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mardi 29 septembre 2009

LE MARCHE DU VINYLE



La crise du disque porte mal son nom, il s'agit plutôt d'une crise du CD. Si les ventes de ce petit support apparu il y a 25 ans n'en finissent plus de baisser, son grand frère le vinyle semble quant à lui retrouver une certaine audience. Simple sursaut ou véritable lame de fond ?

Jusque-là, tout a l'air normal. On reconnaît la platine où poser le disque, le bras pour le lire, le gros bouton du volume… Et puis, en la retournant, on remarque sur ce lecteur de vinyles nouvelle génération un détail qui ne figurait pas sur le mange-disques de nos parents : un port USB. Cette fois, c'est sûr : le vinyle, considéré comme dépassé depuis que Philips a fait presser le premier CD en août 1982, est bel et bien revenu dans la course technologique. Une remise à niveau qui répond à son regain de forme commercial : aux Etats-Unis, en 2008, il s'est vendu 1,88 million d'albums édités sur ce support. (1) Un chiffre encore marginal, mais qui représente quand même une hausse de 90 % par rapport à l'année précédente. Panorama de ce marché parallèle de la musique.


Le vieux plutôt que le neuf

Logiquement, le vinyle recouvre en grande partie la production passée. "Environ 95 % de ce qui se vend à notre convention date des années 1950, 1960 ou 1970" confirme Pierre Layani, l'un des organisateurs du Cidisc, sorte d'immense marché aux puces parisien. (2) Acheter un vinyle, c'est entamer un travail d'archéologue sur ce qu'était la musique avant l'arrivée du CD et avant que les stations de radio ne se concentrent sur une seule période (impossible d'entendre un titre datant d'avant Nirvana sur une radio rock dite "jeune"). Le téléchargement permettait déjà aux internautes les plus curieux de redécouvrir des pans entiers de l'histoire de la musique. Mais en lui livrant tout d'un seul coup, il ne renseignait pas sur le sens et l'apport qu'ont eu, en leur temps, certaines oeuvres. Le vinyle, lui, rétablit une chronologie, une hiérarchie de la musique. Il fera peut-être découvrir à certains mélomanes qu'avant Abd al Malik, il y avait Afrika Bambaataa ; et avant Afrika Bambaataa, les Last Poets.

Est-ce à dire qu'il n'existe pas de production vinyle actuelle ? Quelques genres musicaux restent dominés par le microsillon, notamment l'électro, par l'intermédiaire des DJs dont il est la matière première. Hélas, ceux-ci commencent à leur tour à abandonner ce support. Selon Christophe Brunel, responsable du magasin en ligne Toolbox Records (3), "les nouvelles générations sont souvent 100 % numérique. Pour nous, c'est sûr, c'est au minimum ennuyeux : les ventes baissent déjà." Autre exemple, celui du label Martyrs of Pop (4), lancé par Jean-Emmanuel Deluxe en 2006. Son catalogue est composé en majorité de vinyles. Mais pour survivre, il doit diversifier son offre : "C'est pour cela que l'on est aussi présents sur les plateformes de téléchargement légal", explique Jean-Emmanuel Deluxe, qui ajoute "ne pas être non plus hostile au CD". Dommage que le retour du vinyle n'ait pas davantage relancé la curiosité du public pour la nouveauté et certains genres méconnus...

Le web, la voix royale

Etonnamment, ce revival du vinyle ne profite pas non plus au Cidisc. "C'est même plutôt l'inverse, témoigne Pierre Layani, on subit la concurrence d'Internet." Internet, dont l'offre vinylistique se divise en deux branches principales. D'un côté, on trouve des sites spécialisés de maisons de disques ou de distributeurs indépendants, sur lesquels l'auditeur peut trouver la dernière nouveauté électro ou le dernier ovni pop. Toolbox Records est un de ces distributeurs : "Le web nous a permis de développer notre activité à l'étranger, explique Christophe Brunel, son fondateur. Le catalogue est disponible 24 heures sur 24. Les outils de recherche sont efficaces. Jusqu'en 2005, nous ne fonctionnions que par fax et téléphone... De vrais dinosaures planqués dans leur cave ! Depuis cinq ans que nous avons basculé notre activité sur le Net, notre chiffre d'affaires a doublé." Un chiffre d'affaires qui reste néanmoins très inférieur à celui d'eBay ou Priceminister, premiers vrais vainqueurs de ce retour des disques. Ces e-brocantes ont su tirer partie au mieux des atouts d'Internet. Distances réduites, recherches facilitées… Désormais, les marchés aux puces se déplacent chez vous. Le paradoxe est amusant : en même temps qu'il favorisait la diffusion de la musique numérique, Internet a peut-être généré cet intérêt nouveau du public pour les disques de nos greniers.


Une embellie marketing…

Si les chiffres indiquent bien un frémissement du marché du microsillon, rien ne dit que celui-ci va perdurer. Pour Pierre Layani, "il ne s'agit que de résurgences ponctuelles, au coup par coup. Le vinyle ne fait l'objet que d'un intérêt marginal, lors de certaines rééditions." Parmi elles, la collection Back to Black - plusieurs classiques du rock réédités en vinyle - que vient de publier Universal. Son prix, 20 euros pièce, est quatre fois supérieur à ce qu'on trouve en occasion. En outre, les majors ont pris l'habitude de publier leurs albums les plus vendus sous forme de vinyle. Une conception matérialiste de la culture selon laquelle chaque produit doit avoir sa déclinaison "prestige". On a vu des amateurs de Mika ou de Mylène Farmer s'acheter des disques noirs de leur idole sans même disposer d'une platine pour les lire ! Dans ce cas, le vinyle n'est rien de plus qu'un stylo ou un porte-clé à l'effigie d'une star. Et si ces produits dérivés en sont à l'origine, alors le retour du microsillon a tout d'une fausse bonne nouvelle.

Sorti de ces opérations commerciales, le vinyle n'a pas la moindre chance de redevenir grand public. Et pour cause, le coût et la durée de sa fabrication (deux secondes pour un CD, dix fois plus pour un vinyle) sont largement supérieurs à ceux des autres supports. Les platines USB évoquées plus haut ne s'achètent qu'à partir de 100 euros. Surtout, on imagine mal cette encombrante galette noire reconquérir les auditeurs d'iPod, pour qui la musique doit pouvoir être écoutée dans le métro, dans la rue ou sur leur lieu de travail. Au point qu'on peut finalement se demander si la hausse du nombre de ventes de vinyle ne correspond pas à une phase de rémission avant sa disparition totale…

Mais une survie assurée


Si le mp3 avait le mérite de célébrer la musique pour elle-même, brute, sans emballage, il faut bien avouer qu'une colonne de fichiers alignés sur un écran d'ordinateur a beaucoup moins d'allure qu'une étagère de vinyles. C'est donc l'objet, plutôt que la musique, qui maintient en vie le microsillon, auquel certains vouent même un culte fétichiste. Pour Jean-Emmanuel Deluxe, du label Martyrs of Pop, l'attrait du vinyle est la conséquence d'une "réaction à la dématérialisation des supports comme le mp3. Il y a un retour au bel objet physique, y compris chez les ados." Et Christophe Brunel d'ajouter : "Le vinyle est certainement le plus sensuel des supports : poids, odeur, toucher, taille et visuel de la pochette... Autant d'impressions qui lui donnent un côté affectif..." D'autant plus précieux qu'il se raréfie, le vinyle est donc devenu un produit de luxe, "l'équivalent de la Pléiade pour les bibliophiles", conclut Jean-Emmanuel Deluxe. Lire la suite de Un sillon à creuser ? »

Source Evene.fr - 2009

vendredi 25 septembre 2009

STAND BY - PRESSE BOOK


J'ai eu la chance de revoir Le batteur de Stand by début septembre. Il a apprécié la petite page sur le groupe. Il m'a fait une belle surprise, il m'a prêté un "collector", le presse book original du groupe. Un vrai album souvenirs ! voici quelques extraits :


mardi 22 septembre 2009

LES ANNEES JARRE : 1976-1990


L'année 1976 marque le début de la carrière de Jean Michel Jarre telle qu'on la connaît aujourd'hui. En août, il se lance dans l'enregistrement d'un album concept : Oxygène.

Il y développe un voyage musical d'une quarantaine de minutes, séparé en 6 mouvements. Il y utilise des synthétiseurs analogiques de l'époque avec une grande fluidité et sensibilité qui rompent radicalement avec le style froid et technique de Kraftwerk par exemple. L'album sort en novembre, et devient très vite un phénomène international tant son succès est foudroyant et exceptionnel. Dans le monde entier, le célèbre thème d’Oxygene envahit les premières places des ventes et des hit-parades. Jean Michel reçoit à cette occasion le Grand Prix du Disque de l'Académie Charles Cros. C'est également en 1976 que naît Émilie, son premier enfant.

En 1977, il est nommé Personnalité de l'année par le magazine américain People. Polydor achète les droits de distribution de ses œuvres dans le monde entier.


Durant l'année 1978, il épouse le 7 octobre l'actrice britannique Charlotte Rampling ; la même année naît leur fils David. Sur le plan professionnel, il entame en janvier l'enregistrement de l'album studio Equinoxe, composé en 18 mois et qui sort en novembre. Celui-ci, une fois de plus axé sur des ambiances, le travail sur la reproduction de sons naturels (pluie, vent, ...), confirme le succès d'Oxygène. C'est aussi le début de la collaboration avec Michel Geiss. La couverture de l'album est réalisé par Michel Granger comme celle de Oxygène. Une vidéo devait accompagner cet album mais le projet n'a pas abouti. Il utilise pour la première fois la technologie VSH pour la réalisation du clip d'"Oxygène partie 4". Le single devient un tube mondial et est utilisé pour plusieurs génériques d'émissions télévisées et radio.

Il ne néglige pas pour autant son travail pour le cinéma puisqu'il signe la même année la bande originale du film La Maladie de Hambourg de Peter Fleischmann et utilise notamment le titre Oxygène.

L'année 1979 le révèle en tant que showman : pour le 14 juillet, il organise son Concert gratuit place de la Concorde à Paris qui attire un million de spectateurs, sans compter les téléspectateurs puisque le concert est diffusé en Eurovision. Il entre pour l'évènement dans le Guinness Book, tout en inaugurant le concept du méga-concert qui deviendra sa signature : un spectacle total, mêlant musique, jeux de lumières, lasers, effets pyrotechniques et projections géantes. Mick Jagger présent au concert est soufflé par la réalisation de ce type de concert, une collaboration avec les Rolling Stones est évoquée sans qu'elle voie le jour.

Il reçoit la médaille d'or de la SACEM pour sa contribution à la diffusion de la culture française dans le monde.


En juin 1981, il sort Les Chants Magnétiques, premier album dans lequel est utilisé le Fairlight CMI (premier synthétiseur échantillonneur numérique). La même année s'achèvent deux années de négociations lui permettant d'être le premier occidental à jouer en République populaire de Chine depuis la mort de Mao Zedong. Il décolle le 15 octobre de Paris pour une série de 5 méga-concerts à Pékin et Shanghai. Le public chinois est conquis, et Jean Michel Jarre devient membre honoraire du conservatoire de musique de Pékin. Les Chinois lui donneront le surnom de Grand maître de l'électricité. Il repart de Chine avec un side-car, le seul à avoir été autorisé par le gouvernement à être exporté. Son succès ne s'atténuera jamais jusqu'aujourd'hui dans ce pays.

En 1982, le double album : Les Concerts en Chine est l'écho de cette tournée. Quelques morceaux sont toutefois retravaillés ou composés en studio comme le fameux "Souvenir de Chine". Le morceau "Arpégiateur" est utilisé dans la musique du film 9 semaines 1/2.

En 1983, Jean Michel Jarre compose une musique d'ambiance pour une exposition d'art moderne sur les supermarchés, qu'il décide par la suite de vendre aux enchères : Musique pour Supermarché, un album fabriqué à un seul exemplaire (la matrice de fabrication est détruite sous contrôle d'huissier), est vendu le 6 juillet 1983 à l'Hôtel Drouot à Paris. Il entre une nouvelle fois dans le Guinness Book pour l'album le plus cher du monde : 69 000 francs, argent destiné à aider les jeunes artistes. L'idée est de créer un disque unique, de la même manière qu'une œuvre d'art, mais certains y voient aussi une attaque contre l'industrie discographique en général.

En novembre de la même année, il publie une compilation intitulée The Essential.

En novembre 1984, il sort l'album : Zoolook. Il l'enregistre à New York avec Marcus Miller, Laurie Anderson, Yogi Horton, Adrian Belew et Frederick Rousseau après avoir parcouru le monde pendant 18 mois pour enregistrer des voix dans de multiples langues et dialectes et en avoir fait une sorte de patchwork avec le Fairlight. Cet album est élu album instrumental de l'année aux États-Unis. Jean Michel Jarre reçoit en outre une Victoire de la Musique en France pour le meilleur album de musique instrumentale et une nouvelle fois le Grand Prix du Disque de l'Académie Charles Cros. Quelques morceaux de cet album sont utilisé comme générique d'émissions télévisuelles.

Il a été choisi pour participer à la célébration des 150 ans du Texas et les 25 ans de la NASA. À cette occasion il compose avec Ronald E. McNair, astronaute américain et saxophoniste amateur, un morceau - baptisé VIeme Rendez-vous, ou Last Rendez-Vous sur l'album - qui devra devenir le premier morceau joué en apesanteur, à bord de la Navette spatiale Challenger. L'explosion en vol de la navette le 28 janvier 1986 tuera malheureusement les sept astronautes. En sa mémoire, Jean-Michel Jarre rebaptisera cette partition Ron's piece.


En 1986, Jean Michel Jarre poursuit ses méga-concerts avec Rendez-Vous Houston ; Mise en scène par Christian Bourret qui réalisera par la suite la plupart des concerts de Jean Michel Jarre, (Lyon, Paris, Moscou, les Pyramides, La cité interdite Pékin, Gdansk etc.). Début de la collaboration avec Francis Rimbert rencontré peu après le concert de la Concorde en 1979.

Son nouvel album Rendez-vous est enregistré en 2 mois et reflète le gigantisme des concerts, récompensé par une Victoire de la Musique. L'album remporte un grand succès et le single "4ème rendez-vous" devient un tube international. Pour l'anecdote la mélodie de "Second rendez-vous" provient d'une composition que Jean Michel avait écrit pour Gérard Lenormand dans les années 1970...

Il donne donc le 5 avril un son et lumières spectaculaire en plein centre de Houston devant près d'un million et demi de texans. Jean Michel Jarre reçoit pour ce concert la Victoire de la Musique du meilleur spectacle musical, tandis que le Guinness Book officialise les 1.3 millions de spectateurs. Le 5 octobre de la même année, Jean Michel Jarre revient dans sa ville natale et organise son Rendez-Vous Lyon : Concert pour le Pape, un concert en l'honneur de la venue de Jean-Paul II qui se déroule sur la colline de Fourvière, attirant 800 000 spectateurs.

En 1987, il sort l'album Houston-Lyon/villes en concert qui retrace ces deux concerts. Pour ses 10 ans de carrière, Polygram sort une discographie complète : 10e Anniversaire. Une biographie est publiée par Jean Louis Rémilleux, et Jean Michel Jarre est élu Citoyen d'honneur de la ville de Lyon.


En 1988, Jean Michel Jarre sort Révolutions, un album ethnique rappelant Zoolook, qui mêle voix (issues principalement de la culture musulmane) et sons électroniques. Les 8 et 9 octobre, il donne un concert sur les docks de Londres : Destination Docklands dans des conditions météorologiques désastreuses, mais tire partie des circonstances en donnant aux 1 million de spectateurs (dont la princesse de Galles) deux concerts mémorables.

En 1989 sort une compilation des morceaux joués lors du premier concert à Londres : Jarre Live.

Un projet lié au bicentenaire de la Révolution française n'aboutit pas.

Il joue London Kid pour le centenaire de la tour Eiffel avec le leader des shadows Hank Marvin.

Dreyfus sort une discographie complète : Jean Michel Jarre - Les Années Laser. Le coffret n'est disponible qu'en France et un coffret vidéo VHS regroupant les concert de Chine, Houston, Lyon... Une exposition "IMAGES" est organisé au CNIT de la Défense à Paris autour de l'univers de Jean Michel Jarre. Cette exposition donne lieu à la publication d'un livre et à la création du plus long morceau de musique de Jean Michel. Ce morceau sera repris sur l'album En attendant Cousteau. Il réalise la musique d'un reportage du Commandant Cousteau sur le domaine protégé de Palawan, musique restée inédite.


En 1990 sort un album en l'honneur du commandant Cousteau : En attendant Cousteau, enregistré à Trinidad et utilisant les steel drums.

vendredi 18 septembre 2009

BON SCOTT

BON SCOTT & AC/DC

L’arrivée de Bon au sein d’AC/DC va changer la relation du groupe vis-à-vis du public. En effet, le gaillard est doté d’un tel charisme, que le public, et notamment la gente féminine ne s’y trompe pas ! Là-dessus, on ajoute la simplicité naturelle du bonhomme est la machine est lancée. Cependant, Bon n’a jamais usé de son aura pour s’accaparer le groupe et en faire un prétexte à développer son image. Bien au contraire, non seulement d’être chanteur, il était le chanteur d’AC/DC. Entendons en ce sens qu’il ne s’est jamais servi de sa notoriété grandissante pour asseoir un quelconque ego démesuré reléguant les autres membres du groupe au travail de l’ombre.

Mais Bon est aussi habité d’un caractère « tête brûlée » frôlant parfois l’insouciance. Que l’on songe aux propos de Mark Evans, bassiste du groupe de 1975 à 1977, se souvenant d’un pari stupide. «Quelqu’un en plein hiver lui avait parié cinq dollars qu’il n’était pas capable de plonger dans la piscine découverte d’un hôtel de Melbourne. Bon a faitt grimper les enchères jusqu’à 10 dollars, est monté dans sa chambre, au troisième étage, et a plongé du balcon. Puis, il est ressorti de la piscine, le sourire aux lèvres, et a tranquillement demandé son pognon. » Concernant cette même anecdote, ajoutons les propos d’Angus qui voyant Bon jouer avec le danger, interrogeait Malcolm sur l’attitude du chanteur. Et Malcolm de répondre, sereinement : « T’inquiète pas ! Il sait ce qu’il fait ! » Effectivement, le gaillard savait ce qu’il faisait, puisque ayant une expérience de la plongée héritée de son passé de pêcheur de perles.

Cependant, il ne faut pas tomber dans la méprise, même si doté d’une inconscience prononcée, Bon n’en demeurait pas moins un foudre de travail, passionné et doublé d’un professionnalisme à toutes épreuves. Grand bosseur ultra perfectionniste en matière de musique, il bossait jour et nuit, apprenant les morceaux rapidement et se donnant à 200% sur scène. Justement, la scène était l’un des terrains de guerre favoris de Bon, et pour rien au monde il n’aurait prétexté quoique ce soit qui puisse annuler ou rendre moyenne une prestation du groupe. Que l’on songe ici au concert donné au Théâtre de Verdure de Nice le 15 décembre 1979.

La veille du gig, lors d’une soirée bien arrosée, un roadie se laisse tomber de tout son poids sur Bon, juste pour le fun. Malheureusement, sous l’impact du choc, certaines de ses côtes se sont brisées. Le lendemain matin, donc, jour du concert, Bon pouvait à peine respirer et parlait avec difficulté. Un médecin lui a fait une piqûre et prescrit des médicaments, et l’interdisant de boire la moindre goutte d’alcool. Ce qui ne l’empêchera pas de commander un whisky coca dans la foulée. Le soir, dans les loges du Théâtre de Verdure de Nice, quelques vingt minutes avant de monter sur scène, Bon se tenait les côtes, gémissant de douleurs. Pourtant lorsque le show a commencé, il s’est jeté dans l’arène, comme si de rien n’était. Il souffrait le martyre, mais en aucun cas il ne voulait que les fans ne se doutent de quoi que ce soit. Certes, il suffit de réécouter ce concert pour se rendre compte que Bon n’est pas au top de sa forme ce soir là. Walk all over you le voit inhabituellement adopter sur certains passages une tonalité plus grave, mais quoiqu’il en soit, il était pour lui hors de question d’abandonner non seulement le groupe, mais également le public.


Février 1980 :

Bon avait un penchant très prononcé pour l’alcool. A chacun de faire son jugement et de considérer la chose comme un alcoolisme chronique ou modéré. Toujours est-il que cette attitude à la consommation excessive de boisson n’en n’est pas moins révélatrice d’une solitude intérieure. Bon était seul et recherchait de la compagnie pour justement ne pas être seul. Il confiait au photographe Robert Ellis qu’il admirait l’unité de sa famille et son désir de trouver un moyen de se lier plus étroitement. Bon a eu de nombreuses conquêtes féminines, et toutes semblent avoir ce même avis : à savoir que le personnage était en recherche d’une relation profonde et durable. Hélas, Bon a vécu cette solitude en la noyant dans l’alcool.

Beaucoup de choses on était écrites sur cette fameuse nuit du 19 février 1980, là encore, pas de révélations inédites, mais il convient tout de même de resituer certaines données. Mercredi 20 février 1980, Alistair Kinnear, habitant au numéro 67 d’Overhill Road, dans le quartier de Dulwish à Londres, se réveille en fin d’après-midi. La nuit précédente, il était en compagnie de Bon, dont les excès en matière d’ingurgitation de bibine avaient été de la partie. Alistair sort de son appartement pour s’assurer que son camarade de virée va bien. En effet, au sortir du Club où lui et Bon ont fait la fête, ce dernier s’est affalé sur la banquette arrière de sa voiture Renault 5, et une fois rendu devant chez lui, cet Alistair, vu son état d’ébriété avancé, s’est vu dans l’incapacité d’extraire Bon de la voiture. Peu importe, il sait que le gaillard est coutumier de la situation, Alistair dépose une couverture sur le chanteur, et ne se fait aucun souci. Il se réveillera plus tard, frais comme un gardon. Hélas, lorsque en fin d’après-midi, Alistair tente de réveiller Bon, celui-ci ne réagit pas. Conduit au King’s College Hospital, Ronald Belford Scott sera déclaré mort le 20 février 1980 après s’être étouffé avec son propre vomi.

Sans tomber dans le sensationnalisme, Bon avait prouvé qu’il était capable d’ingurgiter des litres d’alcool sans pour autant tomber systématiquement dans un coma. De plus, l’enquête révélera que cet Alistair Kinnear était un vendeur d’héroïne notoire. Enfin, à cette époque, Bon fréquentait les membres du groupe UFO, très grands consommateurs de drogues dures. Hors, le soir précédent sa mort, Bon a rencontré, backstage, les membres de ce groupe, notamment Phil Mogg le chanteur et Pete Way le bassiste, de plus, il s’est plus ou moins lié d’amitiés avec l’un de leurs fournisseurs en matière d’héroïne. Pete way se souvient que ce soir là, backstage avec UFO, « Bon a beaucoup bu, d’ailleurs, on a tous énormément bu et on s’est défoncé. Dans la folie de cette soirée, il n’est pas impossible que Bon ai consommé de l’héroïne ».

Qui plus est, à en juger par les témoignages des musiciens de ce groupe, certains membres ont été informés de la mort de Bon avant qu’Alistair ne découvre son corps inanimé, gisant dans la voiture.En effet, très tôt dans la matinée, Paul Chapman, guitariste d’UFO, a téléphoné à Pete Way pour lui apprendre la mort de Bon, et obtenir le numéro de téléphone d’Angus pour lui annoncer la nouvelle.hors le corps du chanteur d’AC/DC ne sera découvert par Alistair qu’en toute fin de d’après-midi, vers 19h45 ! Tout est donc possible, et la vérité ne sera jamais sans doute révélée, si ce n’est que l’on peut aisément deviner que le mélange possible : alcool + drogue, associé à une nuit glaciale a eu raison du chanteur d’AC/DC !

Quoiqu’il en soit, Bon est sans aucun doute parti avec son secret, LE secret de sa disparition. Pour les membres d’AC/DC, c’est la perte non seulement d’un ami, d’un frère, mais également d’un musicien hors pair.

Extrait du site http://www.highwaytoacdc.com

samedi 12 septembre 2009

STAND BY 3/3 la playlist

voici la playlist du concert de la Grande Goule (Décembre 1991).

Scotché sur la scène, Thomas (le chanteur) jetait un oeil dessus entre chaque chanson !

lundi 7 septembre 2009

STAND BY 2/3 La vidéo

video

Voici un document vidéo rare du groupe, je suis fier de le mettre en ligne.

Stand by a fait quelques "télés", voici le clip qu'ils ont enregistré dans les studios de France 3.
Je l'ai gardé précieusement sur une vhs pendant des années.

C'est en 2001 que j'ai confié à un des mes amis cette vhs pour qu'il la numérise avec le matériel de son boulot. Le résultat est satisfaisant, d'autant qu'une vhs n'est pas éternelle.

c'est donc la seule vidéo que j'ai du groupe. Je n'ai même pas de photos de concerts, faut dire qu'à l'époque je n'avais pas d'appareil et je rappelle qu'en 1991, le numérique n'existait pas.

Aujourd'hui c'est si simple de prendre une photo, une vidéo avec un numérique ou un téléphone portable !

samedi 5 septembre 2009

STAND BY 1/3


Les groupes de rock à Poitiers, dans les années 80-90, il n’y en avait pas des tonnes, j’ai connu le groupe Cadillac (plutôt rock n roll) avec Jean michel TESS, des groupes d’un soir comme « nuit de varenne » qui faisaient des reprises de Trust et Beru etc…. et mon fameux groupe culte que j’ai vu 4 ou 5 fois en live… STAND BY

Groupe de rock poitevin (1986-1992) originaire de Lusignan (les frères Chaussebourg), ils ont joué pour la première fois au lycée Camille Guerin en 1986, deux 45T plus tard « sony » et « rien sans rien » (à la pochette plus que sobre) ! ils tournent un clip dans les studios de France 3 (un collector que j'ai gardé précieusement et que j'ai même copié en mpeg).

J’ai vu quelques concerts de STAND BY dont la première partie des Ablettes à Blossac en 1990 (?)et Elmer Food beat aux Arènes de Poitiers. Le groupe devait sortir un album en 1992. Après quelques dates (Le St clair / la Grande Goule et quelques show-case (Disquaire Nuggets), le projet n’a jamais abouti.

Dommage, il y avait pourtant des bons titres très radiophoniques comme « J'ai besoin de ça...le rock est en moi » « petit flic » « appartheid no way » « les effarés » ….

Thomas le Chanteur s’est orienté vers d’autres projets (théatre et spectacle et danse), Rémy a rejoint d’autres groupes de la région (il me semble), le bassiste quant à lui est retourné sur Paris, je crois qu’il était pompier de formation mais je peux me tromper.

Un groupe qui méritait vraiment de faire carrière, un son assez rock « fm » influencé par Springteen, U2 et je rajouterai Bonjovi pour le côté mélodique et aussi le côté "live" du chanteur.

Bref, un groupe qui avait tout pour réussir, ils n'avait rien à envier aux autres (les innocents /.les infidèles, la manonegra,) il fallait juste passer en radio, mais voilà, le talent ne suffit pas pour faire carrière… il faut compter sur la chance aussi …

Le dernier titre qu'ils ont composé à ma connaissance : Banderias, joué en décembre 1991 à la Grande Goule et en mars 1992 au St CLair..

J'aimerai qu'un jour ils se reforment, et si c'est impossible, juste Thomas au chant et François à la batterie, rien qu'un petit concert... l'ultime, pour se rappeler le bon vieux temps... un petit live "acoustic" rien que pour moi, même en play back ou un acapella.. Pour mes 40 ans en 2011 ! mon plus beau cadeau d'anniversaire !! c'est beau de rêver.

Je croise de temps en temps le batteur, fidèle lecteur à la médiathèque... mais voilà.. stand by porte bien son nom... Good bye.

william.

jeudi 3 septembre 2009

BONJOVI POUR LES NULS


Jon et Richie abordent la composition du nouvel album en écrivant pas moins de 40 chansons. Produit par Peter Collins, " These Days " qui portait le nom de travail d' " Open All Night " sort le 19 juin 1995 et entérine la nouvelle direction musicale du groupe. Bon Jovi devient plus " humain ", c'est l'album du changement, un album attendu par tous. Des hits imparables, comme le premier single " This ain't a love song " avec un clip vidéo magnifique. Le côté hard du groupe est mis un peu de côtés en offrant un album plus rock

Bon Jovi est connu pour ses tournés marathons, son professionnalisme sur scène et en juin 1995 le groupe donnera un de ces plus beaux concerts de la tournée " These Days " à Wembley. Le groupe s'y produit 3 soirs de suite et le Wembley Stadium est bourré à craquer.


Le 30 juin et le 1er Juillet, Bon Jovi assura la première partie des Rolling Stones à l'Hippodrome de Longchamp. Il faudra cependant attendre le 3 juillet 1996 pour pouvoir apprécier un concert du groupe en bonne et due forme à Bercy, même si les gars du New Jersey ont donné un petit avant-goût en se produisant au printemps à " Taratata " et en démontrant, si besoin en était encore, que sur un plateau télé, dans un stade ou une arène, Bon Jovi est un authentique groupe de scène.

mercredi 2 septembre 2009

BRIAN JONES


Les vraies idoles ne meurent jamais. En tout cas pas de mort naturelle. Regardez Michael Jackson ! Voyez Jimi Hendrix qui, selon les allégations invérifiables d’un ancien roadie, ne serait pas mort étouffé dans son vomi mais aurait été assassiné par son manager (Libération du 3 juin). Et voyez tous les autres - de Jim Morrison à Janis Joplin en passant par Kurt Cobain - dont les décès restent entourés d’une aura de mystère.

Aujourd’hui, c’est le dossier Brian Jones, membre fondateur des Rolling Stones, en 1962, qui revient sur le haut de la pile. Quarante ans après la mort de l’intéressé, la police britannique vient de consentir à examiner quelques centaines de documents réunis par le journaliste Scott Jones (aucun rapport avec l’autre) qui pèseraient en faveur d’un homicide. Sans pour autant rouvrir officiellement l’enquête, les enquêteurs vont prendre le pouls d’une thèse agitée depuis plus de quinze ans : le multi-instrumentiste du «plus grand groupe de rock du monde» aurait été assassiné par un entrepreneur de BTP, Frank Thorogood, lequel était en train de retaper le vaste domaine du musicien : cinq hectares de jolie campagne anglaise dans l’est du Sussex, à Hartfield.

Maracas. Officiellement, Brian Jones est mort noyé dans sa piscine le 3 juillet 1969. Le joli blond de 27 ans avait bu énormément et pris pas mal de produits interdits par la loi, ce qui est peu compatible avec la pratique de la natation. Bref c’était un tragique accident qui venait clore une trajectoire d’étoile filante. Le garçon s’était fait connaître à Londres en repiquant note pour note des solos des bluesmen Elmore James et Robert Johnson. Il avait fini, l’air totalement absent, en agitant mollement des maracas sur Sympathy for the Devil, avant d’être viré des Stones pour absentéisme chronique.

Triste fin, célébrée deux jours plus tard à Hyde Park lors un grand concert gratuit donné par les membres survivants du groupe, plus Mick Taylor. Tout de blanc vêtu, mais un peu coincé aux entournures, Mick Jagger s’était avancé vers la foule pour un ultime hommage au membre licencié, en récitant un poème de Shelley : «Peace, peace! He is not dead, he doth not sleep. He hath awakened from the dream of life.» Il n’est pas mort, il ne dort pas : il s’est réveillé du rêve de la vie.

Mais la vie continuait derechef, et en 1994, deux livres - Paint it black : The Murder of Brian Jones, de Geoffrey Giuliano, et Who killed Christopher Robin, de Terry Rawlings-- venaient agiter la thèse sinon du complot, du moins de l’assassinat. La source : en novembre 1993, peu avant sa mort, l’entrepreneur Frank Thorogood aurait avoué le meurtre à un roadie des Stones, homme de confiance de Jones, un certain Tom Keylock. Lequel n’est plus là pour parler : il est mort en juillet dernier. Mais Keylock avait confié à sa petite amie de l’époque, Janet Lawson, employée de Brian Jones, qu’il existait de vives tensions entre le musicien et Frank Thorogood. Janet elle-même, qui était présente le soir du drame, a rapporté l’an dernier à Scott Jones, l’homme par lequel l’affaire rebondit, qu’elle avait vu Frank Thorogood sauter dans la piscine et «faire quelque chose à Brian». Pas de bol, Janet Lawson est morte elle aussi, pas plus tard que l’an dernier.

Tout cela fait beaucoup de cadavres et peu de certitudes. Aux chapitres de ces dernières, le fait que trois personnes au moins étaient présentes le soir de la mort de Brian : ladite Janet Lawson, l’entrepreneur Frank Thorogood et la petite amie du Stones blond, Anna Wohlin. Laquelle y est allée, en 2001, de son propre livre pour appuyer la thèse de l’assassinat : The Murder of Brian Jones. Ce qui fait beaucoup de livres, aussi.

Enfin, selon le Daily Mail, les archives de la police ont révélé qu’une ancienne compagne de Thorogood, Joan Fitzsimons, a été attaquée et laissée pour morte trois semaines après la mort de Brian Jones, alors qu’apparemment elle s’apprêtait… à parler aux médias.

Acide. Aucun des membres des Stones n’a jamais vraiment cru à la thèse de l’assassinat, estimant leur collègue assez défoncé en ce temps-là pour s’être noyé tout seul. «C’était un bon nageur mais il était aussi asthmatique et bourré de barbituriques, entre autres sales trucs qu’il avalait par poignées», a déclaré naguère Keith Richards, docteur ès-alcaloïdes. Le LSD tenait une place notable parmi les autres «sales trucs». D’ailleurs, la petite histoire veut que ce soit Brian Jones qui ait initié Jimi Hendrix à l’acide, lors d’un vol transatlantique en 1967 (du «purple owsley» selon le défunt bassiste Noel Redding). A la haute altitude où ils évoluaient, Jones et Hendrix ont eu des trajectoires singulièrement parallèles puisqu’ils sont morts tous deux à 27 ans (Hendrix un an plus tard, en septembre 1970) dans des accidents que l’on voudrait aujourd’hui requalifier en meurtres.

Que la police du Sussex s’intéresse de nouveau à l’affaire vient faire souffler sur notre époque désenchantée une agréable brise de revival sixties
source : libération.fr

mardi 1 septembre 2009

PINK FLOYD A POITIERS


Non ce n'est pas un scoop. C'est dans le passé qu'ils sont venus.
Je n'y étais pas, j'avais 3 ans !!!
Pour dire la vérité, je n'ai jamais été fan de ce groupe, mais je pense être assez objectif pour dire que Pink Floyd à Poitiers, c'était un évenement !

C'est arrivé à deux reprises, en 1973 et le 19 juin 1974, aux Arènes de Poitiers. A l'époque, le groupe était en pleine ascension (l'album Dark Side of the Moon était déjà sorti), si bien que plus de 12000 personnes ont alors payé la modique somme de...26 Francs pour assister à cette représentation. Inimaginable aujourd'hui...
source :pourquoipaspoitiers.overblog.com

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