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vendredi 28 avril 2017

Jon Bon Jovi au 21st annual Keep Memory Alive "Power of Love Gala" au MGM Grand Garden Arena - Las Vegas

Jon Bon Jovi au 21st annual Keep Memory Alive "Power of Love Gala" au MGM Grand Garden Arena le 27 Avril a Las Vegas Keep Memory Alive

jeudi 27 avril 2017

JOHNNY « kidnappé » par un commando de sidérurgistes longoviciens.

Depuis le 7 mars 1979, le chanteur entretient un lien particulier avec la Meurthe-et-Moselle. Cette nuit-là, la star, alors âgée de 36 ans, est gentiment « kidnappé » par un commando de sidérurgistes longoviciens. Une opération coup de poing orchestrée par la CFDT, alors en pleine lutte pour préserver l’avenir des sites du Pays-Haut.
Mémoire vivante du syndicat longovicien, Robert Giovanardi n’a pas participé à l’opération. L’homme a beau remuer ses souvenirs, il ne voit pas non plus qui pourrait encore témoigner de cette folle soirée depuis le décès de Jean-Claude Remoiville et Robert Blaise, deux des cerveaux de ce coup d’éclat. Les archives du Républicain Lorrain permettent cependant de reconstituer en détail cette soirée particulière.
A 0h45, une cinquantaine d’hommes prennent position dans le hall d’accueil du Sofitel de Metz où l’artiste vient tout juste d’arriver après un concert donné dans l’ancienne foire internationale de la ville mosellane. Ils neutralisent le standard et demandent à rencontrer le directeur pendant qu’une centaine d’autres militants envahissent le premier étage.
Face au refus de la direction de communiquer, les invectives fusent. Jusqu’à ce qu’un jeune Longovicien traverse le hall en hurlant : « Il est dans la chambre présidentielle Charlemagne, la 128. » En moins d’une minute, une vingtaine de sidérurgistes prennent position devant la porte verte. Après plusieurs sommations, Sacha, le secrétaire de l’idole des jeunes, apparaît enfin et enregistre les doléances des manifestants.
Johnny accepte de recevoir trois représentants. « Viens avec nous, on veut te montrer où l’on veut nous enterrer », lui disent les sidérurgistes en colère. « Les gars, je suis crevé… Demain », répond Johnny. « Non, les camarades attendent dehors, c’est pour ce soir. » Johnny sent que la nuit va être longue. Il enfile un blue-jean gris, un polo rouge, une veste en toile kaki et une paire de baskets blanches. A la vue de sa crinière blonde dans le hall d’hôtel, c’est l’ovation. Johnny prend la route de Longwy dans une voiture américaine.


Après une courte halte au crassier, la délégation visite le train à fil d’Usinor et l’usine de la Chiers. L’escapade dure une heure trente sur place. Clope à la main, le chanteur rencontre personnel et syndicats. Quelques ouvriers arrachent au passage une dédicace. La star se montre impressionnée par la vue de la fonte en fusion. Du haut d’une passerelle, il voit passer sous ses pieds d’énormes lingots de plus de six tonnes. Il termine même sa visite en chaussant le casque blanc des sidérurgistes sur lequel est écrit « SOS Emploi ». Il repartira avec, en souvenir.
« Je ne m’y attendais pas mais je suis content d’être venu. J’avais entendu parler de Longwy comme tout le monde mais on ne se représente pas ce qu’est le travail dans une usine. C’est très impressionnant. C’est l’enfer. On se demande comment font les gens pour travailler dans de telles conditions. Nul ne peut ignorer le désarroi de ces hommes à qui l’on veut retirer leur outil de travail. C’est la raison pour laquelle j’ai accepté de suivre mes hôtes d’un soir. Si ma venue peut leur être utile, j’en suis ravi », confie l’artiste à son retour.
http://www.republicain-lorrain.fr/art-et-culture/2016/02/27/7-mars-1979-les-longwy-kidnappent-johnny
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