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lundi 11 mars 2013

11 mars 1978, la fin d'un chanteur populaire.



On connait l'histoire de Claude François par coeur, mais j'ai trouvé cet article excellent, je l'ai pioché sur  http://www.lepoint.fr/
N'étant pas un fan de Claude François, je vous conseille quand même  de voir le film CLOCLO, un magnifique biopic sur un artiste qu'on n'est pas obligé d'écouter, ou d'aimer.


auteurs : FREDERIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS


La mort, c'est toujours con. Mais s'électrocuter à 39 ans, en pleine gloire, entouré de "bombasses" sur scène et à la veille de passer à la télé avec Drucker, ce n'est pas simplement con, c'est carrément une faute de savoir-vivre. D'un autre côté, cela lui évite de vieillir. Regardez la tête de Johnny... Le 11 mars 1978, jour de sa mort, Claude revient de Suisse. C'est même lui qui pose son zinc sur la piste du Bourget, vers 1 heure du matin. Il saute dans une voiture. Quelques minutes plus tard, il sonne à son appartement du 46 boulevard Exelmans, où sa compagne américaine, Kathalyn, l'accueille gentiment. "Au moins, celle-là, ce n'est pas une de mes ex qu'il m'a piquée", ricane Johnny...

Cloclo est chez lui depuis peu quand les fusibles sautent, plongeant l'appartement dans le noir. Le couple ne s'en inquiète pas, ces coupures sont devenues courantes ces derniers temps. Sur son insistance, un électricien est même passé à la maison le mardi précédent. Il s'est présenté vers 11 heures pour inspecter l'installation électrique. Mais, coup du sort, ce jour-là, il visite toutes les pièces sauf... la fameuse salle de bains. En effet, Claude François dort encore dans sa chambre et personne n'ose le réveiller pour que l'électricien puisse accéder à sa salle d'eau. Celui-ci a bien attendu dans le salon le réveil du chanteur, mais il lui a fallu bientôt partir à un autre rendez-vous. À quoi tient le destin...

"Je prends un bain, je suis là dans une heure"

Donc, ce soir-là, Claude réarme le compteur avant d'aller se coucher avec Kathalyn. Dans quelques heures, Cloclo doit se rendre aux studios SFP des Buttes-Chaumont où il a rendez-vous avec son copain Michel Drucker pour les répétitions des Rendez-vous du dimanche du lendemain. C'est un rendez-vous important, puisqu'il doit interpréter pour la première fois Alexandrie, Alexandra. Mais Cloclo a un gros défaut, il est toujours en retard. Aussi, son attachée de presse, qui le connaît bien, se présente à l'appartement en fin de matinée. Elle s'appelle Mathé Perrin-Dehaeze, mais il la surnomme Iceberg, certainement à cause de son tempérament froid. Quand elle arrive, Mathé le trouve encore en peignoir, pas vraiment sur le départ. Elle le presse. Il dit qu'il va se préparer et l'invite à attendre en compagnie de Kathalyn qui prend son petit déjeuner sur la terrasse.

Le temps est splendide, le temps passe aussi. Vers midi, Claude François rejoint les deux femmes, se fait servir son habituel oeuf à la coque avec du caviar. Non pas qu'il aime ça, mais son médecin lui a dit que c'étaient des cellules fraîches, excellentes contre le vieillissement. S'il avait connu la suite de la journée, il aurait pu s'épargner la dépense... Le chanteur prend son temps malgré Iceberg qui ne cesse de le presser. Son petit déjeuner enfin avalé, Cloclo redescend s'isoler dans sa chambre pour répéter une dernière fois le play-back d'Alexandrie, Alexandra.


Les deux femmes l'entendent s'égosiller longuement, fidèle à sa réputation de perfectionniste. Le retard s'accumule. À la SFP, Drucker et le réalisateur Grumbach commencent à regarder l'heure. Les Claudettes, son habilleuse, les techniciens, tout le monde est déjà sur le pont. Pourtant, boulevard Exelmans, Cloclo reste cool. Il monte une dernière fois sur la terrasse pour profiter encore du soleil. D'autres diront pour faire un dernier adieu à ses fans, qui, comme chaque matin, patientent devant la porte de l'immeuble dans l'espoir de l'apercevoir, snif... Il est maintenant 14 heures. Iceberg commence à fondre d'impatience. Pour la calmer, Claude passe un coup de fil au réalisateur Grumbach. "Quel costume veux-tu que je porte ? Dis-le à mon habilleuse. Je prends un bain et je suis là dans une heure."

Aussitôt dit, aussitôt fait : Claude François se précipite à la rencontre de son destin. Ultérieurement, Kathalyn fournira plusieurs versions du drame. Dans la plus récente, accordée à Laurent Delahousse, elle affirme avoir accompagné Claude dans la salle de bains. Pendant qu'il prend une douche - et pas un bain -, ils conversent, heureux, évoquant des projets d'avenir. Claude François saisit une serviette pour s'essuyer. C'est alors que son regard est attiré par l'applique lumineuse qui penche. Encore ! Pour la centième fois, il la redresse. Une fois de trop. La suite, c'est Kathalyn qui la raconte : "Il a touché l'applique avec ses deux doigts pour la redresser. Quand il a fait cela, j'ai vu qu'il avait une drôle de tête." Mais oui, la blonde, c'est la tête d'un type qui met ses doigts dans une prise de courant ! Le temps de réaliser qu'il s'électrocute, elle l'agrippe en le tirant si fort que l'applique vient avec lui. Si elle ne sent rien, c'est parce qu'elle est protégée par les sabots en bois.

Dans la pièce d'à côté, l'attachée de presse accourt aux cris de Kathalyn. Les deux femmes allongent Cloclo sur la moquette de la chambre où il se met à râler bizarrement. Rien à voir avec son répertoire habituel. À 14 h 30, Iceberg appelle les pompiers, qui arrivent quasi immédiatement. Le major Bernard Jacquinot se précipite sur le corps inanimé pour commencer un bouche-à-bouche. Combien de fans auraient rêvé de se trouver à sa place. Mais lui s'en fout. Il s'époumone. Claude François se remet à respirer et son pouls repart. On le croit un instant sauvé. À cet instant, l'attachée de presse pense même qu'il se livre à une petite comédie pour justifier son retard aux studios. Mais le voilà qui fait un arrêt cardiaque et du sang commence à couler de sa bouche. Le chanteur est victime d'une embolie pulmonaire. Il meurt officiellement à 15 heures. Cloclo n'est plus. Les Claudettes sont veuves. La France est en deuil. Alexandrie, Alexandraaaaa ! Une machine à faire du pognon pour ses héritiers is born !

FREDERIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS
http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/11-mars-1978-claude-francois-bricole-une-derniere-fois-dans-sa-baignoire-et-disjoncte-11-03-2012-1440027_494.php

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