, j'ai des places pour aller voir ce soir, les Sex Pistols" qui n'étaient pas du tout chez Virgin à l'époque. Mais donc, c'est le manager, c'est Dave McLaren qui distribuait les places : "Est-ce que tu veux voir les Sex Pistols avec moi ?". Et j'ai dis oui parce que j'avais lu un vague article et ce soir, j'ai eu une épiphanie, c'était un club à Londres sur Oxford Street. Et peu de temps après, je me suis coupé les cheveux (Rires) !

Et si je te dis métal prog ?
Je ne sais pas ? Tu vas me parler de Raphsody ou des trucs comme ça ? Non mais je suis totalement nul sur ça ! Mais c'est comme pour le hard rock d'aujourd'hui c'est à dire je suis un vieux con ! Donc pour moi, le hard rock, ça reste les pionniers, ça reste le trinome : Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin avec ça, je suis content !
Et pour le prog, je réécoutais pas plus tard que ce matin puisque je prépare une spéciale Island, je réécoutais un extrait de "Brain Salad Surgery" d'Emerson, Lake and Palmer.
Maintenant, ce qu'ils font aujourd'hui... J'ai vraiment décroché du prog c'est à dire que j'ai revendu mes disques prog en 77 quand j'étais punk... Je les ai rachetés depuis...
Et puis, il y avait des groupes que j'avais déjà zappé à l'époque, du genre Rush, qui sont parmi les grands ancêtres du hard progressif...

Que voulais-tu faire quand tu étais gamin ?
Euh écrire... Je crois que j'ai toujours voulu écrire !

Tu n’aurais pas voulu être musicien ?
Ah non, non, non. Heureusement pour vous (Rires) ! Non, non, non, je ne sais pas, je ne sais pas... Je pense que j'ai vaguement pensé, imaginé faire carrière comme... faire une école de, faire polytechnique bizarrement parce que j'étais assez fort en maths et puis, je me suis aperçu que j'étais absolument nul en physique et en chimie, donc c'était raté !
De toute façon, j'avais un professeur de français qui me disait : "Tu écris vachement bien, continue !".

Es-tu fier de ce que tu devenu ?
Je suis fier d'avoir rencontré la femme de ma vie, et d'avoir fait deux très beaux enfants... Et à part ça, je me régale, je ne m'emmerde jamais dans mon métier, je me régale ! Parfois, j'en ai plein le cul parce que je suis fatigué, j'aimerais faire autre chose mais quoi ?

Quel est ton meilleur souvenir professionnel ?
Attends, tu es fou ou quoi ? Mon meilleur souvenir professionnel, je ne sais pas...

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… en préambule à cette interview, tu me parlais de ta rencontre avec Iggy Pop...
Oh oui mais ça, c'était sympa, c'est un souvenir récent, c'est un bon souvenir mais ça n'a pas d'intérêt. Je ne pense pas que j'étais particulièrement bon mais c'est tellement cool ; à deux reprises récentes d'être associé très modestement à Iggy Pop parce que j'ai d'abord animé une conférence de presse ensuite une rencontre à la Fnac à quelques semaines d'intervalles. Ca, c'était un plaisir et puis, je suis allé le voir au concert privé à France Inter, c'était vachement bien ; il y avait Marianne Faithfull, Françoise Hardy, Michel Houelbeck et Gilles Verlant dans la salle... C'était une soirée people (Rires) !

A l’inverse quel est le plus mauvais souvenir ?
(Rires) J'ai des souvenirs minables liés aux conneries que j'ai pu faire dans les années 80, voilà !
(Ton professoral) Petits, enfants qui m'écoutaient ou qui me lisaient : "Dites non à la drogue !".

Question « Lost » : ton avion s’écrase sur une île déserte mais le réalisateur est sympa il te laisse 5 albums dans ta valise lesquels choisis-tu ?
Arrête, arrête... Ca tombe bien, j'avais mon disque dur avec mes 26.000 titres (Sourire) !

Quel titre/album coup de cœur actuel ?
Oh putain là, tu me pièges ! Depuis le début de l'année, pour moi, il y a deux albums essentiels : c'est Lilly Allen avec son dernier album qui est absolument sensationnel, qui est d'une drôlerie et d'une méchanceté et quand elle chante : "Fuck You" c'est tellement bon ! C'est vachement bien et ceux qui disent le contraire sont des idiots.
Et M. Ward "Old Time", c'est une pure merveille et alors comme quelqu'un m'a dit : "Mais tu sais que l'album précédent est au moins aussi bien ?" et alors, je l'ai acheté parce que j'achète des disques...

... Il faut acheter des disques...
Oui et je suis encore un vieux con qui achète des disques !

A l’inverse, quel est le titre et/ou album que tu écoutes sous le manteau par honte de dire que tu l’écoutes ?
Ah non, je n'ai honte de rien. Je n'ai honte de rien, surtout pas... Ah non, non, je n'ai pas de disque que j'écoute sous le manteau...

Avant de finir, voudrais-tu dire quelque chose aux lecteurs de Music Waves ?
Ouvrez vos oreilles (Rires) ! Ouvrez vos oreilles parce qu'une fois de plus et définitivement, il y a deux sortes de musique ; il y a la bonne et la mauvaise ! Et surtout ne vous laissez jamais enfermer par aucun vieux con qui parle, ne vous laissez jamais enfermer par d'autres vieux cons qui vous direz : "C’est ça qu'il faut écouter, c'est pas ça !" (Rires)...



Quelques semaines après cette passionnante rencontre, nous avons eu le déplaisir d’apprendre que la fabuleuse « Odyssée du Rock » n’aurait pu sa place dans la grille de Oui Fm à la rentrée mais gageons que le doué tout-à-tout saura rebondir et faire partager ses connaissances rock à ses fidèles auditeurs qui, à n’en pas douter, le suivront. En attendant, vous pouvez encore l’écouter sur Classic 21.

Plus d'informations sur http://shelsmusic.com/

http://www.musicwaves.fr/frmarticle.aspx?ID=233


encore plus d'infos ici


fanfare electrique & Wap Doo Wap







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NEVERYA EN CONCERT



A VOS AGENDAS, les premières dates de la tournée du groupe NEVERYA viennent de tomber... 

- 21 juin: FÊTE DE LA MUSIQUE - Parthenay (79) - Jardin des Cordeliers (Salle Diff'art, en cas de mauvais temps)

- 28 juin: NEVERYA + VOST - Niort (79) - L'Alternateur

- 5 juillet: KUSTOM SHOW - Tours (37) - Parc des expositions

- 12 Juillet: CONCERT METAL avec PARADOX et d'autres groupes - Moncontour (86) - Bar Le Donjon
...
- 22 Août: Scène Music's House - Niort (79) - Place de la Brèche

...à la rentrée: Poitiers...



vendredi 6 juin 2014

IAM CONCEPT 1990



 Concept est la démo d'IAM sortie sous le format cassette en 1990, produite sous le label indépendant Roker Promocion du Massilia Sound System. Cette cassette, acte de naissance du rap français, annonce la couleur de leur premier album, … de la planète Mars, qu'IAM enregistrera un an plus tard. 

 01. IAM 02. Elle Est A Moi 03. Il N'y A Pas D'Autre Alternative 04. Wake Up 05. We Got The Power 06. Motherland 07. Total Kheops 08. The Real B-side 09. Red Black Green 10. Soumis A L'Etat 11. Vietnam 12. I Won't Stop 13. Akhenaton 


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 Concept est également le point de départ de la discorde entre IAM et Supreme NTM. En effet, sur le titre « The Real B Side », le sample utilisé vient d'un morceau de Marvin Gaye intitulé T Stands for Trouble. Un sample que Supreme NTM aurait subtilisé à IAM avant de l'utiliser pour le titre Le monde de demain, 2 ans plus tard sur leur premier album, Authentik. JoeyStarr ayant entendu parler du groupe marseillais serait descendu sur la cité phocéenne pour les rencontrer et aurait ramené la démo de Concept sur Paris pour la proposer à différents labels. Mais personne, hormis les intéressés, ne sait officiellement ce qu'il s'est passé avec ce fameux sample[1]. Cette cassette, désormais introuvable, hormis sur internet, a été enregistrée en une semaine, comme Akhenaton le raconte dans La Face B, dans la pièce à chauffe-eau de son appartement. La pochette, en collages et coloriages, a été réalisée par les membres du groupe
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