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mardi 9 février 2010

Un groupe à la flamme inaltérable

Voici déjà quelques mois que The circle est dans les bacs, et pour l'instant, les critiques (en france) sont mitigées (comme d'habitude) et souvent subjectives (rock fm, groupe à gonzesses).

Les articles dans la presse se faisant rares, en voici un bon (encore plus rare) pioché sur le net.

BON JOVI, la communauté de l'anneau - Philippe Sarg

Jénzine Magazine N°19, Janvier-Février 2010

http://www.wikio.fr

Nous allons aborder aujourd’hui un style qui n’existe peut-être plus ou tout au moins plus étiqueté comme avant. Jadis, c’est à dire à l’âge de pierre pour nos ados, et dans les années quatre vingt pour les quadra, il existait dans le Hard-Rock une caste nommée Hard FM (ou Hard-Rock FM) qui passa sous le nom de A.O.R. (Adult Oriented Rock). Ses grands représentants se nommaient Foreigner (rappelez-vous "JukeBox Hero", "Waiting For A Girl Like You"), Boston, Night Ranger, Journey,... Bref, une pléiade de groupes qui avaient marié les riffs de Deep Purple, Led Zeppelin aux sonorités des Eagles, et autres Doobie Brothers. Un Hard-Rock pour les radios. A vrai dire, pour le fan de Hard-Rock que j’étais, il m’était difficile d’écouter leurs douces mélopées. Mais sans doute aussi parce qu’ils étaient Américains et, qu’en ces temps-là (1985), l’Amérique ne donnait presque plus rien.

Et puis un jour, il y a eu Bon Jovi. Le Hard-Rock FM tenait son empereur avec ce groupe qui déboulait. Du Hard-Rock FM, oui, mais du Hard-Rock avec des sonorités, des murs de guitares devant, un chant haut perché, et des musiciens laqués comme des tops-models mais honnêtes et qui transpiraient. Et puis il y a eu "Slippery When Wet" (l’album dont tous les mecs raffolaient à cause de la pochette), puis le magnifique "New Jersey", puis "Keep The Faith" et tant d’autres. Le Hard-Rock s’est mué en Big Rock au fil du temps. 'Bon Jovi is back and alive' comme on dit de l’autre côté de la Manche. Et si le blondinet était tout simplement revenu sans jamais nous avoir quittés ?

Jon Bon Jovi est peut-être à lui seul finalement le rêve américain des années quatre vingt. Né dans le New Jersey, il commence à treize ans à jouer du piano des reprises d’Elton John. Il forme son premier groupe à seize ans en reprenant des standards de Rythm & Blues. C’est le temps d’Atlantic City Expresway. Il jouait aussi dans les clubs du New Jersey sous l’appellation Jon Bon Jovi & The Wild Ones. En 1982, l’histoire est en route. La légende voudra qu’il enregistre une première maquette en faisant des pieds et des mains à un ingénieur son du studio dont son oncle est copropriétaire. Il paiera les frais de la maquette en balayant. Mais il ne se fait pas entendre et repart à enregistrer divers titres. En 1983, il participe à un concours de chant sur une radio libre Wapp et joue "Runaway". C’est Dave Sabo (futur Skid Row) qui tient les six-cordes. "Runaway" devient un tube pendant cet été là. Bon Jovi constitue son groupe avec David Bryan, Alex Jon Sutch, et Tico Torres (qui a joué avec des grands comme Miles Davis). La place du guitariste dans le groupe est instable et c’est un certain Ritchie Sambora qui s’y colle.

Le premier album éponyme sort, rapidement enflammé par la critique en 1984. Puis, en 1985, ce sera au tour de "7800° Fahrenheit", réalisé en trois semaines seulement. Le groupe monte en puissance. Superstar, Bon Jovi va le devenir en 1986 avec "Slippery When Wet", l’album majeur de sa carrière, suivi quelques temps plus tard de l’énorme "New Jersey" (1988) qui assoit le groupe au firmament.

Les années quatre vingt dix seront plus mouvementées pour le groupe. Départ, albums solo, et même rôle d’acteurs pour Jon. Bon Jovi ne sort pas de disques essentiels mais tout à fait corrects. En 1992, Bon Jovi prend tout le monde de vitesse avec "Keep The Faith", album ancré dans les années quatre vingt dix. Suivront "Crossroads" en 1994 et "These Days" en 1995, prouvant que le Rock de Bon Jovi est toujours vivant. Le groupe renoue avec le succès avec "Crush" en 2000 et avec le moyen "Bounce" la même année. En 2007, "Lost Highway" est à nouveau numéro 1 des ventes. Et de stades en stades, Bon Jovi revient désormais nous voir avec "The Circle".

Bon Jovi revient un peu chaque année nous chatouiller les oreilles. Cette fois-ci, avec ce nouvel opus tout juste paru avant fin 2009 et sobrement baptisé "The Circle", il nous prouve que son propre style musical (qu'on l'apprécie ou non) est toujours d'actualité et bien vivant. En attendant Juin 2010, période tant attendue où le groupe viendra fouler le sol Français à Bercy, partons à la découverte de "The Circle", onzième volet d’une discographie riche, Rock et variée. Bon Jovi (le dernier des Mohicans du Hard-Rock FM) est apparemment en forme et la tournée 2010 s'annonce déjà exceptionnelle. L'opus, paru chez le label Mercury, propose douze nouveaux morceaux. Même si l’album est tout juste sorti à l'heure où j'écris ces lignes, deux morceaux ont déjà été largement diffusés ; à savoir "We Weren’t Born To Follow", qui réalise un véritable carton, et "Work For The Working Man" joué en version acoustique. Le mystère plane quelque peu au dessus de l’opus... Il ne me reste donc plus qu’une seule chose à faire : l’écouter.

La pochette de "The Circle" est à l’image de Bon Jovi. Sobre et élégante, faite de cercles, elle représente un groupe. Que dis-je ? Un vrai groupe, et non pas des musiciens qui accompagnent une star. Elle s'avère donc très attirante et représente plutôt bien l'ambiance qui règne actuellement au sein de la formation. Nous retrouvons donc un Bon Jovi qui tourne à plein régime. Si vous l'aviez lâché après "New Jersey", vous serez alors ravi de retrouver le son originel qui a fait son succès. A cela s'ajoute toutefois une production plus étoffée et plus actuelle. Un passé qui refait surface, notamment de part la force de son single "We Weren’t Born To Follow" construit dans la plus grande tradition Hard-Rock FM. Celui-ci fait littéralement figure d’une leçon du genre et renvoi tous les artistes Pop-Rock au rencard. Dès les premières écoutes, c’est avec bonheur que nous pouvons vous dire que c’est le retour du bon Rock, version grand R majuscule. Les guitares de Sambora mitraillent tout ce qui bouge sur "When We Were Beautiful", morceau doté d'un tempo montant, progressif qui finit dans une apogée musicale. La voix est toujours là, aussi chaude, présente et puissante. "Work For The Working Man" vous rappellera sans doute un certain "Livin' On A Prayer", surtout à cause de son riff à la basse. Toutefois, il n’est ni son petit-frère, ni une copie conforme. Il demeure un véritable hymne taillé pour la scène. Nul doute : l’auditeur peut désormais apprendre par cœur les refrains qu’il chantera lors de la venue du groupe en France. Vous l'avez compris, Bon Jovi a décidé de mettre les bouchées doubles, de satisfaire tous ses fans et de se donner à fond sur cet album. On ne demandait pas mieux. "Superman Tonight" nous ramène un Bon Jovi que nous connaissons bien, à l’aise dans l'interprétation de chansons à situer entre ballades et Rock endiablé. Mais avec "Bullet", le groupe nous laisse assis par terre avec son introduction totalement martiale. Ritchie Sambora a, semble-t-il, mis de la nitroglycérine dans sa (ou ses) guitare(s). Il propose ici un riff taillé dans le plus dur de la pierre. L’artillerie lourde est donc lâchée. Le groupe rassure et nous prouve toujours sa grande capacité à se régénérer et se remettre en cause comme personne ne le ferait. Car Bon Jovi est ainsi. Il a toujours pris les médias à contre-pied. "Thorn On My Side" est clairement ce que l’on peut appeler un titre bonjovien par excellence ; construit et joué tout en respectant scrupuleusement le cahier des charges. Le quatuor montre ici que sa musique ne peut être uniquement jouée qu’à l'aide d'une mélodie efficace, de la force, de la poigne et de la puissance. Martelé par un refrain digne du groupe, le morceau prend une dimension véritablement Rock. Quant à "Live Before You Die", elle s'avère une vraie ballade Rock comme on les aime (surtout lorsque cela vient de Bon Jovi). Il en va de même pour "Broken Promise Land" et "Love’s The Only Rule", véritables brûlots chargés d’émotion et de sensibilité. Des titres essentiels et incontournables pour un digne album de Bon Jovi. "Happy Now" est également un titre Rock réussi dont s’entiche le quatuor dans sa plus grande tradition. "Learn To Love" est là pour nous rappeler que Bon Jovi, c'est aussi un grand groupe capable d’enregistrer de merveilleux titres acoustiques, puis de les tourner jusqu’à les amener dans un univers Pop-Rock magnifiquement maîtrisé.

Jovi, Sambora, Torres, et Sutch sont donc bel et bien de retour. Les hostilités commenceront bientôt dans l'hexagone. Il va sans dire que "The Circle" viendra gonfler un répertoire digne des dieux. Ce nouvel opus, et ses douze morceaux, prouvent à nouveau que Bon Jovi est toujours capable d'être aussi présent que lors de ses grands et premiers albums ("New Jersey", "Slippery When Wet", "Keep The Faith"). Tantôt Hard-Rock, tantôt Pop, tantôt Pop-Rock, il nous montre à nouveau une maîtrise parfaite dans les styles, la construction des morceaux, et les mélodies. La voix de Jon est à nouveau - comme à son habitude - en pleine possession de ses moyens. Il se perche encore assez haut au-dessus des murs de guitares, ingénieusement dressés par Ritchie Sambora, véritable homme orchestre de cet opus. L’auditeur retrouve ici un groupe à la flamme inaltérable. Son Rock est une véritable palette de couleurs, tant les ambiances et les univers qui y sont proposés sont variés. Le son et la production sont à nouveau à la hauteur. C’est un ensemble d’hymnes, de ballades, de standards qui font de "The Circle" un très bon album de Bon Jovi. Ce dernier qui revient nous resservir un Rock que nous avions bien besoin de réentendre par les temps qui courent. On soulignera au passage la qualité des textes, toujours positifs et agréables. "The Circle" n’est donc pas un album innovant, ni encore moins un album de rupture de style. Il n’en demeure pas moins un douzième tome tout à fait représentatif et rassurant de la musique que le groupe dessert avec excellence depuis des décennies, sans tromper ses fans ni son public. Les morceaux présents ici devraient s’intercaler parfaitement dans sa set-list magique. La machine Bon Jovi est toujours en marche et c’est tant mieux ! Chapeau bas messieurs. ••

Philippe Sarg

BON JOVI, la communauté de l'anneau

Jénzine Magazine N°19, Janvier-Février 2010

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1 commentaire:

  1. Merci pour m'avoir mentionné !!! Je suis philippe et très fier d'être ici sur ton blog merci beaucoup.

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