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mardi 2 mars 2010

PORTRAIT D'UN FAUX MECHANT*


2 mars 1991, En fin d'après-midi, Lucien Ginzburg, alias Serge Gainsbourg, est victime d'une crise cardiaque à son domicile parisien rue de Verneuil. Personnage cynique et souvent décrié pour ses propos provocateurs "L'Homme à la tête de chou" comme il se qualifiait lui-même considérait la musique comme un art mineur. La grande frustration de sa vie sera de n'avoir jamais été un grand peintre. Compositeur pour lui mais aussi pour les autres (Adjani, Bardot, Birkin, Gall ou Gréco) il laisse à sa mort un répertoire d'une richesse incroyable. Lors de son enterrement au cimetière Montparnasse, Catherine Deneuve lira les paroles de la chanson "Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve".


Lucien Ginsburg est né le 2 avril 1928 à Paris.

Fils d'immigrants russes juifs, il rêva d'abord de devenir artiste-peintre. Par la suite, il devint célèbre en tant qu'auteur-compositeur-interprète et toucha à de nombreux styles musicaux, mais aussi au cinéma et à la littérature. Ses débuts sur scène ne furent pourtant pas aisés, en raison de son physique difficile. Toute sa vie, Serge Gainsbourg souffrit de ce sentiment de rejet et de cette image que lui renvoyait son miroir.


Durant la guerre, Lucien Ginzburg est obligé de porter l'étoile jaune (« Une étoile de shérif », dira-t-il plus tard par dérision, ou "Je suis né sous une bonne étoile ... jaune").

Il devra même se cacher trois jours durant dans une forêt tandis que les SS recherchent les Juifs. La famille se réfugie en province, dans un village de Haute-Vienne.

De retour à Paris après la libération, la petite famille s'installe dans le XVIe arrondissement de Paris. Il s'inscrit alors aux Beaux-Arts. Il rencontre là en 1947, Élisabeth Levitsky qui devient sa compagne jusqu'à leur mariage le 3 novembre 1951

Jusqu'à l'âge de trente ans, Serge Gainsbourg vit de petits boulots mais son activité principale est la peinture. Il abandonne rapidement la bohème pour devenir crooner de piano-bar dans les casinos de la côte où il joue dans des boîtes parisiennes.

Il a une révélation en voyant Boris Vian au Milord l'Arsouille, qui écrit et interprète des textes provocateurs, drôles, cyniques, loin des vedettes du moment

Plus tard, engagé comme pianiste d'ambiance par Francis Claude, directeur artistique du cabaret, Serge Gainsbourg accompagnera à la guitare la chanteuse Michèle Arnaud

Michèle Arnaud sera d'ailleurs la première interprète de Serge

C'est là qu'il fait ses premières armes, compose de nombreuses chansons et même une revue musicale.

Lorsque l'époque des yéyés arrive, il est alors âgé de 32 ans, il n'est pas très à l'aise : il passe en première partie de Brel ou de Gréco, mais le public le rejette et les critiques, cruelles, se moquent de ses grandes oreilles et de son nez proéminent.

Il fera en 1964 quelques duos avec l'artiste Philippe Clay auquel il ressemble alors de façon troublante

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Stéphane Deschamps

Portrait d'un faux méchant est le titre d'une émission radio de Stephane Deschamps

Je ne peux pas parler de Gainsbourg sans parler de mon ami Dédèche (alias Stephane Deschamps) que j'ai rencontré en 1989 lors de ses émissions sur Radio Forum à Poitiers.

Fan de Gainsbourg et de radio, je ne pouvais qu'admirer Stephane qui avait réussi un de mes rêves d'ados : faire de la radio. Nous sommes toujours restés en contact.


Depuis 1990, Stéphane Deschamps n'a cessé d'accumuler les témoignages, de décrypter ses entretiens avec le chanteur, de poursuivre ses recherches en Gainsbourologie. Numéro spécial de la collection Ballade des Français, ce Portrait d'un faux méchant donne à entendre les grandes chansons de Gainsbourg, mais aussi les propos de l'auteur de La Javanaise et les témoignages inédits de Jane Birkin, Richard Bohringer, Eddy Mitchell, Juliette Gréco, etc.

Il a publié un livre sur Garou, Claude Nougaro et à co écrit un livre sur Gainsbourg avec Gilles Verlant

1 commentaire:

  1. Je préférais Gainsbourg à Gainsbarre, même si les deux univers furent tout aussi intéressants. Il avait l'art de faire des mélodies simples mais efficaces, des paroles aux jeux de mots et de maux ! Mais Il faut quand même souligner (chose qui n'est pas souvent mentionnée) que l'univers mélodique de Gainsbourg était aussi souvent lié aux sons et à l'ambiance de génie des cordes et de l'arrangement d'Alain GORAGUER, également compositeur de musiques de films et chef d'orchestre de Jean FERRAT et créateur du générique "gym tonic" devenu "118..218" ,écrit sur le pouce mais qui lui rapportera bien plus que la plupart de ses créations bien plus talentueuses.

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