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jeudi 30 juillet 2009

BONJOVI


BEST OF 84-94

Le 10 octobre 1994, Cross Road initialement baptisait " Not Bad For 5 Guys from New Jersey " (pas mal pour 5 gars du New Jersey), le best of de Bon Jovi est disponible, avec une collection impressionnante de hits qui représente une liste idéale d'un concert du groupe Il marque aussi la meilleure réussite de single vendu en 7 ans avec " Always " (n°2 en GB, n°5 aux USA) qui est un des inédits de l'album avec " Someday I'll Be Saturday Night " un titre plus acoustique . Always permet au groupe de mieux s'installer sur le marché français et Jon confira " En France, c'est notre album le plus réussi, d'un strict point de vue commercial. J'ai envie de dire " Enfin ! ".Après tant d'années, on est finalement arrivé à quelque chose dans ce pays. Franchement on commençait à se poser des questions. Grâce à Always les choses se sont décantées. Peut-être parce que nous l'avons en partie enregistré à Paris – who knows – mais nous savions au fond de nous que ça marcherait un jour, les français sont des amoureux et ils ont bien compris ce titre "

dimanche 19 juillet 2009

LES MOTS DE VERLANT

Extrait du texte écrit pour le communiqué de presse
et le livret album "live au Palace" (reggae)

Vie, mort et résurrection
d'un album maudit

Le splendide double album que vous tenez entre les mains a une longue et douloureuse histoire. Pour la faire courte, disons que la musique qu'il contient sort enfin, plus d'un quart de siècle après sa parution originale, d'un interminable purgatoire. Il aura fallu pour cela la pugnacité et l'entêtement d'un petit noyau de fans, au sein de la maison de disques, pour y parvenir. Sans oublier l'indispensable Doc Reggae, également connu sous le nom de Bruno Blum, et de son ingénieur du son Thierry Bertomeu.La première version de l'album Enregistrement public au théâtre Le Palace était parue début 1980, rapidement après l'événement qui avait vu Serge Gainsbourg remonter sur scène après quinze ans d'absence, comme il est détaillé plus loin. Une sortie peut-être un chouïa précipitée : le peu de soin accordé à la pochette est révélateur de cette urgence. Quant à la qualité des enregistrements et du mixage, elle laissait plutôt à désirer. De plus, le double album vinyle, pour des questions pratiques, ne restituait pas fidèlement l'ordre dans lequel les morceaux avaient été interprétés sur scène ; faute de place, le concert avait été raccourci.


Quelques années plus tard, lors de sa parution en CD, la malédiction s'était poursuivie : carrément amputé d'une bonne moitié de ses morceaux, pour tenir sur une seule galette, l'album était sorti non remastérisé. Et depuis, plus de nouvelle. Alors que dans l'intervalle les concerts de Gainsbourg en 1985 au Casino de Paris et en 1988 au Zénith ont eu droit à des traitements de faveur : restauration du son, de l'image, etc. Un concert inédit datant de 1963, où l'on entend Gainsbourg accompagné par les musiciens de l'album "Confidentiel" (le guitariste Elek Bacsik et le contrebassiste Michel Gaudry), a même été découvert et, lui aussi, somptueusement réédité. Le seul récital de Serge dont la sortie était sans cesse repoussée était celui du Palace. Purgatoire, je vous dis. Au prétexte que le double album live de 1980 était faiblard et sa réédition pire encore. Pour en avoir le cœur net, il fallait ressortir les bandes magnétiques d'origine, les écouter et dresser un diagnostic. Doc Reggae était l'homme de la situation : c'est lui qui, en 2003, avait magnifiquement remixé en Jamaïque les deux albums reggae de Serge ("Aux armes et caetera" et "Mauvaises nouvelles des étoiles"), en créant dans la foulée des versions dub telles qu'elles auraient pu être conçues à l'époque de l'enregistrement (soit 1978 et 1981 respectivement), tout en invitant des deejays et chanteurs d'hier et d'aujourd'hui à venir "toaster" sur ces riddims millésimés…Rapidement, le verdict de Doc Reggae est tombé : "Confiez-moi ces bandes, a-t-il grondé, et je vous délivre le meilleur album live de la carrière de Serge !"Dont acte. Le Doc partit s'enfermer dans un studio vintage, au fin fond du 20ème arrondissement de Paris. La résurrection de l'Enregistrement public au théâtre Le Palace était en marche. De multiples embûches techniques allaient se dresser sur son chemin. (...)
(...) Serge ne va pas prendre le temps de s'impliquer dans la réalisation du double album vinyle live au Palace, un disque qui appartient désormais à l'histoire. En effet, le coffret qui est publié aujourd'hui s'en démarque radicalement. Par le son, d'abord : la technologie a fait depuis des progrès sensationnels, qui a permis de "nettoyer" un enregistrement réalisé sur une scène trop exiguë, où les micros étaient trop proches. Par le mixage, ensuite, qui permet de restituer avec une parfaite clarté le son de la basse, virtuellement absente sur la version originale (ce qui est fâcheux, pour un disque reggae). Enfin, si les prises retenues sont, pour l'essentiel, les mêmes qu'en 1980 (soit le concert du 28 décembre 1979), on remarque des variantes, et non des moindres. DOC REGGAE : “Du concert du 27, nous avons gardé la prise de "Harley Davidson", inutilisable à l'époque pour cause de larsens. À grand-peine, nous avons éliminé les sons parasites, mais le jeu en valait la chandelle : cette version est infiniment meilleure que celle que l'on connaissait jusqu'à ce jour.
Même remarque pour une seconde version inédite de "Aux Armes", chantée en rappel. De ce même concert nous avons conservé une reprise instrumentale de "Relax Baby Be Cool" où le groupe de Sly et Robbie, déchaîné, est au sommet de son art, et ajouté une version quasiment samba de "Lola Rastaquouère" jouée ce soir-là en rappel, et une seconde version de "Aux Armes", également chantée en rappel. Au final, et au risque de me répéter, je suis persuadé qu'il s'agit du meilleur album live de Serge, qui est dans une forme éblouissante et fabuleusement en place.”
Dans la carrière de Serge, les concerts du Palace occupent une place symbolique, sur laquelle il est temps de conclure. Ils marquent une métamorphose : d'être tous les soirs acclamé par un public qu'il n'espérait plus, puis comblé de compliments, dans sa loge, dégoisés par un incessant défilé de stars et d'admiratrices, va sérieusement affecter son mental.Jane BIRKIN : “À mon avis, le changement s'est produit au moment du Palace ; il y avait Gainsbourg, Gainsbarre s'y est greffé. Gainsbarre, c'est le vantard. La majorité parle, tout d'un coup. Avant, il y avait cette marginalité, la difficulté, le côté mal-aimé. C'est lui aussi, ça. Puis Gainsbarre a pris le dessus, c'était fatal. Désormais Serge appartenait au public, je devais l'admettre, même si j'éprouvais parfois une certaine nostalgie.”Mais c'est une autre histoire…
source : Gilles Verlant.com
auteur : Gilles Verlant

samedi 18 juillet 2009

Les Vieilles Charrues 2009


Des bonsoirs, Bruce Springsteen a eu l'occasion d'en adresser quelques-uns au cours de près de quarante années de carrière, que ce soit à New York, Los Angeles, Londres ou Paris. Mais jusqu'à ce jeudi 16 juillet le rocker américain ne l'avait encore jamais fait pour une petite commune du Finistère.


Dans sa bouche, Carhaix est devenu "caresse". Il a ensuite baragouiné quelques mots en breton puis épaté par sa connaissance du patrimoine musical local en prononçant Tri Martolod. Mais c'est American Land, un traditionnel à la gloire des immigrants d'Amérique, que cet homme au sang irlandais a interprétée avec violon, accordéon et rythme infernal de gigue celte.

Non content d'être le plus grand festival dans l'Hexagone, Les Vieilles Charrues ont franchi un pas supplémentaire dans la démesure puisque celui que l'on persiste à surnommer le "Boss" (même s'il abhorre cette marque de pouvoir) a ouvert la 18e édition du mastodonte finistérien.

C'est à l'évidence l'affiche la plus spectaculaire de l'été, celle qui monopolise l'information régionale (la photo du héros est en "une" des quotidiens locaux) et mobilise tous les superlatifs. Pour obtenir cette exclusivité nationale estivale, le cachet a été mirobolant (de l'ordre d'un million d'euros), le plus cher jamais versé par un festival français. Le prix à payer pour damer le pion à la capitale. Le magazine des Vieilles Charrues s'est fait un malin plaisir de rappeler que, depuis son premier concert français en 1981, Springsteen a chanté 21 fois sur 30 à Paris, ville où il pourrait toutefois venir cet automne.

L'heureuse surprise pour Les Vieilles Charrues a aussi été possible parce que le chanteur du New Jersey cherche à rompre avec la monotonie. Depuis qu'il a réuni, en 1999, ses vieux compères du E. Street Band, dispersés à la fin des années 1980, il a publié avec eux trois disques sympathiques mais inoffensifs, qu'on réécoute rarement : The Rising, Magic et Working on a Dream. C'est surtout à la scène qu'il défend sa réputation, un espace où il continue de dominer ses pairs grâce à un abattage physique ahurissant pour un presque sexagénaire (chemise trempée après deux minutes).

Malheureusement, la formule commence à tourner un peu en rond, qui consiste à mêler incontournables (Born to Run, Badlands, The River) et raretés distillées aux fans purs et durs. A Carhaix, ils ont été gratifiés d'une version ferroviaire plutôt emballante de Johnny 99 et, dans le même registre rockabilly, de I'm Goin' Down, un des meilleurs (et des moins illustres) titres de Born in the USA, son album best-seller. Comme les nouveautés sont réduites à la portion congrue, ses concerts actuels sont donc peu ou prou les mêmes que ceux d'il y a dix ans. Spectaculaires, généreux (deux heures trente), mais dénués d'inventivité.

Pour défricher de nouveaux territoires, Springsteen a décidé de partir à la découverte des festivals, un univers qui lui est pratiquement inconnu. L'enjeu pour lui n'est pas seulement ludique. Ce faisant, il se lance à la conquête de nouveaux fans et rajeunit son public. Ce qui permet de mettre à l'épreuve ce vieil adage : il y a ceux qui aiment Springsteen et ceux qui ne l'ont pas encore vu sur scène.

En toute logique, son répertoire est le plus fédérateur qui soit. A Carhaix ne manquaient que Born in the USA et Thunder Road pour compléter un programme de compilation. A entendre les réactions des plus jeunes, les novices étaient enthousiasmés. Le pari est donc gagné. Au risque de frustrer les autres, c'est-à-dire les anciens, et, parmi eux, la pire catégorie pour un chanteur, les ronchons. Ces pisse-froid n'auront pas manqué de relever que la sono laissait franchement à désirer (basse envahissante, Larsen fréquents) et que la caisse claire du batteur, Max Weinberg, fait toujours aussi mal aux oreilles.

Ou encore que les deux réelles nouveautés de la tournée 2009 sont l'addition de deux choristes et les invitations faites à la progéniture des membres du E. Street Band de participer aux rappels.

Une inconnue a heureusement modifié les règles du rituel des pancartes, que les spectateurs tendent vers Springsteen pour réclamer une chanson en obtenant parfois gain de cause. Plutôt que d'inscrire son titre favori, l'ingénue a préféré s'autoproclamer "French Courtney Cox". Avant de devenir célèbre grâce au feuilleton "Friends", l'actrice américaine figurait en 1984 dans le clip de Dancing in the Dark. Elle jouait une spectatrice que Springsteen extrayait de la fosse et invitait à danser sur scène. Evidemment, le tube a été interprété, Springsteen a vu l'écriteau et exaucé le voeu de la demoiselle. Il s'est même laissé étreindre avant de porter l'élue dans ses bras en la raccompagnant.

Un grain de folie s'est alors introduit dans la belle mécanique avec cette version interminable et jubilatoire de Twist & Shout, le classique des Isley Brothers, allié au refrain de La Bamba. Dommage que le meilleur moment de la soirée ait été le dernier.


Carhaix (Finistère) - Envoyé spécial : Bruno Lesprit.

vendredi 17 juillet 2009

COLUCHE A LA RADIO

Le 24 avril 1978, Coluche débute sa carrière à la radio sur Europe 1. Il co-anime chaque jour "On n'est pas là pour se faire engueuler" avec Robert Willar et Gérard Lanvin. L'émission est un véritable succès d'audience mais Coluche est renvoyé deux mois plus tard à cause de son ton provocateur.

Le 8 juillet 1985, il revient sur Europe 1 à la demande de Philippe Gildas, directeur d'antenne. Il sévit quotidiennement dans "Y'en aura pour tout le monde" aux côtés de Maryse Gildas (célèbre voix d'Europe 1). Le 26 septembre 1985, il lance en direct à l'antenne l'idée des "restaurants du Cœur" : "J'ai une petite idée comme ça, si des fois y'a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y'a des gens qui sont intéressés pour sponsorer une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris. Nous on est prêts à aider une entreprise comme ça qui ferait un resto qui aurait comme ambition, au départ, de distribuer deux ou trois mille couverts par jour...".

En mars 1986, il quitte la station et meurt quelques mois plus tard dans un accident de moto. Aujourd'hui, l'un des trois studios d'Europe 1 porte son nom. C'est là que sont réalisées la plus part des grandes émissions de la station (hors information et émission en public).

jeudi 16 juillet 2009

BON JOVI Live 2009


Le groupe a joué le 25 juin au festival "Summerfest" de Milwaukee




mardi 14 juillet 2009

BONJOVI POUR LES NULS


Quatre ans déjà que " New Jersey " est sorti sur le marché, et à vrai dire, il s'est passé un tas de choses durant ce temps-là : la sortie des disques de Richie et de Jon, la création du label discographique de Jon Bon Jovi appelé Jambco, l'abréviation de Jon, anthony, et Matt Bongiovi. L'heure de la vérité a sonné, et le moment est venu de couper court aux rumeurs de rupture du groupe. Les Bon Jovi 1992 reviennent avec des idées neuves, n'ayant rien à voir avec celles qui firent leur gloire, et leur fortune, au milieu des années 80.



Un changement d'image radical, et une autre façon d'appréhender la musique, en vue de toucher un plus large public, dépassant peut-être les limites du heavy metal. Commençons tout d'abord par l'image, l'histoire des jeans et des bottes est laissée de côté, pour faire place à un look plus naturel, plus de la rue. " Dans le fond, c'était un peu artificiel " raconte Richie Sambora.

La pression et les sollicitudes auprès du groupe me poussaient à me refermer chaque fois davantage sur moi-même, de sorte que je me voyais toujours entouré de cheveux et portant de long et lourds manteaux " Métal92. Le nouveau travail de Bon Jovi porte le titre " Keep the Faith" (initialement baptisé " Revenge "), et est produit par Bob Rock en mars 1992. Bruce Fairbain doit produire le disque dans un premier temps, mais il est entrain de travailler avec Aerosmith, et Bon Jovi ne peut pas attendre, et c'est comme cela qu'ils pensent à Bob Rock, un technicien qui a participé aux deux derniers disques, en tant qu'ingénieur ainsi que derrière la table de mixage.Ils mettent 6 mois pour enregistrer ce disque. La plus grande partie est réalisée à Los Angeles. " On n'a jamais mis six mois pour enregistrer un album, et j'espère que cela ne se reproduira plus ", expliquait Jon.Quand " Keep the Faith " est sorti, c'est sur une scène dont le panorama a pas mal changé depuis " New Jersey ".

La situation à Seattle, en 1988, n'est pas vraiment encourageante, en dépit de l'apparition de groupes comme Green River, Mudhoney et les déjà célèbres Nirvana, qui sortent leur album la même année. Mais au cours de ces quatre années, la situation changea complètement ; la musique alternative prend chaque jour plus d'essor, et les canons établis par Bon Jovi ne font pas très bon ménage avec la tournure que prend les nouveaux goûts musicaux.Revenons à " Keep the faith ", dont 13 morceaux totalisent 70 minutes de musique.



Le disque commence par une profession de foi émouvante, " I believe ", le premier 45 tours et le morceau d'ouverture des concerts. Trois autres singles sont extraits de l'album : " I'll sleep when I'm dead ", " In these arms " et " bed of roses " (superbe ballade).

Un autre des morceaux dignes d'être remarqués est " Dry County ", une chanson de 10 minutes que Jon effectue à travers les U.S.A., et de sa totale désillusion en ce qui concerne le rêve américain. La pauvreté, la misère et le découragement des gens sont autant de découvertes qui marquent profondément Jon durant tout son voyage. " On voit la pauvreté de tous côtés. Le disque est destiné à changer tout ça ".



" Keep the Faith " peut-être considéré comme un album conceptuel, dans le style Bon Jovi le plus pur, bien qu'il ne conserve aucun point commun avec ses prédécesseurs. Il établit de nouvelles formes dxhard mélodiques.Mike Edwards intervient également dans le disque pour faire un remix d'une chanson. Comme nous l'avons déjà indiquée, la scène musicale a pas mal changé, ce qui préoccupe assez le groupe. Mais en dépit de cela, le disque remporte d'énorme succès sur tous les plans. On a également affirmé que cet album ne propose absolument rien de nouveau, et qu'il se situe, en outre, à un niveau bien inférieur par rapport à des travaux antérieurs. Mais dans le fond, il faut bien reconnaître que les morceaux de " Keep the Faith " sont d'une plus grande qualité. La plus grosse surprise se produit dans le domaine des ventes Européennes, le public est extrêmement réceptif au nouvel album. En Allemagne, il se vend deux fois plus que " Slippery When Wet ".

En 1992, Un CD promotionnel intitulé " Most Requested " est disponible et distribué pour promouvoir l'album " Keep The Faith " mais curieusement ce disque ne contient aucun nouveau titre de " Keep The Faith ". La seule trace du retour de Bon Jovi est sur la pochette avec le nouveau look du groupe. Un inédit cependant figure sur cette collection de hits : " Edge Of A Broken Heart " qui figurait déjà en 1986 en face B du single " Wanted Dead Or Alive " extrait de l'album " Slippery When Wet ".

La technicité et l'efficacité du groupe sur scène n'étant plus à démontrer, en 1993, " Keep The Faith " est réédité avec un CD Live qui est en fait un mini " best of " du groupe sur scène. Il y a, entre autres, le superbe " I'll Be There For You " qui prend une réelle dimension sur scène et des versions live acoustiques plus intimistes de " Bed Of Roses " et de " Never Say Goodbye ".

La promotion de KTF ne se fait pas par un traditionnel world tour mais par plusieurs périodes de travail assez courtes avec chacune un titre, une date de début et de fin on est loin des dates marathons des tournées précédentes La tournée est baptisée " I'll Sleep When I'm Dead Tour " Richie confira que ce tour a eu une bonne allure. Le groupe avait 10 jours entre chaque période, ce qui leur permettait de retrouver leur famille, leur maison, leurs amis. Il rajoutera que c'est mieux pour la tête et pour le cur. Le tour commença à Phoenix, Arizona, le 8 octobre 1992. Un mois avant au Astoria, à Londres, 1100 fans privilégiés auront eu la chance d'assister à un concert secret.
Source : Bonjovi France

samedi 11 juillet 2009

ERIC SERRA


Interview Flashback sur sa collaboration avec Luc Besson

Comment avez-vous rencontré Luc Besson ? Vous étiez amis avant de travailler ensemble ?
A 18 ans, je jouais de la guitare pour un album dont le chanteur était Pierre Jolivet, alors ami de Luc. Ce dernier est donc venu le voir en concert, et c'est comme cela qu'on s'est rencontré. Il m'a vu improviser et cela l'a impressionné n'étant pas musicien. Le fait que j'improvise voulait dire pour lui que j'étais compositeur. Ce qui est ridicule car ça n'a pas de rapport. Puis lorsque Luc s'est mis à réaliser son premier court métrage L'AVANT-DERNIER, il m'a proposé d'en faire la musique. Ainsi, son premier film était ma première musique. Il m'a ensuite demandé pour son premier long LE DERNIER COMBAT.

Il est difficile de dire si je suis l'ami de Luc, car c'est quelqu'un qui travaille tellement que même à l'heure actuelle, il est difficile de dire s'il a des amis car c'est forcément professionnel, il travaille tout le temps. Je suis peut-être un ami proche car je suis témoin de son mariage, mais cela reste une relation professionnelle.

Il a une volonté incroyable. Quand il veut quelque chose, il y arrive, avec un grand pouvoir de persuasion, une sûreté, sans que ce soit prétentieux de sa part. Même à 18 ans quand on s'est connu, il avait une certaine assurance.

Laissait-il une totale liberté à ses collaborateurs ?
Il savait déjà le rôle que devait jouer la musique dans chaque scène. A part cela, il me laissait libre du moment où je lui amenais l'émotion qu'il voulait ressentir. Mon problème est de trouver les moyens d'y parvenir, et choisir avec quels instruments.

Dès vos débuts, l'influence du rock est présente, avec une basse prédominante sur LE DERNIER COMBAT...

Je n'avais jamais composé, j'étais instrumentiste, et surtout bassiste, donc il est évident que cela se ressent dans les premiers films de Besson. C'était tout de même de la composition, mais j'utilisais les instruments que je connaissais, je ne connaissais rien au classique. Ma culture musicale était le jazz rock, par exemple Weather Report, dont on peut sentir l'influence dans ma musique. Je n'ai pas pu écrire de la musique symphonique au début.

Et quelle est votre culture cinéma ?
Je ne suis pas cinéphile, je vais rarement au cinéma. Quand j'étais enfant, je me souviens des Sergio Leone (avec Ennio Morricone), puis plus tard de LA GUERRE DES ETOILES, ou d'ALIEN... Je les voyais surtout à télé, comme les vieux films français avec De Funès que j'adorais, ou alors les dessins animés tel que LE LIVRE DE LA JUNGLE qui reste mon préféré. C'est une culture standard, pas du tout pointue.

Sur SUBWAY, vous avez composé la musique en amont ?
Quatre morceaux ont été enregistrés avant le tournage puisqu'on les voit jouer dans le film : le saxo, la basse, la chanson, ainsi qu'un solo de batterie interprété dans le film par Jean Reno mais joué par un vrai batteur, François Laizeau. J'y joue aussi le rôle du bassiste. D'ailleurs, à propos de ma présence dans le film, je ne suis pas du tout opportuniste (mais je devrais l'être un peu plus d'ailleurs), car je me souviens qu'à la fin de SUBWAY, l'agent de Christophe Lambert et d'Isabelle Adjani s'était proposé d'être mon agent en tant qu'acteur suite à des demandes qui lui avaient été faites. Mais je me sentais trop timide pour faire ça. Je l'ai fait sur ce film car c'était Luc, un peu comme à la maison. Mais c'est un métier à part entière. Maintenant, je le regrette un peu car cela m'aurait amusé. C'est bien d'avoir plusieurs cordes à son arc. J'ai toujours été l'inverse d'opportuniste, ça doit s'appeler "bête". (rires)

Concernant votre travail de composition, dès le début vous affirmez un sens de la synchro avec l'image qui se révèlera être votre particularité…

Cela a toujours été ma spécialité. Je n'y ai pas vraiment réfléchi, mais j'y attache une importance, cela participe à rendre les images fluides. C'est comme une chorégraphie à l'envers, j'écris la musique d'une chorégraphie déjà faite. J'essaie que chaque scène paraisse danser, même si c'est moi qui m'adapte. Les gens me parlent d'une osmose entre la musique et l'image, essentiellement grâce à cette synchro.

Votre première chanson fut celle de SUBWAY ?
J'ai composé cette chanson avec Louis Bertignac et Corine Marienneau. Elle fut interprétée par Arthur Simms, et je l'ai repris moi-même à Auxerre lors de mon concert. Par contre, ma première chanson pour laquelle j'ai prêté ma voix fut « Lady Blue ».

Pour LE GRAND BLEU, avant d'être le succès que l'on sait, quelles ont été les premières indications de Luc Besson ?

Je n'ai jamais rien écrit de conceptuel, c'est toujours intuitif. Je suis plus sensoriel qu'intellectuel. Au départ, Luc voulait une musique symphonique pour LE GRAND BLEU, ce fut sa première idée car c'est ce qui se faisais, comme STAR WARS avec de grands scores orchestraux. Alors, lors des trois ans qui ont précédé ce film, je me suis plongé dans la musique symphonique, j'en écoutais beaucoup, assidûment, au casque, je voulais comprendre comment cela fonctionnait. Je me suis spécialisé dans quelques oeuvres, comme « Daphnis et Chloé » de Ravel ou « Petruchka » de Stravinsky, mais aussi Debussy et Bartok, c'était ceux que j'appréciais le plus. Dès que j'entendais une couleur incroyable, je regardais dans les partitions comment c'était fait, mais je n'arrivais pas à les lire car je n'ai aucune culture musicale, je n'ai pas appris le solfège, mais j'essayais de déchiffrer tant bien que mal. Pendant trois ans j'ai fait cela, puis à un moment en parlant avec Luc, on a changé d'avis pour faire quelque chose correspondant davantage à notre culture. Donc je n'ai pas écrit au final la musique symphonique, mais ce que j'ai écouté a enrichi considérablement ma culture.

Que reste t-il finalement de symphonique dans LE GRAND BLEU, même si la musique prend un autre chemin ?
Avant j'écrivais la musique comme un groupe de rock, avec basse / batterie / guitare / clavier et éventuellement un cuivre. Mais ensuite j'ai compris une autre façon d'écrire chaque ligne mélodique. Par exemple pour les percussions, on ne parle plus d'une batterie, mais d'une caisse claire, d'une timbale. Ce n'est plus un gars qui joue de la batterie. On ne se limite plus à la technique d'un batteur, mais la musique est conçue autrement. Cela s'entend dans LE GRAND BLEU. Les sons de batterie sont écrits comme en musique symphonique, et non pas comme un batteur qui joue. Cela ne s'était jamais fait auparavant.

L'autre changement pour moi sur ce film, c'est l'apparition des ordinateurs et des logiciels de musiques. J'ai toujours était branché sur l'électronique, j'étais matheux à l'école. Dès l'apparition des ordinateurs, avant même de composer, je me suis procuré mes premières machines où il fallait tout programmer en basic. J'avais programmé un jeu de « Pac Man ». C'était pour moi un jouet. Puis lorsque les logiciels de MAO sont apparus, j'ai pu concilier mes deux jeux favoris, la musique et l'ordinateur. Cela a changé aussi ma façon d'écrire.

La troisième chose, c'est la plongée. Sur la préparation du film, on est parti avec Luc, Jean Reno et un skipper, faire de la plongée bouteille pour des repérages, puis de l'apnée, cela me passionnais, et j'en fais toujours depuis. Puis, ce que j'ai ressenti sous l'eau en apnée a influencé mon oreille. Pour durer sous l'eau, il faut une certaine méditation. Je faisais deux minutes trente d'apnée grâce au yoga. Cela procure une sensation agréable de bien-être et de plénitude.

Voici trois éléments majeurs de cette musique.

Pourquoi votre musique ne fut pas retenue pour la version américaine du GRAND BLEU ?

La raison est que les américains ont mis beaucoup d'argent sur la promo de ce film, ils y croyaient beaucoup, mais au dernier moment ils ont eu peur, car il y avait essentiellement des français (Rosanna Arquette n'était pas très connue). Ils voulaient sortir le film comme un blockbuster, alors ils leur fallaient des noms américains. Et quand le film est fini, la seule chose que l'on peut changer à la dernière minute, c'est la musique. Vu le succès à travers le monde de la musique, ce fut presque un gag. Le plus drôle, c'est que la musique de Bill Conti qui me remplaça était proche de la mienne, dans le même esprit. Il n'avait eu que trois semaines pour la faire, ce n'était pas son univers habituel, puis le montage du film et la fin ont été changées. Au final, ce fut un désastre aussi bien artistique que financier. Mais j'ai quand même vendu des disques aux Etats-Unis sans que les gens aient vu le film avec cette musique.

Vous avez prolongé par la suite l'univers aquatique avec ATLANTIS…
Le film était différent et ce fut pour ce cas ma première véritable musique symphonique. Il n'y avait pas de dialogues ni de bruitages. Je devais donc faire toute la bande son. Luc me disait que c'était à moi d'écrire l'histoire.

Pour changer du bleu, vous avez composé pour un film noir, NIKITA...
Même si l'univers du film est différent, je trouve que la musique est dans la lignée de celle du GRAND BLEU, c'est essentiellement du synthétique. Je me suis tellement amusé avec les ordinateurs, que j'ai programmé des parties de basses alors que je suis bassiste. Je programmais même le bruit des doigts. Cet hyper-réalisme me faisait rire, comme un peintre alors que la photographie existe. C'est une passion. Car cela me prenait plus de temps que si je faisais la même chose avec ma basse. Je venais en plus (grâce au succès du GRAND BLEU) de m'offrir mon premier studio. NIKITA était donc pour moi le summum de la programmation synthétique.

Vous deviez avoir énormément de propositions en dehors de votre travail avec Besson ?
Rien ne m'excitait dans ce qu'on me proposait. Je sentais que l'on m'appelait pour ma notoriété et non par goût musical. Mes choix ont toujours été guidés par ma sensibilité avec le réalisateur, qui donne un grand rôle à la musique. Si je sens que le réalisateur se désintéresse de la musique, je refuse, quelque soit le film. A ce moment-là ils me voulaient pour mon nom, je venais d'avoir un César, une Victoire de la musique et trois millions d'albums vendus.

LÉON est encore un pas de plus, avec cette partition subtile de cordes, de cuivres et de percussions…

Le premier réflexe, quand on parlait de New York, était forcément que cette ville était liée au rap. Or je voulais faire autre chose, même si j'aime le rap, ce n'est pas ma culture. De toute façon, je ne trouvais pas cela assez original. Donc j'ai réfléchi à ce que m'inspirais New York : et ce qui m'a frappé en y allant, c'est son aspect cosmopolite. J'ai donc voulu mélanger des styles et les influences ethniques et musicales reconnaissables comme des musiques arabisantes, symphoniques, des percussions africaines, et du synthé. Avec le recul, si je dois choisir ma musique préférée, même si c'est difficile, je dirais LÉON car il y a une force émotionnelle qui me fascine moi-même.

Puis, sur LE CINQUIEME ÉLÉMENT, vous avez composé la musique du 23ème siècle ?
C'est Luc qui m'a demandé cela... La seule réponse que j'avais à cette demande, c'est le métissage, car je pense que la musique ne cessera d'évoluer dans ce sens. Je n'avais aucune limite, on entend donc autant du reggae que de l'opéra, de la techno que de la musique ethnique...

Est-ce que Luc Besson utilise des « temp tracks » (des musiques temporaires) pour exprimer ses choix musicaux ?

Il fait toujours cela, ça permet de donner des indications précises. D'ailleurs, Luc est très fort pour cela, le jour où il est à la rue, sans travail, il pourra toujours faire illustrateur sonore ! (rires)

Malgré cela, musicalement je fais ce que je veux. Par exemple, le premier morceau témoin sur LE GRAND BLEU était du Sting, et cela m'a donné le brief du rôle de la musique. Il m'a mis aussi le requiem de Mozart. Il met surtout des chansons tandis qu'il me demande de faire de la musique instrumentale, ce qui est difficile pour retranscrire l'émotion portée par une voix. Cependant, je n'ai pas le souvenir des autres « temp tracks », je m'en éloigne tellement que je les évacue de ma tête assez vite.

Pour JEANNE D'ARC, il y a bien sûr le « Carmina Burana » de Carl Orff pris en modèle…

Alors là, il y avait évidemment Carl Orff en morceau témoin, et je suis déçu, car je m'en suis inspiré comme une forme d'hommage, et j'ai eu un procès de la part de l'éditeur, alors que je l'ai fait d'une manière tellement évidente... Je l'ai perdu. Cette histoire m'a blessé. C'est comme si je faisais un compliment à quelqu'un et qu'on me retournait une baffe. Au final, j'ai dû céder mes droits, et c'est l'éditeur de Orff qui les touche, sans compter l'amende que Gaumont a dû payer.

Quel fut le rôle de Geoffrey Alexander, qui est votre orchestrateur à partir de ce film historique ?

A l'inverse de moi, il a une formation musicale très poussée et peut donc lire un score comme je lis le journal. Son rôle dépend du compositeur. Me concernant, je fais déjà le travail d'orchestrateur, je livre des maquettes qui sonnent quasiment comme le résultat final, j'écris tout l'orchestre "verticalement", en orchestrant en même temps, au synthé et au sampler, donc sans le réalisme de l'orchestre. Si je veux qu'une flûte s'entende, je monte le volume, tandis que dans la réalité d'un orchestre, il faut jouer sur le nombre de flûtiste. C'est le rôle de Geoffrey, qui a une telle connaissance de l'orchestre qu'il va vérifier ce que j'ai écrit. Son travail est très technique et permet d'obtenir avec l'orchestre la même chose que mes maquettes, car si j'avais enregistré seul ce que j'ai écrit, la flûte ne s'entendrait pas.

Après JEANNE D'ARC, on note une pause assez longue dans votre collaboration avec Luc Besson, ce dernier s'occupant de la production avec Europa Corp. Est-ce qu'il vous est justement arrivé d'intervenir sur ses productions, en tant que consultant, par exemple ?

Non, même si « Recall Music for Films », le label de musique de film que j'ai crée, a édité quelques disques des films produits par Besson, cela résulte d'un deal portant sur plusieurs BO dont BANDIDAS et LE TRANSPORTEUR 2. Cela ressemblait un peu à un partenariat, non pas à un contrat général, qui ne comprenait que six BO. Recall et Europa n'ont ainsi rien à voir, ils n'ont aucun actionnaire en commun. Et moi-même, je n'ai rien fait sur les productions de Besson, à part BANDIDAS que j'ai composé, et WASABI (même si je n'ai écrit que 4 ou 5 thèmes sur ce film), en résulte une compilation au final.

Venons-en à votre actualité : ARTHUR ET LES MINIMOYS est sorti en salle avec votre musique. Est-ce le dernier film de Besson comme il semblait le signaler ?

Il fera les deux suites suivantes, et même si l'envie lui prend de réaliser un film après ARTHUR, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...
La démarche sur ce film semble bien différente des autres collaborations avec le réalisateur…

Ce fut une démarche unique pour moi. Au départ, j'ai fait selon mes habitudes, je regarde les images, puis je me mets au clavier, puis je regarde d'autres images qui m'inspirent une orchestration, et ainsi de suite... J'avais écrit les dix premières minutes ainsi. Je fais écouter mon travail à Luc qui m'avoue sur-le-champ ne pas apprécier mes thèmes. Depuis le temps qu'on se connaît, il est rare qu'il rejette à ce point mon travail. Je fut donc surpris, en plus j'aimais beaucoup ce que j'avais fait. On discute ensemble, je lui demande s'il est sûr de lui, je précise qu'il fallait imaginer la musique avec un orchestre (je lui ai fait écouté des « samples »). Mais il confirme son choix. Je le trouvais bizarre, on se connaît quand même depuis presque trente ans. En même temps, c'est son film, je me mets à son service. Il me dit ensuite qu'il part pendant un mois, c'était en février dernier, et qu'il veut que j'écrive différemment, sans images.

Cela m'a perturbé : il me demande de changer ma méthode, en plus la musique devait être prête rapidement. Il me demande donc pendant un mois de lui trouver des thèmes sans regarder le film. Je lui expose les problèmes de délai et de méthode, mais Luc a une capacité d'analyse étonnante, je lui ai fait confiance, je voyais où il voulait en venir, il voulait me déstabiliser complètement. Ma méthode de synchro était peut-être au détriment de l'essence même d'un film. J'ai donc accepté de jouer le jeu, pendant un mois, je n'ai plus regardé le film, et j'ai écrit des thèmes en vrac. Pour avoir vu le film une fois auparavant, je savais qu'il fallait des thèmes romantiques, d'action... Je me suis retrouvé dans des états de dépression extrêmes. J'avais vraiment envie de faire ce film, et si je n'étais pas à la hauteur, Luc ne se serait pas privé de faire appel à quelqu'un d'autre, il ne fait rien par copinage. Je fais d'ailleurs pareil dans la musique, si j'ai des copains musiciens pas très bons, je ne les fait pas travailler.
J'ai écrit des thèmes très orchestrés et une mélodie au piano. Il y avait de tout. Au bout d'un mois, j'ai donc livré à Luc ma palette de thèmes. J'étais paniqué car je n'avais aucune idée de ce que je venais de faire. Au premier thème, il me dit "très bien, ça pourra aller à tel endroit, thème suivant", je commence à me détendre car il aimait bien mes thèmes, et j'en avais fait tellement qu'arrivé à la moitié Luc pensait qu'on en avait fini. Il conclut en me disant que j'avais composé 90% du score.

Ensuite, une fois qu"on était d'accord sur les thèmes j'ai repris ma méthode habituelle, sauf que là, j'avais déjà tous les sons. Je suis ravi de cette méthode. C'est plus logique, car il faut d'abord que les thèmes fonctionnent sans les images pour ensuite s'intégrer au film. En plus, pour les dix premières minutes, j'ai repris la musique composée au départ qu'il avait écartée.

Des projets ?
Pour l'instant, je prends des vacances avec ma famille car entre BANDIDAS et ARTHUR, je leur ai consacré peu de temps. J'ai l'envie de me consacrer entièrement à mon groupe. J'ai même l'envie de consacrer toute l'année 2007 à cela, en reprenant ce que j'ai fait à Auxerre, en faisant de vrais concerts, des tournées, et faire un album. J'y chanterai aussi probablement. J'ai le désir de développer cette formation de jazz rock, qui s'intitule RXRA.

Entretien réalisé le 18 décembre 2006.
par Benoit Basirico à Issy-les-Moulineaux.

vendredi 10 juillet 2009

BAD


Changement d'apparence et Bad (1986-1990)

Depuis le milieu des années 1980, la question de la modification physique de l'apparence de Michael Jackson fait la une des journaux tabloïdes et suscite l'étonnement de l'opinion publique. Après des rumeurs disant qu'il se ferait blanchir la peau artificiellement (ce qu'il a toujours démenti), il apparaitrait que le chanteur a été diagnostiqué, au milieu des années 80 (même si il n'en parlera qu'en 1993 dans une interview avec Oprah Winfrey), pour un vitiligo (dépigmentation de la peau) et un lupus (inflammations de la peau). Quelles qu'en soit les raisons exactes de ce changement physique, il est néanmoins certains que dans sa jeunesse, Michael a souffert de son image physique (il en témoigne dans "Living with Michael Jackson") notamment en raison de son nez (son père avec qui il était en conflit le surnommait « gros nez ») et de son acné qu'il avait alors au visage. Ce conflit avec sa propre image associé à une exposition médiatique précoce permettrait néanmoins de comprendre les raisons qui l'aurait amené aux nombreuses opérations de chirurgie esthétique (uniquement deux interventions de rhinoplastie selon ses dires).


Concernant sa couleur de peau, Il est en réalité très probable que Michael ait utilisé un produit de type "Eldoplaque forte", une crème à base d'hydroquinone, soit, selon certains, pour se blanchir la peau parce qu'il avait honte de ses origines (paradoxalement, Michael Jackson a toujours clamé haut et fort son appartenance à la communauté noire), ou alors, pour ceux qui admettent qu'il souffre de vitiligo, plutôt pour uniformiser son teint, et éliminer les taches de dépigmentation restantes. Certains hôtels dans lesquels il dormait étaient en effet obligés de jeter les draps dans lesquels il dormait tellement ils étaient enduit de crème.

Le sociologue Yves Gautier a réalisé dans son ouvrage de référence "Michael Jackson de l'autre coté du miroir" une analyse des métamorphoses du King Of Pop. Pour lui, entre autres explications, Michael aurait tour à tour tenté de ressembler à des personnes qu'il admire, comme Diana Ross ou bien encore David Bowie, autre figure androgyne de la musique pop. L'analyse poussée de l'auteur est innovante et permet de mettre en avant, quel qu'en soit les raisons, un "cross-over", ou capacité d'un artiste à réunir les publics blanc et noir.

En 1987, Michael Jackson sort l'album Bad et part pour la première fois en tournée mondiale sans ses frères. L'année suivante, il sort un film réunissant différents clips, Moonwalker avec notamment Joe Pesci, et une biographie intitulée Moonwalk. Pendant un certain temps, Bad a été le deuxième album le plus vendu de tous les temps avec plus de 32 millions de copies à travers le monde dont 10 aux États-Unis et 5 en Angleterre, record inégalé.

Bad est encore un énorme succès pour Jackson. Même si l'album n'atteint pas les records de ventes de Thriller, il contient néanmoins plus de « numéro 1 ». I Just Can't Stop Loving You sera enregistré en espagnol et en français sous les titres respectifs de Todo Mi Amor Eres Tu et Je ne veux pas la fin de nous.

Le clip du morceau Bad, réalisé par Martin Scorsese, est tourné dans le métro new-yorkais, dans une station désaffectée, qui sera détruite une semaine après le début du tournage (l'équipe a dû reconstituer la station dans les moindres détails).

Par ailleurs, les clips de The Way You Make Me Feel (clip relatant les gangs des rues), Man In The Mirror (appel à la paix et à l'amour, dont le clip montre les grands moments du XXe siècle et dénonce la pauvreté dans le monde), Dirty Diana (où Michael reproduit un mini-concert rock avec en guest star le guitariste Steve Stevens), Another Part Of Me (clip live du Bad Tour 88), Smooth Criminal (reprenant les moments forts du film Moonwalker), Liberian Girl puis Leave Me Alone sont une nouvelle série de succès.

Michael Jackson rentre à nouveau dans l'histoire musicale en devenant le premier artiste à avoir 5 singles d'un même album classés numéro 1 aux billboards américains. Neuf singles en seront extraits.

Selon le producteur Quincy Jones dans la réédition de cet album en 2001, la chanson titre Bad devait être un duo avec son rival de longue date le chanteur Prince, mais finalement Prince déclina la proposition.

À la différence de Thriller et d’Off The Wall, Michael Jackson est le compositeur principal de l'album puisque sur onze titres, il en compose neuf.

Musicalement, Bad a un son beaucoup plus métallique que Thriller, une rythmique plus complexe (Smooth Criminal notamment). Le son est plus brut, la voix de Michael y est plus rocailleuse, il n'y a aucun répit dans Bad, qui ne contient que 3 titres lents, I Just Can't Stop Loving You, Man In The Mirror et Liberian Girl, tous les autres titres étant rythmiques.

jeudi 9 juillet 2009

SUPERSTAR & CINEMA

Au cinéma, l'aura et la gloire de Michael Jackson sont exploitées, un peu comme celle d'Elvis Presley en son temps. Ces stars seront utilisées pour elles-mêmes, pour leur univers. Alors qu'il décroche un rôle dans Bugsy Malone d'Alan Parker en 1976, il est surtout révélateur de le voir dans une variation autour du Magicien d'Oz, The Wiz de Sidney Lumet en 1978 où il tient le rôle de l'épouvantail.

Jackson était fasciné par les contes merveilleux, ceux de Disney en particulier (d'où l'un de ses surnoms, « Bambi ») et les parcs d'attractions. On le voit notamment dans un film diffusé en 3D à Disneyland, Captain EO produit en 1986 par George Lucas (on y sent d'ailleurs assez fortement l'influence de Star Wars) et réalisé par Francis Ford Coppola.

Mais le phénomène qu'il incarne est si grand que Jackson jouera toujours plus ou moins son propre rôle, comme le film à sa gloire, Moonwalker en atteste en 1988. Il y développe encore un univers qui lui est propre, empruntant aux contes merveilleux et aux rêves enfantins, basculant dans un monde également assez sombre (où l'on croise Joe Pesci). Par la suite, le chanteur se livre à des apparitions, souvent parodiques (comme son cameo hilarant dans Men in Black 2). On se moque également de son étrangeté qui a pris des proportions inquiétantes dans South Park ou encore dans Scary movie 3

Vers la fin des années 90, le génie populaire aux concerts gigantesques et à la gestuelle aérienne est bouffé par sa propre légende et devient controversé. On entend davantage parler de lui dans les tabloïds, pour ses opérations de chirurgie esthétique qui le défigurent, pour son mode de vie de plus en plus mystérieux et reclus, pour ses enfants, pour les soupçons graves qui pèsent sur lui et l'entraînent devant les tribunaux. Métamorphosé et perdu dans son monde, le solaire jeune homme qui avait revivifié son art, est devenu l'ombre de lui-même et objet de l'opprobre. Son étoile est ternie, les temps héroïques s'éloignent. Ses derniers disques, malgré des titres d'une assurance trompeuse (« Invincible »), sont des déceptions. Michael vit reclus dans son lointain royaume, on le dit ruiné. Le conte de fée qu'il voulait vivre a viré au cauchemar.

Ces derniers temps, une tournée mondiale s'annonçait, on espérait un come-back, sans trop y croire. La star était déchue, le visage souvent caché, déformé. Il était manifestement amaigri et vulnérable. Les temps de la splendeur étaient loin, les chansons fulgurantes également. Sa disparition à cinquante ans vient clore le conte triste et glorieux que fut la vie du Roi de la pop, enfermé peu à peu dans sa tour d'ivoire, isolé, adulé ou honni, solitaire en tout cas, et à l'écart du monde. On préfère conserver le souvenir de ses heures flamboyantes et garder en nous ces images et ces chansons qui sont entrées dans nos vies. Un peu de notre jeunesse s'éteint avec lui.

mercredi 8 juillet 2009

DERNIERS ADIEUX


Le Roi de la pop est mort, vive le Roi ! La Cité des Anges a fait ses derniers adieux, hier, à Michael Jackson, lors d’une cérémonie d’hommage digne des plus grandes divas, suivie en direct par des centaines de millions de téléspectateurs dans le monde. Son cercueil de bronze et d’or, recouvert d’un lit de fleurs rouges, est posé en évidence au pied de la scène du Staples Center, dans le centre-ville. La veille, la mairie de Los Angeles a annoncé que le chanteur serait enterré avant la commémoration. La nouvelle a fait sensation, ajoutant au caractère extraordinaire de l’événement, et laissant les milliers de fans incrédules jusqu’à la dernière minute.

Face à une arène noire de monde, partagée entre la liesse et les larmes, une myriade de grands noms de la chanson a défilé sur scène pour honorer la star, l’ami, le frère, et crier haut et fort «The show must go on!». «A big jam» (un vrai boeuf) avaient prevenu les organisateurs. C’est Mariah Carey avec la chanson «I’ll be there» qui a lancé la danse, après la lecture d’un message de condoléances du leader sud-africain, Nelson Mandela, et d’un message d’amitié de Diana Ross, absente, suivie notamment de Stevie Wonder, Alicia Keys, Lionel Richie, Queen Latifah…

Eloges funèbres, chansons et films-souvenirs se sont succédés pendant près de 2 heures sous les «hourrah» d’une audience en transe. Les quelque 11.000 chanceux, venus des quatre coins du monde, qui avaient décroché un droit d’entrée gratuit, sont ressortis groggys de cette commémoration-spectacle sans précédent.

«C’est tout simplement légendaire, une page de l’Histoire de la pop vient de se tourner, haute en couleurs, on ne peut que remercier les Jackson pour ce fabuleux show d’adieux», lance encore tout émue, cette jeune Américaine, débarquée la veille de Georgie, au Sud des Etats-Unis, après avoir reçu l’e-mail magique lui annonçant que deux billets d’entrée au Staples Center l’attendaient à L.A.

Oublié donc la déception de tous les fans qui rêvaient d’un pèlerinage à Neverland, son ranch californien, à 150 kilomètres au nord. D’après la presse locale citant le dernier manager de Michael Jackson, Frank DiLeo, la famille était clairement divisée en deux clans, à la veille d’honorer la mémoire du «Roi de la pop». La mère de Michael, Katherine Jackson, très pieuse, souhaitait un hommage dans un endroit clos et refusait «de faire de ces funérailles un cirque». Le père et les frères du chanteur, à l’inverse, avaient imaginé une parade dans la ville, à l’image de celles organisées pour les obsèques de James Brown ou de Lady Diana, avec in fine, un enterrement à Neverland.

Sur ce dernier point, la loi californienne interdisant d’être enterré dans une propriété privée, et malgré la promesse d’Arnold Schwarzenegger, le gouverneur de Californie, d’accorder une dérogation aux Jackson, les hommes de la famille ont fini par se faire une raison.

Grands absents de cette cérémonie, les deux amis les plus proches du chanteur, Quincy Jones et Elizabeth Taylor, trop affectés par sa disparition pour se joindre à cette «fête du souvenir». A 76 ans, le producteur des albums Thriller, Off The Wall et Bad, a confié qu’il n’allait plus aux enterrements car il «n’arrive plus à faire face». A la mort de Michael Jackson, le 25 juin, Quincy Jones avait affirmé, «j’ai perdu mon petit frère, et une partie de mon âme est partie avec lui». Pour l’actrice et amie de longue date, que Michael Jackson régalait de Rolls Royce, hélicoptères ou diamants, la seule idée de se joindre à cette célébration publique lui faisait froid dans le dos. «Je ne pense pas que Michael aurait aimé me voir partager ma peine avec des millions de fans, ce que j’éprouve est entre nous, pas un événement public», a expliqué l’actrice.

Ce show a été orchestré d’une main de maître par Stevie Wonder, secondé par Lionel Richie, qui avait produit We are the World en 1985. Le producteur Ken Erlich et le chorégraphe Kenny Ortega, qui devait diriger les 50 concerts prévus à Londres à partir de la semaine prochaine, avaient prêté main forte.

Deux heures avant de se joindre aux milliers de fans réunis au Staples Center, les proches et la famille du chanteur étaient réunis au cimetière Forest Lawn, sur les collines de Beverly Hills, pour un service funèbre dans la plus stricte intimité. En dépit de la vingtaine d’hélicoptères vrombissant dans le ciel, des dizaines de camions des chaînes de télévision et d’une marée humaine de fans et de journalistes se pressant à l’entrée du cimetière. C’est sous une imposante escorte policière que les Jackson au grand complet, dont les trois enfants de la star, Prince Michael, Paris et Prince Michael II, ont rejoint le centre-ville.

Le deuil des Jackson a été perturbé lundi par une décision de la Cour supérieure de Los Angeles, qui a retiré l’administration provisoire des biens de Michael Jackson à sa mère pour la confier jusqu’au 3 août à deux exécuteurs testamentaires. Il s’agit de l’avocat John Branca et du producteur musical John McClain. Deux hommes désignés par le chanteur dans une lettre testamentaire datée du 17 juin 2009, soit 8 jours avant son décès. Une information qui n’a pas manque d’attiser les spéculations quant à l’hypothèse d’un suicide. La fortune du Roi de la pop, estimée à 500 millions de dollars, est censée revenir à 40% aux enfants, 40% à sa mère et 20% à des fondations pour enfants. Reste une inconnue: le montant réel de ses dettes, estimées par la presse americaine à près de 500 millions de dollars. La série de concerts qu’il devait donner à Londres devait lui permettre de se renflouer.

Depuis la Russie, où il est en voyage officiel, Barack Obama a eu quelques mots pour Michael Jackson: «Il n'y a aucun doute, il était l'un des plus grands artistes de notre génération, peut-être de n'importe quelle génération. Comme Elvis (Presley), (Frank) Sinatra, comme les Beatles, il faisait partie intégrante de notre culture. Son talent extraordinaire et sa musique ont été mêlés avec une grosse dose de tragédie [ainsi que] des difficultés dans sa vie privée. Nous ne pouvons l'ignorer, mais c'est important pour nous de nous rappeler le meilleur de lui».

source : libération.fr

mardi 7 juillet 2009

L'HOMMAGE A JACKSON

1,6 million d'inscrits pour l'hommage à Jackson

La police, qui craint des débordements, mardi, a exhorté les fans ne faisant pas partie des 8.750 élus qui obtiendront des billets, à ne pas faire le déplacement.

Les déçus seront nombreux. Les fans de Michael Jackson ont été 1,6 million à s'inscrire sur Internet, dans l'espoir de faire partie des 8.750 chanceux qui obtiendront des billets pour assister à la cérémonie publique d'hommage à la pop star, mardi à Los Angeles.

Le site Internet du Staples Center, qui accueillera la cérémonie à la mémoire du Roi de la pop – dont on ignore encore le déroulé et le nom des artistes susceptibles d’y participer - recevait les inscriptions jusqu'à samedi 18h locales.

Les gagnants du tirage au sort seront informés ce dimanche et chacun se verra attribuer deux places.

Onze mille personnes assisteront à la cérémonie elle-même, au Staples Center, tandis que 6.500 autres seront invités à voir sa retransmission sur écran géant, dans la salle voisine du Nokia Theater.

Pour éviter la revente des billets au marché noir, les organisateurs ont précisé qu'ils poseraient un bracelet aux gagnants quand ceux-ci iraient retirer leur place. Mardi, pour entrer dans les salles, les spectateurs devront présenter leur billet et leur bracelet.

Fleurs, pancartes, ballons s'amoncellent déjà devant le Staples Center, au centre de Los Angeles.

La police, qui craint des débordements mardi, a exhorté les fans sans billets à ne pas faire le déplacement.

100.000 dollars pour dire adieu au roi de la pop

A la veille de la cérémonie d'adieu à Michael Jackson, les enchères pour assister à l'évènement atteignent des sommets sur Internet.

L'hommage à Michael Jackson aura lieu au Staples Center de Los Angeles. (Shannon Stapleton / Reuters)

Lors d'une loterie en ligne hier dimanche, 8.750 personnes ont été tirée au sort pour assister à la cérémonie d'adieu à Michael Jackson. Un internaute nommé «dleos» a mis aux enchères sur le site eBay le privilège de l’accompagner. Chaque sésame permet en effet à deux personnes d’assister à la cérémonie en hommage au chanteur décédé qui se déroulera au Staples Center de Los Angeles mardi à partir de 10H00 locales (17H00 GMT).

A 13H00 GMT ce lundi, les enchères pour la place de «dleos» grimpaient à 100.000 dollars, alors qu’il restait 12 heures aux internautes pour enchérir. Les organisateurs de l’événement avaient pourtant expressément prié les détenteurs de places de ne pas les revendre.

Le Staples Center, propriété du groupe AEG, promoteur des concerts que devait donner Jackson à Londres à partir du 13 juillet, est une «petite» salle de 20.000 places. La cérémonie sera également retransmise en direct à la télévision. Les autorités s’inquiètent face à l’afflux prévisible de fans aux alentours du Staples Center.

La police de Los Angeles (LAPD) a exhorté les admirateurs de Michael Jackson dépourvus de billets à rester chez eux. Sans ticket d’entrée ou accréditation, «non seulement vous ne serez pas autorisés à entrer mais vous ne serez pas autorisés dans les environs», a prévenu Earl Paysinger, numéro deux du LAPD. Les organisateurs ont précisé qu’il n’y aurait ni cortège funèbre ni retransmission de la cérémonie sur des écrans géants en plein air.

Les obsèques de Jackson restent en revanche un mystère, la famille du chanteur n’ayant toujours pas révélé la destination finale de sa dépouille. Des médias évoquaient une cérémonie privée avant l’hommage public, puis une inhumation au cimetière de Forest Lawn, à Los Angeles.

Jackson : ruée au cimetière

Effervescence autour de l’inhumation de la star.

Onze mille fans pourront assister à la cérémonie en hommage à Michael Jackson au Staples Center, et 6.500 autres seront invités à la suivre sur écran géant dans la salle voisine du Nokia Theater.

Une imposante statue de Magic Johnson trône devant le Staples Center, dans le centre-ville de Los Angeles. Mais ce n’est pas pour le champion de basket-ball que des centaines de personnes affluent depuis ce week-end au pied de cette salle multisport, où évoluent les Lakers et autres clubs de la NBA. Posé au sol, un poster de plusieurs mètres de long, sur lequel danse une silhouette de l’autoproclamé «King of Pop», est noir de dédicaces et de messages d’adieux. C’est dans cette arène que Michael Jackson répétait son spectacle This is it, deux jours avant sa mort.

Trophée. C’est dire si le lieu est devenu symbolique pour ses fans. Les plus chanceux y entreront aujourd’hui pour assister à l’hommage funéraire qui lui sera consacré, après des funérailles dans l’intimité au Forrest Lawn Cemetery à Hollywood. Faute d’accès à son ranch californien, le Neverland, fermé au public jusqu’à nouvel ordre, la foule s’est approprié ce parvis à l’entrée du stade, pour en faire un lieu de recueillement et d’hommage. Comme sur Hollywood Boulevard, où l’étoile du speaker radio homonyme du chanteur mort disparaît sous un amas de fleurs, ou encore à l’entrée du domaine familial Jackson d’Encino. Dans l’attente de cette cérémonie, et faute de mieux, les fans font leurs adieux en ordre dispersé. Certains, comme Kenneth Simon, qui parle des cinq concerts de Michael Jackson auxquels il a assisté comme on parlerait d’un trophée, sont amers : «Nous avons tous besoin de le saluer une dernière fois, pas juste à quelques milliers ; le deuil ne peut se faire ainsi à la loterie, c’est indécent.» Ce cinquantenaire n’a effectivement pas eu la chance des 8 750 élus du tirage au sort organisé via Internet pour l’attribution des billets d’entrée au Staples Center.

Chacun des gagnants a obtenu deux tickets, et pour éviter la vente au marché noir, un bracelet inamovible posé au poignet. Seules 11 000 personnes assisteront au cérémonial dans le stade, les 6 500 autres suivront la retransmission sur écran géant dans une salle voisine. Pas moins de 500 millions d’internautes avaient tenté de se connecter ; en l’espace de deux heures, 1,6 million de personnes avaient pu s’inscrire.

Muselée. Pourtant, du programme de cette cérémonie on ne sait rien, si ce n’est qu’elle devrait durer deux heures. En tout cas, cet hommage ne sera pas un «show télévisé» et restera «discret», se contentent d’affirmer les organisateurs. De grands noms de la chanson devraient y célébrer la mémoire de Jackson. Ceux de Stevie Wonder et Aretha Franklin circulent, entre ceux de Diana Ross et Mariah Carey, Alicia Keys ou Lionel Ritchie. Difficile d’en savoir plus, l’information est muselée. Et la police de la ville sur les dents. La municipalité compare l’importance de l’événement aux Jeux olympiques de 1984. Plus de 700 000 visiteurs sont attendus. Les fans sans billets sont invités à rester chez eux et à se rabattre sur le petit écran, la retransmission live étant assurée par les grands networks américains.

Dans le cimetière où doit être enterré le chanteur, reposent de nombreuses célébrités hollywoodiennes. Michael Jackson rejoindra ainsi Walt Disney, Humphrey Bogart ou encore Marvin Gaye.

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