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samedi 15 janvier 2011

FRANCOIS XAVIER BAGNOUD


voici un article très intéressant sur François Xavier BAGNOUD, pilote d'hélicoptère sur le Dakar en 1986. Tous les ans, la presse rend hommage à Balavoine et Thierry Sabine, mais il ne faut pas oublier ceux qui étaient aussi dans l'hélicoptère.
IL Y A 25 ANS, LA MORT DU PETIT PRINCE

FRANCOIS-XAVIER BAGNOUD Le fils d'Albina du Boisrouvray et de Bruno Bagnoud trouvait la mort au raid Paris-Dakar le 14 janvier 1986. Ses parents nous parlent de lui et de l'association portant son nom.

Ils vivent avec le drame de sa disparition depuis un quart de siècle. Tous deux disent penser à lui chaque jour, à de nombreux instants. Albina du Boisrouvray et Bruno Bagnoud, les parents de feu François- Xavier, ne sont plus les mêmes depuis la mort de leur fils, le 14 janvier 1986.

Le jeune homme de 24 ans pilotait alors un hélicoptère du Paris-Dakar, avec notamment à son bord l'organisateur très médiatique de la course Thierry Sabine et le chanteur français Daniel Balavoine. Tous les occupants de l'appareil sont décédés ce jour-là. Il y a aujourd'hui un quart de siècle. «C'est à la fois beaucoup et peu. J'ai l'impression que c'était hier», raconte Bruno Bagnoud. «Un quart de siècle déjà. C'est une étape. Mais j'ai un rapport étrange avec le temps depuis que François-Xavier est parti. C'est comme si le temps s'était figé à ce moment-là. Je ne le vois pas passer», souligne Albina du Boisrouvray.

Un lien invisible
Tous deux ont appris peu à peu à vivre avec la douleur de la perte de leur fils. Même si le drame est toujours très présent. «C'est un tel choc qu'on ne pourra jamais l'oublier», souligne le patron d'Air-Glaciers. L'homme avoue d'ailleurs maintenir en quelque sorte le contact avec son fils disparu. «Quand j'ai de grandes décisions à prendre, je lui demande ce qu'il ferait à ma place. Et j'écoute mon ressenti.»

Pour lui, le lien des vivants avec l'au-delà est une certitude. «Au fond, avec l'Association François-Xavier Bagnoud, nous avons monté beaucoup de choses qui sont un peu le lien avec l'au-delà. Comme l'observatoire de Saint-Luc par exemple. Depuis ici, on voit l'étoile et peut-être où on ira.»

Depuis la disparition du «petit prince des montagnes» - comme il était surnommé de son vivant -, Albina du Boisrouvray et Bruno Bagnoud ont décidé de créer une association du nom de leur fils. «François-Xavier était tellement généreux, il ne cessait de sauver les gens, c'était un être de lumière. Aider les plus pauvres était une façon de continuer ce qu'il avait entrepris», souligne Albina du Boisrouvray.

Et d'ajouter que c'est une manière aussi de «vivre avec cette douleur, de l'apprivoiser au quotidien.»

Aujourd'hui, François-Xavier Bagnoud aurait eu 49 ans. Mais, pour sa maman, il restera à jamais un jeune homme de 24 ans, en pleine fleur de l'âge. «C'était un être avec une telle énergie?»

Même sentiment pour Bruno Bagnoud, heureux que son fils ait vécu «la plus belle partie de sa vie». «Il a réalisé ce qu'il a voulu, n'est pas entré dans le drame de la vieillesse où on peut devenir aigri, avoir des soucis de santé. Il a eu le bon côté de la vie. Pour les parents, c'est une petite consolation. Parfois, des gens me demandent pourquoi je l'ai laissé aller là-bas, au Dakar, mais je n'avais aucune raison de l'en empêcher. C'était une preuve d'amour, de confiance», souligne Bruno Bagnoud.

C'était son heure
L'homme est persuadé que chacun a son heure pour rejoindre l'au-delà. «Sinon comment pourrait-on expliquer que dans telle ou telle situation, une personne meurt et l'autre pas? Ça devait arriver.»

Au Paris-Dakar, François-Xavier Bagnoud a rencontré son destin. Sa maman en est également persuadée. «Il y avait tellement d'obstacles pour qu'il participe à cette course et il a quand même fini par y aller, ce n'est pas un hasard.»

Depuis 1986, les 14 janvier ne sont cependant pas faciles à vivre pour Albina du Boisrouvray. «Cela dépend des années. Parfois, je le vis mieux que d'autres. Notre merveilleux curé Fellay m'avait dit un jour qu'au lieu de regretter que les années passent et que je laisse François-Xavier derrière moi, je pouvais me dire que les années qui passent me rapprochent de lui. C'est une jolie vision des choses...»

Pour apaiser un brin sa peine, Bruno Bagnoud se dit persuadé que les personnes actives disparaissent jeunes. «C'est une constatation que j'ai faite après avoir perdu plusieurs êtres chers. Et François-Xavier était très actif. Par exemple, je me souviens que lors- qu'on descendait de Crans à 6 heures du matin, il était déjà plongé dans un livre.»

Lui qui observe souvent le ciel se rappelle aussi que son fils et lui parlaient parfois de leur envie commune d'aller sur la lune. «Un jour qu'il était en Amérique, il m'avait dit que s'il y avait des billets pour aller sur la lune, il en achèterait de suite.»

Depuis vingt-cinq ans, le petit prince des montagnes vit parmi les étoiles.

Sources : Auteur : Christine SAVIOZ
http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/valais/il-y-a-25-ans-la-mort-du-petit-prince-9-243084

Commentaire de freemind - vendredi 14 janvier 2011, 13:29
J’ai aussi souvent des pensées pour FXB : quand je vois sa photo au café de l’aéroport, ou quand un hélico arrive sur les pistes pour un sauvetage entre autres, je comprends et participe spirituellement à leur douleur de la perte du Petit Prince.
J’ai une licence de « pilote privé », je l'ai faite aux USA, FXB fut, comme il est dit dans la théorie de cette licence, victime du syndrome de la "gettheritis", cela signifie qu'il faut à tout prix partir, à tout prix voler, quel qu’en soit les conditions : météo, conditions et capacité des machines, capacités humaines, etc., etc., dû à des pressions de tous côtés.
L’affirmation qu’il fut la victime de ce syndrome je l’ai lue dans la presse des dires mêmes de son père.
Si au moins sa disparition pouvait servir de leçon pour tous les pilotes, les décisionnaires ou des passagers eux-mêmes. Malheureusement, ce n’est pas le cas,

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