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lundi 25 mars 2013

DEPECHE MODE, un groupe indé-MODE-able


Excellent article pioché sur http://www.marianne.net,  Voici quelques extraits... pour le lire en intégralité, cliquer sur le lien en bas de page.

Depeche Mode serait-il le prototype du groupe indémodable ? Il semblerait bien. Une contradiction en forme de clin d'œil avec ce nom de guerre, choisi au débotté en 1979 par son chanteur, Dave Gahan, en référence à un magazine français vantant les mérites de la versatilité de la mode. Car, après trente-deux ans de bons et loyaux services musicaux, 100 millions d'albums vendus, et à la veille de la sortie de leur treizième et très bon album studio Delta Machine, l'attente est énorme.

«Nous avons beaucoup de chance, notre socle de fans est très solide», nous confie, avec son célèbre vibrato, Dave Gahan, la voix charismatique du trio britannique. «Nous avons mis un point d'honneur à ne pas les décevoir, et je crois, honnêtement, que c'est le meilleur album que nous ayons jamais fait.» Sky ! Il est vrai que, de gentil groupe de lycéens néoromantiques, amateurs de boîtes à rythmes, aimablement raillé par la concurrence à ses débuts - un «groupe de garçons coiffeurs» -, Depeche Mode est devenu l'une des plus grandes formations techno-pop à avoir survécu aux années 80, aux addictions opiacées et à diverses descentes aux enfers, par la grâce de singles ravageurs - Master And Servant, People Are People, Never Let Me Down Again, Personal Jesus, Enjoy The Silence... -, d'albums robotiques et d'une incontestable présence scénique, chèrement acquise à force de tournées mondiales marathons.



Une foultitude de groupes - Orchestral Manœuvre In The Dark, Soft Cell, The Cure... - a émergé dans le sillage du groupe mancunien météoritique Joy Division, qui, en 1977, inventa la new wave sur les décombres du punk, et dont le bassiste Peter Hook profane aujourd'hui la tombe avec un livre sacrilège, Unknown Pleasures, Joy Division vu de l'intérieur. Seul Depeche Mode peut se targuer de proposer de nouveaux albums avec la régularité d'un métronome triennal, en conservant les traces d'un passé industrieux et glorieux tout en osant de nouvelles expérimentations.



«C'est vrai que d'autres groupes ont disparu, mais nous, nous avons continué à travailler sans cesse, à aller de l'avant. Le secret de notre longévité est peut-être là : nous avons cherché à nous réinventer en permanence, à nous remettre en question, à nous mettre à nu, explique le fringant cinquantenaire Dave Gahan. On ne peut plus chanter ou composer comme en 1985, sous peine de faire du surplace. Le monde a changé, nos vies ont évolué, nos sentiments aussi. Je suis tombé par hasard sur moi, l'autre jour à télé. J'ai revu ce jeune homme de 19 ans qui chantait avec ardeur Just Can't Get Enough [leur premier tube international datant de 1981], et je me suis dit : "Oh, mon Dieu, que de chemin parcouru."» Au regard d'un curieux effet de culbuto de la scène musicale actuelle, peut-être pas tant que cela... Aujourd'hui, les années 80 sont plus que jamais de retour.

Imiter Depeche Mode : un reproche que l'on ne peut pas lui faire, en tout cas. Avec ses comparses Martin Gore et Andrew Fletcher, ils auraient pu se contenter de se singer eux-mêmes. Mais, depuis le début de leur collaboration avec le producteur Ben Hillier en 2005, ces survivants de la mode, tout en renouant avec les guitares et les synthétiseurs vintage, se sont inventé un nouveau son, moderne, audacieux, valorisant les mélodies de Martin Gore et la voix chaude et profonde de Dave Gahan. Leur dernier album, Delta Machine, référence au blues du delta du Mississippi qui s'insinue dans les dernières compositions, ainsi qu'aux machines sur lesquelles ils jouent, ne fait pas exception à cette règle de conduite. Dave Gahan, qui compose aussi depuis 2005, n'a jamais chanté avec autant de profondeur les thèmes chers au groupe : la solitude, la peur d'être différent, la perte de l'amour.


Et la musique de Martin Gore, à mi-chemin entre celle de Violator et de Songs Of Faith And Devotion prend, à l'image de Slow, The Child Inside, Soft Touch/Raw Nerve et Should Be Higher, des chemins métalliques, tortueux, presque organiques. En refusant de vieillir, elle résiste à la patine du temps. «Mais je n'ai pas peur de vieillir, confesse Dave Gahan.
Delta Machine, de Depeche Mode, Sony/Columbia. Sortie le 25 mars.
En concert le 15 juin au Stade de France, (Saint-Denis).


SOURCE DE L'ARTICLE  A LIRE EN INTEGRALITE ;
http://www.marianne.net/Indestructible-Depeche-Mode_a227210.html

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