Toutes les vidéos et images incluses sur ce blogs sont la propriété de leurs ayants-droits respectifs. Elles peuvent être retirées du blog à tout moment par simple demande d'un ayant-droit. Tous les articles dont la source est mentionnée peuvent aussi être retirés par simple demande de l’auteur.

jeudi 29 octobre 2009

THE CIRCLE TOUR 2010




Bon Jovi de retour en France pour un concert en juin 2010, la dernière fois c'était en juin 2001, il faut savoir être patient dans la vie :=)

"Les fans français de Bon Jovi vont être à la fête. Le groupe de rock américain est de retour sur scène après une longue absence. La formation du chanteur Jon Bon Jovi sera de passage à Paris pour un concert le 16 juin 2010 à Bercy".

La nouvelle tournée mondiale de Bon Jovi démarrera en février 2010 aux Etats-Unis. Le groupe présentera sur scène son nouvel album, "The Circle", précédé d'un single déjà culte, "Weren't Born To Follow".

Bon Jovi, qui fête un quart de siècle de carrière, s'affiche plus que jamais comme l'une des plus grandes références du rock mondial. Le groupe a écoulé quelque 120 millions d'albums dans le monde, et on estime à 34 millions le nombre de spectateurs ayant vu la formation sur scène.

A ce titre, en 2008, leur tournée "Lost Highway" a battu tous les records d'audience. Selon le magazine Billboard, Bon Jovi a réuni au total 2,15 millions de fans durant sa tournée "Lost Highway" en 2008. Cette tournée a rapporté la somme colossale de 210,6 millions de dollars, devançant Madonna et Bruce Springsteen.

mercredi 28 octobre 2009

HALLYDAY CLASSE

Le chanteur abandonné ( M. Berger )

Qui ose aimer ( M. Berger )

Quelque chose de Tennessee ( M. Berger )

Equipe de nuit ( M. Berger )

La blouse de l'infirmière ( M. Berger )

Rock’n’roll attitude ( M. Berger )

Seul mais pas solitaire ( M. Berger )

Parker, connais pas ( M. Berger )

Aimer vivre ( M. Berger )

Pendue a mon cou ( M. Berger )

**************************

Studio Gang ( Paris ) , Tempo ( Montréal )

Décembre 1984 , Janvier - Avril 1985

Coordination musicale : Jannick Top

Musiciens :

Claude Engel , Peter Frampton (guitare) , Chris Spedding

(guitare rythmique) , Jannick Top (basse) , Carlos Vega

(batterie) , Marc Chantereau (percussions) , Michel Berger

(piano) , Bill Cuono, G.Rodi (synthétiseur) , Roland Ramanelli Kurzweil , Patrick Bourgoin (saxophone)

Choeurs : Michel Berger, Daniel Ferland , Peter Frampton ,

France Gall , Richard Groulx , Johnny Hallyday , Francine

Raymond , Judi Richards

Ingénieurs du son : Jean Janiaud , O.Do Esposito , Denis

Bassato , Ian Terry .

Réalisation : Michel Berger

Sortie le 26 Juin 1985



L’envie ( J.J Goldman ) 3'50

Je t’attends ( J.J Goldman ) 3'57

J’oublierais ton nom (duo avec Carmel ) ( J.J Goldman- M. Jones / J.J Goldman ) 4'40

Toute seule ( J.J Goldman ) 4'20

Je te promets ( J.J Goldman ) 4'34

Laura ( J.J Goldman ) 4'41

Tu peux chercher ( J.J Goldman ) 4'52

Dans mes nuits…on oublie ( J.J Goldman ) 3'44

Ton fils ( J.J Goldman ) 3'46

Encore ( J.J Goldman ) 3'29

*****************
Studio Gang ( Paris )

De septembre à Decembre 1986

Musiciens :

Jean Jacques Goldman, Michael Jones, Norbert Krief, Alain

Perwzner, Patrick Tison (guitare ), Guy Delacroix (basse) ,

Christophe Deschamps , Manu Katche ( batterie ) , Marc

Chantereau, Jean Pierre Janiaud ( percussions ) , Jean Yves

d'Angelo, Jean Jacques Goldman,Roland Romanelli ( claviers ) , Patrick bourgoin ( saxophone ), Kalo Bessot ( trompette )

Choeurs : Jean Jacques Goldman , Jean Pierre Janiaud

Ingénieurs du son : Jean Pierre Janiaud, Olivier do Esperito Santo

Réalisation : Jean Jacques Goldman

Sortie le 6 Décembre 1986

dimanche 25 octobre 2009

LE COFFRET QUI TUE

Vous ne rêvez pas ! Une bombe à précommander illico !!! Sortie le 9/11 prochain...

Image Image

Box contenant 2 CD + 1 DVD

CD1 [STUDIO RARITIES]
1. Stick Around: Released on Australian-only LP High Voltage
2. Love Song: Released on Australian-only LP High Voltage
3. Fling Thing: Released on Australian 7” single “Jailbreak”
4. R.I.P. (Rock In Peace): Released on Australian-only LP Dirty Deeds Done Dirt Cheap
5. Carry Me Home: Released on Australian 7” single “Dog Eat Dog”
6. Crabsody In Blue: Released on Australian LP Let There Be Rock
7. Cold Hearted Man: First released on Australian 7” single “Rock ‘N’ Roll Damnation”
8. Snake Eye: Released on Australian 12” single “Heatseeker”
9. Borrowed Time: First released on Australian 12” single “That’s The Way I Wanna Rock ‘N’ Roll”
10. Down On The Borderline: Released on Australian “Moneytalks” 7”, 12” and CD single
11. Big Gun: First released on World-Wide CD soundtrack “Last Action Hero”
12. Cyberspace: First released on Australian CD single “Safe In New York City”

CD 2 [LIVE RARITIES]
1. Dirty Deeds Done Dirt Cheap (live) (Sydney Festival, 30 Jan. 1977): Released on Australia-only promo compilation “Long Live The Evolution”
2. Dog Eat Dog (live) (Apollo Theatre, Glasgow, 30 Apr. 1978): First released on Australian 7” single “Whole Lotta Rosie”
3. Live Wire (live) (Hammersmith Odeon, London, 2 Nov. 1979): First released on UK 7” single “Touch Too Much”
4. Shot Down In Flames (live) (Hammersmith Odeon, London, 2 Nov. 1979): First released on UK 7” single “Touch Too Much”
5. Back In Black (live) (Capital Center, Landover MD, 21 Dec. 1981): First released on UK 12” single “Let’s Get It Up”
6. T.N.T. (live) (Capital Center, Landover MD, 20 Dec. 1981): First released on UK 12” single “Let’s Get It Up”
7. Let There Be Rock (live) (Capital Center, Landover MD, 21 Dec. 1981): First released on UK 12” single “For Those About To Rock (We Salute You)”
8. Guns For Hire (live) (Joe Louis Arena, Detroit MI, 18 Nov. 1983): First released on UK 7” and 12” maxi single “Who Made Who”
9. Rock And Roll Ain’t Noise Pollution (live) (Joe Louis Arena, Detroit MI, 18 Nov. 1983): First released on UK 12” single “Nervous Shakedown”
10. This House Is On Fire (live) (Joe Louis Arena, Detroit MI, 18 Nov. 1983): First released on UK 12” single “Nervous Shakedown”
11. You Shook Me All Night Long (live) (Joe Louis Arena, Detroit MI, 18 Nov. 1983): First released on UK 12” single “You Shook Me All Night Long”
12. Jailbreak (live) (Dallas TX, 12 Oct. 1985): Released on UK and European 12” single “Shake Your Foundations”
13. Highway To Hell (live) (Tushino Airfield, Moscow, 28 Sept. 1991): Released on French mini CD “5 Titres Inedits En Concert”
14. For Those About To Rock (We Salute You) (live) (Tushino Airfield, Moscow, 28 Sept. 1991): First released on European CD single “Big Gun”
15. Safe In New York City (live) (Phoenix AZ, 13 Sept. 2000): First released on US Promo CD single “Safe In New York City”

DVD “Family Jewels Disc Three” VIDEOS
Big Gun
Hard As A Rock
Hail Caesar
Cover You In Oil
Stiff Upper Lip
Satellite Blues
Safe In New York City
Rock N Roll Train
Anything Goes

BONUS VIDEOS
Jailbreak
It’s A Long Way To The Top (If You Wanna Rock ‘N’ Roll)
Highway To Hell
You Shook Me All Night Long
Guns For Hire
Dirty Deeds Done Dirt Cheap (live)
Highway To Hell (live)

BONUS FEATURES
The Making Of Hard As A Rock
The Making Of Rock N Roll Train

Enjoy !!!

Pour le coffret Deluxe-de-la-mort-qui-tue, il faudra compter 210€ (avec fdp) et aura en+:

Un livre à couverture rigide de 164 pages; des gadgets promotionnels et un amplificateur pour guitares (le boîtier lui-même).

Image

Image

Disque vinyle

Face A

Stick Around
Love Song
Fling Thing
R.I.P. (Rock In Peace)
Carry Me Home
Crabsody In Blue

Face B

Cold Hearted Man
Snake Eye
Borrowed Time
Down On The Borderline
Big Gun
Cyberspace


DVD 2 «Live At The Circus Krone»

2003 fut une année phare pour AC/DC. De son intronisation au Rock And Roll Hall Of Fame jusqu’aux énormes concerts européens avec les Rolling Stones, le groupe a fait plusieurs apparitions publiques qui ont fait du bruit (notamment le concert SARS à Toronto devant 200.000 personnes !). Une série de concerts a néanmoins permis au groupe de revenir à ses racines – ils ont joué dans des clubs et des théâtres où ils ont enthousiasmé les fans avec des shows empreints de simplicité et riches en sueur, se lançant même dans des raretés qu’ils n’avaient plus interprétées depuis des années. Ce concert à Munich, Allemagne, est l’illustration parfaite de la puissance d’un show d’AC/DC vécue de l’intérieur – sans toutes les cloches et les sifflets des concerts dans les grands stades (ok, ils avaient tout de même amené les canons…)


Hell Ain't A Bad Place To Be
Back In Black
Stiff Upper Lip
Shoot to Thrill
Thunderstruck
Rock N Roll Damnation
What's Next To The Moon
Hard As A Rock
Bad Boy Boogie
The Jack
If You Want Blood (You've Got It)
Hells Bells
Dirty Deeds Done Dirt Cheap
Rock N Roll Ain't Noise Pollution
T.N.T.
Let There Be Rock
Highway To Hell
For Those About to Rock (We Salute You)
Whole Lotta Rosie

+ plein de goodies tels:

Beau livre 164 pages: 164 pages de photos rares et inédites qui couvrent la période 1974-2009 plus des reproductions grand format des communiqués de presse originaux, des itinéraires de tournée, des tour books, des test pressing, des publicités et bien d'autres documents encore. Une véritable histoire du groupe vu de l'intérieur. Les photographies rares comprennent des clichés inédits du groupe enregistrant en 1977 au studio Albert Music sur King Street à Sidney en compagnie des légendaires producteurs Harry Vanda et George Young. Également des tonnes de photos live jamais publiées auparavant en provenance du monde entier.

jeudi 22 octobre 2009

LE DISQUE INTROUVABLE

Après avoir composé une musique d'ambiance pour une exposition d'art moderne sur les supermarchés, Jean Michel Jarre décide de la vendre aux enchères : Musique pour Supermarché, un album fabriqué à un seul exemplaire (la matrice de fabrication est détruite sous contrôle d'huissier), est vendu le 6 juillet 1983 à l'Hôtel Drouot à Paris. Il entre une nouvelle fois dans le Guinness Book pour l'album le plus cher du monde : 69000 francs (10500 euros), argent destiné à aider les jeunes artistes. L'idée est de créer un disque unique, de la même manière qu'une oeuvre d'art, mais certains y voient aussi une attaque contre l'industrie discographique en général.

Il a ensuite été diffusé une unique fois à la radio sur RTL. Jean-Michel Jarre a utilisé aussitôt l'argument « Piratez-moi ! », suite à cette unique diffusion à la radio, et le bootleg a bien eu lieu ; la qualité en est néanmoins médiocre, les enregistrements ayant pour source un flux de radio AM.

Une partie de cette musique a toutefois été réutilisée par l'artiste dans plusieurs de ses albums suivants, de manière à ce que la musique de cet unique album ne soit pas perdue par le public :

* Musique pour supermarché partie 3 :

réutilisé dans Cinquième rendez-vous de l'album Rendez-vous (1986)

* Musique pour supermarché partie 5 : réutilisé dans l'album Zoolook

* Musique pour supermarché partie 6 : une partie est reprise dans l'album Zoolook

* Musique pour supermarché partie 7 : aussi réutilisé dans l'album Zoolook

mardi 20 octobre 2009

PHIL COLLINS

« Mon état physique m'empêche de jouer. Après avoir pratiqué la batterie pendant 50 ans, je suis obligé de m'arrêter, même si cela me rend profondément triste. Cependant, mes vertèbres ont complètement écrasé ma colonne vertébrale à cause de la mauvaise position dans laquelle je me tiens quand je joue. Je ne parviens même plus à lever des baguettes sans que cela ne me procure une douleur extrême. »

Phil Collins est avant tout un musicien. Et un bon, en ce qui concerne la batterie, au moins. Instrument qui rythme son existence l'âge de 8 ans et que Phil Collins doit se résoudre à abandonner aujourd'hui. Parce que son corps ne suit plus. Et ses mains, en particulier. Et pourtant, Phil Collins n'a même pas encore atteint la soixantaine.

"Je ne peux plus jouer de la batterie", expliquait ainsi Phil Collins dans une interview au journal allemand Hamburger Abendblatt, de lundi revenant sur des ennuis de colonne vertébrale, à l'origine d'un handicap au niveau des doigts. Des problèmes eux-mêmes provoqués par une mauvaise position lorsqu'il est assis derrière ses fûts qui lui a d'abord valu de grosses douleurs au niveau du cou. Ce qui a été particulièrement le cas durant la tournée de Genesis en 2007... D'où une opération du chanteur-batteur en avril dernier mais dont les suites opératoires se sont avérées lourdes. Verdict: perte de la sensibilité dans les doigts. Mais Phil Collins n'est pas du genre à pleurnicher sur son sort et a même imaginé une solution aussi extrême que farfelue à son mal, comme le rapporte Le Parisien: "coller les baguettes à ses doigts".

lundi 19 octobre 2009

BON JOVI cuvée 2009


Le plus grand groupe de rock du monde fait son retour en cette fin d'année !!!

L'album est annoncé pour début novembre... le nouveau single est déjà sur le net, c'est une bombe !! on en reparle prochainement !!!



mercredi 14 octobre 2009

Le rap français des années 90



20minutes.fr se replonge dans l'histoire du rap français. 15 ans plus tard, Mais où sont-ils passés?

LIONEL D

Au milieu des années 1980, les premiers rappeurs français émergent. Ils s'appellent Richy (Nec+ultra), Destroyman, Johnygo ou encore Lionel D. Ce dernier anime avec Dee nasty l'émission Deenastyle sur Radio Nova à la fin des années 80 ce qui va permettre au Hip Hop de se diffuser plus largement à travers les ondes et les cassettes enregistrées de l'émission. En 1990, Lionel D sort un des tous premiers albums rappé en français : "Y'a pas de problème", sur des productions de son accolyte de toujours, Dee Nasty. La scène rap français se compose alors de rappeurs tels que Assassin, NTM, TSC, IAM, MC Solaar ou encore tout le Mouvement Authentik (New generation mc's, Little Mc's, Saliha, EJM, Destinée...). Beaucoup d'entre eux sortiront des albums avec plus ou moins de succès. Lionel D, lui, sort le maxi "Il y a des gens" en 1991. Puis, aucune nouvelle discographique de sa part, excepté quelques rares apparitions comme sur un freestyle de Mad In Paris par exemple. En tout cas, nous nous devions de rendre hommage à ce véritable pionnier et défenseur du hip hop français !


ALLIANCE ETHNIK
Qui se souvient de Mel-K et de sa clique, distillant bonne humeur et propos politiquement corrects dans un esprit «simple et funky»? Le groupe estampillé «vent de fraîcheur» perce en 1995 mais sera poussé vers la sortie par la tendance gangsta rap quatre ans plus tard, après un second album inégal. Des cinq membres du groupe, seuls Crazy B., le DJ de la bande, et Vinia Mojica, la chanteuse américaine, s’accrochent encore à la musique. Si le premier se produit en soirée, en solo ou avec son nouveau groupe Birdy Nam Nam, la seconde rame méchamment: sa carrière se résume à des featuring, bien que prestigieux (elle a notamment collaboré avec Mos Def ou encore Mary J.Blige). Elle n’a sorti qu’un single en 2003 et serait, depuis, toujours en préparation d’un album. Quant au leader Kamel Houairi, il est marié à Muriel Hurtis, avec laquelle il a un enfant.
RECIPROK
Le duo composé de Kayse et Sanders a connu une carrière éclair qui débute en 1995 avec l’album «Libres comme l’air» et des titres aussi engagés que «Tchi tcha» et «Balance-toi», et s’achève trois ans plus tard avec la séparation du groupe. Kayse continue en solo, optant pour un rap plus gangsta avec armes ostensibles et attitude de méchant garçon. Celui qui se voit comme un pionnier du rap «west coast» en France préparerait un «projet international». Avec le Belge Benny B.?
MENELIK
Celui qui chantait «Tout baigne» est à la traîne. Après la sortie de son deuxième album, «Je me souviens», en 1997, Ménélik fait ce que l’on appelle pudiquement une pause musicale pour lancer une ligne de vêtements… de golf «Cuzgolf». On est donc loin de l’univers hip-hop. Ce qui ne l’empêche pas de penser à son retour sur scène. En 2008, il sort un nouvel album, «Project 2.0», et se rebaptise MNLK. Un nouveau nom d’artiste pour oublier des casseroles sa carrière passée?

MC SOLAAR
Déjà à la marge dans les années 1990, taxé d’intello et mégalo, MC Solaar tient bon sa barque et développe son style propret mais poétique en sept albums, un record dans le milieu hip-hop.

MELLOWMAN

C'est avec Gardez l'Ecoute, en 1994, que ce duo de la nouvelle génération rap se fait connaître, ce single fait partie de la compilation Paris Groove Up. Lee Ricks, originaire de Villeneuve-St-Georges, comme MC Solaar, compose le groupe Mellowman avec DJ Cool, qui lui est Parisien. Les deux acolytes participent au superbe Prose combat de Claude MC et acquiert une certaine notoriété dans le monde du rap. Ils signent un contrat chez East West et sortent leur premier album La Voie du Mellow en 96. En 98, DJ Cool meurt dans un accident de voiture, laissant une parenthèse ouverte. Lee Ricks mettra deux ans pour s'en remettre et recommencer à travailler.



BENNY B

Abdel Hamid Gharbaoui, mieux connu sous le pseudonyme de Benny B, né le 11 décembre 1968 à Molenbeek-Saint-Jean, est un rappeur et b-boy belge qui travaillait en collaboration avec DJ Daddy K et Perfect, un danseur. Il a été l'un des premiers membres de la scène hip-hop francophone à obtenir un succès commercial avec ses titres « Vous êtes fous! », « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? », «
Benny B baigne dans le milieu du hip-hop depuis 1985, parallèlement il était apprenti chocolatier[1]. DJ Daddy K les « formera », lui et Perfect. Daddy K avait déjà été champion des disc-jockeys de Belgique en 1989 et avait participé à la compilation BRC (Bruxelles Rap Convention), la première compilation de rap en Belgique[3]. Benny B est maintenant coordinateur à l'aéroport de Bruxelles.

source : 20 minutes.fr

mardi 13 octobre 2009

La compression du son



La compression du son,

c'est bon pour la musique

Entouré de haut-parleurs géants diffusant en boucle le même morceau de musique classique, j'ai fini par me sentir comme Alex dans « Orange mécanique », forcé d'écouter « la Neuvième de Ludwig Van ».

Pourtant, l'objectif du test à l'aveugle organisé par MusiClassics jeudi dans un studio parisien n'était pas de lobotomiser le cerveau des cobayes invités. Au contraire, il s'agissait de l'entrainer à percevoir les différences de qualité de formats de compression utilisés par les sites de téléchargement de musique.

Pour chacun des quatre extraits de musique classique choisis, six versions étaient diffusées aléatoirement : cinq technologies différentes et le « master », le fichier son originel. (Voir la vidéo)

Mais pour donner une note sur 10 à chacune de ces versions, il faut être capable de déceler une différence entre elles ! Et dès le premier morceau, un extrait de la 3e étude symphonique op. 13 de Robert Schumann, je sens que ce sera une gageure.

En fait, je suis vite complètement perdu. Avec moi, des blogueurs spécialistes de musique, dont Romain Sulpice (MyGoodZik), Laurent Belando (Rocktrotteur.com) et Frédéric Neff (Viva Musica). Ils semblent avoir l'oreille plus fine et commencent à griffonner les notes (sur 10) attribuées à chaque morceau.

On dirait que ça criaille un peu dans les aigus, non ?

En fermant les yeux, ce n'est pas mieux : mon esprit divague, je peine à me concentrer sur le son. Petit espoir au deuxième extrait (un passage de l'opéra « Didon et Enée », de Purcell) : on dirait que dans certaines versions, ça criaille un peu dans les aigus, ou que les basses manquent parfois de profondeur.

Autopersuasion ? A force d'entendre et de ré-entendre chacune des six variantes de la symphonie n°8 de Mahler, la troisième oeuvre testée, j'arrive à dégager un classement qui me semble cohérent.

Mais sur le dernier morceau, le concerto pour violon et cordes n°1 de Mendelssohn, mes esgourdes saturent, je me rends compte que je ne suis plus capable de distinguer un stradivarius sorti du studio d'un crincrin enregistré sur un dictaphone.

Le MP3 classé bon dernier… juste après la version non compressée !

Une fois le test terminé, je donne mes quatre séries de notes. Et le verdict tombe : globalement, j'ai préféré la musique compressée plutôt que la « source », la version non altérée.

Je ne suis pas le seul : sur l'ensemble des douze testeurs (dont la claveciniste Claude Nadeau et le fondateur du label Saphir productions Pierre Dyens), le « master » arrive en moyenne en avant-dernière position du classement. Soit juste avant le MP3, format qui a sonné un peu creux à la plupart des oreilles ce soir-là, même en version 320 kbps :

1. WMA 320

2. AAC 320 (ces deux technologies obtenant des notes très proches)

3. AAC 192

4. WMA 192

5. Source

6. MP3 320 (loin derrière)



Pour les non technophiles : l'AAC est le format utilisé par Apple pour son service de téléchargement de musique iTunes, le WMA est promu par Microsoft, et le MP3 un mode de compression plus ancien mais encore très utilisé (Rue89 s'en sert par exemple pour les sons intégrés aux articles).

Jean-Hugues Allard, cofondateur de MusiClassics, explique que parmi les sujets testés, même les plus exigeants, prêts à se payer un équipement dernier cri pour écouter leurs oeuvres préférées, se sont fait prendre, et n'ont pas donné la meilleure note au son sorti direct du studio.

Chaque format de compression donne au son une tonalité différente

Samer Roumieh, l'autre cofondateur, a une explication convaincante : chaque technique de compression donne une « tonalité », une « couleur » propre à la musique.

Par exemple, ceux qui aiment un son « plus brillant », « plus mat », « plus chaud » ou « plus froid » seront attirés par l'une des compressions en lice, la privilégiant aux autres… et à la source, trop neutre pour être douce à leurs oreilles.

Reste que les différences sont de toute façon très difficiles à déceler, ce que reconnaissaient les participants à l'expérience, habitués aux débats entre initiés sur la perte de qualité de la musique depuis l'avènement du téléchargement : « Avec ces résultats, on va faire pleurer du troll », s'amusait un blogueur.

Dans quelques jours, MusiClassics proposera aux internautes de se livrer au même exercice, cette fois en téléchargeant les extraits et les diffusant sur leur propre équipement : surprises en perspective pour les amoureux du bon
Par Yann Guégan | Rue89 |

dimanche 11 octobre 2009

TRUST Tournée 97

TRUST, le plus grand groupe de Rock de France (avec Telephone ;=)
Voici une photo, prise avant le concert de janvier 1997, au confort moderne de Poitiers. c'était juste après le point presse avec les journalistes de Centre presse et de la NR. Merci encore à mon pote Bruno (NR) de m'avoir fait infiltrer l'équipe pour pouvoir partager ce grand moment, cette belle rencontre, avec un Bernie, fidèle à lui même et Nono, toujours aussi sympa.

vendredi 9 octobre 2009

FRANCE GALL


Aujourd'hui c'est l'anniversaire de France Gall, donc, retour sur sa carrière !
Isabelle Gall nait le 9 octobre 1947 à Paris. Son père, Robert Gall (1918-1990) est ancien élève du conservatoire, chanteur et auteur (notamment de La Mamma pour Charles Aznavour). Sa mère, Cécile Berthier, est la fille de Paul Berthier (1884-1953), cofondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois.
C’est en famille qu’elle s’initie à la musique en commençant le piano à 5 ans, puis la guitare vers 11 ans. Adolescente, elle fait de la musique avec ses deux frères, les jumeaux Patrice et Philippe. La petite Isabelle est surnommée "Babou" par sa famille, surnom qu’elle porte encore aujourd’hui. Son père, devant son caractère déjà affirmé, lui octroie le titre de "petit caporal".
Les années yéyé
Au printemps 1963, son père l'incite à enregistrer quelques chansons et très rapidement, il lui signe un contrat chez Philips où Denis Bourgeois est déjà directeur artistique de Serge Gainsbourg. On lui impose de changer de prénom … elle deviendra "France" Gall.
Le jour de ses 16 ans, son premier disque est diffusé à la radio : "Ne soit pas si bête" est un succès. Par la suite, Serge Gainsbourg lui écrit de nombreuses chansons qui se placeront très vite en tête du hit-parade comme par exemple "N'écoute pas les idoles" et "Laisse tomber les filles". Elle collabore avec de nombreux paroliers dont Joe Dassin, Pierre Delanoë et Alain Goraguer. Fin 1964, c'est avec regret qu'elle enregistre la chanson pour enfants "Sacré Charlemagne" qui se vendra à plus de 2 millions d'exemplaires dans le monde entier.
Le 20 mars 1965, France Gall représente le Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson. Elle gagne avec "Poupée de cire, poupée de son" (Gainsbourg / Goraguer). Le chanson dépasse les frontières européennes et est alors enregistrée dans pas moins de cinq langues, dont le japonais.
En 1966, Gainsbourg lui écrit la chanson "Les Sucettes". Un titre qui provoquera un malaise pour France Gall quand elle comprendra, plus tard, le sens réel des paroles.

Par la suite, les disques de France Gall ne rencontrent pas le même succès. En 1967, "Teenie Weenie Boppie", chanson avec laquelle Gainsbourg signe une charge contre le LSD, fait un grand flop qui marque la fin de leur collaboration.
A la fin des années 60, France Gall entame une carrière outre Rhin où elle enregistre régulièrement jusqu'en 1972 avec une équipe spécifique qui composera des chansons en allemand. Beaucoup d'Allemands croiront d'ailleurs pendant longtemps que France est de leur nationalité.
Jusqu'en 1971, les chansons qu'elle sortira en France, notamment avec la maison de disques "La compagnie", ne rencontreront pas le succès.
Les années Berger

C'est en entendant à la radio, un jour de 1973, la chanson "Attends-moi" interprétée par Michel Berger (de son vrai nom Michel Hamburger) que France Gall est subjuguée par sa musique. À l'occasion d'une émission de radio, elle lui explique combien elle aimerait collaborer avec lui. Au début, il n'est pas intéressé. Ce n'est que six mois plus tard, en 1974, après qu'elle ait fait une voix sur le titre "Mon fils rira du rock'n'roll" du nouvel album de Michel Berger, qu'il acceptera d'écrire pour elle. Il lui offre "La Déclaration d'amour", premier succès d'une longue liste qui permettra à la carrière de la chanteuse de prendre un nouvel essor avec des chansons toutes composées par Michel Berger. Le public répondra tout de suite présent. En 1976, elle sort l'album "France Gall" et en 1977, l'album "Dancing Disco".

Les deux artistes se marient le 22 juin 1976 à Paris. Par cette alliance, France Gall devient la belle-fille du professeur Jean Hamburger, membre de l'Académie française, et de la pianiste Annette Haas. De cette union naîtront deux enfants : Pauline (14 novembre 1978) et Raphaël (2 avril 1981). France Gall partage avec Michel Berger ses années de travail et une vie familiale qu'elle privilégie. Pendant toutes ces années, ils essaieront d'alterner leurs sorties d'albums. En 1978, elle monte de nouveau sur les planches, celles du Théâtre des Champs-Élysées pour un show exclusivement féminin.
En 1979, c'est un spectacle inédit auquel France participe et qui restera dans toutes les mémoires. L'opéra rock "Starmania" sera présenté pendant un mois au Palais des Congrès de Paris. Composé par Michel Berger et écrit par l'auteur québécois Luc Plamondon, ce sera la réussite que l'on sait, alors que ce genre musical ne rencontrait pas les faveurs des producteurs en France. France y interprète notamment "Besoin d'amour" et "Monopolis"
En 1982, après les sorties des albums "Paris France" (1980) et "Tout pour la musique" (1981), France Gall triomphe plusieurs semaines au Palais des Sports de Paris. Le public reprendra en chœur des titres devenus des standards de la chanson française : "Tout pour la musique", "Résiste" et "Il jouait du piano debout". Cette dernière chanson a tellement plu à Elton John qu'il demandera à Michel Berger d'écrire un duo pou lui et France : "Donner pour donner".

Les années 1980 sont celles des grandes actions humanitaires dont l'impulsion est donnée par les anglo-saxons et leur Band Aid. France Gall se joint aux Chanteurs sans frontières pour aider l'Ethiopie. Avec Michel Berger, Richard Berry, Daniel Balavoine et Lionel Rotcage, elle œuvre également pour le Mali grâce à leur association Action Écoles. Ainsi, des tonnes de nourritures et des pompes à eau seront expédiées sous l'œil vigilant des artistes.

En 1984, elle sort l'album "Débranche" avant d'enchainer trois semaines au Zénith de Paris. Elle y interprètera de nouvelles chansons comme "Débranche", "Hong-Kong Star" et livrera des merveilles acoustiques telles que "Diego libre dans sa tête" et "Cézanne peint".

En 1987, France Gall présente l'émouvant album "Babacar" avec notamment une chanson hommage à leur ami Daniel Balavoine : "Évidemment". Cet album sera le plus gros succès de sa carrière. Suivra un nouveau spectacle qui, du Zénith de Paris, partira en tournée dans toute la France. Ce sera l'éblouissant "Tour de France 88" mis en scène par Berger avec des tubes comme "Ella, elle l'a".

Après cette tournée, France Gall explique qu'elle veut prendre du recul et qu'elle ne souhaite plus chanter. Elle ne consent à reprendre le chemin des studios qu'à condition d'enregistrer un album avec Michel Berger. Elle s'investi comme jamais dans cette création à deux voix, pas tout à fait un duo : ce "Double Jeu" surprendra en 1992 avec des titres tels que "Laisser passer les rêves" ou "Superficiel et léger".
Le couple annonce une série de concerts dans diverses salles parisiennes comme La Cigale et Bercy. Malheureusement, le projet est interrompu par la disparition brutale de l'auteur-compositeur-interprète, foudroyé par une crise cardiaque le 2 août 1992 lors d'une partie de tennis dans leur villa de Ramatuelle.

Malgré la disparition de Michel Berger et un cancer du sein dont elle guérira, France remonte sur scène en septembre 1993 pour présenter son spectacle "Simple Je" à Bercy. Elle enchaîne en 1994 avec un spectacle à la salle Pleyel en compagnie d'une nouvelle troupe. En 1996, l'album "France" présente des titres de Michel Berger enregistrés aux USA et totalement réorchestrés. S'en suivra une tournée, un Olympia et un concert privé pour M6.

Le 15 décembre 1997, la jeune Pauline quittait ce monde, emportée par la mucoviscidose. Par la suite, France Gall n'a fait que de très rares apparitions. Elle a rejoint Johnny Hallyday sur la scène de l'Olympia en août 2000 pour chanter en duo "Quelque chose de Tennessee". Elle nous présente son autobiographie télévisée le 9 octobre 2001 sur France 3 puis celle de Michel Berger le 30 décembre 2002. En 2004, elle présente son Intégrale, notamment au JT de France 2. Et en 2006 et 2007, elle soutient son amie Mona Chasserio en étant marraine de son association "Cœur de femmes". Néanmoins, France expliquera qu'elle préfère rester dans l'ombre et qu'elle n'envisage pas de rechanter pour le moment. Fin 2007, elle a présenté une émission consacrée à Michel Berger (diffusion France 2, "Tous pour la musique") sans pour autant chanter dedans.
Biographie réalisée à partir de l'article disponible sur Wikipédia.

mercredi 7 octobre 2009

ALBUM

L'album, Espèce menacée

Alors que sur le Net, la musique se vend titre par titre, les artistes font toujours des albums entiers. Pour combien de temps ? La question secoue le monde de la musique ! Le bon vieil album serait-il en train de doucement se dissoudre dans un univers de buzz et de single ? Au-delà de la crise de l'industrie du disque, c'est une façon de penser l'œuvre musicale qui vacille. Rue89 et les Inrocks.com s'associent pour une enquête en deux volets sur la mort du format album.

« Un album, c'est une œuvre entière. Il y a cette idée d'ensemble cohérent que l'artiste délivre à son public. Sur les 33 tours, on ne passait pas d'une piste à l'autre comme avec un CD. Ce n'était pas une suite de morceaux, mais une œuvre avec un début, un milieu et une fin. »

C'est l'avis de Patrick Schuster. Responsable jazz et musiques du monde du label Naïve, il refuse de croire à la fin de l'album, mais il avoue qu'aujourd'hui, le format semble menacé. La dématérialisation de la musique a bouleversé les habitudes de consommation.

Et même si la mort de Michael Jackson a donné un peu de sursis au CD, lentement, une page se tourne. Exit les vinyles et les albums CD, le MP3 amorce l'air de la chanson à l'unité.

L'album : 40 minutes pour raconter une histoire

Dans les années 60, Bob Dylan avec « Blonde on Blonde » (1966) ou encore les Beatles avec leur « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » (1967) avaient inauguré le « concept album ». Loin d'un simple recueil de titres, les morceaux sont construits ensembles, se répondent les uns aux les autres. Pour Rubin Steiner, guitariste et DJ :

« Quarante-deux minutes, c'est le format idéal. C'est le temps nécessaire pour raconter une histoire. Pour moi, il n'y avait aucune raison de le remettre en cause. Un morceau de quatre minutes, c'est comme un bonbon. Un album, c'est un repas, une maison de vacances

qu'on habite pendant une semaine. »

Pourtant, à l'heure du MP3 et du téléchargement, la notion même d'album pourrait paraître

caduque. Déjà, le CD l'avait morcelé en une dizaine de pistes. Aujourd'hui, le MP3 l'attaque dans son principe même.

L'unité de l'œuvre est rompue. L'auditeur n'est plus tenu d'écouter la musique dans l'ordre définit par l'artiste. Il fait lui même sa sélection. Il peut choisir comme il l'entend les titres qui l'accompagneront dans son MP3 ou qui figureront dans ses playlists.

Le téléchargement ennemi de l'album ?

iTunes Store, Fnac ou encore Virgin : les sites de téléchargement légal l'ont bien compris. Sur les plates-formes en ligne, l'album est désossé, décomposé pour être vendu titre par titre.

En 2007, le rappeur américain Jay-Z claquait la porte de la plate-forme de téléchargement d'Apple. Il refusait alors de diviser son album « American Gangster » :

« Les films ne sont pas vendus scène par scène, je ne vois pas pourquoi cette collection devrait être séparée en singles individuels. »

Sébastien Farran, manager de NTM, reconnaît que les démarches artistiques et commerciales sont différentes. Cependant, il ne voit pas de menace pour l'album dans le téléchargement à l'unité, mais un instrument pour regonfler les ventes d'un secteur en crise.

« Le téléchargement sur Internet est plus de l'ordre de la découverte ou de l'envie du tube du moment. Si ça permet de toucher un public plus large, ça ne me pose pas de problème. Ça peut ensuite amener plus de gens à acheter l'album ou à se rendre aux concerts. »

L'heure du changement

Pourtant, le changement est déjà palpable. Il s'est ancré dans les habitudes de consommation. Selon Rubin Steiner, le principe du single a toujours existé. Il faisait office de prélude à l'album. Cependant, il tend aujourd'hui à le supplanter :

« Aujourd'hui, on dérive vers une logique de tube à tout prix, de single, qui fait oublier les expériences plus innovantes, plus curieuses. »

Le rappeur Oxmo Puccino partage le même sentiment. Les auditeurs ne se donnent plus le temps d'écouter, d'apprécier un album dans son entier :

« Le public se désintéresse du format album et les artistes prennent la mauvaise habitude de faire un album d'une compilation de singles. »

Devant la baisse des ventes et l'écroulement de l'industrie de la musique, labels, managers et artistes répètent en cœur le même refrain : l'industrie du disque est en crise, elle vit une période de transition. Une seule affirmation, le numérique devrait prendre une place de plus en plus importante.

Mais si 90% des singles vendus le sont en ligne, la proportion est inverse pour les albums. La question est donc aujourd'hui omniprésente dans l'industrie : comment faire acheter des albums en ligne ? Ne serait-ce que pour l'important marché du cadeau, aujourd'hui quasi inexistant sur le Net.

L'avenir du format album ? L'impact du numérique sur la création ou les nouveaux mode de diffusion de la musique ? Tout reste encore flou.

Inventer d'autres formats ?

Pour Gonzales, la réponse est déjà toute trouvée : « L'industrie de l'album est morte. » Les artistes ne vivent plus de la vente de disques et l'économie du titre par titre ne suffira pas non plus à relancer le secteur :

« Aujourd'hui, le disque n'est qu'un moyen de construire et de vendre sa marque, comme Madonna ou Jay-Z, pour pouvoir faire des concerts et financer des projets plus intéressants. »

Qu'importe, l'artiste s'est toujours trouvé trop à l'étroit dans un format qu'il juge arbitraire. Il vient tout juste d'entrer dans le Guinness Book. Le concert le plus long du monde : 27 heures 3 minutes et 44 secondes.

« Ce concert fait autant de bruit que la sortie d'un album. Il montre qu'il est possible d'orienter la performance artistique sur un autre support. »

L'album, un format dépassé ?

La révolution serait déjà amorcée. Paul Karlinsky travaille dans le département stratégie d'un grand groupe de distribution culturelle. Il souhaite garder l'anonymat et utilise un pseudonyme. Le sujet est trop sensible et sa position trop tranchée.

Il prédit purement et simplement la fin de l'album et de son format « contraignant » et « archaïque » au profit d'un univers artistique numérique :

« Aujourd'hui, le format numérique libère les artistes. Ce qui reste, c'est le besoin d'un univers structuré. Le format numérique offre la possibilité de proposer une expérience totale en fédérant une communauté à travers un univers visuel et évènementiel beaucoup plus riche, une signature esthétique. »

Le format numérique « libère les artistes »

33 tours, 45 tours ou CD, jusqu'ici, les artistes ont toujours dû s'adapter aux contraintes et aux limites de leurs supports. Le marché de la musique s'est construit sur les ventes de disques. Cependant pour Paul Karlinski, ce n'est finalement qu'un hasard lié à une simple contrainte industrielle.

Selon lui, les artistes ont bien plus à proposer qu'un simple album par an suivi de quelques concerts. La musique est entrée dans l'air de la révolution numérique. Les barrières de la diffusion et de la création sont renversées. Les artistes peuvent offrir à leurs fans une expérience totale. Développer leur univers pour s'y exprimer librement.

Un album numérique pour sauver les majors

C'est un peu l'idée à la base du CMX, sorte d'album numérique total que seraient en train de finaliser, à en croire un récent article du Times online, Sony, Universal EMI et Warner. Il ne s'agit pas simplement de regrouper dix morceaux, mais de proposer des vidéos, textes, illustrations…

Le CMX devrait être disponible en novembre pour quelques albums, notamment celui de U2. Apple, qui aurait refusé le projet de ces majors il y a quelques mois, serait aujourd'hui en train de travailler sur son propre projet, qui pourrait voir le jour d'ici deux mois. En attendant, majors et musiciens tentent d'occuper le terrain sur le Net pour maintenir les ventes de CD.

Nine Inch Nails, l'archétype du groupe 2.0.
Groupe de rock industriel américain créé en 1988, Nine Inch Nails revendique plus de 300 000 membres sur son site Internet et 140 000 sur son Facebook. Forums de discussion, vidéos et photos des derniers concerts et bien sûr nouveaux morceaux en ligne. Il possède même une application iPhone.

Les fans sont invités à proposer leurs propres remix. Ils partagent la vie du groupe jusqu'à suivre les tribulations quotidiennes de son leader, Trent Reznor, sur son Twitter. Pourtant, en dépit d'un univers numérique particulièrement riche, le groupe continue malgré tout de sortir des albums. Un événement toujours très attendu par les fans.

Créer le buzz pour assurer les ventes

Pour Vincent Demarthe, manager de Rhoff et d'OrelSan, il est encore trop tôt pour parier sur la fin de l'album. Le numérique bouleverse la manière de penser et de vendre la musique. Cependant il considère que ni le public, ni les artistes, ni même les maisons de disque ne sont encore prêts à abandonner ce format :

« Toute l'industrie du disque est basée sur l'album. Les artistes ne signent pas en durée d'engagement, mais en nombre de sortie d'albums. Ce sont les formats longs qui permettent de rentabiliser l'investissement fait sur un artiste. Aujourd'hui, le marché du numérique représente moins de 15% des ventes de musique en France et tout juste 30% aux Etats-Unis. Il s'adresse encore à un public limité. »

Membre du groupe TTC, Cuiziner explique lui de son côté qu'Internet joue le rôle des mixtapes ou des streetCD, il créé du buzz :

« Le numérique permet de rester présent entre deux albums et de garder la main. Il faut donner des choses aux fans, ils l'attendent. »

Tester la réaction du public et entretenir une relation plus personnelle avec ses fans, donc. Les artistes sont constamment sur le devant de la scène, mais ce n'est qu'un « jeu » pour faire patienter jusqu'à la sortie du prochain disque.

« Buzz » contre album ?

Encore loin de remplacer l'album, l'univers numérique et le buzz collaborent au contraire à son succès. Ils participent à la création du mythe qui assurera le boom des ventes. Le jeune rappeur OrelSan s'est fait connaître en créant l'événement sur Internet :

« J'ai été contacté parce que je proposais tout un univers. De la musique, de la vidéo et déjà un public. »

A une époque où les maisons de disque rechignent à signer de nouveaux artistes, un premier succès sur Internet fonctionne comme une garantie. « Une fois qu'ils sont signés, les nouveaux artistes rentrent dans le schéma traditionnel de l'album », remarque Vincent Demarthe, son manager. Pour les jeunes artistes, l'album fait encore office d'examen de passage.

Un format qui prend la mesure de son époque ?

La montée en puissance du single et des buzz ne serait finalement qu'un mirage qui fait croire à la fin de l'album. Dans les années 1960-1970, les 45 tours se vendaient bien mieux que les 33 tours. Pourtant, loin de disparaître, les albums sont restés jusqu'à aujourd'hui le format de référence.

Selon Chryde de La Blogothèque, malgré le changement des habitudes de consommation, le format album a encore de beaux jours devant lui :

« On pourrait croire qu'il est menacé, mais il tient encore bien la route. Les groupes continuent à en faire, et les maisons de disques à penser que c'est “le format”. En revanche, c'est du côté de l'écoute que ça change car l'auditeur peut faire ce qu'il veut.

Mais si on regarde bien, le public continue d'attendre le nouvel album. La chose qui change vraiment c'est qu'une fois qu'il l'a, il n'en garde que ce qui lui plait dans son baladeur MP3. »

Enfin, pour Hamé de la Rumeur, la pérennité du format album n'est finalement qu'une question accessoire. L'industrie de la musique n'est pas la seule à traverser une crise. C'est l'ensemble des secteurs sociaux et économiques qui sont touchés :

« Ce qui compte, c'est la capacité de la nouvelle génération d'artistes à prendre la mesure de son époque. Les contextes de crise sont propices à la création artistique. Elle a besoin d'espace et la question du format se résoudra d'elle-même. »

source : Mael Inizan | Etudiant en journalisme | Rue 89

mardi 6 octobre 2009

JOHNNY PAS CLASSE


En 2008, il nous a fait "ça ne finira jamais"... mais en 1981, il en avait déjà marre... Y'a pas à dire... c'est que .... du bonheur !=) pour vous rendre compte de la qualité du disque, jetez un oeil sur la set list :
  1. C'est pas facile
  2. Je t'ai aimée
  3. Il ne faut pas me ressembler
  4. Bats-toi pour l'amour
  5. Comme une femme
  6. Le rock'n'roll c’est comme ça
  7. J'en ai marre
  8. Il n'y a plus de géant à l'Est d’Eden
  9. Toujours le même
  10. Je ne pourrai jamais l'oublier
  11. La ville


La Peur est un album studio sorti en 1982.

tout est dans la pochette !

Titres
  1. Le survivant
  2. La peur
  3. Veau d'or, vaudou
  4. Je n'en suis plus capable
  5. Cartes postales d’Alabama
  6. Je suis victime de l'amour
  7. Sans profession
  8. Il nous faudra parler d'amour un jour
  9. Oublier
  10. Faire face
  11. Ma voix de révolté
Déjà à l'époque, je n'aimais pas Johnny, allez savoir pourquoi ?



Y'a pas à dire, le gars qui à fait la pochette, il est super fort !!!!

lundi 5 octobre 2009

KISS

LA SAGA DE KISS

Suite à l'échec de leur premier enregistrement (sous le nom de Wicked Lester, album jamais distribué), Paul Stanley et Gene Simmons radicalisent leur approche de la musique et de la scène. Rejoints par le batteur Peter Criss (Peter Crisscoula, 1945) et le guitariste Ace Frehley (1951), enfant terrible du Bronx, ils décident d'adopter un look particulièrement théâtral et provocateur, dans la lignée d'Alice Cooper. Ils se démarquent par ailleurs avec un maquillage intégral du visage et des costumes excentriques, ce qui les transforme en véritables super-héros du rock et du metal: Gene Simmons est le Démon, Paul Stanley l'Enfant des Étoiles, Ace Frehley le Guerrier de l'espace et Peter Criss le Chat.

Les premiers pas sont difficiles. Lors du premier concert du groupe, dans un club du Queens à New York, le 30 janvier 1973, seules 3 personnes sont présentes. Déjà, au premier concert, le groupe porte ses maquillages et des costumes en cuir noir achetés dans des boutiques sado-masochistes. Et quelques uns des effets scéniques du groupe apparaissent déjà : Gene Simmons crache du sang et du feu et Paul Stanley détruit sa guitare à la fin du concert. Entre les clubs qui refusent ces énergumènes peinturlurés et les groupes qui craignent d'avoir de dangereux outsiders en première partie, le quatuor peine à trouver des engagements. Deux rencontres s'avèrent alors capitales. La première est celle de Bill Aucoin, manager avisé qui est certain de tenir la perle rare. La seconde est celle de Neil Bogart, directeur de Casablanca Records et à la recherche de stars pour son nouveau label. Aucoin convainc Bogart de signer Kiss sur la seule foi d'une démo prometteuse. Le groupe rentre en studio fin 73 pour enregistrer son premier album. Le 31 décembre 1973, Kiss joue en première partie de Blue Öyster Cult à l'Academy Of Music de New York. Durant ce concert, Gene Simmons met accidentellement le feu à ses cheveux lors de son traditionnel numéro de Démon cracheur de feu.[9] Début 1974 sort le premier album éponyme du groupe. Y figurent notamment Strutter, Nothin' To Lose, Cold Gin, Black Diamond, Firehouse et Deuce. En dépit d'une campagne publicitaire monstre, le disque ne fait qu'une timide entrée dans le Top 100 américain. Le groupe fait sa première apparition à la télévision et joue Black Diamond. Les critiques descendent le quatuor sans vergogne et lui promettent un sort funeste.

Après une courte série de concerts, Kiss retourne en studio et sort Hotter Than Hell en novembre 1974. Le ton se durcit (Parasite), devient sombre et inquiétant « à la Black Sabbath » (Watchin' You) mais reste aussi dans le son purement kissien (Hotter Than Hell, Got To Choose, Let Me Go, Rock N' Roll) mais le succès n'est toujours pas au rendez vous. Le groupe quadrille alors tout le continent en exposant un show riche en couleurs (en plus des crachats de sang et de feu de Simmons et de la destruction de la guitare de Stanley, le groupe utilise des jets de flammes et de fumée, des explosions et une pluie de confetti, sans compter Ace Frehley qui met le feu à sa guitare après son solo et Peter Criss qui s'élève dans les airs avec sa batterie) et commence à se forger une base de fans de plus en plus large.

Début 1975, Dressed To Kill (no 37 US) est dans les bacs. Malgré des résultats encourageants et quelques hits mineurs sur les radios de New York et de Détroit (She, C'mon And Love Me, Rock and Roll All Nite) Bogart est au bord de la faillite car les investissements consentis sont très loin d'être compensés. Aucoin décide alors de jouer le tout pour le tout. Constatant que, en dépit de la faiblesse des ventes, le groupe parvient à réunir des foules de plus en plus grandes, il décide d'organiser quelques concerts dans les grandes arènes du pays pour enregistrer un live. Il va jusqu'à vider son compte personnel pour financer le projet. Pendant l'été, Kiss joue en tête d'affiche devant 12 000 spectateurs au Cobo Hall de Détroit.

À la rentrée, Alive! voit le jour. Tout le monde croise les doigts mais le suspense est de courte durée. Deux semaines après sa sortie (no 9 US), il est disque d'or, devenant rapidement double platine

En quelques semaines, Kiss devient un des plus grands groupes de rock américain. Les fans forment ce qui devient rapidement la « Kiss Army ». Dans la foulée, la version live de Rock and Roll All Nite entre dans le Top 20 et un marchandisage juteux commence à voir le jour. Il est cependant temps de retourner en studio afin de prouver que le groupe est aussi capable sur scène que sur album. Kiss fait alors appel à un des plus grands producteurs du moment, Bob Ezrin (Pink Floyd, Lou Reed, Alice Cooper, …).

Ses relations avec Ace Frehley deviennent vite orageuses au point que celui-ci sera remplacé sur plusieurs prises. Destroyer (no 11 aux É-U) voit le jour en avril en 1976 et atteint le statut de disque de platine rien qu'avec les précommandes. Il s'impose globalement comme un grand classique du rock US grâce à des titres comme Detroit Rock City, Shout It Out Loud, God Of Thunder et Beth, la ballade chantée par Peter Criss qui se vend à plus d'un million d'exemplaires. Grâce à cette « sucrerie », le quatuor cesse d'être perçu comme une entité maléfique et voit sa popularité franchir un nouveau seuil.

Après une première tournée en Europe, le groupe balaye une nouvelle fois les États-Unis. La tournée Destroyer, baptisée Spirit Of '76, est encore plus spectaculaire: en plus des effets traditionnels, le groupe y ajoute des feux d'artifices et des systèmes de son puissant, faisant de Kiss l'un des groupes les plus bruyants de son époque. Le groupe et ses artifices se mettent en œuvre sur une scène apocalyptique, avec un décor médiéval en ruines d'un côté et un monde extra-terrestre de l'autre. En août 1976, le groupe obtient la consécration en jouant en tête d'affiche au Anaheim Stadium (Californie) devant 55 000 fans.

En septembre c'est le retour en studio, cette fois sous la houlette d'Eddie Kramer (producteur, entre autres, de Jimi Hendrix). Désirant revenir à la rugosité de ses premiers albums, Kiss s'enferme dans un théâtre désaffecté du New Jersey pour les enregistrements afin d'y retrouver le son live du groupe. Comme le dira Eddie Kramer: Nous avons là capturé sans aucun doute l'esprit live de Kiss. Le Nanuet Théâtre possédait une infinie variété de conditions acoustiques. Le groupe a répété et joué les bases dans le salon d'exposition. Un tunnel sous la scène fut utilisé pour relever les basses. Des micros tout autour du périmètre de la salle elle-même capturaient le son live total. Les guitares acoustiques furent enregistrées dans le guichet de vente des tickets. Ce retour à un rock basique n'empêche pas Rock n'Roll Over (no 11 aux É-U), sorti en fin d'année, de devenir à son tour double platine. Avec cet album, le groupe étale son côté libidineux et machiste, Paul Stanley avec Makin' Love et Take Me, Gene Simmons avec Calling Dr. Love, Ladies Room et Love 'Em Leave 'Em.


Le groupe reçoit alors les honneurs d'une bande dessinée à son nom éditée chez Marvel. Pour en faire la promotion, les musiciens acceptent de donner un peu de leur sang pour l'encre rouge. Ce premier numéro restera la meilleure vente de Marvel pendant dix ans. Kiss s'envole ensuite pour le Japon, lui aussi secoué par une véritable Kiss mania. En remplissant quatre fois le Budokan de Tokyo, le groupe bat le record d'affluence des Beatles. L'année suivante, Kiss battra son propre record en le remplissant 5 soirs sold-out.

C'est à cette époque que des tensions internes naissent au sein de la formation. Ace Frehley et Peter Criss supportent de plus en plus mal le succès de Kiss. Les deux musiciens connaissent par ailleurs des problèmes de drogue et d'alcool de plus en plus préoccupants.

Malgré cela, Kiss est à nouveau au travail dès les premiers jours de 1977, toujours avec Eddie Kramer. Avec Love Gun (no 4 aux É-U), Kiss atteint le haut des classements. Le groupe lance, avec cet album, une nouvelle poignée de classiques: Love Gun, Christine Sixteen, Shock Me (avec Ace Frehley au chant pour la première fois) et I Stole Your Love et la nouvelle tournée américaine est la plus spectaculaire que le groupe ait donnée, avec une nouvelle scène encore plus grande, encore plus de feux d'artifice, un dragon cracheur de feu aux côtés de Gene ainsi que deux plate-formes de chaque côté de la scène pour y ammener le groupe en début de concert. Les trois concerts du Forum de Los Angeles sont enregistrés en vue d'un nouvel album live. Après la sortie de Alive II (no 7 aux É-U), il devient évident que seules des vacances prolongées peuvent éviter une séparation définitive.

Cette absence n'empêche pas les caisses du groupe et de son entreprise de produits dérivés Niocua (Aucoin à l'envers) de se remplir. D'abord, la compilation Double Platinum (no 22 aux É-U) occupe le terrain. Ensuite, sans compter une nouvelle bande dessinée Marvel, les objets à l'effigie du groupe (flipper, poupées, tasses, etc.) envahissent le marché. On parle même d'un projet de parc d'attractions.

Le 22 juin 1977, un sondage Gallup élit Kiss groupe numéro 1 en Amérique.

Le groupe décide de se lancer dans une entreprise inédite : l'enregistrement de l'album solo de chacun des membres du groupe, paraissant tous, de façon simultanée, sous le nom de Kiss. Les quatre disques sortent en 1978 et connaissent des succès divers. La palme revient à celui d'Ace Frehley qui est à la fois celui dont la conception a été la moins coûteuse et qui reçoit l'accueil le plus favorable. Il bénéficie même d'un succès radio avec le titre New York Groove. Le guitariste pense alors qu'il peut sans problème se lancer en solo et la paire Simmons/Stanley va devoir promettre des concessions pour le retenir. Casablanca Records se vante d'un total de cinq millions de précommandes pour les quatre disques mais un bon nombre, surtout pour Criss et Simmons, seront annulées.

Peu après, le quatuor se retrouve pour le tournage d'un téléfilm, Kiss meets the Phantom of the Park (Kiss contre les fantômes en France) qui n'ajoute rien à sa gloire. C'est un succès d'audience pour la chaine NBC, mais un désastre pour l'image du groupe.

Kiss commence à songer à son retour sur disque alors que la vague disco fait fureur, menaçant les plus solides bastions du hard rock. Simmons et Stanley optent finalement pour le compromis et font appel à Vinnie Poncia, producteur spécialisé dans la musique de discothèque.

Grandeur et décadence

Dès le début des sessions d'enregistrement, l'état de santé de Peter Criss s'avère très préoccupant. Il est finalement remplacé sur presque tous les titres par Anton Fig, un batteur de studio qui avait travaillé avec Frehley. Dynasty (no 9 aux É-U) sort début 1979 et connaît un succès fulgurant grâce au tube hard/disco I Was Made For Lovin' You qui explose à l'échelle mondiale.

Tout semble aller pour le mieux et pourtant le groupe est toujours au bord de l'explosion. La tournée américaine (malgré un show toujours plus impressionnant avec Ace Frehley qui tire des feux d'artifice avec sa guitare et Gene Simmons qui s'envole dans les airs) ne rencontre pas la même ferveur que la précédente. Alors que les fans les plus durs boudent le virage commercial du quatuor, les salles se remplissent désormais de jeunes enfants accompagnés de leurs parents. Kiss n'a plus rien à voir avec un groupe de rock et la Kiss mania semble tourner à l'overdose. Englués dans leurs personnages imaginaires, les musiciens ne contrôlent plus rien. Ne se basant que sur les ventes, ils accordent une nouvelle fois leur confiance à Poncia pour l'album suivant auquel Criss ne participe pas. Paru l'année suivante, Unmasked (no 35 É-U) peine à décrocher le disque d'or. Musicalement noyé par les arrangements de Poncia, le disque est alors la cible de la presse qui peut enfin se venger d'un groupe dont elle avait annoncé prématurément la fin.

Peter Criss est congédié peu après et est remplacé par Eric Carr (de son vrai nom Paul Caravello, au maquillage de renard) pour la tournée à venir, dont la mise en scène est sensiblement la même que celle de la dernière tournée. Après un unique concert aux États-Unis, Kiss s'envole pour l'Europe où il est accompagné par un groupe britannique alors inconnu, Iron Maiden, mais qui lui vole la vedette. Le quatuor se rend ensuite en Australie où les plus grands stades affichent complet en quelques heures. À Sydney, Kiss joue l'un de ses concerts les plus marquants.

De retour au bercail, le groupe rappelle Bob Ezrin en vue du prochain album : un ambitieux album-concept accompagné d'un film dans la lignée du The Wall de Pink Floyd produit par le même Ezrin. Mais les difficultés s'accumulent. Frehley, désireux d'un retour à un rock pur et dur, est dès le départ hostile et rentre à nouveau en conflit avec le producteur. Suite à des problèmes de script, la réalisation du film est abandonnée et quelques mois après la sortie de l'album, Neil Bogart, l'autre éminence grise du groupe, décède des suites d'une longue maladie. Eric Carr a pour sa part déclaré, dans une interview publiée après sa mort, qu'il avait « tout fait pour dissuader [les autres membres du groupe] de sortir un concept album », leur martelant que les fans voulaient un retour au hard rock pur et dur.

Après un séjour prolongé en studio, Music From the Elder (no 75 au É-U) voit le jour en 1981 et est un échec commercial complet. On dénonce son caractère prétentieux et les nouvelles expérimentations qui ont vu Kiss passer de la musique de club aux orchestres à vent et à corde. L'album étant passé totalement inaperçu, il est impossible pour le groupe de partir en tournée, et Kiss rompt avec son manager, Bill Aucoin. Ce serait à la suite d'une violente dispute entre Gene Simmons et Ace Frehley lors de l'enregistrement de the Elder que Frehley aurait pris la décision de quitter le groupe. Celui-ci aurait en outre pulvérisé la maquette après avoir constaté que Bob Ezrin, avec qui il ne s'est jamais entendu, avait amputé une majorité de ses parties de guitare.

Il est temps de revenir aux fondamentaux. Le groupe s'enferme en studio pour enregistrer des morceaux plus classiques qui figurent sur une nouvelle compilation sortie l'année suivante, Killers, a la demande de la compagnie de disques. Peu après, Frehley est victime d'un grave accident de voiture et se retrouve immobilisé pendant plusieurs mois. Il en profite malheureusement pour ajouter à ses problèmes d'alcool le goût des médicaments. Pour pallier l'absence de son guitariste, Kiss engage plusieurs musiciens de remplacement pour l'album Creatures Of The Night (no 45 aux É-U) qui marque une nette modernisation et un retour vers le heavy metal. Des chansons comme Creatures Of The Night, I Love It Loud, War Machine et Rock And Roll Hell en témoignent. On sait aujourd'hui que ce nouveau son était en grande partie dû à Vinnie Vincent, guitariste « fantôme » des enregistrements qui va bientôt éclipser Frehley. Bien qu'il figure sur la pochette, ce dernier annonce peu avant la tournée qu'il quitte le groupe.

Aux États-Unis, le virage hard-disco du groupe en 1979 a causé un traumatisme trop fort, ce qui fait que même ce fabuleux retour vers le heavy metal ne permet pas de ramener tous les anciens fans. Kiss joue donc dans des salles loin d'être remplies(malgré un show décidément toujours plus fou où la batterie est disposée sur un char d'assaut qui tire des roquettes durant le concert), mais en Amérique du Sud sa gloire semble intacte puisqu’au stade Maracana de Rio, le groupe réunit 137 000 spectateurs pour un show unique, puis 30 000 à Belo Horizonte et ensuite 65 000 à Sao Paulo. Kiss est véritablement retourné vers le heavy metal pur et dur. La batterie de Eric Carr et la guitare de Vinnie Vincent y sont pour quelque chose. Gene Simmons ne fait pas que chanter, il hurle littéralement. Paul Stanley n'a plus rien à voir avec celui de la période Unmasked. On ne compte plus ses fuck et fuckin’ lors des concerts, chose totalement impensable un an auparavant. Preuve que l'on tente d'oublier les années disco : à Sao Paulo, le groupe joue I Love It Loud une 2e fois dans le même concert au lieu de jouer I Was Made For Lovin' You comme prévu.

À ce moment, Stanley, Simmons, Carr et Vincent mettent la dernière main à leur nouvel album. Peu avant sa sortie, ils font sensation en apparaissant pour la première fois sans maquillage dans une émission spéciale sur MTV. Le fait que Kiss abandonne son maquillage pour de bon causa tout un choc parmi les fans du groupe. Lick It Up (no 24 aux É-U) bénéficie de ce gros coup de publicité et devient le premier disque de platine du groupe depuis Dynasty. Surtout, le groupe semble renaître musicalement en confirmant les impressions du précédent album: Kiss est de retour vers le heavy metal. Mais si Creatures Of The Night est un album de heavy metal traditionnel, Lick It Up s'avère encore plus rapide, lourd, bruyant et agressif (Exciter, Not For The Innocent). À l'inverse, des titres comme la chanson éponyme sont vraiment dans l'esprit Glam Metal des années 1980.

La tournée mondiale qui suit fait figure de reconquête, mais malgré son grand succès, la tournée Lick It Up nous démontre que Kiss n'était pas au mieux de sa forme depuis Dynasty: le groupe connaissait des difficultés financières en raison de l'échec de Dynasty, Unmasked, The Elder et le demi-succès de la tournée Creatures Of The Night, les effets pyrotechniques sont donc bien moins nombreux dans la tournée Lick It Up et les décors et effets scéniques sont les mêmes que lors de la précédente tournée, à l'exception du fait que Gene Simmons ne crache désormais plus de sang. Mais le succès de l'album et de cette tournée permet à Kiss de retrouver le statut qu'il avait acquis dans les années 1970. Le retour de Kiss fait même augmenter les ventes des albums précédents, Creatures Of The Night entre autres.

Pourtant, la sauce ne prend pas entre Vinnie Vincent et les deux meneurs de Kiss qui refusent de le voir trop se mêler de la direction du groupe. Finalement, le guitariste est congédié et est remplacé par Mark St John. Pendant ce temps, Simmons s'adonne à une vieille passion : le cinéma. Il joue le rôle du méchant face à Tom Selleck dans Runaway, un film de science-fiction de Michael Crichton. Il rejoint ensuite Stanley pour les besoins du nouvel album qui pour la première fois est intégralement produit par les deux leaders.

Animalize (no 19 aux É-U) dépasse les ventes de son prédécesseur, notamment grâce au single Heaven's On Fire, dont le vidéo-clip passe en boucle sur MTV. Animalize marque pourtant le début de la décadence discographique du groupe qui s'entoure de compositeurs extérieurs (Desmond Child) et souffre du manque d'investissement de Gene Simmons (cinéma, production, etc.). Stanley devient progressivement la figure de proue de ce Kiss nouveau grâce à sa plus grande versatilité et à ses compositions taillées pour le rock des années 1980. De plus, l'adoption d'un look glam metal proche de celui de Mötley Crüe, Ratt ou Dokken ancre Kiss dans une mode éphémère dont il avait pourtant été un précurseur.

Pour l'heure, le groupe entame une nouvelle tournée mondiale mais St John est atteint d'un syndrome paralysant et il doit être remplacé en catastrophe par Bruce Kulick, quatrième guitariste du groupe en trois ans. La tournée Animalize est un succès et Kiss remplit à nouveau les stades, avec les effets scéniques traditionnels: explosions et feux d'artifice, plate-forme qui emmène le groupe sur scène, crachat de feu par Simmons et destruction de la guitare de Stanley. Le concert de Détroit est filmé et commercialisé sous le titre Kiss Animalize Live And Uncensored.

En 1985, Kiss revient avec Asylum (no 20 aux É-U). Le groupe utilise les nouvelles possibilités du clip pour garantir sa présence sur MTV, Uh! All Night et Tears Are Falling envahissent les ondes. La stratégie semble payante puisque lors de la tournée suivante, la popularité du quatuor atteint de nouveaux sommets et lui permet de renouer avec les shows à grand spectacle, où les pluies de confettis sont de retours et où c'est maintenant Gene Simmons qui tire des feux d'artifice avec sa basse. De plus, Kiss déploie un matériel sonore imposant avec une puissance de 120 décibels! La demande est telle que le groupe prolonge sa tournée américaine jusqu'à l'été 1986, annulant au passage son apparition au festival Monsters of Rock en Angleterre.

Stanley et Simmons jugent le moment opportun pour frapper un grand coup et talonner les Bon Jovi et autres artistes alors au sommet du Billboard. Ils font donc appel au producteur Ron Nevison qui est au hard commercial ce que Poncia était au disco.

Paru en 1987, Crazy Nights (no 18 aux É-U) est logiquement l'album le plus commercial du groupe depuis Unmasked. Le style du groupe a changé. Alors qu'il glissait musicalement et dans l'habillement vers le style glam metal de Mötley Crüe, Cinderella, Warrant, Dokken et Ratt, le groupe retourne vers les vêtements de cuir noir "rock" et tombe maintenant, sur le plan musical, dans le hard FM à la Bon Jovi avec des chansons comme Crazy Crazy Nights et la ballade Reason To Live. La tournée qui suit Crazy Nights témoigne pourtant d'une certaine usure. Si en Angleterre ou au Japon, le quatuor fait toujours le plein, les États-Unis semblent se lasser de ses anciens super-héros devenus trop aseptisés. Kiss fait malgré tout un carton en seconde position des Monsters of Rock de 1988 devant plus de 100 000 spectateurs. Kiss triomphe également la même année au Budokan Hall de Tokyo.

Malgré cela, la séparation semble proche. Simmons s'investit de moins en moins et Stanley entreprend même une tournée des clubs en solo. Avec l'épuisement proche du hard FM, Kiss devient la risée de la nouvelle génération.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...