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lundi 28 décembre 2009

BONJOVI POUR LES NULS


Après une pause de presque trois ans, durant laquelle plusieurs membres ont travaillé sur des projets indépendants, Bon Jovi s'est réuni en 1999 pour commencer à travailler sur leur prochain album. Crush, sorti en 2000, et qui a été un énorme succès partout dans le monde, notamment grâce au single "It's My Life", écrit en collaboration avec le fameux producteur suédois Max Martin.

Cet album est rapidement devenu la plus grande réussite du groupe depuis Keep the Faith et a permis à un public plus jeune de découvrir Bon Jovi. La tournée, qui a débuté cet été-là, comprenait à l'origine une soixantaine de dates mais, à cause de la nouvelle popularité du groupe, a été étendue jusqu'à l'été 2001. Pendant cette tournée, un album reprenant quelques unes de leurs performances sur scène de l'ensemble de leur carrière est sorti, il s'intitule One Wild Night: Live 1985-2001. Le groupe fut très déçu de ne pouvoir réaliser un double-album couvrant bien mieux toute leur carrière, mais Universal mit son veto, arguant qu'un live, qui plus est double, ne se vend jamais bien.





mardi 22 décembre 2009

AMIGA CD32



En 1993 Commodore commence à galèrer sérieusement avec sa gamme d'ordinateurs Amiga (tout comme Atari). Ils décident alors de s'attaquer au marché des consoles dominé par la Megadrive et la Super Nes. Ils ont pourtant connu quelques échecs dans le passé avec le ridicule Commodore 64 GS en 1987 et le CDTV en 1991.

Ainsi va naître la console AMIGA CD32...

UN AMIGA 1200 SANS CLAVIER

Cependant Commodore ne se fatigue pas trop sur le coup : le CD32 est en fait un ordinateur Amiga 1200 sans clavier, et le lecteur de disquette est remplacé par un lecteur de CDRom. Le pad n'est pas du tout étudié pour le jeu vidéo et se révèle peu pratique.

Avec un processeur 68020 à 14Mhz l'Amiga CD32 propose dès sa sortie une technologie déjà en bout de course, beaucoup trop limitée pour la 3D. Et la Standard 3DO pointe le bout de son nez en 1993 avec des jeux "next-gen" proposant des graphismes très évolués en 3D texturée.

L'année 1993 est de plus une mauvaise année pour le jeu vidéo qui est en régression. Les « gamers » étant un peu perdu entre des micro-ordinateurs 16/32 bits en fin de vie, des PC offrants de bonnes capacités mais non adaptés pour les jeux type « arcade » et des consoles Megadrive et Super Nes qui restent sympathiques mais sans possibilités 3D.

A noter que la console peut lire les CD Audio mais cela reste un gadget sans intérêt. Elle ne lit pas les Video CD (le standard vidéo de l'époque) sauf en rajoutant une cartouche Full Motion Video.

Caractéristiques :

CPU : 68EC020 à 14.32 Mhz

Coprocesseurs : chipset AGA + Akkiko (pour la conversion des modes vidéo Bitmap PC en Bitplan Amiga)

RAM : 2Mo

ROM : 1 Mo FlashROM (Kickstart 3.1)

Son : 4 voies stéréo sur 8 octaves, PCM

Graphismes : de 320x200 à 1280x400 en 256 600 couleurs parmi 16 millions

CDROM x2 (300 Ko/sec)

Poids : 1,44kg

Taille : 31x31x8cm

Périphériques :

- Cartouche Full Motion Video (décompression MPEG 1)

- Clavier mécanique

- Lecteur de disquettes DD 880 Ko

LES JEUX

Les jeux proposés ne sont ni plus ni moins que des jeux Amiga 500 vaguement améliorés voire totalement identiques, qui bien souvent ne proposent pas un aussi bon gameplay que les jeux consoles… L’absence d’éditeurs japonais se fait cruellement sentir ! De même les capacités de stockage du CDRom ne sont pas réellement exploitées dans la plupart des jeux.

Il y a certes des adaptations de titres cultes sur Amiga comme Alien Breed, Defender of the Crown, Project-X, Zool, Frontier Elite, etc... mais qui n'offrent vraiment aucun avantage par rapport à la version micro. Et il faut dire que les jeux disquettes de l'Amiga ont été tellement piratés que peu de gens sont près à payer pour une version sur CD !

Le catalogue compte environ 200 titres.

lundi 21 décembre 2009

SIRIMA



J'ai mis en ligne une interview audio de sirima, voici le lien
Mise à jour : janvier 2012
Mon dieu que le temps passe vite, c'était comme si c'était hier, 20 ans déjà...
Sirima, la voix d'un tube "la-bas" de Goldman et d'un magnifique album trop méconu.


De mère française et de père sri-lankais, Sirima Wiratunga vécut son enfance au Sri-Lanka et son adolescence en Angleterre.

Elle fut marquée durant son enfance par la guitare de son père, la flûte en bois de son oncle, les percussions jouées dans les fêtes bouddhiques, les baïlas, la musique populaire et classique du Sri-Lanka, mais aussi par l'Église catholique et ses hymnes anglais chantés par les enfants srilankais.

Sirima quitta le Sri-Lanka pour l'Angleterre à l'âge de huit ans. Elle se réfugia dans la musique et chercha à retrouver tous les sons qui lui étaient familiers dans son enfance. Elle découvrit la pop-musique anglaise et se passionna pour les comédies musicales. Elle retrouva l'église catholique et forma un groupe folk avec ses sœurs.

Sirima quitta l'Angleterre pour la France à l'âge de 18 ans.
De 1982 à 1987, elle chanta dans le métro à la station de Châtelet-Les-Halles, elle chantait essentiellement des reprises de Joan Baez, de Paul Simon, de Barbra Streisand notamment "Memory" qu'elle interprétait d'une façon bouleversante. Elle avait une voix de cristal.



En 1986, elle fut remarquée par Philippe Delettrez (saxophoniste, compositeur, producteur...), qui connaissait Philippe de Lacroix-Herpin, alors le saxophoniste de Jean-Jacques Goldman. Celui-ci, qui venait d'écrire Là-bas, recherchait une interprète féminine pour ce duo. Pinpin (surnom de Philippe de Lacroix-Herpin) les mettra en relation.

Ayant écouté un enregistrement de sa voix, Jean-Jacques Goldman rencontra Sirima près de la station de métro du Châtelet, où elle chantait, et le personnage lui plut. Il lui fit faire un essai puis l'engagea.



Sirima était âgée de 23 ans quand sortit Là-bas, qui connut un succès commercial important. Elle fut cependant peu présente lors de la tournée de Jean-Jacques Goldman, travaillant sur un autre projet.

Sirima vivait une relation tumultueuse avec Kahatra Sasorith, musicien sans succès. Jaloux de sa célébrité naissante, Kahatra assassina Sirima à coups de couteau le 7 décembre 1989, moins de trois semaines après la sortie de A part of me.


Mise à jour : janvier 2012
J'ai mis en ligne une interview audio de sirima, voici le lien


merci à
http://www.sirima.net/une_partie_d_elle.html
pour les photos.

dimanche 20 décembre 2009

BENABAR



La rencontre après un show case chez Gibert Disques à Poitiers


L'affiché signée !=)

samedi 19 décembre 2009

MARILLION


Fondé en 1978 à Aylesbury (Buckinghamshire), le Groupe Néo-Prog se fait - dans un premier temps - appeler SILMARILLION... un nom inspiré d'une œuvre rédigée par JOHN RONALD REUEL TOLKIEN et qui retrace la Genèse, les Premiers Âges d'Eä (le Monde qui va servir de Théâtre à « Bilbo The Hobbit » / « The Lord Of The Rings »). Le terme sera rapidement raccourci à MARILLION... tandis que – artistiquement, parlé – le Band du charismatique Chanteur WILLIAM DEREK « FISH » DICK / du Guitariste STEVE ROTHERY / du Bassiste PETE TREWAVAS / du Clavieriste MARK KELLY et du Batteur MICK POINTER connaît - dès la sortie de « Script For A Jester's Tear », en '83 – un immense succès auprès du public... et de la Presse spécialisée. Avec FISH, le Band britannique commercialisera – encore – trois autres enregistrements-Studios (« Fugazi », « Misplaced Childhood », « Clutching At Straws »), deux Live (« Real To Reel », « The Thieving Magpies »), trois Compilations (« Brief Encounter », « B' Sides Themselves », « Early Stages ») et un nombre impressionnant de Singles ! En recueillant les plus grands Hits / plusieurs versions Live / quelques Remix /... de cette glorieuse « Période '82-'88 »,


mercredi 16 décembre 2009

GOLD, le documentaire ?

présentation du projet

A travers le portrait des musiciens qui forment le groupe GOLD aujourd'hui, le film racontera l'aventure humaine de cet ex-"orchestre" de bal (Goldfingers), qui pendant 15 ans a écumé le Sud de la France, avant de devenir au milieu des années 80 une valeur sûre des hits parades. Une part de chance, mais surtout une conviction et un travail acharné les a conduit à la reconnaissance du public. 2007 : Même si le groupe ne surfe plus sur la vague du Top 50 depuis le départ d'Emile Wandelmer en 1990 , l'energie et le plaisir de jouer restent intacts.

Le tournage a commencé en 2002 au moment d'une mutation au sein du groupe et suit celui-ci dans son travail musical au fil du temps.

la video presente des extraits du film en cours de tournage...

Le tournage est en cours, mais pour le fun (et les fans),
voici une sorte de "bande annonce/making-of/extraits/ version longue" avec quelques
moments du tournage de 2002 à 2006..








mardi 15 décembre 2009

LE BUG DE PARIS MATCH

La rédaction a fait paraître un billet sur son site invoquant une «erreur technique». «Nous prions notre lectorat de nous excuser pour l’émotion qu’un tel titre a pu provoquer», a-t-elle admis, assurant n’avoir jamais «spéculé sur la mort de Johnny Hallyday». Mais simplement commencé à préparer la nécro du chanteur, au cas où?

FLOP 50

Ce 45 tours n’aurait jamais dû sortir.» Marc Toesca réécoute son «Femmes du monde» sorti en 1987 alors qu’il était présentateur du Top50. Une histoire qui lui a échappé. Et qui le gêne encore.


Marc Toesca a été le présentateur du hit-parade des ventes de disques en France, diffusé sur Canal+ à partir du 4 novembre 1984.

BIP BIP BIP BIP


Les médecins de l'hôpital Cedars Sinaï de Los Angeles s'apprêtent à sortir Johnny Hallyday du coma artificiel dans lequel ils l'avaient plongé depuis trois jours. Mais pourquoi parle-t-on de coma artificiel ?

C'est un « terme impropre », nous répond Denis Safran, chef du service réanimation-anesthésie de l'hôpital Georges-Pompidou à Paris.

« Entre médecins, on parle toujours de “sédation”. “Coma artificiel” est un terme qui permet à tout le monde de comprendre et qui, pour le commun, des mortels ressemble au coma.

Le point commun est la perte de communication avec l'extérieur, mais alors que le coma est dû à des lésions du cerveau, là il s'agit d'une technique volontaire et maîtrisée. »

Pour Denis Safran, le coma artificiel est aussi contrôlé que l'anesthésie :

« C'est un état proche de l'anesthésie générale. On y rentre avec des sédatifs comparables, ensuite une injection continue permet de rester dans le sommeil.

Pour en sortir, on allège progressivement la dose administrée de façon contrôlée et volontaire, toujours en intraveineuse, et la conscience réapparaît.

On y reste autant que nécessaire, de deux à quinze jours ou plus. Cette technique n'est ni nouvelle ni compliquée, elle s'utilise tous les jours en réanimation. »

Pourquoi on y entre, comment on en sort ?

Pourquoi a-t-on plongé Johnny Hallyday dans ce coma artificiel ?

Cette pratique s'utilise généralement pour améliorer le confort du malade lorsqu'on a à pratiquer certains gestes, comme la ventilation artificielle. Là « il est probable que c'est le cas », assure Denis Safran, qui ne se prononce pas sans avoir vu le dossier.

« Pour pratiquer la ventilation artificielle, il est préférable que l'organisme soit au repos absolu. »

Les médecins décident de plonger le patient dans le coma artificiel « lorsqu'il y a eu une infection grave pouvant entraîner des lésions », par exemple lors de traumatismes crâniens sévères, d'accidents vasculaires cérébraux. Il arrive aussi que le coma artificiel soit utilisé en post-opératoire pour diminuer la réponse au stress du patient.

Reste à savoir dans quel état on récupère un patient qui a été plongé dans une sédation profonde. Denis Safran précise que :

« Ce n'est pas parce qu'on en sort qu'on est considéré comme guéri. »


source :

vendredi 11 décembre 2009

une star en france sauf dans le monde

A Los Angeles, personne ne connaît notre Johnny national

Par Armelle Vincent | Journaliste | 11/12/2009 |


« Johnny qui ? » Les petites grand-mères bénévoles qui renseignent les visiteurs à l'accueil de l'hôpital Cedar Sinai de Los Angeles sont bien en peine de me répondre. Je viens de leur demander si elles sont au courant de l'hospitalisation d'un certain Johnny Hallyday, star française de la chanson. Non vraiment, elles ont beau se creuser la tête et prendre un air désolé, elles ne savent pas qui est ce monsieur.


J'essaie Jean-Philippe Smet. Elles consultent leurs registres. Rien. Le rocker n'a bien évidemment pas été admis sous ce nom-là.

Je suis du reste très surprise que ces deux charmantes vieilles dames aient manifesté le désir de me renseigner. Les consignes de l'hôpital sont très strictes. Jamais il ne confirme l'hospitalisation de personne. Ni n'organise de conférences de presse. Ni ne publie des communiqués sur l'état de santé de ses patients. Elles m'ont sans doute prise pour une amie du malade.


« Je ne sais même pas si la personne dont vous parlez est ici ou non. Et même si elle l'était, je ne serais de toute façon pas en mesure de vous le dire. »


C'est ce que me répondra plus tard Nicole White, l'attachée de presse de Cedar Sinai jointe par téléphone.


Je jette un coup d'oeil autour de moi. Le grand hall principal de l'hôpital des stars est animé, mais sans plus. Des canapés en cuir fauve sont installés ici et là. Pas une seule trace d'un journaliste ou d'un paparazzi. Ni dedans, ni dehors. Ici, Johnny est dans l'anonymat le plus complet. Personne pour l'emmerder ou harceler sa famille dans ces moments difficiles.

Ca doit quand même être bien de pouvoir être malade en paix pour une fois. J'imagine le même scénario en France. Des hordes de journalistes devant un hôpital parisien. Alors qu'ici, sa présence ne provoque que l'émoi de la communauté française.


« En fait, Johnny déteste l'anonymat de Los Angeles » m'a récemment déclaré un de ses amis proches, un Français dont je préfère taire le nom. « Sans photographes pendus à ses basques, il est comme perdu ».


Il y a quelques mois, j'ai vu Johnny attablé à La Petite Porte, un restaurant branché, avec Laeticia et un ancien joueur de foot au crane chauve. Pas un Américain ne se savait en présence d'un rockeur légendaire en France.


Il y a eu aussi l'anecdote de mon voisin, l'Australien Mark. Son job est d'escorter les célébrités dans le dédale de l'aéroport, de leur faire éviter les longues queues et la sécurité. Il y a quelques mois, il m'a téléphoné pour me demander si je connaissais un certain Johnny Hallyday. « Je dois l'escorter aujourd'hui, me dit-il. Il parait qu'il est connu en France. C'est vrai ? ». Ca m'a fait sourire.

Pendant que je traînais dans les couloirs de l'hôpital, Johnny se faisait apparemment opérer. Le but de cette nouvelle intervention chirurgicale était de réparer des lésions causées par la précédente opération pour une hernie discale subie à la clinique Monceau le 26 novembre dernier, aux mains du très médiatique neurochirurgien Stéphane Delajoux.

Quelques heures plus tard, les médias rapportaient que Johnny était maintenu dans un coma artificiel dont il serait depuis sorti. Il est très difficile de confirmer ces informations dans un sens comme dans l'autre. Les seuls à nous dire quelque chose sont les employés de son service de presse et son producteur Jean-Claude Camus. Ici, c'est motus et bouche cousue.

source :

mercredi 9 décembre 2009

une star dans le monde... sauf en France



Le rockeur est une star dans le monde... sauf en France. Un mystère qui l’agace vraiment.
Sacha Reins - Paris Match

C’est l’histoire d’une malédiction. Celle d’un pauvre gars qui avait tout pour lui. Beau gosse, chanteur d’un groupe de rock mettant les minettes en folie, vendant des millions de disques, remplissant les salles ­partout. Un exemple ? Il va donner en juin prochain dix concerts (complets) à l’O2 Arena de Londres, l’endroit même où Michael Jackson devait effectuer son grand ­retour. Et cela fait vingt-trois ans que ça dure, au cours ­desquels Bon Jovi a vendu 120 millions de disques. Alors, demandez-vous, c’est quoi la malédiction ?

La malédiction c’est nous, les Français. Ça marche ­partout dans le monde sauf chez nous. Remettons les choses en perspective, c’est pas la cata non plus. Quand il vient en France, il remplit Bercy. Plein de gens seraient contents de faire Bercy. Mais Bon Jovi s’en fout un peu. Il est contrarié, il sent bien que ça n’accroche pas, qu’il y a une réticence française. Comme c’est loin d’être un imbécile, il la joue : «Je respecte vos goûts, vous aimez bien Iggy Pop (vous êtes les seuls, soit dit en passant), mais pourquoi cette réticence envers moi ?» Il répercute son étonnement ­légèrement douloureux à sa maison de disques qui depuis vingt ans s’est donné pour objectif de faire plier ces Gaulois rebelles. Chaque fois qu’il sort un nouvel album, ordre est donné de mettre le paquet. Il faut sauver le soldat Jovi. Avant la crise du disque, il suffisait qu’un journaliste exprime

le désir de faire un papier sur le groupe pour être envoyé ­illico à l’autre bout du monde pour les rencontrer. C’était ­pratique quand on voulait aller faire du shopping à New York ou à Los Angeles, il fallait juste attendre que le groupe y joue. Aujourd’hui, pour la sortie de « The Circle », on donne seulement une grosse fiesta à Londres avec des invités venus de toute l’Europe, bateau loué sur la Tamise et miniconcert privé dans une salle du complexe O2. Comme au bon vieux temps d’avant la crise ! Le lendemain, Jon Bon Jovi – en personne – nous recevait. Comme toujours, il est sympathique, décontracté, affirme qu’il vous reconnaît et qu’il est vraiment content de vous revoir. On culpabilise presque de venir de ce vilain pays qui lui résiste toujours...

Paris Match. Pourquoi la France est-elle si tiède avec votre musique ?
Jon Bon Jovi. Nous ne correspondons peut-être pas à l’idée que vous vous faites du rock. C’est peut-être aussi une question d’image. La nôtre n’est pas assez “destroy”. Même aux Etats-Unis dans les années 80, les critiques de rock nous regardaient avec un certain mépris. Pour être considéré, pour passer pour un vrai rockeur, il fallait arriver ivre mort aux soirées et déclencher une bagarre. Ce sont des clichés ridicules et nous étions une cible facile. Résultat des courses ? Notre dernière tournée a dépassé en spectateurs celle de Police ou de Springsteen alors que les mecs de Guns N’Roses restent chez eux à regarder la télé.

Vous avez toujours symbolisé le rock clean et gentil face aux bad boys Iggy Pop ou Slash. Est-ce une ­position difficile à tenir ?
Ce qui est amusant c’est que Slash et Iggy sont ­aujourd’hui totalement sobres, ils ne boivent plus une goutte d’alcool tandis que moi je m’ouvre une bouteille de vin tous les soirs et je fume.

Souffrez-vous de ne pas être reconnu par la critique ?
Plus maintenant, j’ai dépassé ce stade. J’ai un Grammy, un Golden Globe, une nomination aux Oscars. On ne vend pas un seul billet avec ces symboles de la reconnaissance. Vous vous souvenez de Christopher Cross ? Il a raflé tous les Grammys en 1980. Le temps de prendre la photo et le type avait disparu pour toujours.



Le titre de votre nouveau single “We Weren’t Born to Follow” évoque “Born to Run”. Si vous pouviez échanger votre place, serait-ce avec Bruce Springsteen ?
Non. Je le connais bien mais, avec tout le respect que je lui dois, je peux vous dire que c’est lui qui aimerait bien être à ma place. Parce que son public est âgé et qu’il n’a pas eu de hits depuis longtemps. Il a toujours connu un énorme succès critique, c’est un formidable performeur et un grand ami à moi, mais lui et son groupe savent que nous avons accroché une génération bien plus jeune que celle qui vient les voir.

Je les ai vus mettre le feu cet été dans un stade du New Jersey, j’étais le plus jeune du public. Bruce est une figure légendaire mais il désire plus que tout se retrouver dans les charts.

Vous aviez un psy avec vous en tournée à une époque. Pourquoi ?
Il nous a aidés à rétablir le dialogue entre nous quand tout était bloqué. Nous ne nous parlions plus et ­accumulions les rancœurs les uns envers les autres. Si nous existons toujours aujourd’hui, c’est grâce à cet homme. Si Guns N’Roses avaient eu quelqu’un comme lui pour les aider, ils seraient toujours là et toujours au top.

mardi 8 décembre 2009

STAND BY LIVE







avec l'aimable autorisation de François Chaussebourg.

lundi 7 décembre 2009

Chansons politiques pas forcément mélodiques


Finie l'époque des grands idéaux gravés dans le vynile et rangés dans les discothèques militantes, les chansons de campagne sont tombées en désuétude. L'unification par le chant se teinte de passéisme, et les politiques leur préfèrent, comme à l'UMP, des constructions vidéos en bande-annonces, plus cinématographiques et persuasives. La musique y souligne le propos, mais jamais ne le porte. N'est ce pas un monde triste, quand le militant ne chante plus ? Oh que si ! Retour vers un passé tout en chansons politiques (pas forcément mélodiques).

Encore merci à FX pour le lien !!

Les campagnes politiques modernes se jouent plutôt sur Internet, se propagent par spamming intensif, se vendent par kilos de liens sponsorisés, et même se bloguent Mais qu'en est-il de nos campagnes (politiques) d'antan, ou comment faire vibrer vos cordes sensibles à coups de cordes vocales.

Parti Socialiste - Changer la Vie (1977)

Composée en 1977 par le musicien/politicien grec Mikis Théodorakis, cette hymne du parti sera abandonnée par Mitterrand en 1981, qui la juge trop peu solennelle. "Prendre la parole / Décider nous-mêmes / Libérer nos vies des chaînes de l'argent / Écrire notre histoire à la première personne / Être enfin des hommes et non des instruments". Des paroles idéalistes, des chœurs qui sonnent très armée rouge, mais au final une chanson qui provoque une forte adhésion mélodique et - pourquoi pas ? - idéologique. A l'époque, les socialistes n'avaient pas encore goûté au pouvoir. Aujourd'hui, cela sonnera bien amer à plus d'un politico-croyant. 4 points sur 5.

RPR - Jacques Chirac Maintenant (1988)

Cette chanson (déjà déterrée par Aeiou) surfe elle aussi sur le thème du "changeons la vie", positionnement reprennant celui la campagne victorieuse de Mitterand en 1981. Mais les français ne sont pas convaincus par cette ode Chiraquienne, émaillée pourtant de jolis violons et de cuivres fort bien placés. Les multiples "Pour tous Jacques Chirac / Maintenant président" ou "Ensemble maintenant / Jacques Chirac Président" finissent par être un tantinet lourdingue à force. Là où l'hymne socialiste manie joliment sa matière, le texte pro-Chirac paraît définitivement trop frontal et partisan pour être honnête. A noter que cette chanson est issue du film pro-RPR « La nuit du risque » de Sergio Gobbi de 1986. 3,5 points sur 5.

UDF - Un pays aux couleurs de la Vie (1995)

Alain Madelin nous la joue "Nouvelle France" avec dix ans de retard sur tous les autres : "On rêve d'une nouvelle France / Qui portera l'espérance / D'un pays... aux couleurs... de la vie." Evolution musicale oblige, Alain garde les chœurs (symbole d'unité et de solidarité) mais élimine les cuivres au profit d'un piano, plus poétique, et ose le break presque tribal dès la fin du premier couplet : pas d'instruments, claquements de main en rythme, et trois mots balancés lourdement, comme s'il s'agissait de revendications sociales ahurissantes. Bouger, changer, avancer. Texte mièvre, propos creux, musique vite rébarbative, que n'arrangent pas les couches larmoyantes de piano. L'UDF se met minable aux élections. 2 points pour la chanson.

Parti Communiste - Forgeons notre Parti (années 80)

Un titre efficace, des chœurs franchement guerriers, un tambour martial soutenu par une discrète guitare sèche. Comme d'habitude, le parti rouge livre un texte très idéologique et solidaire. La mélodie et le chant très linéaire ne laissent aucun répit à l'auditeur, l'entraînant plutôt que de le séduire, mais fait preuve d'un très efficace crescendo de volume sur la fin, où les chœurs prennent toute leur ampleur devant les instruments qui s'effacent. Le texte, très cliché ouvrier, est complètement dépassé, symbole lui-même du coup de vieux qui frappe les PC de tous les pays. Prolétaires de tous les pays, rajeunissez ! 3 points sur 5.

UMP - Mon pays France (2005)

Le rap du militant David Limon a déjà fait le tour de la bogosphère (Cf. le rap caillera pour Sarkozy : viral ou pas ? sur Aeiou). Objet de moqueries et de quolibets, il s'agit d'un titre alliant un propos au ras des pâquerettes à une mélodie pire que basique : insupportable. Chant misérable, boîte à rythmes dégueulasse, synthés (mal) répiqués aux années 80, guitares plates, mixage effectué n'importe comment. Pas étonnant que ce titre soit critiqué même par ceux qu'il est censé défendre. Le flot est mauvais, des astuces surrannées comme le chant au mégaphone sont utilisées de façon mécanique jusqu'à l'écoeurement, le refrain casse les oreilles, et la chanson n'a clairement pas été pensée de façon à pouvoir être réécoutée à loisir. Pas bien, zéro, nul, bouh. 1 sur 5.

Front National - Avec Jean-Marie, je n'ai plus de peine (1997)

Quelle étrange chanson ! Le Front National faisant sa promo sur un air de... zouk ! Chanté par Isabella Imperatori, française d'origine malgache, durant les meetings du FN, j'ai l'horreur de devoir admettre qu'au niveau mélodique, ce zouk s'en sort plutôt bien. Clappements de main, marimbas à tous les étages, breaks bien foutus. Ensuite, au niveau du propos c'est n'importe quoi : insécurité et immigration sont joyeusement mêlés, les enfants se font frapper et piquer leurs affaires, les politiciens sont tous des vendus corrompus, et les paroles sont tellement maladroites que c'en devient glauque : "Comme dans tout problème / Il y a une solution (!) / Moi j'ai choisi Le Pen / C'est ma conviction". Le tout commence et s'achève par une citation du patriarche aigri. Pour ne pas pleurer, on rit nerveusement... comme à un enterrement. 0 sur 5

Parti Socialiste - Mitterrand Président (1981)

Une instrumentation qu'on dirait fauchée à un générique de dessin animé ("Jayce et les Conquérants de la Lumière" précisément, mais mettons à la décharge du compositeur Mitterrand que son générique précède celui de Jayce de 4 ans). Encore une exaltation à tout changer, en raccord avec les prétentions politiques de l'époque (la gauche n'avait pas encore touché le pouvoir suprême en 5e République), mais qui, bien que datée, semble encore fonctionner de nos jours... et ce n'est pas Sarkozy-il-faut-agir-maintenant ou Royal-enfin-une-femme-Présidente qui me contrediront. "Mitterrand Président" remplace "Changer la Vie" (écouter plus haut) pour la campagne 1981 de François Miterrand. Elle est plus modérée, moins forte et moins fédératrice que "Changer la vie", conformément au désir du futur Président. C'est la chanson d'un parti rose, qui s'éloigne d'un parti rouge qui fait peur à l'électorat, pour proposer une alternative qui fera mouche chez les français. 2,5 points sur 5.

Parti Socialiste - Strauss-Khan y va gagner (2006)

Deuxième chanson officialisée pour la campagne Présidentielle de 2007 (avec le rap pour Sarkozy), la chanson pour Strauss-Khan est le pastiche politique du double "tube" de l'été 2006, "Zidane y va marquer" (faite par Cauet), détournée après la finale France-Italie en "Coup de boule" (Zidane il a tapé).
Marketing politique, vendant un Strauss-Khan rigolo et décomplexé d'utiliser du cheap populaire (le "va chercher bonheur à gauche" récupéré chez Chicco) pour promouvoir sa candidature. Il y a peu de temps, Dominique s'était fait attrapé à la FNAC par une caméra de télévision qui le surprenait en pleine réception des consignes de son chargé de com' : "Alors, vous allez dans le bac à disques et vous prenez John Coltrane - c'est du jazz - les Rolling Stones, et surtout, n'oubliez pas, vous allez demander au vendeur "Zidane y va marquer" pour votre petite fille."
Il n'a pas oublié. Il en fait même son hymne. Nous aussi alors, décomplexons et donnons un sympathique 4 sur 5 à cette chanson.

Dossier à suivre...

source : Cédric Bégoc
http://www.fluctuat.net/3118-Chansons-de-campagne

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