Toutes les vidéos et images incluses sur ce blogs sont la propriété de leurs ayants-droits respectifs. Elles peuvent être retirées du blog à tout moment par simple demande d'un ayant-droit. Tous les articles dont la source est mentionnée peuvent aussi être retirés par simple demande de l’auteur.

vendredi 29 mars 2013

RADIO Écho des choucas



Début 1983… Un an après la loi mettant fin au monopole de l'État sur la bande FM, une vingtaine de jeunes chauvinois se lancent dans la création d'une radio libre locale. L'idée naît sur les bancs du café des Choucas, en ville haute, où le groupe se retrouve régulièrement. (article pioché sur lanouvellerepublique.fr)



Le 30 mars de cette année-là, les statuts de l'association « L'Écho des choucas » sont officiellement déclarés. Ils sont quatre à la tête du mouvement : Jean-Yves Bernard (premier président de l'association), sa sœur, James Texier et Max Aubrun.


« Le projet n'était pas gagné d'avance : il fallait trouver un local, et surtout 50.000 francs pour acheter tout le matériel, antenne, ampli, micros, etc. », se souvient Max Aubrun. Rapidement, la Ville met à disposition des vieux locaux dont elle est propriétaire au 23 rue des Puys. Elle verse également une subvention exceptionnelle de 3.000 francs.

De son côté, l'association se lance dans l'organisation d'animations en ville pour récolter des fonds. « On a fait des concours de tarot, de pétanque, des bourriches, des bals… sur un rythme effréné, raconte Max Aubrun. Ça a duré un an. Imaginez : vous créez une radio et vous passez un an à faire tout sauf de la radio. Dingue non ? J'ai le souvenir aussi d'un bal mémorable en ville haute, où on a accueilli 1.500 personnes ! »

Le pari des 50.000 francs est gagné au printemps 1984. Radio écho des choucas émet pour la première fois le 12 mai 1984, à 8 h, « sans autorisation officielle, précise celui qui est aujourd'hui conservateur des musées. Ça a duré plusieurs mois, on avait un peu la trouille d'avoir la visite des gendarmes… En fait, on n'a jamais été embêté. »

La radio devient vite populaire localement. On émettait jusqu'à Saint-Julien d'un côté, Saint-Savin de l'autre. On était 80 bénévoles, dont 42 animateurs. On faisait des émissions tous les jours, même le dimanche. »

Max Aubrun quitte la radio trois ans plus tard, en 1986, à la mort de son père, « quelques jours avant que la radio ne reçoive son premier dossier de subvention de l'ORTF. Jusqu'alors, on avait tout fait avec les moyens du bord », dit-il, fier d'avoir participé à la genèse de cette aventure radiophonique qui continue aujourd'hui, sur le 103.7 FM.


REC a connu 30 ans d'histoire riche… et mouvementée. Difficultés financières, obstacles matériels, manque de bénévoles, crises dirigeantes ont émaillé la vie de la radio. « C'est la particularité d'une association qui se gère comme une entreprise », analysent Lætitia Sardet et Maryse Sarrazin, bénévoles de longue date. Une histoire marquée notamment par la démission en bloc de toute l'équipe dirigeante, en 1990. Devenu président dans la foulée, puis directeur de station de 1996 à 1999, Mathieu Noirot est l'origine du changement de nom, en 1993 : REC devient Cocktail FM. « On souffrait d'un manque de crédibilité, on avait l'image d'une radio de jeunes des années quatre-vingt, il fallait donne un nouveau souffle, justifie Mathieu Noirot 20 ans après. On en a fait " Cocktail FM ", une radio locale semi-professionnelle animée par des professionnels en semaine, et des bénévoles le soir et le week-end. » C'est sous la présidence Olivier Boutillet que la radio redeviendra REC, en 2000. Aujourd'hui, la structure est gérée par une équipe de bénévoles autour de la présidente Sendrine Colly et du directeur d'antenne David Bonniec, l'un des deux salariés.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/03/29/REC-il-y-a-30-ans-la-naissance-d-une-radio-libre-locale-1390017

Pour célébrer dignement les 30 ans de l'association « L'Écho des choucas », l'équipe de REC (103.7 FM) envisage 30 heures de direct non-stop de samedi 10 h à dimanche 16 h. « On va essayer de mobiliser un maximum de bénévoles pour atteindre cet objectif », lancent la présidente Sendrine Colly et le directeur d'antenne David Bonniec, avec l'appui de Lætitia Sardet et Maryse Sarrazin, bénévoles de longue date.

Des « historiques » seront invités à témoigner de leurs souvenirs radiophoniques. Notamment Max Aubrun, Maryse Sarrazin et Claude Pan (ancien journaliste de Centre Presse, et l'un des premiers chroniqueurs de la radio en 1983), attendus à l'antenne samedi entre 14 h et 16 h


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...