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lundi 31 mars 2014

GENE VINCENT sa dernière interview - octobre 1971

Octobre 1971, Gene Vincent, sa dernière interview

Gene doit affronter, en cette année 1963, le déferlement de la nouvelle génération du british beat, dont les plus éminents représentants, les Beatles, sont pourtant ses admirateurs. Le contrat de Gene avec Capitol n'est pas renouvelé.
En délicatesse avec le fisc américain, en manque d'un contrat sérieux , Gene ne conserve qu'une poignée de fans. Ses disques ne se vendent plus
Il doit se lancer dans des tournées harassantes pour vivre. Le rocker embarque alors pour le continent. Il multiplie les tournées en Europe. Il garde de fidèles admirateurs, en France notamment mais aussi en Hollande et en Allemagne.

source de l'info

vendredi 28 mars 2014

MOUSTIQUE le fils du rock’n roll

Apparu dans les années 1960, il prend Little Richard et Gene Vincent pour modèles. Il enregistre plusieurs 45 tours qui mettent en valeur sa voix puissante. Moustique mène parallèlement une intéressante carrière sur scène, se produisant notamment à Paris : au Golf-Drouot, à l'Olympia et au Palais des sports. Il assure notamment la première partie de Little Richard, des Beatles, de Jerry Lee Lewis et de Gene Vincent.

Extrait de l'interview (lire l'intégralité ici)

Nos Tendres et Douces Années : Dans quelles circonstances êtes-vous tombé dans la “marmite” du rock’n roll ?

Moustique : C’est une histoire assez délicate. J’ai appris que mon père n’était pas mon père, j’avais 12 ans. J’ai fait une fugue, puis j’ai découvert le rock’n roll dans une fête foraine de la Bastille et je suis tombé amoureux de Gene Vincent et Little Richard. J’avais l’impression que l’on m’avait volé quelque chose avec mon beau-père et je me suis refait deux pères tout de suite. 

NTDA : Racontez-nous l’enregistrement de votre premier 45 tours ?


Moustique : C’est l’histoire de l’Olympia ! Il y avait un concours et sur 159 chanteurs, je suis arrivé 2e.

Puis, la presse s’est mise dessus et c’est pour ça que je suis au bout du rouleau, parce qu’ils m’ont tout fait faux depuis 40 ans. Même Papon s’en est mêlé pour m’interdire de chanter à Paris. Tout ça à cause d’Hallyday. Après tout le monde attendait la poignée de mains Hallyday-Moustique. J

e n’en veux pas à ce garçon, il amène de la joie et du bonheur aux gens, il est formidable. Mais le mal qu’ils m’ont fait… C’est comme le spectacle de la Nation, ils ne m’ont pas fait chanter. Ils ne voulaient pas que les gens puissent faire des comparaisons. La presse a été capitale. Capitale dans le sens qu’elle était contre moi et en même temps avec moi. Car il y avait plein de gens à l’époque qui n’aimaient pas Hallyday et tous ceux qui ne l’aimaient pas ont misé sur moi. Et je suis devenu un jeu de quilles dans l’histoire, sans avoir rien fait de mal.

NTDA : D’après vous, qu’est-ce qui a fait que votre carrière n’a pas été celle escomptée, malgré votre grande popularité dans les années 60 ?


Moustique : J’étais condamné d’avance. Il n’y a jamais eu une personne du show-business qui est devenue une star en vingt quatre heures sans avoir fait un disque, un film ou quelque chose d’autre. Dans toute l’histoire de la chanson française, il n’y a que moi à qui c’est arrivé, un coup comme ça. Un coup de presse monumental qui valait un million… moi je n’ai pas compris ce qui c’est passé. Bon, je chantais, mais je vous jure, je chantais comme un con et pas bien.

Maintenant je chante bien et, là, je suis très dangereux. J’ai quand même fait l’Olympia avec Little Richard en 2005. Il m’a invité sur scène et nous avons chanté en duo, quand même ! Je suis passé à un niveau supérieur. L’idée de chanter avec Little Richard a d’ailleurs été reprise par Eddy Mitchell et Johnny Hallyday sur leur dernier album. Je trouve ça curieux, car pour des professionnels comme ils le sont depuis si longtemps… Ou alors ils en ont plus rien à foutre, mais ils se sont trompés de chanson.

Pour faire un duo avec Little Richard, ce n’est pas n’importe quelle voix. C’est la voix du rock’n roll et ils se sont complètement trompés de chanson tous les deux, ou alors je ne comprends plus rien à la musique. On ne reprend pas une chanson d’Eddy Cochran en mettant un peu la voix de Little Richard dedans, ça n’a rien à voir, ce n’est pas bon, ce n’est pas bien.

Et même Little Richard n’a pas compris ce qui s’est passé. Parce que moi, je fais partie de la famille, j’ai chanté six fois en duo avec lui. Je connais toute la famille Penniman (ndlr : véritable nom de Little Richard). Je ne suis pas le roi comme Hallyday ou Dick Rivers, comme ils le disent. Les rois de quoi d’abord ? Je voudrais bien le savoir, surtout quand je suis là. Moi, je suis le fils du rock’n roll parce que c’est pur. Je suis vraiment le pilier du rock en France. Sans Little Richard et Gene Vincent, je n’aurais jamais existé, ça j’en suis conscient.

NTDA : À quel moment et dans quelles circonstances avez-vous mis votre carrière entre parenthèses ?

Moustique : Dans ma carrière, j’ai été condamné à l’avance. Ils ont fait des combinaisons pour que j’atterrisse chez Barclay et pour qu’à chaque fois qu’il y a quelque chose d’important, on m’empêche de le faire. Il ne fallait surtout pas que je puisse grimper autour d’Hallyday et que le coup de l’Olympia se reproduise. On m’a mis chez Barclay en sécurité.

Il faut savoir qu’il y avait huit personnes qui contrôlaient tout le show-business et que Barclay faisait partie de la bande qui contrôlait tout le showbiz avec aussi Lucien Morisse. J’étais saucissonné à l’avance. J’étais condamné à mort sans avoir été jugé.


NTDA : Aujourd’hui, j’ai une baguette magique et je vous dis « Moustique, je peux réaliser un de vos plus grands rêves ». Vous me demandez quoi ?

Moustique : Mon plus grand rêve (musical) ce serait un spectacle avec Hallyday, Dick Rivers, Eddy Mitchell et moi. J’avais déjà fait cette proposition à Bruno Coquatrix quand il était encore de ce monde et il m’avait répondu que c’était une très bonne idée.

Malheureusement, et c’est là où cela me dégoûte, j’ai appris par la suite et d’après ce que l’on m’a rapporté, que ça n’a pas pu se faire à cause de l’ordre des passages sur scène. Quelle bande de merde, quand je pense que les plus grandes stars du monde arrivent, aux États-Unis, à se réunir sur scène sans histoires d’ordre de passages…

NTDA : Je ne m’attendais pas à cette réponse, je pensais davantage à la chanson Travellin Man que vous avez composée pour Little Richard.

Moustique : Ça oui bien sûr, j’en rêve, mais je pense aussi aux autres, je ne pense pas qu’à moi. Vous l’avez déjà écoutée cette chanson, elle est superbe et c’est le rock’n roll que tout le monde attend.

BUDDY HOLLY Les années 1949-1959



Buddy Holly, de son vrai nom Charles Hardin Holley est né en 1936 au Texas.
En 1949, il forme un duo avec un ami rencontré au lycée, Bob Montgomery. Les deux amis jouent ensemble jusqu’en 1953, date à laquelle ils enregistrent deux titres sur une bande chez Buddy :Footprints in the snow de Bill Monroe et un instrumental.


 À cette époque, ils commencent tous deux à animer de petites soirées locales. Un bassiste viendra se joindre au duo, formant en 1954une petite formation qui tourne régulièrement auTexas.
À la fin de l’année 1955, le groupe compte quatre membres : Buddy, Bob, Don Guess qui reprend la basse et Jerry Allison à la batterie.
Durant un second voyage à Nashville 1956, Holly eut recours aux services de J.I. Allison à la batterie pour l'enregistrement d'une version mythique de « Rock Around With Olie Vee » (composée par Sonny Curtis) et du premier jet d'un morceau qui passera plus tard à l'histoire: « That'll Be the Day ». 

 



Lors d'une dernière session avec Decca, Grady Martin, talentueux musicien de studio de Nashville ayant aussi participé aux enregistrements de Johnny Horton, Brenda Lee, Johnny Burnette et de nombreux autres artistes, prit la relève de Curtis sur « Modern Don Juan » et une ultime version de « Rock Around With Olie Vee » - cette dernière pièce impliquant aussi le « session man » Buddy Harmon à la batterie. Les titres n’ont malheureusement aucun succès et au bout de trois sessions d’enregistrements, le contrat n’est pas renouvelé. 

En 1957, Buddy reforme un nouveau groupe composé de Jerry Allison à la batterie, Larry Wellborn à la basse et Nicky Sullivan à la guitare rythmique, le nom des Crickets est donné à cette formation où Holly assume lui-même la guitare solo. Ayant découvert le studio de Norman Petty, situé à Clovis, dans l'État du Nouveau-Mexique, Buddy s'y rend régulièrement afin d'enregistrer de nombreuses maquettes dont quelques-unes feront l'objet de publications posthumes après s'être vues surimprimer quelques pistes musicales additionnelles, question de répondre à la demande des années 1960 pour le son stéréophonique.

Au nombre de ces morceaux enregistrés à Clovis avant que Buddy Holly eut connu la renommée, citons "Bo Diddley", "Brown eyed hansome man", "Baby Won't You Come Out Tonight", "I'm Gonna Set My Foot Right Down", "Mona" ainsi que de nombreuses autres pièces d'autres artistes locaux pour lesquels il assure la guitare



 


 .
Dans la foulée de ces sessions supervisées par Norman Petty, Buddy enregistre donc That'll Be the Day avec son groupe qui se hissera à la troisième place des charts. D’autres hits suivront commeMaybe babyPeggy Sue1Oh BoyRave OnEarly in the Morning. Outre ces titres, le son Crickets était né, un son original influençant bon nombre d’artistes par la suite. Des passages télé et des tournées suivront aux sessions en studio. Sur scène, les Crickets côtoient entre autres, Eddie CochranChuck BerryPaul AnkaFats Domino, et The Everly Brothers, etc.

Le  à Clear Lake dans l'Iowa, l’affiche est composée entre autres de Ritchie Valens (La Bamba), de Big Bopper (Chantilly lace) et de Buddy Holly. Les trois artistes, ainsi que Dion and the Belmonts, sont les têtes d'affiche de la Winter dance Party, une série de concerts qui doit traverser le Midwest. Cette tournée marathon s'effectue dans des conditions très éprouvantes : le bus, où dorment bien souvent les musiciens, doit affronter un barrage continuel de glace et de neige. Pour comble de malheur, son chauffage tombe en panne (Waylon Jennings, embauché comme bassiste par Buddy, attrapera des engelures dans le car...). 


Après le show de Clear Lake, Buddy, Big Bopper et Ritchie Valens décident de regagner Fargo dans le Dakota du Nord par avion pour pouvoir se reposer en évitant les interminables voyages en bus, mais l’avion s’écrase peu après le décollage, le à 0 h 50.
 

 Ce drame, "The Day the Music Died", inspire à Don McLean en 1971, la chanson émouvante intitulée American Pie. Il est aussi évoqué en 1964 par Ronnie Bird dans la chanson Adieu à un ami et en 1965, par Eddy Mitchell dans la chanson J'avais deux amis.

source wiki


VINCE TAYLOR live PARIS 1979


 voici quelques extraits du concert "come back " de Vince taylor en 1979 à PARIS.

jeudi 27 mars 2014

GENE VINCENT et VINCE TAYLOR



GENE VINCENT et DICK RIVERS





source photos

VINCE TAYLOR L'archange noir du rock


Vince Taylor, de son vrai nom Brian Maurice Holden est un chanteur de rock britannique qui a fait l'essentiel de sa carrière en France. Très populaire dans les années 1960, il est l'auteur du titre Brand New Cadillac (1959), qui sera repris par de nombreux groupes dont The Clash en 1979 sur leur album London Calling
 



 Il est surnommé « l'Archange noir du rock » 


 Après quelques apparitions à la télévision, il enregistre son premier disque en 1958 chez Parlophone : I Like Love / Right Behind You Baby. Il est accompagné par le groupe The Playboys composé de Brian Bennett à la batterie, Brian Locking à la basse et Tony Sheridan à la guitare. Le disque ne marche pas vraiment. Vince décide de venir en France, le rock vient de démarrer avec de nombreux chanteurs. Le second line-up du groupe lors de son arrivée en France en 1961 sera composé de Johnny Vance (basse), Alan Le Claire (piano), Bob Steel (lead guitar) et Bobbie Clarke (batterie).

VINCE TAYLOR 1958-1962 YEARS

Leur nom n'apparaît que sur le deuxième 45 tours de Vince Taylor en 1959 : Pledgin' My Love avec en face B la seule composition de Vince, qui le rendra enfin célèbre : le mythique Brand New Cadillac avec l'apport de Joe Moretti à la guitare solo qui sera responsable de la partie solo de Shakin' All Over de Johnny Kidd and the Pirates. 

Il remplace Gene Vincent lors d'un concert à Calais. Il fera dès lors l'essentiel de sa carrière en France. Eddie Barclay le découvre lors d'un concert de rock anglais à l'Olympia et l'engage aussitôt. Vince Taylor enregistre des tubes d'Elvis Presley, Eddie Cochran, Chuck Berry, Little Richard, Johnny Kidd et les fait découvrir au public français. Barclay sort l'album 25cm Le Rock C'est Cà. 

Ses interprétations comme Twenty Flight Rock ,Ready Teddy, Memphis Tennessee ou Shakin' All Over sont parfois plus sauvages que les originaux. Son look et ses concerts qui se transforment souvent en émeute lui font une réputation de « bad boy » du rock français dont il pâtira beaucoup. Bien que très populaire auprès du public, ses disques se vendent mal. 


Le reste de sa carrière n'est plus qu'une longue déchéance agrémentée de nombreux come-back plus ou moins réussis. De 1977 à 1979


  lien video

 En 1983, il consent finalement à se retirer avec sa famille à Lutry en Suisse. Néanmoins, il enregistrera en 1987 un disque (The Big Beat Years) pour le label français Big Beat Records. Il meurt à 52 ans d'un cancer des os. .

lien vers un reportage - 1991


source wikipedia

mercredi 26 mars 2014

mardi 25 mars 2014

GENE VINCENT LA CREME DU ROCKABILLY par Gilles VERLANT


« Aujourd'hui, nous allons nous souvenir de l'un des plus brillants pionniers du rock'n'roll et de comment il est mort dans la misère, oublié de tous, à 36 ans seulement – et ça, c'est scandaleusement injuste ! 


Vincent Eugene Craddock, dit Gene Vincent, dit Gégène, est né en 1935 en Virginie. À 17 ans, il s'engage dans la marine. Trois ans plus tard, il bousille sa jambe gauche dans un terrible accident de moto. Comme il refuse de se faire amputer, on le soigne tant bien que mal mais pour le reste de sa courte vie, Gene Vincent va boiter et souffrir le martyre. Et c'est sur son lit d'hôpital, selon la légende, qu'il écrit les paroles de la chanson qui, en 1956, va faire de lui une star. 


Si l'on reparle du scandaleux Gene Vincent c'est parce qu'un coffret 3 CD est sorti récemment, qui contient ses 66 premiers enregistrements, tous réalisés entre 1956 et 1958. Autrement dit la crème du rockabilly, réédité et remastérisé, comme on dit, par  le musicologue français Bruno Blum pour le label Frémeaux. Dans le livret qui accompagne le coffret il n'a pas de mots assez élogieux pour décrire le jeu de guitare de Cliff Gallup, qui fut pour beaucoup dans le succès de Gene Vincent. Ecoutez ça, c'est une merveille. Au fait, savez-vous pourquoi le groupe de Gene Vincent avait été baptisé "The Blue Caps", en français "les casquettes bleues" ? Eh ben c'est à cause du batteur, qui était toujours coiffé d'un béret bleu. Du coup les autres musiciens l'avaient imité, et le nom était resté. 



Au printemps 1960 le destin joue à nouveau une vacherie à Gene Vincent : alors qu'il tourne en Grande-Bretagne, en compagnie de son collègue et ami Eddie Cochran, il est une fois encore victime d'un terrible accident lorsque le taxi dans lequel ils ont pris place s'encastre dans un réverbère. Gene Vincent souffre de blessures et de contusions diverses, mais il y a plus grave : son pote Eddie Cochran, emporté à l'hôpital, meurt quelques heures plus tard. Parmi les fans de Gene qui sont horrifiés par ce drame, on trouve un gamin de 17 ns qui fait partie du groupe semi-professionnel Ze Beatles, un certain Paul McCARTNEY. Là, c'était Paul McCARTNEY reprenant l'un des titres les plus célèbres de son idole Gene Vincent, dont la fin de carrière fut tragique. Poursuivi par le fisc américain, mais aussi par ses anciens musiciens à qui il devait de l'argent, ce grand voyou claudiquant se réfugia en Europe et tourna régulièrement en France et en Grande-Bretagne. 


En 1971, fauché comme  les blés, il retourna aux États-Unis pour mettre de l'ordre dans ses affaires. Et c'est là qu'il mourut, des suites d'un ulcère à l'estomac. Gene Vincent, martyr du rock'n'roll, on ne t'oubliera jamais et on dansera encore longtemps le Blue Jean Bop ! »
Par Gilles VERLANT – FRANCE BLEU

GENE VINCENT ET EDDY MITCHELL (photos)







source photos 

EDDY MITCHELL chante GENE VINCENT IL REVIENT (SAY MAMA)


 Eddy et les chaussette noires
 
la version de Syvlie Vartan en 1963
 
 La version originale de Gene Vincent
 

GENE VINCENT (photos)








QUAND JOHNNY ET EDDY chantent C MON EVERYBODY en français

Quand Johnny et Eddy reprennent le tube d'Eddie COCHRAN, C MON EVERYBODY, ça donne deux chansons différentes.. Ecoutez

la version originale

GENE VINCENT les débuts 1935-1956


Gene Vincent, de son vrai nom Vincent Eugene Craddock (né à Norfolk, en Virginie, États-Unis, le 11 février 1935) , est un chanteur américain de rock'n'roll et de rockabilly, qu'il contribue à populariser. Il est le créateur de Be-Bop-A-Lula, l'un des plus fameux succès du genre. Il est le fils d'Ezekiah Jackson Craddock et de Marie Louise. La famille déménage très tôt à Munden Point, dans l'État de Virginie, près de la frontière de Caroline du Nord. Ses parents y deviennent gérants d'une épicerie. Auditeur régulier de l'émission Grand Ole Opry, le jeune Eugene (qui porte à cette époque déjà le surnom de Gene) montre un intérêt pour la musique. Il écoute de la country, du hillbilly, du bluegrass. Mais il se familiarise aussi avec le blues et le gospel, car la communauté noire est importante dans le quartier pauvre où il vit1. Il reçoit sa première guitare à l'âge de douze ans. Il joue régulièrement pour les passants, perfectionnant ainsi son style vocal et son jeu de guitare. 


En 1948, ses parents décident de quitter le magasin et de retourner à Norfolk. Chétif et souvent sujet aux taquineries de ses camarades d'école, Gene Vincent quitte assez tôt les études et s'engage dans l'US Navy à dix-sept ans, le 19 février 1952, pendant la guerre de Corée. En mars 1955, après trois années de service, Gene signe pour six années supplémentaires afin de percevoir la prime de réengagement, avec laquelle il s'achète une moto Triumph. En juillet, il est heurté dans Norfolk par une Chrysler qui « brûle » un feu rouge : il est grièvement blessé à la jambe gauche. 

 En septembre 1955, à Norfolk, il voit sur scène Elvis Presley, encore peu connu6. 

Le 9 octobre, Gene passe une audition lors de l'émission de Teddy "Bear" Crutchdield, DJ local Il se marie le 11 février 1956 avec Ruth Ann Hand Le même mois, il participe à un concours de chant dont un membre du jury est Sheriff "Tex" Davis9, animateur de WCMS, une radio de Norfolk. Gene fait sa connaissance et, dès lors, se produit chaque week-end dans le « Country Showtime » de WCMS, accompagné par le trio The Virginians, qu'entourent d'autres musiciens. C'est ainsi qu'il interprète pour la première fois en public Be-Bop-A-Lula, chanson qu'il aurait écrite à l'hôpital, et qui serait inspirée de Little Lulu, une héroïne de bande dessinée 





















En ce début de 1956, le phénomène Elvis Presley explose avec Heartbreak Hotel, sorti en janvier. Le succès foudroyant de ce disque met en émoi tous les labels : chacun est en quête de « son » Presley12, et Sheriff "Tex" Davis le sait. Il décide de miser sur Gene. Il devient son directeur artistique, et l'entoure de quatre musiciens jouant pour WCMS : Cliff Gallup (guitare solo), Willie Williams (guitare rythmique), Jack Neal (contrebasse), Dickie Harrell (batterie)

 
 Le 9 avril, Gene et son groupe enregistrent dans les studios de WCMS une démo de trois titres : Be-Bop-A-Lula, Race With The Devil et I Sure Miss You. Elle est adressée à Ken Nelson, record producer (qu'on peut traduire par « réalisateur artistique ») et A&R man chez Capitol.
 

Trois semaines plus tard, Ken Nelson convoque le groupe en studio pour réenregistrer les titres de la démo.
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