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lundi 31 octobre 2011

LIBERTE par Richard Stallman

L'informaticien et activiste Richard Stallman est le père du logiciel libre. Ses combats : le respect de la vie privée et les libertés informatiques. Entretien pioché sur http://www.rue89.com


Richard Stallman à l'université de Calgary, au Canada, en février 2009 (D'Arcy Norman/Flickr/CC)

L'utilisation des données personnelles de ses abonnés par Facebook, le long combat contre la loi Hadopi, le rôle des réseaux sociaux lors de révolutions arabes... Les batailles pour les libertés numériques et le respect de la vie privée sur Internet ont marqué l'actualité cette année.

Ce combat, l'informaticien et activiste Richard Stallman l'a commencé il y a trente ans, en inventant les logiciels libres : libres d'être copiés, examinés, distribués et modifiés.

A 58 ans, l'Américain incarne le visage alternatif, libertaire et anarchiste de l'informatique. Electron libre et trublion insaisissable, vu comme un messie par certains, comme un doux illuminé par d'autres, il est en tout cas une des voix les plus écoutées dans le monde de l'informatique.

Que pensez-vous de la loi Hadopi ?

La loi Hadopi relève de la guerre contre le partage. Les éditeurs veulent imposer leur système : le partage direct entre les gens est l'ennemi de leur pouvoir. Ils sont disposés à éliminer tous les obstacles, même les principes fondamentaux de la justice, comme par exemple le principe « aucune punition sans vrai procès ».

Ils ont modifié l'Hadopi pour introduire un faux procès, qui ne peut rien faire sauf vérifier qu'il y a une accusation. C'est une mesure injuste.

« Voter pour celui qui supprimera Hadopi »

S'il fallait donner un conseil au (futur) président de la République en matière de libertés numériques ?

Il faut voter pour un candidat qui s'est déclaré en faveur de la suppression d'Hadopi et de la Dadvsi. Ils ont choisi un nom imprononçable en espérant qu'on l'oublie, mais c'est une autre mesure injuste dans la guerre contre le partage, qui a pénalisé la seule possession des programmes libres capables de rompre les menottes numériques.

Dans les autres pays, ils ont interdit la distribution ou parfois seulement la distribution commerciale de ces programmes, mais seule la France punit de prison la seule possession de ce programme.

Quelles menaces fait peser Facebook sur la liberté des utilisateurs ?

On peut faire le contraste entre Facebook et les logiciels libres. Avec les logiciels, il y a deux possibilités :

•soit les utilisateurs ont le contrôle du programme,

•soit le programme a le contrôle des utilisateurs. Et quelqu'un a le contrôle de ce programme : son développeur, son propriétaire... lequel a donc du pouvoir sur ses utilisateurs.

Les utilisateurs méritent toujours d'avoir le contrôle du programme qu'ils utilisent, individuellement et collectivement.

Quelles sont les conséquences pratiques de cette perte de liberté ?

Le logiciel « privateur » [généralement, les logiciels édités par des entreprises. Ils sont aussi appelés logiciels propriétaires, ndlr] impose un système de colonisation numérique.



Ccomme n'importe quel système colonial, il pratique la stratégie du « diviser et dominer ». On peut voir la division des utilisateurs dans l'interdiction de redistribuer des copies du programme, et on peut voir la domination dans l'impuissance des utilisateurs, qui ne peuvent pas changer le programme parce qu'ils n'ont pas accès au code source [l'ensemble des instructions rédigées en langage informatique qui font fonctionner le logiciel].

Les programmes privateurs cachent souvent des fonctionnalités malveillantes. Windows a des fonctionnalités de surveillance, mais c'est aussi le cas de Flash Player, l'iPhone, le Kindle d'Amazon...

Il y a aussi des portes dérobées [fonctionnalités cachées dans un programme, ndlr] : Windows en a une, par laquelle Microsoft a le pouvoir d'imposer des changements de logiciel. Microsoft est tout puissant sur les machines dans lesquelles Windows tourne.

Concrètement, ça peut faire quoi ?

Regarder, supprimer ou altérer n'importe quoi. Sans pouvoir voir le code source, on ne sait pas de quoi est capable cette porte dérobée, on ne sait pas si elle est universelle.

Dans un logiciel libre, on peut aller voir s'il y a des fonctionnalités cachées, et les corriger. Même en connaissant une fonctionnalité malveillante dans un logiciel privateur, les utilisateurs restent impuissants.

Dans le logiciel libre, la communauté est capable de se protéger. Pas parfaitement, mais au moins, avoir le contrôle des programmes qu'ils utilisent est une forme de défense.

Facebook, c'est différent : Facebook n'est pas un logiciel, c'est un service. Tu ne peux pas avoir de copie de Facebook dans ton ordinateur. Tu ne peux pas avoir l'espoir d'avoir le contrôle : deux utilisateurs de Facebook ne peuvent pas avoir le contrôle de ce que fait Facebook en même temps. Les questions éthiques sont différentes.

Quels sont les dangers d'un service comme Facebook ?

Il y a deux abus qui peuvent être commis par ce service :
pour l'utiliser, il faut envoyer des données personnelles : le service peut abuser de ses données ;

le service peut aussi faire de la surveillance pour recueillir des données qu'on ne donne pas volontairement. C'est le même résultat que l'utilisation d'un logiciel privateur, mais par un autre chemin.

Le seul remède que je connaisse, c'est de ne pas utiliser ces services, de ne pas communiquer ses données.

Un réseau social éthique serait un réseau qui avertirait régulièrement ses utilisateurs de ne pas y mettre les données qu'ils ne voudraient pas voir devenir publiques.

« Utiliser les logiciels libres, pas si difficile »

Richard Stallman à Saint\-Etienne, en novembre 2008 (NicoBZH/Flickr/CC)

Pour l'utilisateur normal, c'est compliqué de changer de programme ou de le modifier !
Il y a beaucoup de personnes âgées qui ont déjà migré. Ce n'est pas si difficile, il ne faut pas exagérer la difficulté.



Les gens qui ne veulent pas changer exagèrent la difficulté pour avoir une excuse. Utiliser les logiciels libres n'exige pas l'étude du code source.
Si tu as envie, tu peux le faire, c'est ça la liberté, mais il ne s'agit pas d'un devoir ni d'une obligation que d'étudier le code source. On a aussi l'option d'utiliser le programme tel quel.
La bataille du logiciel libre oppose les entreprises et la liberté du peuple. Ça me rappelle un peu le mouvement des Indignés, notamment ceux d'Occupy Wall Street.

Notre lutte fait partie d'une lutte plus large qui est la lutte contre l'empire des entreprises. Le pouvoir injuste des entreprises est apparu dans les années 60 et 70 dans l'informatique. Mais à ce moment-là, les informaticiens étaient très peu nombreux, la question ne se posait pas encore.

Aujourd'hui, presque tout le monde utilise l'informatique et les logiciels privateurs. Si le logiciel n'est pas libre, ce sont les entreprises qui ont le contrôle et qui abusent de leur pouvoir.

La lutte que j'ai commencée en 1983 est un aspect de la grande lutte contre l'empire des entreprises. J'ai lancé cette lutte dans le domaine de l'informatique, d'autres l'ont lancée dans d'autres domaines.

D'un côté, Internet et l'informatique sont des outils de liberté d'expression et de création formidables, mais de plus en plus de choses nous fichent, nous privent de nos libertés. Dans quelle direction allons-nous aujourd'hui ?

Je crois que la direction générale est négative. Il y a vingt ans, elle était positive. La volonté des Etats a changé. Il y a quinze ans, la Chine a imposé la censure à Internet.

Et nous pensions évidemment que ce n'était pas une surprise qu'une dictature impose la censure, mais que les pays libres ne le feront jamais. Mais maintenant, des pays comme la France, l'Angleterre ou les Etats-Unis ont imposé de la censure ou sont en train de le faire.
Aujourd'hui, la France est un pays libre, « électroniquement » parlant ?
Avec la Dadvsi et l'Hadopi, la France n'est pas un pays libre. Dans un congrès, un représentant international des éditeurs de disque a déclaré qu'il trouvait la pédopornographie idéale comme moyen d'imposer la censure d'Internet.

Il faut résister à cette chasse aux sorcières. La censure est une injustice contre les droits de l'homme.

Richard Stallman : « Avec Hadopi, la France n'est pas un pays libre »

Martin Untersinger
Journaliste et étudiant (et inversement
http://www.rue89.com/2011/10/29/richard-stallman-avec-hadopi-la-france-nest-pas-un-pays-libre-225958





jeudi 27 octobre 2011

GREATEST HITS BONJOVI par BONJOVI


Pour ceux qui étaient dans le coma pendant les 25 dernieres années, 10 minutes chronos,
Tout savoir sur le best of Bonjovi cuvée 2010, qui mieux que JON & RICHIE pour en parler.

LE SUCCES A LA BOUCHE


mercredi 26 octobre 2011

MICHAEL JACKSON, MORT OU RICHE ?


Avec 170 millions de dollars (122 000 euros), Michael Jackson est la personne décédée qui a gagné le plus d’argent entre octobre 2010 et octobre 2011. Suivent Elvis Presley (55 millions de dollars) et Marilyn Monroe (27 millions de dollars).

Criblé de dettes de son vivant (le NY Times faisait état de 270 millions de dollars à rembourser en 2006), Michael Jackson est très riche depuis sa mort le 25 juin 2009. Selon le magazine Forbes, il aurait gagné 170 millions de dollars ces douze derniers mois (contre 275 millions de dollars en 2010).

L’ancien roi de la pop s’enrichirait notamment grâce aux 50% des parts qu’il possède dans le catalogue de Sony/ATV Music Publishing. Et MJ pourrait gagner bien plus ces prochains mois. Le spectacle hommage Michael Jackson: The Immortal World Tour (Michael Jackson: la tournée immortelle mondiale), dont la première a eu lieu le 2 octobre à Montréal et qui pourrait s’échelonner sur 150 dates d’ici 2012, devrait assurer à ses trois enfants des rentes considérable.

En deuxième position de ce classement des stars décédées qui ont remporté le plus d’argent au cours des 365 derniers jours, on retrouve Elvis Presley (55 millions de dollars) et Marilyn Monroe (27 millions de dollars). À titre de comparaison, le magazine Forbes publiait en mai 2010 le classement des musiciens dont la fortune avait été la plus élevée en un an. Bono et U2 arrivaient en tête avec 195 millions de dollars alors que Bon Jovi (125 millions) et Elton John (100 millions) complétaient le podium. Pour ces artistes, ce classement Forbes est loin d’être un mauvais thriller!

mardi 25 octobre 2011

A.I.


John McCarthy, le créateur du langage Lisp est mort
Connu pour ses travaux en matière d'intelligence artificielle et pour avoir inventé le langage Lisp (contraction de list processing),



John McCarthy a enseigné dans la plupart des grandes universités américaines comme Stanford, au MIT ainsi qu'à Princeton.

Par un simple message publié sur Twitter, l'enseignante de Stanford Wendy M. Grossman a annoncé le décès du chercheur. John McCarthy était principalement connu pour être l'inventeur en 1958 du langage Lisp (list processing).

Ce langage de haut niveau eut beaucoup de succès. Il existe encore aujourd'hui par le biais de dérivés tels que Scheme, Clojure ou Common Lisp. Dans les années 1970, des ordinateurs spécialisés baptisés « machines Lisp » lui étaient dédiés. Outre cette découverte, McCarthy a fourni de nombreux travaux en matière d'intelligence artificielle, un concept qu'il a contribué à définir.

Pour la qualité de ses recherches, McCarthy a même reçu le prix Turing en 1972 et la Médaille Nationale de la Science des États-Unis. Il décède à l'âge de 84 ans



JOHNNY ENGLISH


Johnny Hallyday va se produire sur scène le 15 octobre 2012, rapporte le site de 20 minutes.

Ca ne sera pas en France mais... en Angleterre au Royal Albert Hall de Londres. La mise en vente des places aura lieu le 28 octobre.

La nouvelle tournée du chanteur débutera, en France, dès le mois de mai 2012.

source
20 minutes.fr

ANTOINE DECONNE ?

lu sur le net
A 57 ans, Antoine de Caunes (....) n'a rien perdu de sa franchise : "J'étais au concert de Dylan la semaine dernière et il y avait des septuagénaires et des mômes de 25 ans. Mais je ne les ai pas vus longtemps car je suis parti au bout de quatre morceaux tellement c'était atroce. C'est la dernière fois que je me fais avoir avec Dylan. Quand il chante, on a l'impression qu'il vient de subir une trachéotomie."


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Antoine De Caunes est un des "Enfants du Rock", il s'y connait en rock, il était un des rares à critiquer l'album de Pink Floyd the wall à l'époque. Ce qui est dommage avec lui c'est qu'on a l'impression qu'il a le monopole du bon goût en terme de rock critiques. Combien de fois j'étais devant "Rapido" (Emission culte de canal+ fin des années 80 et début 90 et combien de fois lui ainsi que Gilles Verlant (Gilles si tu me lis ! je suis fan de tes bouquins !)  je disais combien de fois ils descendaient en flamme certains artistes (toujours les mêmes), je sais de quoi je parle, chaque reportage sur BONJOVI ou Richie SAMBORA, c'était bon, j'avais droit aux pires jeux de mots concernant mon groupe fétiche (JAMBON JOVI...et j'en passe)... Je m'étonne toujours pourquoi autant de haine vis à vis de ce groupe alors qu' Antoine est fan de SPRINGSTEEN et entre le BOSS et (Jon) BONJOVI, y a pas non plus un grand fossé (Ceux qui écoutent BONJOVI écoutent SPRINGTEEN et inversement.. je peux me tromper). Antoine a t'il déjà écouté un album de Bonjovi ?

lundi 24 octobre 2011

LES RESTAURANTS DU COEUR DE JON BON JOVI

JON BONJOVI sur les traces de Coluche avec ses restaurants du coeur " version US" !

Jon Bon Jovi wants more people to volunteer in some of the poorer areas of Red Bank, NJ, so he has opened a new "pay-what-you-can" restaurant. The JBJ Soul Kitchen will give people the choice of earning food by volunteering in the community or by making a suggested donation.

Bon Jovi told New York magazine that this isn't your standard soup kitchen. "Picture the coolest brasserie in your hometown, that's what this is. It's the hottest-looking restaurant in this town. We have to get rid of a few stigmas attached to the word volunteering and making a difference."

OASIS OASIS HO !

Oasis pourrait bel et bien se reformer pour chanter leur Wonderwall en 2015. Après l’annonce de Liam Gallagher dans Rolling Stone, son frère Noal avec qui il est pourtant brouillé aurait indiqué à la radio britannique vouloir lui aussi reformer dans le groupe. La reformation d’Oasis est sur Purefans News by Adobuzz.

1991, l'année NIRVANA

L'indispensable album Nevermind, de Nirvana, est réédité en même temps que sort en DVD 1991, The Year Punk Broke, le film qui relate l'explosion du punk.

Un bébé nageur tente d'attraper un billet de banque accroché à un hameçon. La mythique pochette du Nevermind de Nirvana ne manque pas d'ironie. À la sortie de l'album, en septembre 1991, Nirvana se « vend » et l'assume... À vrai dire, le trio de Seattle avait d'abord fait un premier disque au son brut et sale sur le label Sub Pop. Nevermind a été signé par une grosse maison de disques, Geffen. Le son est puissant mais a perdu ses aspérités.

L'album a été enregistré dans le Smart studio du producteur Butch Vig, à Madison. L'homme est renommé pour ses productions punk. Le disque passe ensuite entre les mains du mixeur Andy Wallace, producteur de hard rock grand public. Il donne aux chansons le lustre nécessaire pour un éventuel passage en radio.

Geffen sort un premier pressage de 50 000 exemplaires. Deux mois plus tard, le disque s'est écoulé par millions. Nirvana est le groupe héros d'une génération. Il était consciemment allé chercher un public plus large. Mais n'en voulait pas tant... Trois ans plus tard, Kurt Cobain se suicide d'un coup de fusil dans la tête.

La réédition de Nevermind sort en version simple (1 CD), Deluxe (2 CD) et Super Deluxe (4CD-1 DVD). On choisira la version Deluxe pour les démos (versions brutes des morceaux) enregistrées au Smart Studio. L'édition Super-Deluxe vaut surtout pour la version du disque mixée par Butch Vig, plus âpre et directe. Mais à 99,99 €, on ne plonge pas.

Le film



1991, The Year Punk Broke était à la base un documentaire sur Sonic Youth, le groupe qui avait incité Nirvana à signer sur Geffen. Le film qui ressort en DVD (chez Polydor) relate en fait, à travers les rencontres des Sonic Youth avec d'autres musiciens, cette perturbante période où les maisons de disque se battaient pour signer tout ce qui sonnait « grunge ».



Le punk devenait la norme, l'apparence de rebellion aussi. Le skate punk, festif et facilement mélodique, prendrait bientôt la relève du grunge dans le coeur du public. D'autres formes de rock bruyant, moins facilement digérables, continueront à agiter l'underground.

source
Philippe RICHARD.

dimanche 23 octobre 2011

JEAN AMADOU 1929-2011

Jean Amadou est mort dimanche soir. C’est RTL qui l’annonce sur son site Internet. Le chansonnier était âgé de 82 ans.

Né dans le Jura, il avait débuté à Lyon. Il monte à la Capitale dans l’espoir de devenir acteur lais échoue au concours de Conservatoire. Il devient chansonnier à Paris en 1958 au Théâtre de Dix-Heures puis au Don Camillo.

Avec sa voix chaude, Jean Amadou a présenté de nombreuses émissions de radio. Sur France Inter, le dimanche matin où il anime dès 1973 avec Anne-Marie Carrière, Maurice Horgues, Jacques Mailhot. Il anime ensuite avec Maryse sur Europe 1 des Chroniques matinales.


Il est aussi un sociétaire des Grosses têtes de Philippe Bouvard sur RTL.

À la télévision, il a traîné sa grande silhouette : Samedi Soir animé par Bouvard, Tournez Manèges (TF1). Son titre de gloire : la création du Bébête Show avec Jean Roucas et Stéphane Collaro qui, sur TF1, égratigne les politiques, prélude au Guignols de l'Info.

Grand amateur de sports Jacques Amadou a aussi été commentateur pour France Inter et le quotidien L’Équipe du Tour de France, du tournoi des Cinq Nations et de la Coupe d’Europe de Football.
+ d'infos sur Jean Amadou

vendredi 21 octobre 2011

ASSASSIN ROCKIN SQUAT AU CONFORT MODERNE DE POITIERS HIER SOIR.


Hier soir au confort moderne, Rockin Squat / Assassin a mis le feu pendant 1H30 de live non stop. un flow du tonnerre de dieu !

 La playlist était parfaite, entre les nouveaux titres (même un inédit) et les classics (je glisse / la formule secrete...), rien à dire,  Assassin reste encore et toujours un des  meilleurs groupes de rap français, avec 20 ans de carrière au compteur, respect.


frissons garanties avec les textes et le flow de Rockin Squat

"un jeune vétéran du rap" comme l'a bien souligné Rockin Squat  hier soir (j'ai commencé très très jeune !!!) , il est de ma génération, il aura 40 piges l'an prochain,  les jeunes rappeurs n'ont qu'à bien se tenir.



video
désolé pour les photos, je n'ai pas un aie phone, nin un HTC, juste un téléphone qui très bien son devoir de ...téléphone, pour le reste (video et photos)  c'est mieux que rien

video

ASSASIN & NTM (Freestyle cuvée 1989)

Rockin Squat à la télévision









Rockin'squat à la radio



mercredi 19 octobre 2011

CHUCK BERRY, la papy du Rock n Roll


Chuck Berry, de son vrai nom Charles Edward Anderson Berry (né à Saint Louis, Missouri le 18 octobre 1926) est un guitariste, chanteur et compositeur américain. Il fait partie des artistes les plus importants du rock and roll. Il a influencé de nombreux autres artistes, et son répertoire a été très souvent repris (dont ses titres les plus célèbres, Johnny B. Goode et Roll over Beethoven).


Les influences de Chuck Berry sur l'histoire du rock n roll

Johnny B. Goode racontant l'histoire largement autobiographique d'un garçon de la campagne qui « jouait de la guitare comme on sonne une cloche », a été choisi comme l'une des plus grandes réalisations de l'humanité emportées par la sonde Voyager I sur le Voyager Golden Record. L'intro a été revisitée par le groupe Téléphone, au début du morceau Hygiaphone paru en 1977, et resté célèbre depuis. Le morceau est devenu un des grands standards du rock, repris par une multitude d'artistes dans le monde entier.



Come on est le premier single des Rolling Stones en 1963.

School Days dont le refrain « Hail! Hail! Rock and Roll », a été choisi comme titre pour un documentaire de Keith Richards des Rolling Stones.

Eddy Mitchell a adapté No particular place to go en À crédit et en stéréo.

Rock and Roll Music a été l'un des premiers titres joués sur scène par les Beatles à Hambourg.

Promised Land repris par Elvis Presley ainsi que par The Grateful Dead (à noter une version "cadienne" par Johnnie Allan avec accordéon)

Around and Around a été l'un des premiers titres enregistrés par les Rolling Stones et a également été repris par The Grateful Dead, the Animals et par David Bowie sous le titre Round and Round.

Sweet Little Sixteen (1958) que les Beatles avaient à leur répertoire depuis Hambourg.



Roll over Beethoven a été repris par Les Beatles à l'initiative de George Harrison.

Carol a été chanté par les Rolling Stones et repris en français par Johnny Hallyday. Les Beatles l'ont chanté lors de leurs émissions à la BBC.


Let It Rock repris par les Rolling Stones, Bob Seger, Gene Summers et The Grateful Dead.

Thirty days a été repris par Johnny Winter.

Too Much Monkey Business chantée par les Beatles lors de leurs émissions à la BBC, repris par les Kinks (album You really got me en 1964).

Brown-eyed Handsome Man a été repris par Jerry Lee Lewis, Buddy Holly et Paul McCartney.


Back in the USA a inspiré le Back in the USSR des Beatles et a été magistralement repris par Linda Ronstadt. Gene Summers inclut Back In The USA sur son album Live in Scandinavia et il a également utilisé la chanson pour l'ouverture de nombreux concerts.

Memphis Tennessee (1963) a été joué par d'autres artistes (Lonnie Mack ou Johnny Rivers), qui ont construit leur carrière en commençant par cette reprise. Danyel Gérard en avait fait une adaptation française. Parmi les autres musiciens qui ont enregistré Memphis on peut citer George Thorogood, The Grateful Dead, The Beatles, The Animals, Paul Anka, Count Basie, The Dave Clark Five, Bo Diddley, Tom Jones, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison, Elvis Presley, The Rolling Stones, Izzy Stradlin, Gene Summers, Hasil Adkins, Conway Twitty et John Cale.

My Ding-a-Ling, son seul titre à avoir été numéro 1 (1972)


You Never Can Tell (1964) a été utilisé pour le film Pulp Fiction de Quentin Tarantino et a été interprété par Emmylou Harris.
 
 
source
wikipedia

DENNIS WILSON, le film


L'acteur américain Aaron Eckhart ("The Dark Knight") incarnera à l'écran Dennis Wilson, légendaire batteur des Beach Boys, dans le long métrage "The Drummer".

The Drummer s'intéressera aux dernières années de Dennis Wilson, ses plus prolifiques au niveau artistique. Le frère de Brian et Carl Wilson, batteur, mais aussi compositeur et chanteur, était un homme tourmenté et rebelle, à contre-courant de l'image sage du reste du groupe. Seul membre des Beach Boys à savoir surfer, il meurt noyé, terrible ironie, en 1983, juste après avoir terminé son album solo Pacific Ocean Blue.

DENNIS WILSON, article de presse - 2006

http://www.beachboys.fr/imr.html


Portrait de Rockin’ Squat _ libération


Assassin sera en concert à Poitiers demain soir au confort moderne, l'occasion de relire l'article de libération paru l'an dernier.  PortraitRockin’ Squat / Rapdical

Ce rappeur est le fondateur sans concession d’Assassin, groupe culte. Il est aussi le cadet discret de Vincent Cassel.
Par STÉPHANIE BINET


Aller faire le portrait d’un rappeur qui s’est toujours dissimulé sous sa capuche, qui apparaît sur les photos les yeux cachés par la visière de sa casquette, qui refuse de parler de sa famille (les Cassel), et qui continue à brandir le nom du groupe qu’il a fondé comme un étendard : Assassin. V’là la mission ! D’ailleurs, le rendez-vous démarre mal. Arrivé avec une demi-heure de retard dans un appartement du XVIIe arrondissement de Paris, Rockin’ Squat, l’artiste,lance : «On ne va pas avoir une heure, on a vingt, vingt-cinq minutes.» Devant nos protestations, il essaie quand même : «Allons à l’essentiel. Tout va bien, il est 15 h 00, je te file jusqu’à 15 h 40.»


Argh, la tête à claques ! 38 ans au compteur, le rappeur est toujours aussi pénible. Finalement, il restera plus d’une heure devant le dictaphone, dépassant l’horaire de l’alarme qu’il avait programmée sur son portable. Car malgré tout, Matthias Cassel, sa véritable identité, est un bon bougre, essentiel pour comprendre l’histoire de la culture hip-hop dans l’Hexagone. Sans lui et ses comparses (Solo, Madj, Doctor L, DJ Clyde) le rap en France n’aurait certainement jamais eu ce contenu politique, ce rythme effréné et ce difficile rapport aux médias. Avec NTM et IAM, ils ont posé les bases de cette culture musicale qui existe depuis plus de vingt ans en France. Mais Assassin n’a jamais percé comme les deux premiers, exigeant de la presse de relire les interviews, refusant de signer avec une major.

Avec Solo, jeune danseur noir de l’émission Hip-Hop diffusée sur la Une en 1984, Squat, «poulbot de Montmartre» comme il se décrit lui-même, crée en 1988 Assassin, parce que ce qu’ils font est «assassin, mortel … bref, déboîte». Très vite, ils décident de ne pas parler de qui ils sont : un prolo de banlieue pour Solo, un enfant de la balle pour Squat, fils de l’acteur Jean-Pierre Cassel, et frère cadet de Vincent, mais de mettre en avant leur musique et leurs textes. Ces derniers comme le Futur, que nous réserve-t-il ?A qui l’histoire ? ou Ecologie, sauvons la planète dénoncent à 200 km/heure les essais nucléaires, les bavures policières, les lacunes de l’Education nationale.


Rockin’ Squat est déjà écolo, avant l’heure : «Ecologiste, c’est un mot pour les partis politiques.» Lui se dit plutôt «chamaniste, enfant de sa mère, la Terre». D’ailleurs, il revient de deux mois au Brésil, dans le Pantanal, une région du Mato Grosso où il a cultivé la terre avec la famille de sa femme brésilienne. «Pendant deux mois, je n’ai pas mis les pieds dans un supermarché», se vante-t-il. Aujourd’hui, le rappeur vit entre Paris et le Brésil qu’il a découvert en 2001 après une tournée. Sous le pseudonyme Rockin’ Squat, il sort ses albums solos sur son nouveau label indépendant, mais quand il donne ses concerts c’est toujours sous le nom d’Assassin. Le public est resté fidèle à la marque, à la philosophie, comme le montre le DVD live sorti ce mois-ci.


Lors de la promotion du film Mesrine, Vincent, le frère acteur, avait invité son cadet sur le plateau du Grand Journal de Canal +, pour que Squat chante Enfant de la balle, morceau où il laisse enfin entrevoir son enfance. «Têtu comme une mule», selon ses proches, il n’en a rien fait. Il a profité du direct pour rapper France à fric, morceau qui dénonce les exactions des compagnies françaises en Afrique : «Le lendemain, raconte Vincent, les gens de Canal m’ont appelé, paniqués : "Mais vous avez pris l’antenne d’assaut !" Là, je me suis rendu compte que mon frère était plus subversif que les rappeurs qui se prennent les couilles ou qui portent des flingues. Ça m’a fait très plaisir.»

Les deux frères ont commencé le hip-hop ensemble, faisant des allers-retours entre leur mère, journaliste dans la mode à New York, et leur père, acteur à Paris. Les deux gamins, bilingues, traînent dans les block parties, y apprennent à danser et ramènent en France, avec quelques autres, cette culture née dans les ghettos noirs et latinos de New York : «Je me suis retrouvé en 1986 à être le seul Blanc dans les soirées, raconte Squat. C’était complètement naturel, j’étais imprégné de cette double culture : américaine et française.»

A Paris, le cadet des Cassel devient un tagueur acharné. Pendant que Vincent suit les pas de son père dans le métier d’acteur, Matthias, qui n’a pas eu son bac, se cultive en lisant «des enquêtes, des essais, mais pas de romans». Il comprend que le rap est aussi «un média, et qui permet de faire passer beaucoup de choses». Avec son groupe, Assassin, il veut faire table rase du passé, s’inventer un nouveau présent, que le public oublie les membres du groupe pour ne s’intéresser qu’à ce qu’ils disent, position difficile à tenir dans le rap : «Matthias n’a jamais caché le fait d’être le fils de…, ou le frère de…, rappelle Vincent, mais il a très vite opté pour le concept plutôt que l’image. C’était toujours "nous", jamais "je". Je me souviens de mon père allant à ses concerts. Il en sortait en se disant : "Mais qu’est-ce que j’ai fait à mon enfant pour qu’il soit si en colère ?"»

Pour Rockin’ Squat, les membres de sa famille n’en sont pas responsables. Il dit «les adorer, et entretenir de très bonnes relations». Il reconnaît juste avoir été un enfant «ballotté», qui a grandi seul, en pension depuis l’âge de 7 ans, et qui s’est senti «exclu». «C’est pour ça que le hip-hop m’a parlé», analyse-t-il. S’il s’est intéressé à la nature, c’est parce qu’elle lui manquait cruellement, lui «prisonnier des rues de Paris». Ce qui le mettait en colère, c’est ce qu’il apprend dans les livres. Le dernier, le Monde selon Monsanto, sur l’entreprise agroalimentaire.

En entretien, Squat nous parle de l’améro, la monnaie censée remplacer les dollars américain, canadien et la devise mexicaine, nous refait l’histoire de Libération, «de Sartre à Rothschild, il y a un truc qui ne va pas, non ?» Bref, tout pour ne pas parler de lui, puis lâche qu’en se dissimulant, il s’est protégé. «Ça m’a empêché de péter un câble, concède-t-il. Cela a tout préservé. Mon art n’a pas été dicté par des humeurs, mais par ma connaissance, ma culture, mon équilibre.»

Ses proches le trouvent apaisé, le «Squat nouveau est arrivé», dit Solo, «moins obtus». «Il est plus en paix, renchérit Vincent, car il a le Brésil comme ailleurs. Le rap est un milieu dur car c’est trois quarts de coups de pression, de mises à l’amende, de coups tordus. Les concurrents attaquent sur tout. Si ce n’est pas parce que tu es fils de, c’est parce tu n’es pas assez gangster, ou que tu te défonces. Matthias a réussi à se sortir de ça. Il a trouvé une manière d’être heureux sans être habillé d’une carapace.» Voir son entrée sur scène, filmée pour le DVD, de son concert à l’Olympia en mai 2009, où il est tête découverte : «Je me montre de plus en plus, mais rien ne dit que je ne vais pas repartir sous capuche.» Si ça lui chante.


Rockin'Squat en 7 dates

1972: Naissance à Paris.

1988: Création d’Assassin.

1991: Sortie du premier maxi d’Assassin, Note mon nom sur ta liste.

1993: Premier Olympia d’un groupe de rap français.

1995: Deuxième album d’Assassin, l’Homicide volontaire.

mardi 18 octobre 2011

X FACTOR Version BULGARE

Une jeune Bulgare a été victime d'une double humiliation sur le prime de "X Factor".



Mari Koleva a marqué à jamais les jurés de la version bulgare de "X Factor". Car si cette jeune femme n'a aucun talent de chanteuse et qu'elle ne percera jamais dans la musique, celle-ci a beaucoup amusé la galerie, bien malgré elle.


Mari Kevola chute au X-Factor sur Bon Jovi par Spi0n

Alors qu'elle interprétait "You give love a bad name" de Bon Jovi devant un jury qui ne parvenait pas à cacher son dégoût, la jeune femme a tenté de marquer des points en jouant de sa présence sur scène. Elle s'est mise à marcher de long en large sur le podium jusqu'à en oublier la fin. C'est comme cela qu'elle est tombée.


Heureusement pour elle, elle n'a pas été blessée et a même pu remonter sur scène continuer sa "chanson" devant un public et un jury hilares.

DENNIS RITCHIE 1941-2011



Il etait l'un des plus grands informaticiens de l'histoire, sinon le plus grand. Dennis Ritchie aurait mérité les honneurs de la planète entière, mais il est décédé dans l'indifférence, au moment où tout le monde parlait de la disparition de Steve Jobs, qui avait succombé quelques jours plus tôt à un cancer. Pas une seule dépêche n'a évoqué son nom. Pourtant, la plupart des ordinateurs, mais aussi des smartphones, des tablettes, des GPS, des modems, des routeurs ou même certains Frigidaire lui doivent la vie. Créateur du langage de programmation C et cocréateur d'Unix (avec Kenneth Thompson), il est à l'origine de l'informatique moderne qui, sans lui, aurait un visage totalement différent.


Né en 1941 dans l'État de New York, Dennis Ritchie se consacre très vite à sa passion : l'informatique. Dans les années soixante, cela signifie passer des journées dans de gigantesques salles, où des ordinateurs pharaoniques tiennent à peine. On est loin de la miniaturisation et de l'ordinateur personnel. Suivant les pas de son père, Dennis Ritchie rejoint Bell Labs en 1967, un an avant de soutenir sa thèse à Harvard. Il ne quittera jamais ces laboratoires, malgré des changements profonds dans les structures : Bell est passé entre les mains de l'opérateur américain AT&T, puis a rejoint la nouvelle filiale Lucent, avant de fusionner avec Alcatel au sein d'Alcatel-Lucent.

"Mes premières années d'étude m'ont convaincu que je n'étais pas assez intelligent pour être physicien, et que les ordinateurs étaient cool", écrivait-il sur sa page autobiographique. Humble, très discret et toujours attentif à associer ses collaborateurs à ses multiples réussites, il n'a jamais eu l'aura médiatique d'un Steve Jobs. Récompensé notamment par le prestigieux prix Turing (souvent qualifié de "Nobel" de l'informatique), son nom restera à jamais une référence pour tous ceux, développeurs et informaticiens, qui regardent "sous le capot" des appareils qu'ils créent, optimisent ou utilisent.

Par Guerric Poncet


BRASSENS_article Presse_octobre 1981

GEORGES BRASSENS & JEAN FERRAT

GEORGES BRASSENS & JEAN FERRAT


lundi 17 octobre 2011

GEORGES BRASSENS et l’écriture

HOMMAGE A BRASSENS (Nouvelle République 1981)




Deux articles parus dans la Nouvelle République (presse locale Vienne 86) en octobre 1981.

TONTON GEORGES, Serge Cazzani parle de BRASSENS


A l'occasion de la grande exposition Brassens à la Cité de la Musique, son neveu Serge Cazzani, qui gère désormais l'oeuvre du chanteur, égrène ici les souvenirs qu'il garde de son oncle

Entretien -  Brassens raconté par son neveu


Le Nouvel Observateur. - Pourquoi parlez-vous si peu, pour ainsi dire jamais?

Serge Cazzani. - Je pense que ce que j'ai à dire n'est pas intéressant: je ne suis jamais que le fils de sa soeur.



N. O. - Mais vous avez bien connu Georges Brassens...

S. Cazzani. - Pas avant 1953. Il n'avait même pas assez d'argent pour descendre à Sète voir sa famille. Quand le succès est arrivé et qu'il a commencé à être plus à l'aise, il venait souvent. Pour moi, Georges était une sorte d'oncle d'Amérique. J'avais une mère autoritaire et possessive, si bien que quand mon oncle venait, il me sortait de ma «prison». Lui aussi considérait que ma mère était trop possessive. En même temps, il avait une reconnaissance infinie pour elle car, durant l'enfance, elle l'a protégé comme une seconde mère, cachant par exemple ses bulletins scolaires déplorables pour qu'il ne se fasse pas disputer par ses parents. Aussi, surtout, sur son gramophone elle lui a fait découvrir Mireille, Tino Rossi, Pills et Tabet, Jean Tranchant mais aussi les opérettes, dont elle raffolait.



N. O. - A la mort de Georges Brassens, vous avez été convoqués, votre mère et vous, pour ouvrir le testament. Et là, surprise...

S. Cazzani. - J'étais en effet très étonné que nous soyons ses héritiers. Il avait bien sûr laissé une rente à sa compagne, Püppchen, ainsi que l'usufruit de tous les appartements qu'il prêtait à ses amis, dont la maison de l'impasse Florimont à son secrétaire particulier, Pierre Onténiente. Ma mère et moi avons donc été surpris qu'il lègue tout à sa famille. Georges était à moitié italien par sa mère, il a donc été élevé avec l'idée que la famille est une valeur primordiale.



N. O. - Votre mère, Simone, qui était donc la demi-soeur de Georges Brassens, s'est retrouvée en 1981 à la tête d'une oeuvre à gérer. Elle était néophyte. Comment s'en est-elle sortie?

S. Cazzani. - A chaque fois qu'une proposition lui arrivait, elle se tournait vers Pierre Onténiente ou Jacques Caillard, du label Phonogram, la maison de disques de Georges. Depuis la mort de ma mère en 1994, cette lourde tâche me revient. En ce qui me concerne, je demande systématiquement son avis à Gérard Davoust, président des Editions Raoul-Breton, qui a connu Georges dès ses débuts. C'est un homme honnête, droit et compétent. Il arrive qu'il m'engueule si je prends une décision trop hâtive. Mais d'une manière générale, nous gardons en mémoire les principes de Georges et tentons de les appliquer.



N. O. - En 1981, vous aviez 46 ans, vous avez largement eu le temps de connaître votre oncle. Quels souvenirs gardez-vous de lui?

S. Cazzani. - Je l'ai connu pendant une quarantaine d'années. Chaque été, quand il venait à Sète, il passait un à deux mois chez nous. C'était la fête. Il avait une carabine 22 long rifle et, quand j'avais 12 ou 13 ans, il m'emmenait tirer avec contre un mur. Il n'était pas rare qu'on se prenne par ricochet un peu de plomb sur les cuisses. Il m'avait aussi appris à gonfler des ballons de baudruche qu'on jetait sur les passants...



N. O. - Vous le décrivez comme très joueur, pourtant lui-même n'a jamais eu d'enfant. Comment l'expliquez-vous?

S. Cazzani. - Il y a au moins deux raisons à cela. La première est qu'il était d'un naturel lucide voire pessimiste; il ne voulait pas mettre sur cette terre un être destiné à souffrir. La seconde est qu'il était épris de liberté et qu'un enfant aurait rendu sa vie compliquée. Mais pour revenir à la première raison, je pense que c'est plus complexe que ce que je viens d'expliquer, dans la mesure où je suis moi-même assez pessimiste. Quelques mois avant sa mort, je lui faisais part de mes inquiétudes quant à l'avenir de notre monde et il avait tenté de me rassurer, de me convaincre que j'avais tort.



N. O. - Le 30e anniversaire de sa mort est l'occasion d'une exposition majeure à la Cité de la Musique, de la publication d'une bonne dizaine d'ouvrages, tandis que des films et documentaires sont en préparation et que la réédition d'une intégrale est prévue à la rentrée. Comment expliquez-vous que, de décennie en décennie, son oeuvre ne cesse de grandir?

S. Cazzani. - Cela prend en effet des proportions inouïes. En plus de l'exposition qui va durer six mois, il y a effectivement trois ou quatre films en préparation. L'intégrale dont vous parlez sera agrémentée de nombreux inédits retrouvés à l'INA et dans les archives d'Universal. Je regrette simplement qu'il faille attendre un anniversaire pour que tout se bouscule. Enfin, je dis cela parce que j'ai mauvais caractère... Il faut savoir qu'il n'y a pas que la France qui lui rend hommage, je reçois des demandes d'Amérique du Sud, du Japon, d'Israël ou de la Libye. Je suis ravi que dans ces régions du monde on soit sensible à la philosophie de Brassens.



N. O. - Brassens fait quasiment l'unanimité. Vous arrive-t-il cependant d'être blessé quand on l'attaque?

S. Cazzani. - On salue toujours sa prosodie, l'emploi qu'il fait de la langue et sa versification, mais la musique passe trop souvent au second plan. Je le regrette, et Georges le déplorait lui-même. Mais pour répondre à votre question, quand j'entends des critiques sur mon oncle, j'éprouve plus de mépris que de haine.
Propos recueillis par Sophie Delassein

sources
Propos recueillis par Sophie Delassein
le nouvel observateur
http://livres-et-chansons.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/03/15/brassens-raconte-par-son-neveu.html

L'AUVERGNAT





Serge Cazzani est un neveu heureux puisqu'il est l'unique héritier testamentaire d'un Brassens qui représente encore, chaque année, 100.000 ventes d'albums. Le magazine parisien des affaires, Capital, qui consacre ce mois-ci un dossier aux héritiers du show-business, estime que les revenus annuels de Serge Cazzani se situent aux environs des 600.000 euros, y compris les droits d'auteur. Il y a de quoi vivre...


Il est possible d'être un héritier heureux et de se contenter de prendre résidence dans une île tropicale et d'y déguster sous les parasols des plages de sable blanc la chance que le destin vous a octroyée. En général, cela ne dure pas très longtemps. C'est qu'un aïeul célèbre, ça se gère!

Dans la plupart des cas, héritier du show-biz, cela correspond à un travail à temps plein et même à temps bien plein.
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.dhnet.be/pictures_news/art_30053.jpg&imgrefurl=http://www.dhnet.be/infos/societe/article/109337/la-fortune-des-heritiers-des-chanteurs-disparus.html&usg=__thv0IHpesuiUaBm9rUlxTDiwPdc=&h=147&w=220&sz=23&hl=fr&start=21&zoom=1&tbnid=1s0bRM-cvZm-jM:&tbnh=71&tbnw=107&ei=OuCbTo27GojwsgaV5tXcAw&prev=/search%3Fq%3DSerge%2BCazzani%26um%3D1%26hl%3Dfr%26safe%3Dactive%26sa%3DN%26tbm%3Disch&um=1&itbs=1

BRASSENS, LES COPAINS D'ABORD



Les Copains d'abord : véritable hymne à l’amitié, cette chanson est l’une des plus connues de Brassens. Elle fut écrite pour le film Les Copains d'Yves Robert, comédie sortie sur les écrans le 14 janvier 1965.

Complètement timbré !



Depuis le 17 octobre, les bureaux de poste commercialisent un carnet de timbres à l’effigie de six des plus grands artistes de la chanson française : Gilbert Bécaud, Serge Reggiani, Henri Salvador, Claude Nougaro, Colette Renard et Daniel Balavoine.


Ces six artistes de la chanson française, que La Poste mettra à l’honneur sur une nouvelle planche de timbres, ont tous pour point commun d’avoir enflammé la scène de l’Olympia à Paris. Les célèbres lettres rouges de l’établissement qu’a rendu populaire Bruno Coquatrix sont ainsi reprises sur la planche, tout comme l’enseigne de la salle de music-hall de Bobino.

samedi 15 octobre 2011

MARGERIN & LUCIEN, y'a plus de jeunesse ?

: « En faisant vieillir Lucien, je me rapproche de lui »


“ Au départ, Lucien était un one-shot, pour un spécial rock de Métal Hurlant. Je ne me suis pas pris la tête. Mon grand pote de l'époque s'appelait Richard, c'est devenu Ricky. Et puis je connaissais un groupe : Ricky Baulieu, que j'ai changé pour mes histoires en Ricky Banlieue. Riton était le bassiste. Et Gillou, c'était mon frère. Lucien, en revanche, était complètement inventé. C'est pour ça que je me suis senti plus libre avec lui : son look, sa banane, etc. ”



TRES BON ARTICLE pioché sur http://blogs.rue89.com/rhythmnbulles  avec L'EXCELLENT MARGERIN, et mon héro de BD : LUCIEN.


Trente ans que Margerin s'interdisait comme titre d'album « La Bande à Lucien », à cause de la chanson homonyme de Renaud. Du temps a passé, et bien que sa passion du rock et de la moto n'ait pas pris une ride, Margerin n'a pas hésité à faire grisonner la banane et les tempes de son personnage favori, qui nous fait toujours twister de rire.

Débarquant dans l'impasse où se situe son atelier, une batterie aux rythmes hasardeux résonne. Margerin serait-il en train de répéter avec Los Crados, le groupe dont il était percussionniste dans les années 70 ? Ou avec Dennis Twist, qu'il monta dans les années 80 avec d'autres amis dessinateurs ?
A la porte, un petit mot : « La sonnette ne marche pas, frappez fort. » Peu de chance qu'on m'entende avec tout ce boucan.

Il m'ouvre et m'explique, tutoiement oblige, que ce sont les jeunes patients de l'hôpital psychiatrique collé à l'atelier qui jouent. « Ils sont sympas, je dessine parfois dans leur fanzine. » J'entre dans l'antre, éden du nerd tendance vintage, capharnaüm digne de ses planches : disques vinyles en pagaille, personnages de BD sculptés, vieilles cartes postales, voitures miniatures, affiches de concerts, guitares acoustiques, électriques ou en plastique. Une vraie moto au siège léopard est accrochée au mur.
A l'extérieur, la batterie s'est tu. Le temps d'installer ma caméra, Margerin pimente le silence d'un air de petite guitare.

« Rire de ses propres galères »
« C'est bon, ça marche ? » J'ai un problème de micro, j'essaie de ne pas trop transpirer.
« Mes personnages sont souvent en galère, je me demande si ce n'est pas pour ça que les journalistes qui m'interviewent ont des problèmes techniques ! »
Plus mes câbles s'emmêlent, plus la situation est burlesque. :
« Souvent le ridicule fait mal. On n'a pas toujours la force de rire des situations pénibles quand elles vous arrivent. Et puis avec le recul, on s'en amuse. Ça fait des trucs à raconter ! C'est une matière inépuisable pour mes personnages. »
Margerin, expert ès galères ?

« Je ne traîne pas qu'avec des bananeux »
Lucien et ses potes ont pris de la bouteille, ils n'en restent pas moins de sympathiques galériens. Ils ont vieilli, mais n'ont pas mûri pour autant. Qu'ils soient restés scotchés à la musique et aux fringues de leur jeunesse les rend plus décalés que jamais. :  « Lucien écoute toujours Les Chaussettes Noires, les premiers Johnny, Les Chats Sauvages. Des groupes moins connus, aussi, comme Dany Logan et les Pirates, Danny Boy et ses Pénitents. Et le rock des origines : Eddie Cochran, Gene Vincent Buddy Holly, Chuck Berry. [...]
La musique punk ? Les punks ont voulu casser les codes du rock. Pour Lucien, c'est un crime de lèse-majesté. Il est effectivement très attaché à sa bande de bananeux. Mais c'est de la caricature. Moi, je suis un peu plus loin de tout ça. Souvent on m'invite à des fêtes rockabilly, organisées par des mecs à banane et à rouflaquettes. Je les trouve très sympas, mais je ne traîne pas qu'avec ce genre de gars. Je suis ouvert à d'autres musiques, d'autres familles. »


A 20 ans, d'ailleurs, Margerin était plus cheveux longs et pattes d'eph que banane et blouson noir.

« Je voulais parler d'aujourd'hui »
Faire vieillir la bande à Lucien semblait nécessaire à Margerin. :
« J'ai mis Lucien de côté pendant huit ans pour me consacrer à un autre personnage, Momo le coursier. Ça se situait dans les années 2000, je voulais parler de la banlieue actuelle. Quand je suis revenu à Lucien, j'avais l'impression de retourner dans les années 80. Trop rétro. Je voulais parler d'aujourd'hui et des choses que j'avais connues, comme la paternité. J'avais aussi envie d'évoquer le fait que quand on reste jeune dans sa tête, on a les mêmes délires qu'à 20 ans… Sauf qu'on est rappelé à l'ordre, par ses artères ou le regard des autres. Tu rentres dans une boîte où il n'y a que des jeunes, à mon époque ça choquait, on se disait : “ Qu'est-ce qu'il fout là, c'lui-là ? ”
Bref, en faisant vieillir Lucien, je me rapproche de lui, lui se rapproche de moi, on redevient en osmose. »

Le côté marginal de la bande prend avec l'âge un autre relief. L'humour émerge différemment qu'à l'époque. Les filles ? Plus difficile de draguer à 55 ans qu'à 25. La retraite ? Lucien et Gillou aimeraient cesser toute activité, mais n'ont jamais bien saisi le système des cotisations. « Bon ben la retraite c'est pour les bourgeois, nous on mourra la guitare à la main ! ».
L'alcool et les clopes ? Ricky en a peut-être trop abusé pour continuer de vivre avec la même insouciance. La musique ? Dans « Tchao Tympans », dont le jeu de mots évoque la pluvieuse banlieue d'une époque ciné-révolue, les décibels accumulés ont rendu Lucien sourd. La bande à Margerin accuse un âge dont on aime rire, tant que la santé et l'amitié tiennent le coup.
Faire évoluer la bande à Lucien n'a pas empêché Margerin de conserver le même trait : “ Un style, c'est comme une écriture manuscrite : difficile de s'en débarrasser. ”
Pareil pour les nez, qu'il cultive de rondeurs diverses chez les hommes, pointues chez les femmes :
“ Y a le nez de la brute, également, un peu cassé, et le nez de Gillou, qui remonte. En humour, si tu forces pas sur le nez, tu deviens vite réaliste, c'est moins drôle.”

Quant aux personnages, il conserve pour eux une tendresse toujours aussi colorée :
“ Au départ, Lucien était un one-shot, pour un spécial rock de Métal Hurlant. Je ne me suis pas pris la tête. Mon grand pote de l'époque s'appelait Richard, c'est devenu Ricky. Et puis je connaissais un groupe : Ricky Baulieu, que j'ai changé pour mes histoires en Ricky Banlieue. Riton était le bassiste. Et Gillou, c'était mon frère. Lucien, en revanche, était complètement inventé. C'est pour ça que je me suis senti plus libre avec lui : son look, sa banane, etc. ”
Inspiré par ses potes, influencé également par les auteurs et personnages qu'il admirait étant môme : “ Lucky Luke, Astérix, Tintin, Gotlib, Spirou… Plus tard, c'était Robert Crumb et Gilbert Sheldon. La bande dessinée franco-belge des années 60 revisitée par l'underground américain, quoi. Mais on ne ressent pas directement ces influences dans mes dessins, je ne suis pas le fils spirituel de l'un ou l'autre. Y a un peu de Dubout aussi, dans les détails surtout. ”
“ Je n'ai pas envie de faire finir Lucien à l'hospice ”

Verra-t-on un jour Lucien ridé comme le grand-père des Simpsons ?
“ Lucien ne se comportera pas avec ses petits-enfants comme avec ses enfants. Oui, j'aimerais qu'il devienne grand-père. Après, je n'ai pas non plus envie de le faire finir à l'hospice. Des gens aimeraient aussi le revoir jeune, par le miracle des flashbacks. Je me tâte. Je n'ai pas de projets à long terme.
Pour l'instant, je fais un break, je travaille sur un album dont le fil rouge sera la Harley Davidson, sur un scénario de Marc Cuadrado. Je mets Lucien de côté cette année, je recommencerai à y penser après. ”Aux éclats de rire que procure la lecture de cet album, on se dit que le “banana strip” made in France a de beaux jours devant lui.


LA FANETTE de Jacques BREL

vendredi 14 octobre 2011

LE BLOUSON MJ STAR de JAPA_1984

publicité retrouvée dans un vieux magazine PREMIERE de 1984 ! le blouson MJ star !!

le vrai blouson...

Romane & Renaud : Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve.


Elle revient sur son histoire avec le chanteur et s’explique sur leur séparation, alors que sort son troisième album. Une artiste désormais décidée à voler de ses propres ailes.


Alors qu’elle est fraîchement divorcée du chanteur Renaud, son nouvel album, Ailleurs, sort jeudi. Romane Serda, 40 ans, est bien consciente de cette position difficile. « J’ai peur qu’on me maudisse d’avoir voulu qu’on se sépare, explique-t-elle. Vu de l’extérieur, ça fait la nana qui s’est fait pistonner et puis qui se barre. Vu de l’intérieur, ce n’est pas tout à fait comme ça… »

Retour en arrière : au début des années 2000, Renaud n’était que l’ombre de lui-même. Un fantôme bouffi d’alcool, un pilier de comptoir au bout du rouleau, à court d’inspiration. Puis, d’un coup d’un seul, il est revenu avec un nouvel album intitulé Boucan d’enfer, une tournée triomphale à travers toute la France et le tube Manhattan-Kaboul. Derrière cette renaissance, cherchez la femme. Elle s’appelle Romane Serda, ils se sont rencontrés à La Closerie des Lilas, à Paris. Longue silhouette blonde, elle l’accompagne alors partout, le soutient, lui donne un fils, Malone, né en 2006. Elle a chanté, aussi, au fil de deux disques auquel a participé son mari, lui offrant par la même occasion le duo Anaïs Nin. « Même si je chantais avant de le rencontrer, c’est vrai qu’il m’a beaucoup aidée, assure-t-elle. Ses chansons, ce sont des cadeaux. Travailler ensemble était pour moi un choix évident. »

Du côté des fans « hardcore » de Renaud, la pilule ne passe pas. Ils pointent la différence d’âge, l’accusent de profiter de la situation et de la notoriété de son futur ex-mari. Avec la parution de ce troisième album – qu’il a lui même financé –, ça ne va pas s’arranger. Elle le sait, et se sent tenue de se justifier : « La vie n’est pas blanche ou noire. Je suis pleine de tendresse pour lui et je serai toujours là. On se voit tous les jours avec le petit, ce n’est pas la guerre. Il se trouve qu’il va mal et ce n’est pas à cause de moi. »

Autodestruction

Bref, Renaud a replongé dans ses idées noires, ses dérives éthyliques, ses tourments. « Je n’y arrive plus, explique-t-elle, je ne peux plus rien faire. Je suis inutile. On dirait qu’il veut se détruire et je n’ai plus la force de l’accompagner dans son autodestruction. » Elle prévient cependant : ce n’est pas en clamant ici et là que le chanteur est alcoolique que ça va s’arranger. Non, il faut le laisser en paix, le laisser tranquille. Constatant que « l’arrivée d’un enfant n’a rien changé », elle lui souhaite de « tomber amoureux. » Elle poursuit : « Ça pourrait peut-être le transporter ailleurs que dans ses maux. Ça fait onze ans qu’on se connaît, ça a été une lutte de tous les jours pour qu’il aille bien. Maintenant, j’ai le petit et j’ai besoin de dormir, de me réveiller le matin, d’être en forme, d’être joyeuse. De passer à autre chose. Je ne veux pas être responsable de tout. »

Alors, dans ce disque conçu entre Londres et Paris, elle a choisi de faire fi de toute cette tristesse sur fond de pop anglaise des années 1960, en compagnie de complices tels les paroliers Jean Fauque ou Boris Bergman. « J’avais envie de quelque chose de léger, mais avec des mots graves. J’avais envie de joie et bonne humeur. » Ça ne l’empêche pas, dans la chanson O Oh !, de clamer : « Comment ça fait quand tu ne te plais plus au fond du miroir / Comment ça fait quand il te fait un portrait plutôt noir / Tu vas où quand tu t’absinthe/loin. » Comme une ultime bouteille jetée à la mer.

source
http://www.francesoir.fr/people-tv/people/romane-serda-sa-vie-sans-renaud-146633.html



Alors que l'alcool détruisait sa carrière et sa vie, Renaud témoignait dans Match en 2004 de son retour à la vie grâce à Romane, son nouvel amour. Le miracle...

Interview Catherine Tabouis - Paris Match

Paris Match. Renaud a-t-il tué le renard ?

Renaud. Romane a tué le renard. Renaud aussi, j’y ai mis du mien, mais c’est essentiellement grâce à elle que j’ai réussi. Grâce à son amour. Le renard est mort et enterré depuis quelques années. Romane a connu le renard mais voyait le Renaud caché derrière. Cela fait près de cinq ans qu’on se connaît avec Romane. Au début, nous avions des relations amoureuses occasionnelles. On ne se voyait que de temps en temps. J’étais encore dépendant du pastis et ce poison me détruisait. Mais avec Romane, j’étais plutôt tendre, amoureux, gentil. Et puis, un jour, les choses se sont concrétisées. Nous sommes partis en vacances ensemble, et là je me suis dit : je ne peux plus vivre sans elle, ni passer une nuit sans elle, ni une journée. J’ai alors quitté mes vieux démons anisés et ce fut le début de ma renaissance.

Aujourd’hui, vous vous êtes débarrassé de tous vos poisons ?

Je ne bois plus, je fume raisonnablement, cinq cigarettes par jour, et, au réveillon de Noël, j’arrêterai définitivement. Pourtant, je suis un sérieux intoxiqué depuis trente ans avec trois paquets par jour.

Ce démon de l’alcool n’est donc plus au-dessus de votre tête ?

Plus du tout. Je ne sais pas si j’étais vraiment un alcoolique. J’étais un pochetron. Je ne sais pas s’il y a une différence... Ce dont je suis sûr, c’est de ne pas avoir d’addiction, de manque.

On n’est jamais à l’abri de replonger...

Je peux boire un pastis une fois par semaine en apéritif sans aucun problème et surtout ne pas avoir envie d’un deuxième verre. Je peux aussi boire trois verres de vin à table sans aucun souci quand l’ambiance est conviviale. Je suis débarrassé de cette dépendance.

Vous avez tout essayé pour vous en sortir ?

Essayé quoi ? La psychanalyse, l’inquiétude que procurent les examens médicaux et autres... J’ai entendu des amis médecins me dire : “Continue comme ça, dans deux ans tu es mort.” Ça refroidit, mais j’étais dans un tel cycle d’autodestruction que je n’avais pas peur. C’était presque un suicide à petit feu que je voulais. Je n’avais pas le courage de me tirer une balle dans la tête. Je voulais mourir lentement, me détruire. Ajouté à cela, plus aucune inspiration pour mes chansons, j’avais donc l’impression de ne plus exister. Ni médiatiquement ni artistiquement ; je perdais mon identité. Heureusement, j’avais l’amitié autour de moi, ma famille, ma fille. Mais dans l’état dans lequel j’étais, personne ne pouvait rien pour moi. Sauf moi-même.

Lolita, votre fille, vous a aidé à sortir de ce calvaire ?

Ma fille était attristée par l’état dans lequel je me mettais et de la peine que je faisais à tout mon entourage. Elle était malheureuse comme tout... Lolita est la chair de ma chair, le petit trésor de ma vie, l’amour d’un père pour sa fille c’est indestructible, cette épreuve a été dure pour elle mais elle a toujours été là. Comme sa maman.

Donc un matin, on se réveille et on se dit : j’arrête.

J’ai eu la chance d’être sauvé par l’amour. Romane a bouleversé ma vie. Je suis un nouvel homme.

«J'ai vu arriverRomane... Le coup de foudre!»

Vous sentez-vous fragile ?

Je n’ai jamais été quelqu’un de très fort, ni sûr de moi. J’ai des doutes, j’ai une espèce de mal de vivre et d’angoisse de l’avenir, de la mort, de la maladie, de la vieillesse et du temps qui passe. Comme tout le monde... je pense. Aujourd’hui, ma vie est tellement remplie d’amour que cela chasse toutes ces angoisses.

Il y a cinq ans, votre vie bascule...

Romane débarque à La Closerie des Lilas, accompagnée d’un type d’une maison de disques que je connaissais de vue, un copain de Roda-Gil avec qui j’étais. En train de m’allumer la tête gentiment au pastis. J’ai vu arriver cette merveille, parce que Romane est une beauté resplendissante, éblouissante.

Et là le flash, un vrai coup de foudre ?

Ah oui ! Bonjour, qui êtes-vous ? Ah ! vous faites de la chanson ? Je peux écouter ? On me donne son C.d. de maquette que j’ai écouté le lendemain. Je n’ai pas eu le déclic tout de suite car c’était des chansons en anglais. Mais surtout, au dos de ce C.d., il y avait son e-mail. J’ai pris mon ordinateur et j’ai commencé à lui envoyer des messages... tendres. J’ai aimé sa voix, bien sûr, mais je suis plus chanson française que rock anglais ! Beaucoup plus tard, j’ai écouté ses nouvelles chansons en français, j’ai bien aimé mais elle travaillait avec un musicien qui exigeait d’elle l’exclusivité comme auteur-compositeur et réalisateur sur trois albums. Autant vous dire qu’elle ne pouvait pas accepter d’être prisonnière. Mais parmi ses chansons, un ou deux titres ont suffisamment émergé et je me suis dit qu’il y avait un potentiel. Plus tard, elle a écrit ses chansons, on en a écrit deux ensemble, je l’ai mise en relation avec quelques auteurs-compositeurs de mes amis, tout ça en collaboration avec elle et en la laissant libre de ses choix. Quand elle a eu ce qui nous semblait une douzaine de vraies belles chansons, elle est entrée en studio à Bruxelles pour enregistrer.

Revenons à cette première rencontre...

Elle accepte de me revoir. On boit un verre ensemble et après c’est le début d’une opération de séduction, de charme. On se revoit, on s’aime en vivant toujours séparément.

«Je ne pouvais plus concevoir ma vie sans elle»

L’état dans lequel vous vous trouviez à cette époque-là ne vous faisait pas honte ?

Devant elle, j’évitais de me mettre minable, je buvais raisonnablement. Romane était évidemment attristée de me voir dans cet état-là. Elle a fait partie des gens qui ont essayé de me sortir de cet enfer. Et puis voilà, le temps a passé. Au bout de deux ans, on a arrêté de se voir. Et puis, un jour, nos chemins se sont recroisés. En la revoyant, je me suis dit : comment n’ai-je pas réussi à garder cette femme ? J’aurais dû lui prouver mon amour mieux que je ne l’avais fait. Cette fois, j’ai eu envie de vivre avec elle. Toute ma vie ! Nous sommes partis quatre jours en vacances dans le Sud. A partir de ce moment-là, je ne pouvais plus concevoir ma vie sans elle. Jour et nuit. J’aime cette femme au-delà de tout.

Votre amour pour Dominique, la mère de Lolita, était encore très présent et vous étiez surtout l’homme d’une seule femme... disiez-vous avant votre rencontre avec Romane...

Oui, j’étais dans une logique un peu romantique où j’imaginais que j’étais l’homme d’une seule femme et que je vieillirais et mourrais avec mon chagrin d’amour sans plus jamais aimer quiconque. Il s’avère que la vie est bien faite et vous apporte des surprises. On a droit à une seconde chance. Mon histoire avec Dominique, je ne la renie pas, c’était une belle histoire, une histoire d’amour. C’est la mère de ma fille. Aujourd’hui, je suis heureux parce qu’on a des rapports amicaux, fraternels, affectifs et, en plus, elle s’entend bien avec Romane.

Romane, qu’a-t-elle de plus que les autres ?

D’abord, je trouve que c’est la plus belle femme de France, et comme les femmes françaises sont les plus belles du monde, Romane est donc la plus belle femme du monde. Elle a du talent, un professionnalisme, un charisme à vous couper le souffle. Une grâce dans son métier. Elle a été comédienne, elle a le sens des projecteurs, elle a une aisance incroyable et elle est d’une photogénie éblouissante. Et puis, elle est tendre, douce, drôle, intelligente ! Dans la vie, c’est une petite fille qui a toujours besoin d’être rassurée. J’essaie d’être son ami, son papa, son mari, son producteur, son Pygmalion, sans l’étouffer.

Comment voyez-vous la vie à deux ?

Pour moi, le couple, c’est quelque chose de solide, de durable, c’est la fidélité, la mienne lui est acquise et la sienne m’est acquise. C’est l’amour dévorant, brûlant, nuit et jour. Et ça finit toujours par un mariage !

Vous l’avez déjà célébré cet été à Las Vegas ?

C’était un mariage symbolique, pas tout à fait officiel. On se mariera bientôt devant monsieur le maire du XIVe.

Romane a 33 ans, un bel âge pour être maman…

C’est une femme. C’est normal qu’elle ait envie d’un enfant. A partir du moment où l’on vit ensemble et qu’on a la certitude que cela dure toute une vie, c’est un projet évident. Surtout que j’ai une passion pour les enfants.

Cet album est une belle histoire d’amour…

Complètement. J’en suis un peu le parrain. Mais je n’ai pas produit le disque par amour pour Romane, même si je sais qu’en le faisant je l’ai rendue heureuse. Je l’ai fait par passion artistique. Je lui ai ouvert quelques portes. Uniquement parce que j’y crois très fort.

Didier Varrod écrit que Romane peut prétendre appartenir à la famille de Françoise Hardy. C’est-à-dire ?

En tant que chanteuse élégante, classieuse. Elle n’est pas une poupée Barbie, pas une Star Ac, pas un produit fabriqué. C’est mieux d’être comparée à Françoise Hardy qu’à toutes ces gouailleuses actuelles.

C’est un rêve qui se réalise pour Romane...

Romane a une passion pour la chanson depuis vingt ans. Elle a fait ses premières armes dans les bars, les lieux à chansons... Elle compose, elle a appris la guitare, le solfège, elle a pris des cours de chant, elle a travaillé avec d’excellents musiciens anglais. Elle le mérite, je suis étonné qu’elle n’ait pas fait d’album avant. Elle en a autoproduit un, en amateur, avec son groupe, Romane’s, des musiciens devenus amis qui faisaient ça par passion et qui croyaient en elle. Mais sans maison de disques ! C’était le dur apprentissage, les années galères qui enrichissent et t’apprennent le métier. J’ai eu la chance d’être le premier à la signer. J’en suis heureux. Je l’ai présentée à ma maison de disques. Ce n’est pas tout de produire, il faut une maison de disques qui distribue. J’ai facilité le premier rendez-vous, c’est tout.

«Une nuit sans elle estinconcevable. Notre couple est fusionnel»

Et vos projets à vous ?

Je dois faire un album d’ici à un an, un an et demi. Le problème, c’est qu’on doit harmoniser nos plannings. Je n’ai pas envie d’aller chanter à Angoulême quand elle sera sur scène à Toulouse. Ça va être coton ! Pour l’instant, je consacre quelques heures par semaine à l’écriture. Toute l’année, Romane sera occupée par la promotion de son album et par des concerts à Paris et en province. Quand elle aura six mois de répit, je les mettrai à profit pour moi sans m’éloigner d’elle. Puisqu’une nuit sans elle, c’est inconcevable.

Vous êtes un couple inséparable !

Une demi-heure sans elle, je lui envoie un S.m.s. : “Reviens-moi vite, je suis mal, je souffre, je flippe...” C’est fusionnel.

Et cette nouvelle coupe de cheveux ?

On était aux Etats-Unis, je feuilletais un magazine et je suis tombé sur la photo d’un top model qui avait une coupe de cheveux qui lui allait à merveille. Je me suis dit : je ne suis pas aussi beau que lui mais peut-être, avec la même coupe, pourrais-je m’en approcher. Cela faisait trente ans que j’avais les cheveux longs, filasses, la frange à 50 balais un peu grotesque, coiffé comme Dave ! J’ai demandé à Romane ce qu’elle en pensait : “M’aimeras-tu encore si j’essaie ?” Elle m’a dit oui. Et voilà ! Je suis allé dans le salon de coiffure à 10 balles dans le hall de l’hôtel.

Le nouvel homme que vous êtes arrive-t-il maintenant à se regarder dans un miroir ?

Non, toujours pas. Je me vois défiguré par ces cernes abominables. Mon miroir, c’est Romane. Si elle me dit que je suis beau dans ses yeux, je me sens beau.

Elle vous a transformé sur tous les plans, et vous, faites-vous attention à son image ?

Je suis un mari jaloux et possessif. Je suis jaloux même quand elle câline trop notre chien, c’est vous dire. Mais elle l’est autant que moi, alors ça s’équilibre. Les petits soucis que cela provoque se règlent toujours dans la sérénité. Quant à son look, c’est vrai que je suis très regardant : ce n’est pas son genre d’être une bimbo, d’être provocante, elle est naturellement sexy, même en col roulé. J’avoue que je peux chipoter sur la hauteur d’un décolleté. Mais ça se passe plus dans le rire que dans le conflit. Des gens disent, par exemple, que sa voix est sexy, d’autres qu’elle a une voix érotique, ou que c’est la nouvelle Brigitte Bardot. C’est peut-être flatteur, mais moi, je n’ai pas envie qu’elle soit l’objet de fantasmes pour les mecs. Romane est très prude et très consciente de l’image qu’elle a envie de donner d’elle.

Comme le dit votre chanson “P’tit pédé”, il n’y a que l’amour qui guérit tous les maux...

J’avais raison d’écrire ça et d’y croire. Je suis la preuve vivante que le chagrin d’amour ne dure pas toute une vie ! On peut tous se relever si on en a l’envie, la force et qu’on sait saisir la chance qui se présente parfois. Romane est mon présent et mon avenir.



http://www.parismatch.com/People-Match/Musique/Actu/Renaud-sauve-par-Romane-341401/



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