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vendredi 16 août 2013

ELVIS DANS LA QUATRIEME DIMENSION ou presque


lu sur un forum du net, ELVIS DANS LA QUATRIEME DIMENSION ou presque, à moins que ce soit l'auteur de ses lignes.

Bonne lecture.

Lorsqu'il décida d'en finir avec la vie, par une savante indigestion de barbituriques et de banana-splits, Presley ne se doutait pas que d'autres après lui chanteraient encore et toujours "Love me tender". Que de nouveaux Elvis, plus minces et mieux habillés, profiteraient de leurs mèches rebelles, pour se lancer dans la production de compiles de jazz pornographique, l'édition de logiciels pour raves d'appartement ou la sonorisation des ascenseurs.

C'est ce qui ressort aujourd'hui d'une étude suprenante, menée par deux chercheurs des universités de Barcelone et du Massachussets, James Garriga et Alexander Vilenkin, tous deux persuadés que non seulement le King est toujours vivant, mais un nombre infini d'Elvis continue de brailler "Bebop a lula" dans les moindres recoins de l'univers. Leur théorie repose curieusement sur celle du big-bang et d'un savant calcul de probabilités historiques.

Pour ces deux chercheurs, férus de rock'nroll et de physique quantique, le nombre de variantes de l'histoire est en effet énorme, mais parfaitement calculable. Ce qu'on appelle souvent à tort le destin, reposerait en réalité sur un échantillon de scénarios distincts, compris entre 10 et 150 milliards. A la différence de l'univers, dont l'expansion s'est faite si rapidement qu'il contient un nombre infini de galaxies et d'étoiles différentes, l'actualité suit inexorablement un schéma pré-établi dont les déroulements ont déja eu lieu quelque part.
Comme l'affirme un proverbe populaire, l'histoire se répète donc inlassablement, avec pour chaque événement une version différente dont un super-ordinateur aurait pu écrire la conclusion. Poussant leur raisonnement jusqu'aux confins de la galaxie, James Garriga et Alexander Vilenkin estiment que différents clones d'Elvis bouleversent actuellement la musique et la technique du déhanchement public, dans un nombre incalculable de mondes parallèles, séparés entre eux par des distances si vaste que la lumière peine à en effleurer les contours.

Si sur Orion, le King risque fort de sortir aussi avec la fille du colonel Parker, rien ne permet d'affirmer qu'il ne sera pas un jour ministre de la fonction publique ou la nouvelle passionaria bleutée du bareback. Pour les deux scientifiques, seul le déroulement de l'histoire change, jamais les causes, ni la raison d'être. Autrement dit, Coluche, lui aussi, est probablement vivant dans la galaxie d'Andromède, mais il ne fait pas de moto et se fout comme de son premier vaisseau à eau des sans-domicile fixe.

Dans une banlieue lointaine de Vénus, les dinosaures ont peut-être survécu et inventé l'automobile avant de se recycler dans l'épicerie bio et la bourse en ligne. Probable également que certaines étoiles aient connu leur Hitler ou leur Mussolini, à cette différence près qu'il ont gagné la guerre et transformé la voie lactée en parc à blondes. "Je trouve finalement tout ça assez déprimant", déclarait récemment Alexander Vilenkin à un journaliste du "New-Scientist".

Ce qui l'est moins, c'est finalement l'idée que l'inconnu n'existe pas, qu'à terme notre perception de l'avenir est quantifiable et mémorisable. Selon Garriga et Vilenkin, seuls la distance et l'infini de l'univers dépassent les capacités d'analyse de nos cerveaux, voire de nos âmes. Un jour, nos ordinateurs auront par élimination les moyens d'anticiper le futur, comme nous prévoyons déja les orages et la météo. Nous pourrons dresser le planning mondial de la semaine prochaine, en tachant - pourquoi pas - d'éviter au passage les génocides et les gueules de bois.

Mais jamais nous ne serons capables de mesurer ni même imaginer cet infiniment long et sombre qui compose l'univers. Au moment où Ronald Mallet, un physicien du Connecticut, prétend avoir mis au point la première machine à remonter le temps à base de fragments de lumière reconstitués, nous ne savons plus qu'une chose : quelquepart, tout près, Elvis chante toujours "Are you lonesome tonight ?". Et nous avons raison de nous boucher les oreilles.


Technikart
lu sur
http://forums.france3.fr/france3/ViepriveeViepublique/elvis-presley-vivant-sujet_284_1.htm

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