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lundi 29 octobre 2012

TELEPHONE : AFFAIRES DE FRIC


AFFAIRES DE FRIC
Auteurs de l'article Gérard Davet et Fabrice Lhomme


L'intégralité de l'article est visible ici

Il y a la drogue, surtout l'héroïne, si présente, l'alcool aussi, bien sûr. On comprend à quel point il est compliqué d'être une femme dans cet univers hyper machiste. Ces groupies qu'on consomme et jette comme des mouchoirs en papier. Et puis il y a la passion, avant tout. L'homme de sa vie, Louis Bertignac, qui finira par en préférer d'autres, plus jeunes, et Jean-Louis Aubert, omniprésent, qui la récupère, au sortir d'une tentative de suicide. Qui la séduit, avec sa folle énergie, son charisme démoniaque, son talent fou. Ça ne durera pas. Elle raconte surtout l'argent. Et ça fait mal. Elle se souvient de ce jour de juillet 1978, quand le groupe commence à marcher très fort, deux ans après sa création. Jean-Louis Aubert, assure-t-elle, aurait caché aux autres membres du groupe qu'il avait perçu le premier chèque de la Sacem, 30 000 francs (4 500 euros). Elle date de cet épisode le début de la fin pour Téléphone. Plus rien ne sera comme avant. Les affaires de fric et d'ego n'auraient cessé de gangréner le groupe. Richard Kolinka dément. "Les attaques qu'elle porte sur le fait que Jean-Louis aurait pris tout l'argent, c'est n'importe quoi ! Jean-Louis, au contraire, est plus qu'honnête au niveau du pognon, je peux en témoigner. La prétendue histoire de la Sacem en 1978 ? C'est faux. Le problème de Corine, c'est les histoires d'amour qu'elle a eues avec deux membres du groupe, basta." Dans le livre de Carlos Sancho, Téléphone, ligne perso, paru en 2006 aux éditions Télémaque, le batteur ne disait pas exactement la même chose : "Il était hors de question qu'un de nous roule en Rolls et les autres en 2 CV [...]. Nous avons eu une discussion houleuse [...]. Louis avait certainement envie d'être à la place de Jean-Louis."

Ils finirent bien par s'entendre sur un contrat, enregistré le 3 janvier 1983 à la Sacem. Jean-Louis Aubert s'y taille la part belle. Il est question, dans des termes soigneusement pesés, de reconnaître "une certaine prééminence à Jean-Louis Aubert". Sur la grande majorité des chansons, dont La Bombe humaine, Un peu de ton amour, Dure limite ou Au coeur de la nuit, Jean-Louis Aubert perçoit 40 % des droits d'auteur et de reproduction, les autres membres se contentant de 20 % chacun. Après tout, il est le chanteur principal, la star incontestée du groupe. Et puis il écrit la plupart des paroles, même si Corine Marienneau évoque des emprunts à droite et à gauche. La Bombe humaine ? Tiré d'un livre de D. H. Lawrence, selon elle. Lionel Lumbroso, un proche du groupe, le confirme à sa façon dans Téléphone, ligne perso : "Jean-Louis, c'est un mélange très particulier de sincérité et de roublardise [...]. C'est une éponge qui capte tout ce qui se dit autour de lui [...]. A la longue, ça peut être insupportable pour ceux qui se sentent pompés." Mais un artiste, après tout, n'est-ce pas aussi, parfois, un voleur génial ? Corine Marienneau raconte la fin du groupe, en 1986, actée par Jean-Louis Aubert, à la veille d'un Bercy destiné à être triomphal. Chacun trace sa route. Il y aura bien un Bataclan, le 26 mai 1994, où les quatre Téléphone se reformeront, le temps de quelques morceaux, après un concert de Bertignac. La magie opère toujours. Téléphone, c'est une osmose rock jamais vue en France.

Il n'y aura pas de suite. Mais de multiples tentatives de reformation. La plus aboutie a lieu en 1999. C'est l'agent artistique Bertrand de Labbey, patron de la société Artmedia, qui s'y colle. "On m'avait dit que je me briserais les reins", se souvient-il. Les fax chauffent, les contrats circulent. "Bertignac a un rapport particulier avec l'argent, il est très exigeant, comme Aubert d'ailleurs", raconte l'agent. Une tournée est prévue, au printemps 2000, avec une vingtaine de dates, étalées sur trois semaines. Les garçons se voient une première fois, à la Closerie des Lilas, à Paris. Tombent d'accord. Il faut maintenant impliquer Corine. Beaucoup plus compliqué. Les quatre membres historiques de Téléphone se retrouvent finalement dans un studio, à Boulogne-Billancourt. Sushis, champagne, Beatles en fond sonore, ça discute sec. Aubert a déjà dessiné lui-même un projet d'affiche, où tout le groupe pose en smoking. Pas question pour Corine, qui réclame une robe longue. Premier accroc. La bassiste souhaite également que soit défendu, à l'occasion des concerts, un "manifeste 2 000, pour une culture de la paix et de la non-violence". L'initiative plaît moyennement aux garçons. "C'était très fragile, je les tenais comme des papillons", résume Bertrand de Labbey

samedi 27 octobre 2012

SEPT MINUTES CHRONO pour les places des STONES

32000 places de concerts vendu en 7 minutes, ça fait 76 places à la seconde... !!!!
Sept minutes. C'est le temps qu'il aura fallu aux fans des Stones  vendredi 19 octobre, pour acquérir les 32.000 billets (deux fois 16.000 places), ou ce qu'il en restait - les détenteurs de cartes American Express, les clients d'un opérateur téléphonique britannique et les souscripteurs à une «mailing list» des Rolling Stones ayant eu accès aux billets quelques jours avant l'ouverture de la vente au grand public -, des deux concerts londoniens programmés les 25 et 29 novembre à l'O2 Arena pour fêter les 50 ans du plus célèbre groupe de rock'n'roll de tous les temps
 
lu sur le net

APRES TELEPHONE


Auteurs de l'article Gérard Davet et Fabrice Lhomme
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http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/10/19/l-ego-trop-cher-de-telephone_1777343_3246.html

"BONJOUR MADAME"


Dieu sait qu'il y en a, des choses, sous le tapis. Alors Corine Marienneau a pris sa plume. Elle a écrit, à deux reprises, à ses anciens comparses. Une première fois, le 15 décembre 2009. Une simple lettre recommandée, adressée à leurs domiciles respectifs. "Je ne suis pas friande de ce type de courrier, se justifie-t-elle, mais vous n'avez pas répondu à mes derniers mails [...]. En aucun cas, je n'ai accepté de "laisser ma place au sein du groupe" et, au contraire, je serais ravie de la reprendre si une reformation était envisagée [...]. Je suis disponible pour des retrouvailles et pour une reformation éventuelles." Pas la moindre réponse. Elle reprend la plume, le 4 août 2010, après les déclarations des uns et des autres sur une reformation à venir. "Ces dernières semaines, écrit-elle, les rumeurs ont repris de plus belle - dont certaines agrémentées de propos franchement minables -, mais je m'applique à ne pas les retenir [...]. Alors je vous le redis, je suis prête à y aller avec vous, à la faire enfin cette tournée, nous quatre sur scène, nos indéniables différences de points de vue pouvant rester en sommeil afin que ces concerts soient une vraie fête pour le public. Qu'en pensez-vous ?" Silence total, là encore. Richard Kolinka ne conteste pas avoir reçu ces courriers. Quand on lui en parle, il regarde l'heure sur son portable et glisse dans un sourire : "Je n'ai pas envie de répondre à cette question. Ce n'est pas intéressant." On lui rétorque que tout ce qui a trait aux éventuelles retrouvailles de Téléphone passionne le public. "Ça intéresse le public ? Eh bien, tant pis pour le public !", lâche-t-il dans un éclat de rire un peu forcé, qui dissimule mal son embarras. Trop de poussière sous le tapis.

Doucement, Corine Marienneau fait le compte de ses humiliations. Elle a l'extrême lucidité de ceux que l'on a oubliés, relégués dans les souvenirs.

Ce 24 janvier 2006, ils sont tous venus se recueillir devant la dépouille d'Olivier Caudron, dit "Olive", vieux compagnon de défonce et de rock, ex-âme du groupe Lili Drop. Jean-Louis Aubert est là, bien sûr, bonnet sur la tête, comme Richard Kolinka et Louis Bertignac. Blessures tues et apaisées, on ne se dispute pas sur la tombe d'un ami. Corine Marienneau a fait le déplacement. Elle se rappelle ce moment où elle croise le regard de Jean-Louis Aubert. Qui lui lance : "Bonjour madame." Et s'en va. Voilà, c'est fini. Ils ne se sont pas revus depuis.

Dix années de folie rock, de complicité, d'amours, de drogues partagées, de mélodies acérées, expédiées avec ce "bonjour madame". Il faut encore citer ce concert de Jean-Louis Aubert au Zénith de Paris. Suprême humiliation, la bassiste voit, à la fin du show, Richard Kolinka et Louis Bertignac rejoindre leur ancien complice sur scène. Elle, au bord de l'escalier, qui a dû mendier un billet en backstage, les regarde passer, attendant un signe qui ne viendra jamais. Bientôt, les trois garçons seront dans la lumière, devant une foule en délire. Pas elle. Là encore, pas un mot n'est échangé. Et il y a eu cet enregistrement de l'émission "Taratata", diffusée sur France 2 en décembre 2006. Richard Kolinka tape sur ses fûts, comme un sourd, Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac échangent des sourires complices, reprennent Ça (c'est vraiment toi), devant des spectateurs aux anges. Le bassiste, on ne l'aperçoit qu'à la fin, furtivement, sur un plan de coupe, un grand type aux cheveux bouclés apparemment. Avec Nagui, il est question de reformer Téléphone, on est entre amis, on rigole. "Jamais mon nom n'est prononcé. Un jeune qui ne connaît pas Téléphone ne sait pas que j'en faisais partie", dit Corine Marienneau. Elle parle de procédés staliniens, de trahison...

Effacée de la photo, rayée des listes, disparue des mémoires. Quel crime expie-t-elle ? En 2006, quatre ans après un album solo chez Atmosphériques, resté confidentiel, elle a publié un livre de souvenirs (Le Fil du temps, chez Flammarion, en cours de réédition) qui n'a pas arrangé son cas. Un bel ouvrage, personnel, si personnel. Sans tabou et pudique tout à la fois. "J'ai mis trois ans à l'écrire et ça m'a tenue debout. Avant, en 2002, j'avais fait un album solo, produit par Louis. J'ai eu la sensation d'un boycott. Jusqu'aux patrons de festivals qui appelaient pour me déprogrammer, les télés qui annulaient à la dernière minute." Dans l'Essonne, où elle est censée jouer lors d'un festival, le producteur lui avoue : "Navré, Corine, mais si tu viens, je n'aurai pas Aubert..." Son manager, Bruno Delport, confirme : "Elle a été blacklistée et comme, en plus, elle a son franc-parler..." Les ex de Téléphone n'ont pas aimé son livre. C'est un euphémisme. Richard Kolinka : "Je ne reconnais pas le groupe auquel j'ai appartenu dans ce bouquin. Maintenant, chacun voit les choses comme il veut..." Jean-Louis Aubert, dont elle écorne sérieusement l'image de baladin humaniste, n'a pas pardonné à la bassiste certains passages, en effet plutôt crus. Pour les rockeurs comme les footballeurs, les secrets de vestiaire, c'est sacré. Il est vrai qu'au fil des pages, elle règle ses comptes, rétablit "sa" vérité. Dépeint Aubert en manipulateur mégalo. Crache son venin.

vendredi 26 octobre 2012

TELEPHONE, Le point de non retour



TENTATIVE AVORTÉE

de Gérard Davet et Fabrice Lhomme

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/10/19/l-ego-trop-cher-de-telephone_1777343_3246.html

Il fallait s'y attendre, c'est entre Jean-Louis Aubert et Corine Marienneau que cela se passe mal. "Tu n'es pas, tu ne seras jamais mon patron", lance la bassiste au chanteur. Qui hurle : "T'es qui toi pour décider de la liste des morceaux ?", avant de réclamer le final cut sur la tournée. Il aurait même exigé, selon Corine Marienneau, qu'elle signe un papier le désignant comme seul et unique auteur des chansons du groupe. L'affaire dérape, et un beau matin, Jean-Louis Aubert renonce au projet. "De toute façon, Jean-Louis n'a pas besoin de Téléphone, c'est une star absolue. Ce n'était même pas un problème d'argent ou de partage des droits, il restait simplement trop de cicatrices...", pense aujourd'hui Bertrand de Labbey. L'agent n'imagine pas une reformation sans la bassiste. Pourtant, nul doute que le public ferait un triomphe à un Téléphone amputé de la seule Corine. Mais ce ne serait pas très digne. Et pourtant, il en a été question, encore récemment. Un soir de 2010, Bruno Delport, le manager de Corine Marienneau, est invité à dîner chez Louis Bertignac, dont il géra un temps la carrière. François Ravard est aussi présent. La discussion porte rapidement sur Téléphone. "J'ai vite compris qu'il était question d'une reformation, mais sans Corine, raconte Bruno Delport. Je leur ai dit que c'était minable." Au final, il aurait été proposé un dédommagement à hauteur de 200 000 euros, somme que chacun des quatre hommes du groupe, François Ravard compris, s'engagerait à verser, à parts égales, à la bassiste. "Je leur ai dit : "Ecoutez, c'est simple, on va faire comme si vous ne m'aviez rien proposé..."", révèle Bruno Delport. François Ravard, après mûre réflexion, se souvient bien de ce dîner. De simples discussions, selon lui. Richard Kolinka dément l'affaire : "L'histoire des 50 000 euros chacun proposés à Corine, c'est des conneries." La bassiste, elle, n'a rien oublié. D'ailleurs, dans son courrier adressé aux membres du groupe, le 4 août 2010, elle évoque l'anecdote : "Louis, tu as tout récemment convié Bruno à un dîner où - divine surprise ! -, François se trouvait aussi. L'objet de ce dîner était donc bien de faire part de votre intention d'oeuvrer à la reformation de notre groupe, mais... sans moi !"

Quoi qu'il en soit, la tentative avorte une nouvelle fois. Au risque de lasser un public avide de retrouvailles. "Cela se déprécie au fur et à mesure des essais improductifs, confirme le producteur Jules Frutos. Tous les gens du métier s'y sont cassé les dents. Moi-même, j'ai fait partie d'un tour de table, il fallait s'engager sur deux Stade de France au minimum." Richard Kolinka, qui lance un nouveau groupe, Even If, ne veut pas se prononcer. Il sait trop ce qui mine l'entreprise. "Non, il n'y a pas de reformation au programme, car nous avons tourné la page. Et si un jour on refait une tournée, on le dira publiquement, on ne fera pas ça dans un coin. En tout cas, affirmer qu'on ne reforme pas Téléphone à cause de Corine, c'est faux." Pas sûr que son ancienne bassiste en soit convaincue. Elle pense toujours que Louis Bertignac a écrit Cendrillon, l'histoire de la "plus jolie des enfants", juste pour elle. Elle dit s'être "adoucie sur la forme, pas sur le fond", veut bien admettre qu'en 1999, lors de la reformation presque actée, elle était parfois "têtue, vindicative et chiante". "Financièrement, j'aurais eu intérêt à laisser faire une "déformation" du groupe. Ça m'aurait assuré ma retraite ! Mais mes aspirations ne sont pas financières. Dans cette affaire, il y a eu beaucoup de gâchis par une petite surdose de narcissisme, de mégalomanie et d'idolâtrie. Comme souvent

Elle ne veut pas en dire plus, déchirée entre son envie de laver les affronts qu'elle pense avoir subis et son rêve, toujours intact, de réunir toute la bande sur scène.

Cette année, elle a passé beaucoup de temps à Outreau, dans le Pas-de-Calais, à animer des sessions musicales pour des jeunes en déshérence. "C'est la plus belle chose qui soit arrivée aux enfants, assure Joseph Bako, éducateur social. Elle est venue gracieusement, quatre fois, refusant tout ce qu'on lui proposait comme dédommagement. Tous ceux qu'elle a aidés sont retournés à l'école, depuis son passage." Un autre monde, un autre chapitre, une autre histoire. Cendrillon-Corine a plusieurs vies. Mais comme dans la chanson, ses princes charmants ont foutu le camp. Déjà, dans Téléphone public, avec une moue triste, ses gestes de chat craintif, elle prophétisait : "Je sens que je suis toute seule et que je serai seule toute ma vie."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/10/19/l-ego-trop-cher-de-telephone_1777343_3246.html



THE ROLLING STONE Trabendo, Paris 25/10/2012

Les Rolling Stones, cinquante ans de carrière, ont donné jeudi soir à Paris un concert exceptionnel de plus d’une heure devant quelques centaines de chanceux ayant décroché une place à qunize euros dans une petite salle dont le public est sorti conquis.

«C'était fou, le public était totalement déchaîné, c'était extraordinaire de les voir dans ces conditions-là, surtout à ce prix», s’exclamait Eric, un fan, à la sortie du concert donné par le groupe mythique au Trabendo, petite salle du nord-est parisien.

Les trois-cent cinquante billets proposés à la vente le matin même s'étaient arrachés en quelques minutes.


De nombreux invités complétaient le public de la salle d’une jauge de sept-cent places, parmi lesquels Daphne Guinness, le mannequin Natalia Vodianova, l’ancien joueur de tennis Henri Leconte, le chanteur français Raphaël ou encore l’animateur de télévision française Nagui.

source de l'article ici
http://next.liberation.fr/musique/2012/10/26/concert-des-rolling-stones-le-public-etait-totalement-dechaine_856130

jeudi 25 octobre 2012

TELEPHONE, UNE SALE HISTOIRE (revue de presse)



Auteurs de l'article Gérard Davet et Fabrice Lhomme

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 http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/10/19/l-ego-trop-cher-de-telephone_1777343_3246.html
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Un jour de printemps 1999, Jean-Louis Aubert a pris une drôle de décision. C'était le mercredi 26 mai, précisément. Treize ans après l'acte de décès officiel du groupe Téléphone. Celui qui est devenu, en solo, une icône du rock, dont les CD se vendent par centaines de milliers, dépose ce jour-là dans la plus grande discrétion la marque "Téléphone" auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). Cette initiative, restée secrète jusqu'à aujourd'hui, il l'a prise tout seul. Il a déposé le nom sans mandataire. Sans, surtout, contacter les trois autres membres du groupe. Une manière de s'approprier une histoire, un passé. Et peut-être un avenir. Dans cet acte symbolique, il faut aussi voir l'aveu d'un échec, d'une aventure collective mise en jachère. Pourquoi Téléphone, vingt-six ans après sa disparition, n'a pas réussi à renaître se reformer alors que tout devrait y concourir ?

Car le groupe attise toujours les convoitises et demeure une entreprise rentable, à l'indéniable potentiel : 470 concerts entre 1976 et 1986, 6 millions d'albums vendus, des tubes à foison et une popularité qui ne se dément pas au fil des générations. Quel adolescent ne s'est pas déchaîné sur Ça (c'est vraiment toi), Fait divers ou New York avec toi ? La publicité Malakoff Médéric tourne en boucle à la télé sur l'air d'Un autre monde. Le fonds de catalogue, chez la major EMI, reste une valeur sûre. Sans parler des multiples reprises... Le 3 mars 2009 - le dépôt d'une marque doit être renouvelé tous les dix ans -, Jean-Louis Aubert a réitéré l'opération auprès de l'INPI. On n'est jamais trop prudent. Des fois que le plus grand groupe de l'histoire du rock français se reforme et vienne à garnir les travées du Stade de France...

"C'est un Graal pour tous les producteurs français, assure Jules Frutos, président du Prodiss, un syndicat qui regroupe près de 300 producteurs. Une reformation de Téléphone, c'est une machine à cash garantie. Surtout pour les membres du groupe !" Jean-Louis Aubert, qui sort le 19 novembre un CD live de sa tournée marathon "Roc'Eclair", a finalement refusé de nous répondre. Dans un premier temps, par l'entremise de son attachée de presse, il avait pourtant donné son accord. Avant de tout annuler, en apprenant qu'il risquait d'être questionné sur le groupe qui l'a rendu célèbre. Même embarras chez le guitariste Louis Bertignac, son ex-complice, qui n'a pas donné suite à nos sollicitations. Jusqu'à François Ravard, le manager du groupe, qui a aussi préféré se cantonner au silence, après avoir, un temps, accepté le principe d'une entrevue, au bar du Crillon. Trop pris, officiellement, par les répétitions d'un spectacle en Autriche...


SALE HISTOIRE

A l'évidence, le sujet est plus que sensible. Trop d'affect, d'intérêts, de cadavres dans les placards... Des quatre musiciens de Téléphone, seuls Richard Kolinka, toujours sur les routes en compagnie de Jean-Louis Aubert, et Corine Marienneau, "la fille", ont accepté de se confier. Et encore. La bassiste a demandé à relire ses propos, tandis que le batteur, pourtant disponible et chaleureux, recourait à la bonne vieille langue de bois dès qu'étaient évoquées les dissensions au sein de son ancien groupe. "Moi, je n'ai envie de garder que les bons côtés, je ne veux pas parler du reste, lâche d'emblée Richard Kolinka. Dans une histoire aussi passionnée, il y a forcément eu des tensions. On vivait quand même les uns sur les autres. De toute façon, l'histoire, la marque Téléphone, ça nous appartient à tous." On le coupe pour lui faire observer que précisément, ce n'est pas le cas, puisque Aubert a déposé seul le nom auprès de l'INPI. Il accuse le coup, décontenancé. Après quelques secondes de réflexion, il lâche dans un haussement d'épaules : "Ce n'est pas grave, cela n'a pas d'importance, car c'est sans conséquence." On insiste : il n'avait donc pas été informé de cette initiative. Il corrige, après un instant d'hésitation : "Si, en fait, j'étais au courant. Mais encore une fois, ça n'a aucun intérêt, tout ça." Il ne convainc pas. Et donne envie d'en savoir plus.

C'est une sale histoire en fait, sur fond d'amours transies, d'appétits financiers inassouvis, de rancoeurs refoulées. Téléphone, ils rêvent tous de le reformer. Un Stade de France, ce sont 80 000 places à 70 euros minimum : 5,6 millions d'euros au bas mot. De quoi aiguiser les appétits au sein de l'ex-quatuor. "Argent trop cher, trop grand, la vie n'a pas de prix", s'époumonait pourtant Jean-Louis Aubert. C'était en 1980, autant dire il y a un siècle... Mais réduire Téléphone à de sordides histoires de gros sous serait injuste. Il suffit de revoir le documentaire signé Jean-Marie Périer, Téléphone public, tourné en 1979 pour EMI, pour comprendre l'alchimie magique de ce groupe, devenu l'étendard d'une génération passée sans transition de Giscard à Mitterrand. Une chose est sûre : plus une année ne se passe sans que ne soit évoquée une éventuelle reformation, qui vire à l'Arlésienne.

Le 27 juillet 2010, Louis Bertignac déclare dans une interview à Nice-Matin : "On en a parlé avec Jean-Louis et on se disait qu'on serait vraiment cons de mourir sans le faire. Une tournée est envisagée d'ici à 2013. Le temps de la mettre au point."

Le 17 septembre 2010, Le Parisien annonce qu'au moins 10 concerts sont programmés pour 2012, dont trois au Stade de France. Réagissant au micro de la radio Le Mouv', Jean-Louis Aubert nuance : "Il y a beaucoup de vrai, mais l'article est faux car ce n'est pas pour 2012." Il précise que "ce qui est vrai, c'est qu'on en a parlé entre nous, que notre manager a pris des contacts avec différents tourneurs pour étudier les propositions, mais c'est tout pour l'instant", en ajoutant que "rien n'est signé".

De fait, ces différents projets avortent. Au coeur de l'affaire, une femme, soigneusement délaissée, juste un peu trop méprisée. Corine Marienneau, ou l'envers du rock. Il faut se souvenir d'elle en concert, de cette énergie qu'elle dégageait, un étrange magnétisme sexuel, un peu androgyne. Le temps a passé, Corine Marienneau a 60 ans. Elle a ses habitudes à La Rotonde Montparnasse, où on la remarque à peine, discrète, pas très rock, à dire vrai. Elle trimballe des tas de souffrances en suspens. Une reformation de Téléphone ? Elle préfère parler d'une "déformation". Derrière le jeu de mots, tant de non-dits... Elle lit la presse, écoute les informations. Elle n'est dupe de rien. Elle a compris que l'aventure pourrait redémarrer, mais sans elle. Elle vit correctement grâce aux chèques de la Sacem, qui tombent tous les trois mois. La publicité Malakoff Médéric lui a permis de tenir ces deux dernières années, avec une grande fille à nourrir. Alors elle a choisi de se battre. Question d'honneur, de passé à défendre.

"Je me sens parfois comme la gardienne du temple, de l'esprit collectif qui a fait la force de ce groupe", clame-t-elle. Elle a pris un avocat, un spécialiste de la propriété industrielle. "Je lui ai conseillé d'arrêter le processus en marche, confirme Me Fabrice Degroote. Téléphone, c'est une société de personnes, avec 25 % chacun. En déposant le nom à l'INPI à titre individuel, Aubert a cassé la logique de groupe. Il n'y a aucune raison qu'un associé se barre avec la marque ! Du coup, j'ai préconisé que Corine dépose à son tour le nom Téléphone." Ce qui est fait dès le 30 septembre 2009. C'est plus symbolique qu'autre chose. Jean-Louis Aubert est bien aujourd'hui l'unique propriétaire de la marque. Mais pour Corine Marienneau, il s'agissait de marquer le coup, pour le principe. Et d'entériner sa volonté de ne plus subir les événements. Dans le métier, on ne l'épargne pas, on la dit vitupérante, agaçante, ingérable. Bruno Delport, directeur de Radio Nova et manager de la bassiste, résume la situation : "Elle s'est fait défoncer, car on ne touche pas à Téléphone. Ils diront d'elle que c'est une chieuse. Mais c'est une femme admirable. Bertignac, il est du genre à soulever le tapis et à mettre la poussière en dessous. Corine, elle, époussette..."  A SUIVRE....

source image 45t TELEPHONE : le lien ICI
Auteurs de l'article Gérard Davet et Fabrice Lhomme

encore merci à ERIC pour le lien.


mardi 23 octobre 2012

L'HOMME A TETE DE CHOU


Après le manuscrit de Sorry Angel , adjugé 51.150 euros, et Love on the Beat à 39.150 euros, en novembre 2011 chez Sotheby's, à Paris, et après La Javanaise, vendue en 2002 à Drouot pour 33.895 euros… Voici une nouvelle chanson star de Serge Gainsbourg aux enchères: L'Homme à la tête de chou. Le manuscrit préparatoire de la chanson, qui composa le titre phare de l'album de Gainsbourg en 1976, sera mis en vente le 25 octobre à Nantes, par la société de ventes Nantes Enchères Talma, sous le marteau de Virginie Bertrand ou François-Xavier Duflos. L'œuvre est estimée entre 6000 et 8000 euros.

Plus intimes, il y a des objets du quotidien: quelques aphorismes et des listes de courses que Serge Gainsbourg écrivait à Elisa, sa femme de chambre, et sur lesquelles l'artiste précise notamment vouloir «des Guinness, de l'eau d'Evian et du 51», et que «Bambou [sa compagne à partir de 1981, NDLR] sera ici entre onze heures et midi». Ces notes sont estimées autour de 100 euros.

L'ensemble provient d'«une personne de l'entourage» du chanteur, mais pas de sa famille, dit sans plus de précision la société de vente


le lien vers l'article est ici

BONJOVI LES INEDITS DE LOST HIGHWAY


LES INEDITS DE LOST HIGHWAY et quelques annecdotes

L'album s'est classé numéro un du Billboard, ce qui n'était pas arrivé à Bon Jovi depuis New Jersey en 1988.Quatregles furent choisis et exploités : (You Want To) Make A Memory, Lost Highway, Till We Ain't Strangers Anymore et Whole Lot Of Leavin'.




Les Clips de Whole Lot Of Leavin' et Till We Ain't Strangers Anymore ne comptent qu'un membre du groupe à chaque fois.


Leann Rimes apparait dans Till We Ain't Strangers Anymore puisque cette chanson est un duo avec elle. C'est la deuxième chanson que le groupe enregistre en duo après Who Says You Can't Go Home avec Jennifer Nettles de Sugarland sur l'album Have A Nice Day.



Il s'agit du premier album de Bon Jovi où Jon Bon Jovi n'a apporté aucune chanson qu'il a écrit seul. Il faut avoir le pressage japonais de l'album pour trouver une chanson issue de son unique cru, Put The Boy Back In Cowboy, fortement influencée par Big & Rich ou bien la version américaine sortie dans les magasins Target avec Walk Like A Man.




source wiki


POM POM POM

Beethoven : un manuscrit inédit vendu 250.000 euros


Cette partition, adjugée mercredi 252.750 euros lors d‘une vente par Sotheby's, appartenait à la collection musicale exceptionnelle de l'industriel André Meyer. Un manuscrit inédit de Beethoven ayant appartenu à Chopin a été adjugé mercredi 252.750 euros lors de la vente par Sotheby's, à Paris. Il faisait partie d'une collection musicale exceptionnelle rassemblée par l'industriel français André Meyer pendant plus de cinquante ans. Un manuscrit autographe signé du Quatuor à Cordes n°2, Op.10 d'Arnold Schoenberg a aussi été acquis pour 240.750 euros, ce qui constitue un record mondial pour un manuscrit de ce compositeur, selon Sotheby's. Autre record mondial, celui pour une partition imprimée, a été atteint par une première édition des Six Partitas pour clavier de Johann Sebastian Bach, partie à 228.750 euros. Le produit de la vente atteint 3,3 millions d'euros Au total, le produit de la vente a atteint 3,3 millions d'euros pour cette collection considérée comme «la plus importante collection d'imprimés musicaux en Europe» et estimée entre 1,8 et 2,5 millions d'euros, selon Sotheby's. Le feuillet d'exercices et d'ébauches de Beethoven, estimé de 100.000 à 150.000 euros, avait été acquis par le collectionneur Aloys Fuchs lors d'une vente publique après la mort de Beethoven en 1827. Il l'avait offert à son ami Chopin, grand admirateur de Beethoven, lors du voyage du compositeur polonais à Vienne, quatre mois seulement après la mort du maître. André Meyer, fils d'industriels du textile originaires de Lorraine et installés à Paris, n'était pas seulement collectionneur mais aussi mécène, expert, critique, et ouvrait volontiers sa bibliothèque, dont il était très fier. Le compositeur Stravinsky y avait retrouvé, en 1965, son manuscrit du «Sacre du Printemps». Rostropovitch y a travaillé sur les carnets de Debussy.

lien vers l'article : ici

samedi 20 octobre 2012

NOIR DESIR LE CERVEAU (titre rare)

Le cerveau (Bertrand Cantat / Noir désir) Source : Enregistrement lors de la finale du tremplin rock, remporté par Noir désir, organisé par la chaîne de télévision régionale FR3 à Bordeaux en octobre 1982.

jeudi 18 octobre 2012

JANIS, le film

Janis Joplin sera le sujet d'un biopic appelé Get It While You Can. La chanteuse culte sera incarnée à l'écran par Amy Adams. Le projet était dans les cartons d'Hollywood depuis de nombreuses années et n'avançait pas vraiment mais on apprend aujourd'hui par le Hollywood Reporter que le réalisateur Lee Daniels, qui vient de signer Paperboy en salles depuis hier, pourrait bien être à la tête de ce biopic sur Janis Joplin. Il discute actuellement avec le studio et le tournage pourrait même commencer dans quelques mois, au début de l'année prochaine.

Ce ne sera pas le seul biopic sur le même sujet. Joplin est l'autre film en préparation et on retrouvera Sean Durkin aux commandes. Nina Ariandra y incarnera la star. Ce long-métrage se focalisera par contre sur les six derniers mois de la vie de Janis Joplin.



pour mémo, Marie TRINTIGNANT jouait le rôle de Janis dans le film JANIS & JOHN

lundi 15 octobre 2012

MERCI FELIX !



Quel plaisir d'entendre parler de l'exploit de Felix BAUMGARTNER, à la radio, à la télé, sur le net.... LE MUR DU SON va devenir LE MOT CLE des moteurs de recherche sur interent pendant un long moment, du moins j'espère !!!  MERCI FELIX !
 
L'Autrichien Felix Baumgartner a réalisé son rêve. A 43 ans, il est devenu dimanche le premier homme à franchir le mur du son en chute libre, avec une pointe à 1 341,9 km/h. Mais là n'est pas son seul exploit. Dans le ciel du Nouveau-Mexique, il s'est élancé à exactement 39 045 mètres d'altitude. Du jamais-vu pour une ascension en ballon.

Felix Baumgartner s'entraînait depuis cinq ans pour ce saut. Le plus grand danger pour lui était de perdre le contrôle et de se mettre à tourner sur lui-même, entraînant une perte de connaissance qui pourrait s'avérer fatale.

+ d'infos ici

dimanche 14 octobre 2012

CES BOTTES, ELLES ME BOTTENT (comme dirait RENAUD)

Y'a pas que Johnny Hallyday, Claude François, Richard Anthony et Franck Alamo (j'en oublie) qui ont pillé  les standards américains pendant les années 60, la preuve est encore ici


vendredi 12 octobre 2012

ALAMO 1941-2012


Franck Alamo est décédé hier à Paris à la veille de son 71e anniversaire. L'interprète des tubes qui ont fait les beaux soirs des surprises-parties dans les sixties - Ma Biche, Da Doo Ron Ron, Allo Maillot 38-37 - est mort des suites d'une sclérose latérale amyotrophique dans un hôpital parisien. Jean-François Grandin de son vrai nom, «était en soins palliatifs après un long combat contre sa maladie.




la version originale



les adaptations françaises







GRRR!





Cet été, les Rolling Stones ont enregistré deux titres inédits. Histoire de proposer un peu de valeur ajoutée à leur futur best-of Grrr ! (sortie prévue le 12 novembre).

mardi 9 octobre 2012

LA SCANDALEUSE HISTOIRE DU ROCK racontée par Gilles Verlant


Depuis la rentrée 2010, Gilles Verlant enchante les auditeurs de France Bleu avec sa « Scandaleuse Histoire du rock« . Chaque jour, ils sont des millions à l’écouter raconter comment les Rolling Stones ont composé »(I Can’t Get No) Satisfaction », comment John Lennon a affirmé que les Beatles étaient plus populaires que Jésus-Christ ou pourquoi Elvis Presley n’a jamais effectué de tournée en Europe.

Aujourd'hui, Ces groupes qui ont choisi un nom de ville ou de continent 







lundi 8 octobre 2012

jeudi 4 octobre 2012

UN INEDIT DE JEAN LOUIS AUBERT

L'ALBUM DE RICHIE SAMBORA


Lu deux excellents critiques de l'album de Richie Sambora.

Par Walterjovi

 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aftermath Of The Lowdown (CD)

Richie sambora vient là où personne ne l'attendait vraiment. Quinze ans à quelques jours près que son deuxième album solo sortait au Japon. Quinze ans pendant lesquels il s'est dévoué à Bon Jovi, son groupe nourricier qui a parasité toute possibilité de réaliser un autre album en solitaire même si en 2005, quatorze chansons étaient enregistrées et disponibles pour un nouveau disque. Il aura fallu attendre 2012 pour que Richie Sambora s'affranchisse des contraintes de Bon Jovi et de sa vie privée pour enfin voler de ses propres ailes une troisième fois.

De l'aveu des fans, "Undiscovered Soul", le deuxième disque solo du guitariste, n'arrivait pas à la cheville de "Stranger In This Town", le premier album d'une rare noirceur pour quelqu'un profitant du succès planétaire d'un groupe vendant des disques par millions. Toutefois, le succès et la promiscuité étouffaient Richie et "Stranger In This Town" fut une réaction en ce sens, une bouffée d'oxygène à la limite de l'exorcisme tant les douleurs envenimaient le guitariste. "Undiscovered Soul" était bien loin de ces préoccupations puisqu'il n'était qu'une pause, une récréation entre copains avec de gentilles chansons mais bien moins marquantes. A croire que pour écrire un opus indélébile, sambora devait être malheureux!

Durant cette quinzaine d'années sans album solo, la vie de Richie sambora a subi de profonds changements - un divorce, le décès de son père et des addictions à l'alcool puis aux pilules anti-douleur - et ces expériences se sont transformées en chansons. Toutefois, inutile de chercher la noirceur de "Stranger In This Town" car "Aftermath Of The Lowdown" respire également la joie de vivre puis l'on sent qu'il y a beaucoup de plaisir derrière certaines chansons très fun comme "Backseat Driver", "Every Road Leads Home To You", "Sugar Daddy" ou bien "Burn That Candle Down". Le style posé depuis le premier disque est bien là, inimitable et la voix de Richie fait mouche comme d'habitude. Loin des chansons de Bon Jovi puisqu'il compose toujours pour le groupe selon le point de vue de Jon Bon Jovi, Richie se permet de faire davantage sortir les bonnes vieilles influences comme Jimi Hendrix, The Beatles ou Deep Purple. On va bien sûr reconnaître quelques tics qui apparaissent toujours dans la musique de Bon Jovi mais un disque de Richie Sambora, c'est vraiment tout sauf un album du groupe du New Jersey sinon à quoi bon aller en solitaire?

Bien plus rock que la musique (devenue si pop parfois, si prévisible) de Bon Jovi, sentant bon les seventies avec des hommages déguisés ("Burn That Candle Down" est presque pompé à Hendrix tandis que "World" est le "Across The Universe" de Richie), "Aftermath Of The Lowdown" est plus convaincant que "Undiscovered Soul" qui était bien trop sage, mid-tempo et dont aucune chanson ne ressortait tant que ça du lot. Des titres rock comme "Nowadays", "Burn That Candle Down" ou "Learning How To Fly (With A Broken Wing)", c'était inespéré car Richie était attendu vers un terrain plus pépère voire acoustique. Même certains titres plus calmes prennent une tournure plus heavy qu'à l'accoutumée comme "Taking A Chance On the Wind", "Seven Years Gone" ou bien "Weathering The Storm". Il y a aussi les inévitables ballades avec "You Can Only Get So High" et "I'll Always Walk Beside You" et plus surprenant, une production et des idées très modernes sur "Sugar Daddy" et "Every Road Leads Home To You", le deuxième étant le premier single mais aussi clip de "Aftermath Of The Lowdown". Vraiment étonnant pour un disque inspiré par la jeunesse musicale du guitariste, les années soixante, les débuts du rock et du hard-rock, les années soixante-dix oubliant le flower power pour le progressif et le punk... Pink ne serait pas en reste sur "Sugar Daddy" d'ailleurs tant cette chanson semble taillée pour elle.

Tout l'album n'est pas non plus d'un niveau impeccable, il y a des titres plus faibles (c'est une question d'appréciation) et d'autres qui sortent du lot. Parions que "Seven Years Gone" sera l'un de ceux qui seront le plus plébiscités avec ses émotions dans tous les sens et ses parties rock contre-balançant des passages plus doux. Certains titres feront date, d'autres sont déjà au coeur de la polémique depuis que l'album a fuité sur le web en juin ("World" en premier lieu car c'est une chanson courte qui ne trouve pas beaucoup de fans) mais ce qui est sûr, c'est que Richie Sambora s'est fait plaisir et a réussi à plaire à ses fans en évitant le dixième des polémiques entourant chaque sortie d'un nouvel album de Bon Jovi (dont le prochain opus sortira début 2013). L'objectif de "Aftermath Of The Lowdown" n'est pas d'être le disque le plus vendu de 2012 (ce qui ne peut arriver de toute manière) mais d'être une nouvelle aventure humaine pour le guitariste qui raconte ses démons mais aussi ses passions (sa fille en premier lieu). Apparemment aussi très heureux d'être sur un label indépendant pour ce disque, laissant derrière Mercury, Universal et consorts, Sambora dit avoir retrouvé une liberté artistique. Difficile à vérifier (mais qui pousserait pour obtenir un hit d'un disque de Richie pour un artiste n'étant pas à la mode vu ses unfluences?) mais Dangerbird Records va se frotter les mains car à une époque où la musique est devenu un produit de consommation instantané mais surtout gratuit, le label peut compter sur des fans voulant tout le produit avec un livret, un boitier, pas juste un stupide fichier mp3 au son dégueulasse. Le guitariste ne pourra flirter avec les chiffres de son groupe nourricier (même si ceux-ci ne sont pas ceux des années dorées, ils restent respectables) mais vendra probablement quelques dizaines de milliers de copies à travers le monde. Un chiffre probablement en-deça des attentes pour un artiste ayant autant vendu avec Bon jovi mais une musique beaucoup plus rock, moins instantanée, moins tournée vers la radio ou MTV, ça plombe inévitablement le score final.

"Aftermath Of The Lowdown" est donc une jolie surprise, de meilleure facture que "Undiscovered Soul" et est parfois supérieur aux derniers albums de Bon Jovi, un comble! Richie Sambora pourrait avoir une carrière solitaire tout à fait respectable musicalement et financièrement s'il n'avait pas Bon Jovi en fond de commerce et le fossé séparant le guitariste et Jon Bon Jovi est de nouveau flagrant tant le chanteur, généralissime de son groupe quoi qu'il en dise, vise les mélodies sucrées au plaisir instantané mais certainement éphémère, loin des brûlots des six premiers albums du groupe. Il apparaît même évident que la contribution de Richie, artistiquement parlant, pour Bon Jovi est minime tant la différence de style saute aux oreilles.

Qu'importe, je suis fan de l'un et de l'autre puis je n'écoute pas le Bon Jovi actuel pour retrouver ce que j'aimais dans "Slippery When Wet" tandis que j'aurais aimé retrouver une partie de l'ambiance de "Stranger In This Town" dans "Aftermath Of The Lowdown" mais ce dernier est un disque totalement autonome, existant seul sans véritable comparaison avec les albums précédents. Richie Sambora a réussi à faire un disque de rock honnête, loin d'être parfait mais qui possède un bon son, quelques très bonnes chansons et un plaisir indéniable. C'est déjà formidable! Il n'y a plus qu'à espérer qu'il ne faudra pas attendre de nouveau quinze ans pour entendre un nouvel album solo du sidekick de Bon Jovi!



Par Mixed up as a milkshake

En entendant les premiers titres qui étaient dispo sur le net (Every Road Leads Home To You, Weathering The Storm, Sugar Daddy) j'ai eu peur que cet album ne soit qu'un énième produit pop sans intérêt, trop dans l'air du temps, très vite oubliable, bref, du rock en barquette. De voir Richie fréquenter la boudinée créatrice de mode Nikki Lund n'arrangeait pas les choses non plus. La musique du sieur Sambora allait-elle avoir l'aspect elle aussi d'une poche de silicone enrubannée ? Et puis à partir du moment où j'ai écouté la suite, j'ai eu l'agréable sensation de ne pouvoir deviner ce que l'album réserverait comme surprises ; l'agréable sensation qu'aucune chanson ne pouvait m'indiquer ce qu'une autre contiendrait, ni donner une idée du résultat final. Aftermath Of The Lowdown propose en fait des titres très rock et des ballades bien léchées. Mais attention, des ballades contenant elles aussi leur lot d'étincelles ! je pense à Seven Years Gone où Richie m'a bien eu, puisque des parties instrumentales aussi tonitruantes qu'inattendues m'ont pris par surprise et alors ! bien secoué ! L'album est un assemblage de pistes plein de petites astuces, de détails, au niveau des arrangements et des sonorités (Forgiveness Street est un parfait exemple) ce qui est très agréable pour les oreilles averties. La production est très bonne, les morceaux sonnent vrai, les grattes, la batterie, la basse, les claviers, orgue Hammond et piano, tout ça sonne vraiment du tonnerre, presque comme la musique d'un groupe de bar, mais avec de gros moyens à disposition. Et l'essentiel est là : les chansons accrochent, les mélodies sont bien ficelées, les guitares bien présentes. Quatorze ans après le très bon Undiscovered Soul (je préfère cet album à Stranger In This Town, dans le sens où je le trouve plus riche musicalement, plus réfléchi, n'en déplaise aux inconditionnels du premier album de Richie), Aftermath Of The Lowdown est une belle réussite de plus, et découle d'une longue introspection de la part de Sambora, faisant suite à de nombreuses épreuves personnelles, et le faisant enfin passer de l'ombre à la lumière. Ce nouvel album tant attendu, tant désiré par les fans, est aussi une nouvelle occasion de démontrer à quel point Bon Jovi ne serait pas le même groupe sans cet artiste. Le bras droit de Jon est un bon, qui sait très bien s'entourer.



Aftermath Of The Lowdown est aussi un album d'homme. On a d'avantage affaire à un rock d'homme qu'à un (pop)rock pour ado... suivez mon regard. Le côté sentimental de Richie est présent, mais pas dégoulinant. Plutôt tendres et viriles, ses ballades sont chaleureuses, son chant est généreux, il vient du coeur, il est passionné, parfois affamé ; ballades émouvantes, donc, solennelles. Je pense à You Can Only Get So High, que je trouve magnifique, avec ses notes de piano profondes... épaisses, un peu à la Imagine - le morceau sonnant d'ailleurs comme le meilleur de Lennon, qui avait un savoir faire redoutable dans le genre. Quant aux titres rock, ils sont, pour le coup, vraiment rock ! Le presque alternatif Learning How To Fly ferait presque passer le Bullet de BJ pour de la pop ! Vous l'aurez deviné, le feeling du groupe est vraiment explosif ! contagieux ! groupe réunissant entre autres le guitariste Rusty Anderson (Paul McCartney), et le claviériste Matt Rollings (Johnny Cash, Willie Nelson, Mötley Crüe, Sheryl Crow).



Richie est bien plus artistique que Jon (qui l'était au moins jusqu'aux albums These Days et Destination Anywhere, et à quelques très rares moments au cours des années 2000) plus profond ; quand on l'écoute, Richie, on se sent bien, on se sent rassuré, comme près d'un feu ardent. Chez Jon aujourd'hui, tout sent le calcul ; l'improvisation, la spontanéité, tout ça n'est plus vraiment de mise au sein de la trop grosse machine qu'est devenu Bon Jovi. L'espace artistique du groupe est de plus en plus réduit. Tandis que sur l'album de Richie, même si des limites sont fixées - l'album sonne tout de même comme un album commercial, ne nous méprenons pas, bien qu'il soit enregistré sur un label indépendant, Dangerbird Records - on sent qu'il y a du champ, de l'espace, permettant aux musiciens de se livrer à un véritable partage sur le plan instrumental, et à des démonstrations solides et endiablées. Écoutons le batteur de Richie, le percutant Aaron Sterling, et comparons son jeu exécuté avec maestria à celui de Tico Torres, qui, énorme batteur qu'il est pourtant, doit se contenter de jouer pour BJ des rythmes sans inspiration, sans éclat, ou presque, parce que les règles, les codes, de la musique du groupe, devenue minimaliste, l'imposent ! Triste mais vrai. A l'inverse, on sent dans l'album de Richie qu'il y a eu un véritable désir, derrière l'aspect indéniablement professionnel du projet, de s'éclater entre musiciens, sur des chansons rock traditionnelles, sans aucune prétention, mais sincères. Et puis, il faut vraiment le souligner (quitte à utiliser un cliché) des titres comme Learning How To Fly, Backseat Driver, Burn The Candle Down, Nowadays et Takin A Chance On The Wind sont de pures tueries, chacune dans leur genre ! on passe dans cet album aussi bien à du rock revival débordant de consonances hendrixiennes et piquetées de touches psychédéliques, qu'à du punk-rock aux intonations de type Foo Fighters plutôt qu'Avril Lavigne (là encore suivez mon regard : Last Cigarette, Story Of My Life... les aficionados non-obscurantiste de BJ me comprendront sans doute) qu'à une intro cajun-blues débouchant sur de délicieuses sonorités de Fender, et ainsi de suite, de chanson en chanson, avec le sentiment de les distinguer les unes des autres, d'être à la fois cajolé et bousculé. Derrière l'aspect commercial, il y a donc un parfum d'authenticité évident, à dose mesurée, de façon à plaire aussi bien au grand public qu'aux amateurs de guitares et de morceaux rock consistants. Il y a de la place pour l'improvisation, une certaine liberté dans le ton et les ambiances (même sur le mélancolique mais plein de promesses I'll Always Walk Beside You, mine de rien) et pas mal de couleurs sur le plan sonore (Sugar Daddy dont je ne suis pas fan, mais qui présente une belle palette d'effets, et rappelle que parmi les influences de Richie Sambora, la pop britannique des sixties tient une place importante).



On peut en effet dire que tout ceci fait tout de même une petite (sacrée) différence, si l'on s'amuse à comparer cet album avec les purs produits radiophoniques sans intérêts qui envahissent les ondes et dont le seul objectif est la célébration du vide. Cette satisfaction est aussi accentuée par le fait que Richie n'a sorti que trois albums en solo, et que l'entendre s'exprimer artistiquement en dehors de BJ est une bénédiction, fait l'effet d'un grand bol d'air frais. Et pourtant, Sambora reste un artiste modeste, malheureusement sous-estimé par la presse élitiste, alors qu'il est non seulement un très bon guitariste (il a été un immense guitariste, mais je trouve que son niveau a tout de même un peu baissé ces dernières années) mais en plus de ça un véritable chanteur, avec une voix, une touche, et, il est important de le souligner, un très bon parolier ! écrivant des textes souvent spirituels, empreint de compassion, d'amour, de sagesse, et d'humour.



Je terminerais tout de même sur les petits moins de l'album, qui se situent surtout au niveau de quelques arrangements : les "nanana" de Sugar Daddy, pas vraiment indispensables et le spectre Coldplayesque qui plane un peu trop à mon goût sur Every Road Leads Home To You (titre dont j'aime pourtant le chant, et le final, à la guitare acoustique). Du coup, ce titre est le single par excellence, avec Weathering The Storm, un des morceaux les plus faciles de l'album, mais qui reste tout de même appréciable grâce au chant, aux textes et à l'émotion qu'il dégage. Et enfin une petite déception concernant World, qui sans vouloir en avoir l'air, reprend la même mélodie note par note de The World Is Stone. Dommage, car la suite de la chanson est joliment exécutée, quand la mélodie prend un peu d'envole, balayant la gêne que provoquent les couplets à cause de la ressemblance. Ce type de morceau joué à l'acoustique, court, aurait pu être un fragment final parfait, comme Love For Sale l'était, dans un tout autre genre, sur le légendaire album New Jersey, de Bon Jovi.

auteurs
Walterjovi

&
Mixed up as a milkshake

lien vers les deux critiques

http://www.amazon.fr/product-reviews/B008SVFX96/ref=dp_top_cm_cr_acr_txt/276-5964772-9615010?ie=UTF8&showViewpoints=1

mardi 2 octobre 2012

LES 30 ANS DU CD


Le CD a trente ans. Oui, et non. Comme toute invention, le Compact Disc ne s'est pas fait en un jour. On peut donc retenir plusieurs dates marquantes dans son processus de création. Donc, plusieurs anniversaires.


http://www.ina.fr/media/television/video/CAB8301066601/disque-numerique.fr.html

1980, une première idée du projet

Si l'idée a germé parallèlement en 1978 chez Sony et Phillips, c'est en 1979 que les deux maisons mères décident de travailler ensemble, avec la collaboration d'Hitachi. Les caractéristiques techniques du projet sont publiées en 1980, sous le nom de "livre orange". Le CD mesure 12 cm de diamètre, au lieu de 11,5 cm comme prévu: la légende veut que le chef d'orchestre Herbert von Karajan ait demandé que le CD puisse contenir 74 minutes de musique - contre 60 minutes sur 11,5cm - afin d'y enregistrer la 9e Symphonie de Beethoven. D'aucuns disent que la femme du président de Sony aurait appuyé cette demande.

1982, production et commercialisation

Le nouveau support de lecture de musique est produit à Hanovre, en Allemagne. Les tout premiers sortent de l'usine le 17 août 1982. Le 31 août, Sony et Philips annoncent que le Compact Disc est prêt et qu'il sera disponible à l'automne. Le 1er octobre, Sony commercialise son premier lecteur de CD, le CDP-101, au Japon. C'est la première platine destinée à l'utilisation domestique, accompagnée de l'album 52nd Street de Billy Joel, ce qui en fait le premier album de musique commercialisé.

1983, le CD arrive en France

Début mars 1983, l'hexagone accueille le CD, "inusable ou presque" nous dit Patrick Poivre d'Arvor. A l'époque, seulement deux usines pouvaient produire les disques, celle d'Hanovre et une au Japon. Sur les premiers mois, le coût élevé des platines n'a pas freiné les achats au Japon.

1985, première explosion des ventes d'un CD

Le 1er mai 1985 sort sur CD Brothers in Arms de Dire Straits. C'est le premier enregistrement sur ce format à dépasser le million d'exemplaires vendus. En trente ans, des millions de CD ont été achetés dans le monde entier. Depuis une dizaine d'années, les ventes de Compact Disc souffrent de l'arrivée des nouveaux formats et, moins gravement, de la nostalgie pour le vinyle. Le CD a connu son heure de gloire, son trentième anniversaire sonne-t-il l'année de la retraite?

source de l'article
http://www.lexpress.fr/culture/musique/video-le-cd-fete-ses-30-ans-plusieurs-fois_1168557.html

JOHNNY A LA VIE A LA MORT


comme disait OBISPO, si j'existe c'est d'être fan !




L'ATTENTE DE JOHNNY



Il est loin le dernier bon album de Johnny (sang pour sang - 1999), 13 ans plus tard, va t'il faire aussi bien ? pourra t'il faire pire que "CA NE FINIRA JAMAIS ... SEUL" en tous les cas voici le premier single de Johnny Hallyday  extrait de l'album: "l'Attente" signé par Miossec

lundi 1 octobre 2012

FGTH 1984-1987



La rencontre la plus importante pour le groupe est sans nul doute celle de Trevor Horn à Londres en mai 1983. En effet, après avoir essuyé les refus de plusieurs maisons de disques jugeant le groupe trop subversif, FGTH se produisit à la BBC dans l'emission de John Peel en novembre 1982, puis en février 1983 ; Trevor Horn (ancien Buggles), directeur de la maison de disques ZTT Records qui produira également Art of Noise ou encore Propaganda, était à l'écoute.



Le 24 octobre 1983, le premier single du groupe sort sous le titre Relax. Il fera en 1984 un véritable carton, notamment grâce à la censure de la BBC qui jugeait les propos, la pochette et la vidéo scandaleux. Ni la pochette de l'album, ni le vidéoclip de relax n'apparaissaient lors de la fameuse émission anglaise Top of the pops : le groupe devait interpréter la chanson en playback devant le public durant les semaines où le titre fût n°1. Il en fut de même pour le single Two Tribes quelques semaines plus tard. Mais, cette censure offrira un excellent coup de publicité pour le groupe et le titre restera six semaines numéro un des ventes au Royaume-Uni.

Le groupe deviendra rapidement le nouveau symbole de la vague New wave homosexuelle britannique.

Le second single Two Tribes sortira la même année et restera neuf semaines en tête des ventes au Royaume-Uni. Le videoclip, qui met en scène un combat entre les sosies des présidents Reagan et Tchernenko, est également censuré par la BBC mais connaît un succès foudroyant partout dans le monde. Concernant la chanson Two Tribes elle-même, mais aussi ses pochettes de disques et son videoclip, la censure de la BBC était dû au contexte politique tendu entre les États-Unis et l'U.R.S.S. en 1984 et au déploiement massif de missiles américains Pershing sur le territoire du Royaume-Uni pour contrer les SS20 déployés par l'U.R.S.S. dans les pays du bloc de l'est. Il est à noter que plusieurs pochettes de leurs albums ou single arborent une imagerie soviétique tels que Two Tribes ou Rage Hard.

En novembre 1984, le single The Power of Love voit le jour pour un même accueil du public.

Ces trois titres sont issus de l'album Welcome to the Pleasuredome qui figurera au sommet des ventes internationales de nombreuses semaines.

En 1986, le deuxième album sort sous le titre Liverpool (avec comme premier single « Rage hard » qui connaît un certain succès), mais la campagne médiatique très onéreuse ne sera pas vraiment efficace et les ventes ne décollent pas. Cet album sera l'un des premiers enregistré entièrement en numérique DDD pour sa version compact disc. Ce « flop » relatif entraînera le groupe vers une fin annoncée.

Une dernière tournée aura lieu en 1987. Quelques mois plus tard, le FGTH se séparera, chacun des membres se tournant alors vers une carrière solo avec plus ou moins de succès.
extrait de wikipedia





Groupe culte des années 80, titre culte, je le préfère presque à RELAX !





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