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vendredi 28 juin 2013

BLACKEN une page se tourne

 
L'info vient de tomber via les réseaux sociaux, BLACKEN (hard rock heavy metal) de POITIERS annonce sur sa page Facebook que Stephane, le chanteur quitte le groupe.
 
 
Blacken a vu partir son premier chanteur en 2009 et c'est Stephane qui l'a remplacé,
 
Blacken avant l'arrivée de Stephane.
 
le bassiste est parti deux ans plus tard pour se consacrer à d'autres activités, et l'an dernier,
 
si j'ai bonne mémoire, c'est le batteur d'origine qui a quitté le groupe.
 
Bref, le groupe survivra après le départ de Stephane, comme Stephane survivra après Blacken,
 
Mehdi, la clé de voute du groupe BLACKEN
sera rebondir sans aucun doute dans les prochains mois
 pour retrouver la scène, les studios, avec un nouveau chanteur.
 
Pour mémoire, Steph a débuté avec Sendsirk sur POITIERS au début des années 2000, il a été le chanteur du groupe "parisien" PYRO pour un album studio, puis il a formé NARCOTIC PRAYER, et a ensuite rencontré BLACKEN.
 
 
c'est une belle page qui se tourne. merci à eux et on reparlera d'eux sur le mur du son.
 
 
BLACKEN est un groupe de Heavy Metal fondé en 2008 à Poitiers par le guitariste Mehdi Hayyoun. Au fil des années, différents musiciens ont rejoint le groupe. Certains pour de courtes périodes. D’autres sont restés: Le chanteur Stephane Collin, Le bassiste Jean-Philippe Berard et le batteur Aurélien Planchon. Le quatuor a immédiatement fonctionné. Live, sur scène: tel est le milieu naturel de BLACKEN. C’est là que le groupe se doit d’être découvert et où il prend toute sa dimension ! Soucieux de démontrer celà, le groupe tourne régulièrement, se constituant un public fidèle.
 
En temps que principal compositeur du groupe, Mehdi Hayyoun écrit la majorité des morceaux de BLACKEN secondé en cela par les autres musiciens fortement investis dans le processus. Stéphane Collin quant à lui compose les lignes de chant et écrit les textes.
 
Les thèmes traités dans les textes sont variés: La liberté, la justice et la vengeance, la folie, la guerre, les relations humaines…

L’année 2010 a vu la parution d’une demo-EP 5 titres (« Wild Wild Rock »). Cet enregistrement, bien que démontrant un vif et sain intérêt de la part du groupe pour un Hard-Rock de facture classique restait dans les stricts limites du genre, tandis que le récent CD 3 titres « One Way Ticket » sortis en Avril 2012 fait preuve d’une plus grande diversité et prouve le goût de BLACKEN pour le heavy-metal mélodique.
 

jeudi 27 juin 2013

Festival Rock hexagonal tendancieux A POITIERS (1983)



4 mai 1983 A l'occasion du "Festival Rock hexagonal tendancieux", Jacques BERTOLOTTI est allé à la rencontre du public avant le concert de deux groupes locaux (Offset de Poitiers et Ptose de Niort).



Le public est très jeune et il aime la provocation. Au détour de la salle, le journaliste fait des rencontres insolites comme Isabelle, 20 ans, qui est à la recherche de nouveauté mais trouve cette musique hermétique et le public à l' "oreille égocentrique"; Les parents présents n'aiment pas nécessairement ce genre musical mais font preuve de compréhension. Conseil pour assister à ce genre de concert : la curiosité.

lien vers youtube


nb [Incident technique lors du lancement du sujet]




source infos
Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel
 http://www.youtube.com/watch?v=7lv4BzIL6_k&feature=player_embedded

mercredi 26 juin 2013

THIERRY, si tu savais....


Par AFP  - Libération

"Poursuivi par les héritiers de Thierry Le Luron, son biographe Jacques Pessis doit comparaître mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir affirmé que l’humoriste mort en 1986 avait caché qu’il était atteint du sida pour permettre à ses parents de toucher une assurance-vie.



Le 14 février 2012 dans l’émission de Philippe Vandel «Tout et son contraire», Jacques Pessis avait déclaré: «Thierry Le Luron était un grand ami... En réalité il est mort du sida - il le savait d’ailleurs lui-même - mais il y a une raison : c’est-à-dire qu’il avait une assurance vie et des dettes. Et si on avait dit qu’il était mort du sida ses parents n’auraient pas touché l’assurance...»



Selon Me François Cantier, conseil des héritiers de Thierry Le Luron, Jacques Pessis «ne prouve rien» de ce qu’il avance concernant les raisons financières qu’il invoque pour expliquer que l’imitateur aurait caché sa maladie.



Pour que la diffamation à la mémoire d’une personne décédée soit constituée, la loi prévoit qu’il faut que soit établie «l’intention de porter atteinte à l’honneur ou à la considération des héritiers, époux ou légataires universels vivants».



Ce qui n’est pas le cas en l’occurrence, selon Me Basile Ader, qui défend M. Pessis, Radio France ainsi que son directeur de la publication Jean-Luc Hees et l’animateur Philippe Vandel.



Les poursuites avaient été engagées par le père de l’humoriste, Francis Le Luron, mais ont été reprises après le décès de celui-ci en 2012 par le frère de Thierry Le Luron, au nom de leur père.



Il demande à Jacques Pessis et à Radio France 30.000 euros de dommages et intérêts, ainsi que la diffusion du jugement dans l’émission et sur le site internet de Radio France, ainsi que dans trois quotidiens nationaux.



Le Nouvel Observateur et France Dimanche, qui avaient repris des déclarations de Jacques Pessis, sont également poursuivis."



http://www.liberation.fr/societe/2013/06/25/la-memoire-de-thierry-le-luron-au-coeur-d-un-proces-a-paris_913716

vendredi 21 juin 2013

LE GRAND BLEU A 25 ANS, ERIC SERRA parle du film





À l’occasion des vingt-cinq ans du Grand Bleu* et de sa musique légendaire composée par Eric Serra, Wagram Music réédite la bande-originale du film totalement remastérisée

Extrait de l'interview piochée sur http://www.directmatin.fr/

Que représente ce film dans votre carrière ?

Le film et la musique ont rencontré un gros succès commercial. Le Grand Bleu a changé ma vie. Vingt-cinq ans après sa sortie, on m’en reparle encore.


J’ai pourtant signé d’autres bandes originales comme celle du film Léon. Mais ce film a marqué des générations.


Comment expliquez-vous le succès de la musique ?

Justement, je ne parviens toujours à l’expliquer. Je pense que c’est un coup de chance comme pour toutes les chansons ou les mélodies qui deviennent cultes.

Il faut juste qu’il y ait une bonne synchronisation entre ce que le public attend à une époque et ce que vous proposez en tant qu’artiste.

Pourquoi votre musique a-t-elle été remplacée par celle de Bill Conti dans la version américaine ?

Encore une idée brillante des distributeurs (rires) ! Alors que la musique cartonnait, ils ont pourtant souhaité la modifier. Ils voulaient des noms américains au générique. La seule chose qu’il pouvait modifier au dernier moment, ce n’était pas un acteur, mais la musique.



Le réalisateur Luc Besson vous avait-il donné des consignes ?



Luc a toujours une idée précise de ce qu’il veut. Mais tant que je parviens à faire passer de l’émotion, il se moque du support.



Au début de l’aventure, nous étions partis sur une musique symphonique. Puis, c’est devenu plus spirituel. J’ai intégré des sons électroniques. Ce fut un investissement personnel de plus de trois ans.

Quand avez-vous rencontré Luc Besson pour la première fois ?



J’avais dix-huit ans. Nous nous sommes croisés dans un studio d’enregistrement où je faisais mes débuts en tant qu’instrumentiste pour Pierre Jolivet.



Luc n’avait encore rien fait. Il m’a un jour contacté pour la musique de son premier court-métrage, puis celle du film Le Dernier Combat… le début d’une longue et passionnante collaboration.






http://www.directmatin.fr/culture/2013-05-23/eric-serra-le-grand-bleu-change-ma-vie-469597



mardi 18 juin 2013

PODIUM 2

Cette histoire pourrait donner des idées à Yann MOIX pour faire une suite à son film PODIUM


"Les deux hommes, qui se croisaient au gré des concours de sosies dans les Vosges, entretenaient une longue animosité. En juillet 2011, une dispute a dégénéré.

Un sosie de Serge Gainsbourg qui avait poignardé en juillet 2011 son voisin et rival, sosie de Johnny Hallyday, a été condamné lundi à deux ans de prison par la cour d’assises des Vosges.

 
L’accusé, Denis Colnot de son vrai nom, 48 ans, entretenait depuis de nombreuses années une rivalité nourrie avec Michel P., imitateur de Johnny Hallyday, qu’il croisait régulièrement dans les concours régionaux de sosies. «Il s’agit de deux dominants qui ont besoin de se chercher», a commenté l’avocat général, Yann Daniel, qui parle d’une «sorte de bataille de gamins».


Les deux chanteurs amateurs échangeaient régulièrement des SMS d’insultes, avant que la situation ne dégénère, dans l’après-midi du 23 juillet 2011, lorsque «Johnny» a tondu la pelouse dans la résidence où les deux sosies habitent, dans un quartier populaire d’Epinal. «Gainsbourg», de son balcon, l’avait invectivé, puis était sorti de son appartement avec un couteau de cuisine qu’il avait planté dans la gorge de «Johnny», à quelques millimètres de la carotide.



«Il était sous emprise de l’alcool, comme souvent, mais je ne l’avais jamais vu dans cet état-là. Ils se sont provoqués, puis j’ai vu Denis sortir le couteau, et je me suis demandé "Qu’est-ce qu’il va se passer ?"», avait raconté à l’AFP un voisin, Daniel, témoin de la scène. «Il a couru, il l’a planté à plusieurs reprises, puis il est remonté dans son appartement et a nettoyé son couteau. Après, Denis était comme paralysé, il ne disait plus rien», avait poursuivi ce témoin.



Lors de ses auditions, le faux Gainsbourg avait dit qu’il ne supportait plus les humiliations répétées de «Johnny», qui le traitait notamment de «cas social». Cinq jours avant le drame, «l’homme à la tête de chou» avait d’ailleurs déposé plainte pour harcèlement contre le faux Hallyday. «Je reconnais le coup de couteau mais je n’avais pas l’intention de tuer», a soutenu tout le long du procès l’accusé, 48 ans, qui a raconté une vie marquée par la violence de son père, puis la misère, la dépression et l’alcool.



«J’ai fait une connerie, mais il ne fallait pas m’emmerder», a-t-il encore déclaré aux jurés avec des faux airs de Gainsbarre. Face à lui, sur le banc des parties civiles, était assis le sosie de Johnny Hallyday, sa victime, alias Michel P., front dégarni, nuque longue, aux faux airs de Léo Ferré. Selon lui, ses rapports entre le presque-Gainsbourg et lui n’étaient que «taquins et gentils».



Le quadragénaire ayant déjà purgé une partie de sa peine, il devrait être libéré dans un mois, ont annoncé Me Gérard Welzer et Me Rémi Stephan, les avocats de la défense.



http://www.liberation.fr/societe/2013/06/18/deux-ans-de-prison-pour-le-faux-gainsbourg-ayant-poignarde-le-faux-johnny_911769?xtor=rss-450




http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/06/15/gainsbourg-poignarde-johnny-les-sosies-tombent-le-masque

lundi 17 juin 2013

JANE BIRKIN EN CONCERT A POITIERS au TAP

L'évennement de la rentrée 2013, à ne pas rater à POITIERS, c'est au TAP !
Jane BIRKIN sera deux soirs de suite en concert pour sa tournée "Arabesque"

jeudi 13 juin 2013

TOTO EN CONCERT A TOURS hier soir

 TOTO en tournée en FRANCE avec JOSEPH WILLIAMS, c'est assez exceptionnel ! ce n'était pas arrivé depuis très longtemps.

voici les photos du correspondant du mur du son !

plus d'infos prochainement sur le blog d'FX

mercredi 12 juin 2013

YOU CAN BE THE MAN



Jeremy Faith, , you are my lord sorti en 1971,

YOU CAN BE THE MAN, parole et musique : Michel BERGER



Jeremy Faith :   
St-Mathews Church Choir :  
Michel Berger : Auteur Compositeur
France-gatefold-Pochette ouvrante-(signe M.Maziere)-Jeremy Faith and the St Mathews Church Choir-10 titres-track-
(5 tracks signed by M.Hamburger-M.Berger)
You are my lord J.To morrow will be the day/Show me the way/Jerusalem road 63/Lord speak to me/You can be the man/We sing together/Thanks my lord/etc..

mardi 11 juin 2013

FRANCE GALL vs JENIFER : EPISODE 3


Petit rappel pour ceux qui n'ont pas suivi les épisodes précédents :
EPISODE 1 :
JENIFER PARLE DE FRANCE GALL pour la sortie de l'album...

« Ce disque concrétise l'amour que je peux avoir pour cette femme. Le respect que j'ai pour l'artiste et sa vie, sa pudeur par rapport à ce métier, sa discrétion. Ce disque (…) j'y pensais depuis longtemps, l'idée n'est pas venue du jour au lendemain. Je n'ai pas cherché à suivre une mode ou à profiter de ma notoriété du moment. C'est un projet que j'étais prête à assumer maintenant, au bout de six albums. »

« Nous avons communiqué par contacts interposés. J'attendais d'avoir vraiment bien avancé pour lui faire écouter parce que je ne voulais pas qu'elle se méprenne sur mes intentions. J'ai eu sa validation, mais elle est restée à bonne distance. Elle m'a laissé faire comme je l'entendais, et c'est le plus beau des compliments. »


http://2more-o.blogspot.fr/2013/06/france-gall-tacle-jenifer-avec-son.html

EPISODE 2
FRANCE GALL obtient un droit de réponse dans la presse
Il y en a marre" dit-elle. "Jenifer fait la promotion de son disque de reprises de mes chansons qu'elle a réalisé en secret, sans mon accord", On ne peut pas s'opposer à ce genre de projet tant que la mélodie et les textes ne sont pas changés" précise-t-elle, "mais elle (ndlr : Jenifer) raconte des bobards". Selon France Gall, Jenifer prétend qu'elle est "difficile à joindre" et dit "que je suis au courant, que j'approuve et qu'elle a mon aval". Et ça m'énerve

http://2more-o.blogspot.fr/2013/06/france-gall-vs-jenifer-balle-au-centre.html

EPISODE 3
L’entourage de Jenifer reconnaît toutefois qu’elle n’a pas sollicité l’autorisation de France Gall pour ne pas… s’exposer à un refus. « La vérité, c'est que personne n'avait intérêt à ce qu'elles communiquent entre elles.

France Gall lui aurait dit : “Je t'aime beaucoup, mais je m'oppose à cette idée d'album de reprises” », assure une source du Figaro.

Un autre informateur nuance cette version: « France était au courant depuis longtemps mais n'a jamais donné sa validation ». Jenifer a donc enregistré Ma déclaration sans recueillir l’avis de son aînée, quitte à en payer le prix aujourd’hui.

 sources
http://www.voici.fr/news-people/actu-people/l-entourage-de-jenifer-repond-aux-attaques-de-france-gall-493984

http://www.lefigaro.fr/musique/2013/06/11/03006-20130611ARTFIG00375-jenifer-son-clan-replique.php

FRANCE GALL vs JENIFER : EPISODE 2



Depuis plusieurs jours Jenifer fait la promo de son disque de reprises  avec des arguments qui s'évaporent au fil des jours, surtout depuis le droit de réponse de France Gall dans la presse.

La chanteuse France Gall, ancienne muse de Michel Berger, déclare en avoir "marre" des reprises et des hommages effectués sans son accord, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France mardi. "Il y en a marre" dit-elle. "Jenifer fait la promotion de son disque de reprises de mes chansons qu'elle a réalisé en secret, sans mon accord", ajoute la chanteuse, aujourd'hui âgée de 65 ans


. "On ne peut pas s'opposer à ce genre de projet tant que la mélodie et les textes ne sont pas changés" précise-t-elle, "mais elle (ndlr : Jenifer) raconte des bobards". Selon France Gall, Jenifer prétend qu'elle est "difficile à joindre" et dit "que je suis au courant, que j'approuve et qu'elle a mon aval". Et ça m'énerve", affirme celle qui avait remporté le prix de l'Eurovision en 1965 pour le compte du Luxembourg, avec "Poupée de cire, poupée de son", une chanson écrite par Serge Gainsbourg. "J'ai entendu +Poupée de cire, poupée de son+ chanté par Jenifer. Ca fait bizarre. Il manque ma voix", souligne-t-elle. "Il y a quelques années, j'avais été effondrée par la reprise de Lââm de +Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux+", reconnaît France Gall, estimant que la fin de la chanson "en rap, ce n'est pas possible".




Elle admet refuser certains projets en son hommage parce qu'en ce moment elle "travaille sur une comédie musicale". La chanteuse dévoile qu'il s'agit d'"un spectacle avec une histoire inventée, construite autour des chansons", avec des titres de Michel Berger et d'elle même issus "des premiers albums qui racontaient vraiment notre vie, le début de notre amour". Le spectacle devrait être présenté début 2015, de janvier à avril, à l'Olympia, au Théâtre Marigny ou au palais des Sports, selon l'égérie des années yé-yé.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/france-gall-regle-ses-comptes-11-06-2013-2886293.php

lundi 10 juin 2013

THE RETRO FESTIVAL 2013

Le mois dernier a eu lieu le RETRO FESTIVAL 2013 en SUISSE

 En tête d'affiche, deux chanteurs qui font leur come back en solo

JIM JAMISON



































BOBBY KIMBLE


et d'autres vedettes des années 80 comme Rick ASLEY




bref, la version STAR 80 mais pour nos amis suisses !!!!
Pour mémo, n'oubliez pas que le groupe TOTO (avec Joseph Williams) sera à TOURS jeudi prochain, mais on en reparlera dans quelques jours...




CLAUDE FRANCOIS son dernier enregistrement

"La photo qui illustre la pochette de ce disque a été prise en mars 1978, lors de la dernière séance photo de Claude en studio (juste avant son départ pour Leysin), trois jours avant sa mort. La jeune fille en jaune à côté de Claude (la fille blanche avec les cheveux noirs) fut la toute dernière Clodette engagée par Claude quelques jours seulement auparavant et qui n'aura malheureusement jamais l'occasion de faire carrière auprès de son idole ! "





lu sur bide et musique

En 1978, le disco commençait à sentir le faisandé, aux États-Unis particulièrement, et François, fidèle à sa méthode, être le premier rat à quitter le navire, assurait déjà sa reconversion vers le style qui a également servi à celle de Grace Jones, autre disco-queen, le reggae.

Que serait devenu François s'il n'avait pas disparu dans des circonstances curieuses en 78 ? Après le reggae, il aurait tâté de l'italo-dance ? du rap ? de la techno ? Vu l'opportunisme qui était son principal moteur, il se serait passé combien de temps avant que tout le monde s'aperçoive que ce type était une photocopieuse ?


source de l'info
http://www.bide-et-musique.com/song/1130.html

EN BONUS quelques titres en anglais


http://www.claudefrancois-lesite.fr/page.php?page=/fiches_chansons/1973_notre_derniere_chanson_ensemble.htm

CLAUDE FRANCOIS, LES TITRES RARES ET INEDITS de 1969



novembre 1994, une compilation est disponible avec deux inédits de Claude François.
(la nuit", "Ne me demande pas l'impossible" et "Reviens moi vite")
- Retiens la nuit
- Ne me demande pas l'impossible
- Reviens-moi vite
-
Je t'aime trop toi
-
De ville en ville
-
Je sais
- Le jouet extraordinaire
La ferme du bonheur
- Amoureux du monde entier
-
Marche tout droit
-
Car... Tout le monde a besoin d'amour
- Toute la vie
-
N'est pas �trange
-
Qu'est ce que tu deviens ?





LES INEDITS
1961 : 1-Venez les copains 2-Hic 3-Si le coeur d'en dit 4-Bye Bye Blackbird 1966 : 1-Mais combien de temps (Japonais) 2-Clocher du village 3-Fille sauvage 4-Monsieur Dupont 5-In my memories (Meme si tu revenais) 6-Gone from my mind (Chacun à son tour) 7-Tell vhy men (Dis moi quand ?) 8-Winchestar Cathedral (Anglais) 1967 : 1-Pardon (Version différente) 2-Sur le banc 21 (Anglais) 3-Monsieur Dupont (Anglais) 4-A la campagne 5-Il faut compter encore 6-Le brouillard est tombé sur la ville 1968 : 1-Le feu 2-Adieu ma rose 3-Mais laisse moi 4-Reste comme tu es 5-Into the blues 1969 : 1-A quoi pensez vous ? 2-Géant 3-Reviens moi vite 4-Ne demande pas l'impossible 1970 : 1-Bye Bye petite Julie 2-Soudain des gens pleurent 3-Si tout va bien 1971 : 1-Superstar 2-You are my love (Anglais) 3-Oui mon gars 4-Ma fille 5-Vous etes ma vie 6-J'endents une syphonie 7-Si tu savais 8-Je ne t'oublierais pas,tu sais 9-Au revoir 10-Tu te moques de mes pleurs 11-Le lit 12-Raconte moi ton histoire 13-Tu brules mon amour 14-L'ombre de mon amour 15-Ce garçon là (il est à moi) 16-Agua es viento es (Italien) 17-Toda via no es un adios (Italien) 18-Let you tell me eyes (Anglais) 1972 : 1-Sutout ne joue pas 2-Viens da ma maison (Maquette) 3-Miss Belinda 4-Listen to the rain 5-Rapelle toi minette 6-Je pense à elle elle pense à moi.

http://lalegende.4rumer.net/t881-liste-d-inedits-de-1961-a-1972

JEREMIE BALAVOINE témoigne dans la presse

Info ou intox, les inédits de Balavoine seront ils proposés dans le futur cd GENERATION BALAVOINE, après lecture de l'interview de JEREMIE BALAVOINE, rien n'est mois sûr !

Merci à Fx pour l'article scanné !

samedi 8 juin 2013

JIMI JAMISON le chanteur de SURVIVOR A LA TELE CE SOIR

Jimi Jamison lors de l'enregistrement de l'émission "Les Années bonheur" , diffusion ce soir sur France 2

Pour mémo, Jimi est le chanteur du groupe SURVIVOR, connu dans les années 80  pour son tube planétaire EYE OF THE TIGER extrait de la BOF de ROCKY 3, ainsi que BURNING HEART sur la BOF de ROCKY 4

vendredi 7 juin 2013

FRANCE GALL TACLE JENIFER avec son disque de reprises


Y'a pas à dire, on peut se moquer de Jenifer, mais elle sait surfer sur la vague... après the voice, émission inéspérée pour la mettre en prime pendant plus de deux mois à la télévision, sans oublier nrj awards qu'elle remporte haut la main à chaque fois qu'elle est présente  (qui a voté pour elle ???)

Sortir un album hommage à FRANCE GALL c'est Zero risque, quand on sait le succès qu'à eu le disque GENERATION GOLDMAN fin 2012 et qu'un GENERATION BALAVOINE se prépare pour la fin d'année.

Alors que Jenifer écume les plateaux télé pour la promotion de son album de reprises des titres de France Gall, cette dernière a fait paraitre un communiqué assassin ce jeudi dans Métro. La chanteuse affirme en effet ne pas avoir validé le projet puisqu’elle n’était tout simplement pas au courant !

Dans une interview accordée à Métro, Jenifer assure pourtant ressentir une proximité avec France Gall : « Ce disque concrétise l'amour que je peux avoir pour cette femme. Le respect que j'ai pour l'artiste et sa vie, sa pudeur par rapport à ce métier, sa discrétion. Ce disque (…) j'y pensais depuis longtemps, l'idée n'est pas venue du jour au lendemain. Je n'ai pas cherché à suivre une mode ou à profiter de ma notoriété du moment. C'est un projet que j'étais prête à assumer maintenant, au bout de six albums. »



Et la coach de The Voice de détailler les étapes du projet avant le lancement de son disque « Ma déclaration » : « Nous avons communiqué par contacts interposés. J'attendais d'avoir vraiment bien avancé pour lui faire écouter parce que je ne voulais pas qu'elle se méprenne sur mes intentions. J'ai eu sa validation, mais elle est restée à bonne distance. Elle m'a laissé faire comme je l'entendais, et c'est le plus beau des compliments. »


Or, la muse de Michel Berger ne semble pas avoir vécu les faits de la même manière et s’est fendue d’un droit de réponse dans Métro ce jeudi.

Et celui-ci est plutôt cinglant : « Nous n’avons jamais communiqué directement ou par “contacts interposés” sur ce projet. Ni avant, ni pendant son enregistrement, ni depuis d’ailleurs. N’ayant jamais su, ni entendu quoi que ce soit, je ne lui ai jamais donné “ma validation”. Je ne l’ai pas “laissé faire” puisque j’ignorais tout ! Je n’en dirai pas plus. »


http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/06/1643800-france-gall-colere-contre-jenifer-ai-valide-album-reprises.html
ttp://www.metronews.fr/culture/jenifer-je-ne-cherche-pas-a-etre-a-la-mode/mmfb!q7V2GAwoEEG5Y/

Si vous voulez vraiment écouter une bonne reprise de POUPEE DE CIRE POUPEE DE SON, voici la version très originale de OBERKAMPF


jeudi 6 juin 2013

La scène alternative de Poitiers 1989-1992 par Maxime VALLEE


Suite de l'article sur l’histoire de du confort moderne et de la scène alternative à POITIERS pioché sur http://www.memoireonline.com/10/11/4886/La-scene-alternative-de-Poitiers-

La scène alternative de Poitiers
par Maxime VALLEE
Université de Poitiers - UFR Sciences Humaines et Arts - Master 1 Civilisation Histoire et Patrimoine 2011AUTEUR VALLEE Maxime Année : 2010/2011
Master




DEUXIÈME PARTIE - 1989-1992 :
ENTRE MORT NATIONALE ET EXPLOSION LOCALE ?

A-t-on pu assister ou non à Poitiers à l'apogée puis au brusque essoufflement du mouvement alternatif ? Fut-ce la fin des structures constituant la scène locale poitevine, à l'image de la situation globale en France et si l'on en croit les thèses relayées par l'historiographie concernant ce sujet ? Les bornes chronologiques de ce chapitre vont nous permettre d'envisager cette montée en puissance de la scène, en constatant notamment l'émergence de nouveaux acteurs importants au sein de cette scène, tout en ayant un recul temporel nécessaire pour appréhender leur évolution et ainsi donner écho ou non aux idées reçues relayées par les écrits relatifs à notre


I. LA FONDATION DE LA FANZINOTHÈQUE DE POITIERS : LA PRESSE ALTERNATIVE COMME COMPLÉMENT DE LA SCÈNE POITEVINE PRÉEXISTANTE La Fanzinothèque ouvre ses portes pour la première en fois en novembre 1989, à l'occasion du festival « Trans Europe Halles » organisé par le Confort Moderne, dans les murs duquel le petit local trouve sa place.146(*) « Première bibliothèque du genre en Europe »147(*), voire au monde, par sa longévité et par la richesse de son fonds, nous allons au cours de cette partie essayer d'analyser l'origine, la nature et le fonctionnement de ce lieu hors du commun ainsi que son inscription dans les dynamiques alternatives à différentes échelles. A/ Poitiers : un espace propice à la création de la Fanzinothèque Comme nous venons de le signifier, la Fanzinothèque est un lieu unique, qu'on ne trouve qu'à Poitiers. La définition préalable de son action va nous permettre de mettre en lumière les facteurs propices à l'implantation d'une telle structure précisément dans la ville de Poitiers. Son nom, déjà peu commun, donne assez facilement une idée de son activité. Il se découpe en deux pour donner « fanzine » - « othèque », ce qui laisse deviner « un lieu d'archivage, de stockage, de conservation, de consultation et de lecture des fanzines. »148(*) Relativement marginal, ce type de production demande une définition précise pour comprendre l'intérêt d'un tel lieu : « A côté des magazines professionnels, les fanzines constituent une source alternative d'informations et de promotion du champ musical. Ce média se distingue fondamentalement de la presse dominante par trois caractéristiques essentielles : un manque de capital économique, une absence de professionnalisation et des réseaux de distribution non institutionnels. »149(*)


Ce type de presse répond parfaitement aux préceptes Do It Yourself, puisqu'il a émergé au moment où les formations musicales ne trouvaient pas de lieux pour se produire sur scène et ne trouvaient aucun écho au sein de la presse traditionnelle. Ce sont donc les amateurs de ces nouvelles musiques qui se sont improvisés rédacteurs en chef de leur propre « magazine de fanatique » (fanzine est en fait la contraction du terme « fanatique » et « magazine ») pour les soutenir et les promouvoir. Il est donc tout naturel que cette presse amateur ait largement contribué à l'émergence du mouvement alternatif tout en y étant largement associée en tant que composante essentielle. Accompagnant l'ascension de celui-ci, le nombre de titres a largement augmenté durant les années 1980, notamment pendant la fin de cette décennie et le début des années 1990, car « les fanzines arrivent après la musique. »150(*) Cependant, ce type de presse underground « [faite] par des amateurs pour des amateurs »151(*) est souvent resté de ce fait réservé à un cercle restreint d'initiés, assez impliqués dans la vie de la scène pour échapper aux contraintes liées aux faibles tirages et aux réseaux de distributions parallèles rendant difficile l'accès aux fanzines. L'un des objectifs principaux de la Fanzinothèque a donc été de « faire connaître la culture zine »152(*) comme l'explique Didier Bourgoin153(*), membre fondateur du lieu, et de vulgariser un type de documentation peu reconnu. Dans ce but, l'implantation d'une structure propre à concrétiser cet objectif semblait appropriée dans la ville de Poitiers, qui entretenait des rapports particuliers avec le monde des fanzines et constituait une place importante de la petite presse parallèle dans les années 1980. En effet, tout d'abord en terme de production de fanzines, la capitale régionale a été le berceau de nombreux titres dès la fin des années 1970. Témoin de l'intérêt de certains Poitevins pour la presse alternative, un premier organe de distribution éphémère est monté de façon spontanée par « Alain Bobant, inventeur du mot « fanzinothèque » en 1972. »154(*) Celui-ci s'était constitué un petit stand facilement amovible qu'il plaçait devant le cinéma qui se trouvait au 94, avenue de la Libération, où siège actuellement le magasin de meubles « Groupe Anti Gaspi. » Ce premier kiosque de presse alternative - qui a certainement inspiré les créateurs de la Fanzinothèque pour le choix du nom - et la date de sa création sont significatifs de l'attrait précoce de certains Poitevins pour la presse parallèle, qui n'en est vraiment à l'époque qu'à ses balbutiements, et reste très confidentielle.

Cet engouement s'est retrouvé dès le début des années 1980 par la production, et non plus seulement par la diffusion, de quelques titres accompagnant l'explosion du mouvement punk et ses retombées en France. « Il y a eu des fanzines depuis vachement longtemps sur Poitiers. Tant Qu'il y Aura du Rock, des mecs qui ont commencé à 13 ans »155(*) et dont l'un d'entre eux, David Dufresne, est aujourd'hui un journaliste indépendant reconnu ayant travaillé pour le quotidien Libération ou la chaîne d'information i-Télé. Poitiers constitue donc un terreau propice à l'édition de fanzines, avec des auteurs de talent, et on ne peut exclure comme facteur de profusion l'action de LOH qui donne de la matière aux rédacteurs. Didier Bourgoin explique ainsi : « Quand je faisais des fanzines, ça répondait au nombre de concerts dans ma ville. [...] C'était en fonction des concerts que L'oreille est hardie faisait venir. »156(*) Ces propos sont confirmés par Marie Bourgoin157(*) : « il y'avait le Confort Moderne qui a vachement boosté aussi quand même, c'était cool d'avoir un truc culturel, alors ça te donne envie de faire un fanzine, de raconter des trucs. »158(*) Les manifestations organisées dans le début des années 1980 par LOH - et notamment le Meeting de 1983- ont donc donné du grain à moudre aux rédacteurs de fanzine qui pouvaient ainsi relayer des informations sur des groupes nouveaux et importants : Didier Bourgoin réalise ainsi le premier interview du groupe Sonic Youth dans un fanzine français. A ces fanzines accompagnant l'ascension des musiques amplifiées relayées par LOH, il convient d'ajouter un autre type de presse amateur (qui reste tout de même liée aux fanzines rock), très implantée à Poitiers et qui joua un rôle important dans l'ouverture de la Fanzinothèque : la presse lycéenne. Se développant dans le courant des années 1980 dans les lycées Victor Hugo, Camille Guérin et Aliénor d'Aquitaine159(*), les fanzines lycéens abordent des sujets plus vastes que les fanzines musicaux ou politiques tout en reprenant certains des mêmes thèmes : « Le journal lycéen c'est soit pour, soit contre le bahut. Ca parle que du bahut, soit c'est pour les profs, soit c'est contre les profs. Ca n'a pas à voir vraiment avec les fanzines, mais ça peut déboucher sur quelque chose comme ça. »160(*) La presse lycéenne est donc quelque peu décriée par le milieu des fanzines rock ou bande dessinée, mais elle est aussi dans certains cas beaucoup plus médiatisée et mise en valeur. Le cas de Poitiers a été significatif dans cette médiatisation, notamment à travers l'organisation dès 1988 du festival « Scoop en Stock ». La première édition se tient à la Maison de la Culture et des Loisirs en mars 1988 et la deuxième a lieu l'année suivante au lycée du Bois d'Amour, avec un battage médiatique relativement important, facilité par la présence de journalistes du Monde, de Télérama et par le soutien des institutions lycéennes et municipales. Cette manifestation fait de Poitiers selon la presse locale, la « capitale du Fanzine »161(*), ce qui n'est pas sans rappeler les articles qualifiant cette même ville de capitale du rock pour évoquer l'action de LOH. La capitale du Poitou-Charentes semble donc décidément à l'avant-garde de la culture alternative française. On remarque donc que la presse alternative, que ce soient les fanzines underground réservés aux initiés ou les journaux lycéens, plus soutenus par les institutions, sont implantés et foisonnent à Poitiers. Découlant des rapports chaleureux entretenus entre la municipalité et les rédacteurs de journaux lycéens, l'idée de créer une Fanzinothèque fixe germe dès le début de l'année 1988, lors de la deuxième réunion du Conseil communal des jeunes, ou CCJ. Correspondant à la politique de gestion de la jeunesse qu'on a vu transparaître au sein du Confort Moderne, la ville de Poitiers a mis en place dès octobre 1987 un Conseil Communal des Jeunes censé répondre aux attentes de cette catégorie de population. Ainsi, lors de la seconde réunion de l'institution le 9 janvier, « un mec branché de Camille Guérin, Nicolas Auzanneau a présenté un projet de « fanzine-othèque » au Confort Moderne. On pourrait y lire tous les journaux écrits par des amateurs. »162(*) Cette proposition va donc dans le sens d'un lieu de consultation de la presse produite dans les lycées. Conformément au vote effectué lors de cette séance du CCJ, le projet est examiné par la mairie qui débourse 287 000 F.163(*) pour aménager un lieu « de stockage, d'archivage et de consultation »164(*) au sein du Confort Moderne (qui semblait tout naturellement désigné pour accueillir ce type de structure renforçant son rôle de pôle culturel alternatif), et prévoit d'employer une personne pour faire fonctionner le lieu de façon permanente.


La Fanzinothèque n'est donc pas une structure qui a été créée par les acteurs qui la font vivre, mais elle est née d'une volonté municipale motivée par les aspirations de la jeunesse poitevine à avoir un lieu où stocker et consulter la presse qu'elle produisait. Didier Bourgoin, le premier employé qui a dirigé la Fanzinothèque ne s'en cache pas : « En fait c'est pas mon idée. Moi je faisais des fanzines, j'avais un magasin de disques qu'on avait avec une association [« La Nuit Noire » gérée par l'AMP nda], on était assez anti-subventions, on faisait des concerts. Et on vient me trouver, un jeune mec, ça s'appelait le CCJ. Ils voulaient une fanzinothèque parce que dans leurs bahuts, ils faisaient tous des journaux lycéens. »165(*) Une fois les aménagements effectués dans le petit local donnant sur le bar du Confort Moderne et Didier Bourgoin engagé par la mairie, la Fanzinothèque ouvre ses portes à l'occasion du festival « Trans Europe Halles » organisé en novembre 1989 par le Confort Moderne. Il va désormais nous falloir voir comment la structure, tout en étant née des décisions municipales, a réussi à se faire une place au sein du mouvement alternatif français. B/ Du lieu de stockage de la presse lycéenne au temple du fanzinat français : l'appropriation du lieu par ses acteurs Nous venons de le voir, la Fanzinothèque a été créée sur une décision de la municipalité de Poitiers, à la demande du CCJ, afin de stocker et de consulter la presse amateur émanant principalement des lycées. Même les statuts de l'association n'ont pas été rédigés avec les acteurs du lieu : ils ont été pensés par les institutions municipales et lycéennes représentées par Mireille Barriet (qui présidait le CCJ à l'origine de la décision) et par Pascal Famery, ainsi que par Fazette Bordage du Confort Moderne (qui ne faisait qu'accueillir le lieu, sans avoir de prise sur le fonctionnement de la Fanzinothèque). Cela a donc donné des statuts très stricts avec des directives précises quant au fonctionnement interne de l'association, régi par non moins de 17 articles fixant les modalités de votes, d'éligibilité etc.166(*) Qu'il s'agisse du mode de création, ou de la nature des documents archivés - bien que certains se démarquent des journaux purement axés sur la vie de l'établissement scolaire - on voit donc bien que la Fanzinothèque n'a pas au premier abord les caractéristiques des structures alternatives telles que nous les avons déjà envisagées, dans le sens ou ce ne sont pas les acteurs du lieu, ceux qui l'ont fait vivre, qui ont investi un lieu par-eux-mêmes pour ensuite mettre les pouvoirs publics devant le fait accompli. Il faut toutefois noter la réputation acquise par la structure dans le mouvement alternatif, qui trouve un large écho à travers toute la France. Alors que les rédacteurs de fanzines auraient pu aisément tourner le dos à un tel établissement émanant directement des pouvoirs publics, et censée répertorier une presse issue des lycées - ce qui se démarque de l'éthique indépendante des fanzines alternatifs - la Fanzinothèque s'est rapidement constituée un fonds conséquent de productions écrites portant sur différents sujets (musique, politique, bande dessinée, science-fiction etc.) venant « des quatre coins de la France et de l'Europe. »167(*)

Pour comprendre cette inscription quasi-directe de la structure au sein des dynamiques de la presse underground difficile d'accès, il convient d'expliciter le choix pertinent ayant été fait par le CCJ pour la personne devant diriger et tenir le lieu. Comme nous l'avons déjà mentionné, c'est Didier Bourgoin qui fut salarié par la mairie dès le début, même si cet emploi a pu poser quelques problèmes de conscience à l'intéressé, « anti-subvention » comme il se définissait lui-même dans une citation mentionnée plus haut : « Derrière, c'était une volonté municipale. La mairie en créant la Fanzino mettait des moyens financiers, non seulement des moyens financiers mais aussi salarier la personne, en l'occurrence moi. Ça, déjà intellectuellement, ça me gênait. »168(*) C'est finalement l'alliance entre une activité enrichissante personnellement et un apport financier non négligeable qui a poussé Didier Bourgoin à accepter le poste : « on avait déjà 3 enfants, j'avais plus de boulot depuis que j'étais plus pion, j'avais passé tous les exams, pour être conservateur de musée tout ça, mais ça me plaisait pas. »169(*) Cette proposition d'emploi arrivait donc à point nommé et lui permettait de s'impliquer de façon professionnelle dans un domaine qui le passionnait depuis plusieurs années : les fanzines et la culture rock en général. C'est donc sous son impulsion que la Fanzinothèque est très vite passée d'un simple lieu de stockage pour journaux lycéens à un fonds répertoriant un grand nombre des titres issus du fanzinat français et européen. « En fait, comme Didier était déjà disquaire, il avait déjà des fanzines dans la cour, [...] on a dévié assez facilement sur les rockzines, et puis c'était en pleine explosion, il y'en avait plein, c'était vraiment la période d'or. »170(*) Détournant, ou plus justement dépassant en quelque sorte les volontés municipales, ou plutôt celles du CCJ - la mairie ayant seulement financé la création de la structure - Didier Bourgoin a créé un lieu bien plus riche qu'un entrepôt de journaux lycéens, en profitant du manque d'intérêt de la mairie pour ce lieu d'un genre nouveau : « il se trouve que la ville n'a pas tiqué plus que ça, enfin elle n'est pas venue voir non plus ce qui se passait dans les contenus, donc liberté, quoi. On a dévié un peu sur le rock. »171(*) Ayant désormais mis en lumière les moyens par lesquels Didier Bourgoin avait réussi à donner à la Fanzinothèque une image détachée de celle d'un lieu institutionnel, il va désormais nous falloir expliquer les raisons qui ont pu permettre la constitution d'un fonds aussi riche et diversifié. Tout d'abord, nous l'avons déjà souligné, mettre Didier Bourgoin à la tête de ce lieu était déjà très pertinent. Très impliqué dans le milieu alternatif français, c'est lui qui tenait la boutique « La Nuit Noire » située dans la cour du Confort Moderne, dont nous avons auparavant montré la renommée nationale voire internationale à travers le témoignage de Fabrice Tigan. En outre, cette même boutique était, rappelons-le gérée par l'AMP, dont Didier Bourgoin faisait partie dès le début, et qui a contribué à faire venir à Poitiers de nombreux groupes alternatifs, dont Bérurier Noir en 1984. Didier Bourgoin se constitue donc à travers cette association un ensemble de contacts qui lui ont permis de faire de « la Nuit Noire » une boutique de disques très bien fournie, que ce soit en supports vinyles, mais aussi en fanzines, pour lesquels le disquaire se passionne. Dès le début, la Fanzinothèque bénéficie donc de « sa collection personnelle, histoire de gonfler les rayons »172(*) mais aussi des contacts accumulés durant toute son activité au sein du milieu associatif alternatif et dans le milieu du fanzinat. Didier Bourgoin a en effet contribué à la rédaction de quelques fanzines : très lié à l'AMP, dont les deux auteurs sont les « chevilles ouvrières »173(*), « Arsenal Sommaire Poitiers » est un fanzine d'informations relatives au rock régional. Didier Bourgoin cumule donc un certain nombre d'activités, notamment au sein de l'AMP, à l'image de nombreux producteurs de fanzines, ce qui lui fournit un nombre conséquent de relations : « L'implication des acteurs d'un fanzine se limite rarement à la seule édition de celui-ci. Nombre d'entre eux jouent dans un groupe, animent en parallèle des émissions de radio, organisent des concerts, produisent des compilations K7, vinyles ou CD, animent un réseau de distribution de disques, K7 et d'autres fanzines. »174(*) L'attrait du fanzinat national lié à la scène alternative pour la Fanzinothèque s'est donc développé tout naturellement, et son patron l'explique simplement : « Moi je connaissais déjà tous les fanzines qui existaient. On correspondait. »175(*) Marie Bourgoin, qui rédigeait Laocoon (très orienté vers le rock) avec Didier Bourgoin, détaille un peu plus ce processus : « On faisait des fanzines avant que la Fanzino existe, on avait déjà tout un réseau : on correspondait, par courrier a l'époque, on se baladait dans la France, on connaissait déjà le réseau des fanzines... Donc après, on a fonctionné exactement de la même manière. [...] C'est pour ça que c'est bien passé d'ailleurs auprès des fanzines. Parce que ça aurait pu être perçu comme un truc institutionnel, et puis non pas du tout. »176(*)

Dès le départ, la renommée de Didier Bourgoin et de son entourage proche, qui oeuvrait de façon bénévole mais très impliquée au fonctionnement de la Fanzinothèque, a permis au fonds de s'enrichir grâce à l'envoi spontané des productions de nombreux auteurs de fanzines, qui voyaient en elle la formidable entreprise d'archivage et de communication d'une presse théoriquement condamnée à une existence non seulement confidentielle mais aussi éphémère. Par ailleurs, l'équipe de la Fanzinothèque, Didier et les bénévoles, ont tout fait pour se décloisonner des locaux du Confort Moderne dans le but de faire connaître son action, au plus près des rédacteurs de fanzines, mais aussi des lecteurs. Cela s'est traduit par la présence de stands sur de nombreuses manifestations culturelles françaises, dont le festival de la Bande Dessinée d'Angoulême. Didier Bourgoin a ainsi dépassé son rôle de salarié qui aurait pu rester cantonné dans son local à classer les fanzines, pour sillonner les routes et faire connaître la structure ; la passion et le militantisme culturel ayant pris le pas sur la simple activité professionnelle. Le Fanzinothécaire se souvient : « En 1990 on allait partout quoi. On était sur tous les fronts. Je partais avec ma voiture avec des caisses de fanzines, et j'allais me faire voir parce que les gens demandaient : « C'est quoi une Fanzinothèque ? Qu'est ce qu'ils veulent ? » Donc de visu ce sera mieux. »177(*) La Fanzinothèque ne se résume donc pas à un local de stockage et de consultation, à un simple lieu, mais marque son action par l'organisation d'événements de grande ampleur : le festival « Trans Zines en Halles » de 1990, associé au « Trans Europe Halles » du Confort Moderne a presqu'éclipsé ce dernier, si l'on en croit la presse locale qui titre alors « Fanzines et rock = mariage. »178(*) Elle reste très associée au milieu associatif, en témoigne son fonctionnement qui reste simpliste malgré les contraintes précises exprimées dans les statuts: « il y'a une association avec un C.A., avec des adhérents qui viennent emprunter. Le C.A. a un bureau et après il y'a 5 salariés »179(*) (un en 1989, puis deux en 1993, pour arriver à cinq de nos jours). Cet attachement à ce milieu à donc permis de fédérer beaucoup de personnes autour des événements organisés par la Fanzinothèque. Voyons désormais comment l'événementiel - entre autres - a pu constituer un élément déterminant dans la durée de vie de la structure. C/ L'événementiel professionnalisant et un matériau inépuisable comme facteurs de durabilité Ce sont finalement les moyens amenant au développement d'une activité événementielle régulière qui vont nous intéresser pour mettre en lumière les aspects qui ont permis à la Fanzinothèque de se maintenir dans le temps. Ces moyens sont explicités par Didier Bourgoin : « J'ai embauché des personnes assez proches de moi, que je connaissais, qui faisaient du bénévolat. [...] J'ai utilisé tous les dispositifs d'aide à l'emploi, pour constituer une équipe. Je me suis dit : « il faut que cette structure dure, pour cette mémoire. » Et c'est pour ça que je me suis mis assez vite à organiser de l'événementiel. » 180(*) A l'image du Confort Moderne qui a aussi constitué, nous l'avons vu, un moyen de créer des emplois pour la jeunesse, la Fanzinothèque revêt également cette fonction qui semble largement déterminante pour la survie du lieu, ce qui a bien été compris par Didier Bourgoin qui associe directement durée et professionnalisation. Marie Bourgoin fait également ce parallèle et prend également pour appuyer cette thèse l'exemple d'autres villes en France : « Il y'a eu des tas de gens qui ont créé des Fanzinothèques, des coins... des choses... Seulement, ça a toujours fonctionné sur du bénévolat. Forcément au bout d'un moment, les gens ils s'épuisent, ils cherchent du travail, ils s'en vont et puis voilà, les choses se plantent quoi. Et ici, c'est pourquoi ça dure depuis 20 ans, c'est parce qu'il y'a des salariés quoi. Avec une subvention assez... assez importante pour faire des actions. »181(*) Comme nous l'avons déjà vu pour le cas de LOH, le bénévolat est encore une fois bien montré comme une source d'épuisement qui condamne les structures à l'épuisement et souvent à la dissolution (à l'image des tentatives de créer des fanzinothèques ailleurs dans l'hexagone).


De plus, cette fois-ci, un élément est à prendre en compte et à mettre en parallèle directe avec cette professionnalisation : il s'agit de la volonté, du soutien et de l'attitude de la mairie, qui a semble-t-il largement favorisé la longévité de la Fanzinothèque. Si les subventions en elles-mêmes sont évoquées, il faut aussi expliciter le rôle de certains membres du conseil municipal, et plus précisément celui de Mireille Barriet, qui présidait le CCJ de 1988 et qui « avait défendu la culture crade contre la culture clean. C'est une prise de position assez courageuse et pas si fréquente que ça. »182(*) Certains membres des instances municipales ont donc largement soutenu ce type d'initiatives, même si cela peut contraster avec le fait que la mairie ne s'est également que peu intéressée aux activités de la Fanzinothèque. Ce désintérêt - finalement un peu synonyme d'indépendance - a eu l'effet bénéfique de laisser les mains libres à l'équipe gérant le lieu, qui aurait pu être contrainte de mieux respecter les objectifs initiaux (c'est-à-dire se contenter de répertorier des journaux lycéens) ou même censurée, comme ce fut le cas lors d'un des rares contacts directs entre des membres de la mairie et les fanzines lorsqu'un numéro de « Canicule » avait fortement déplu à Jacques Santrot, qui avait porté plainte contre le journal, le condamnant ainsi à la cessation d'activité. « S'ils avaient dû venir lire les contenus, euh je crois que la Fanzinothèque aurait dû fermer direct. Ca c'est clair. »183(*) L'attitude de la mairie de Poitiers a donc permis au lieu de se développer en toute indépendance de ton, un trop fort contrôle des contenus ayant sûrement pu déboucher sur la fin de la Fanzinothèque. L'autre facteur tient à la nature des documents qu'elle répertorie. Comme nous l'avons dit, les membres de la structure sont suffisamment impliqués dans le monde des fanzines et du mouvement alternatif pour recevoir de façon régulière des productions des quatre coins de la France (la Fanzinothèque continue par exemple à recevoir entre 50 et 100 fanzines par mois), ce qui leur fournit une charge de travail assez importante pour classer et archiver tous ces fanzines durant plusieurs mois, voire plusieurs années.


De plus, l'autre fonction de la Fanzinothèque est également de conserver des archives passées. Rappelons que l'une des caractéristiques principales du fanzine est sa durée de vie très courte, son faible nombre de numéros, qui sont dus à la précarité du statut de ses auteurs. La Fanzinothèque regorge donc de revues amateurs dont les parutions sont achevées depuis bien longtemps, mais qu'elle conserve et communique au public. La structure joue donc le double rôle de répertorier la presse actuelle et de conserver les anciens titres. Donc même si le genre du fanzine, si la presse alternative était condamnée à disparaître définitivement, ce qui n'est pas à l'ordre du jour, les membres de la Fanzinothèque continueraient tout de même leurs activités de conservateurs de ce type d'archives atypiques. Le lieu cumule finalement les fonctions de fonds documentaire, mais aussi quelque part de musée, dans le sens où une part du travail effectué tient à la constitution d'un fonds regroupant des documents de même type, mais également parce que la nature même de ces documents - pour lesquels la dimension esthétique joue un grand rôle - implique une mise en valeur différente de celle de productions écrites traditionnelles (d'autant plus lorsque les fanzines témoignent d'une époque révolue). Oscillant sans cesse entre ces deux caractéristiques, « le fanzine s'éloigne du média de production massive, pour se rapprocher de la création artistique. »184(*) Ces fonctions interdépendantes et sa situation privilégiée et reconnue au sein de la presse alternative française permettent donc à la Fanzinothèque d'envisager un avenir lointain. Nous avons donc pu voir que si la Fanzinothèque était née d'une décision municipale, les acteurs la faisant vivre l'avait très vite inscrite au sein des dynamiques alternatives hexagonales, dans lesquelles ils s'étaient déjà largement impliqués. Plusieurs facteurs ayant favorisé sa longévité, la Fanzinothèque est très vite devenue un autre pilier poitevin faisant de la ville une place forte de la scène alternative nationale. En 1989 également, la naissance d'un autre acteur allait également y contribuer.
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